
Le Festival d’eau vive de la Haute-Gatineau pourrait être en péril
Du 23 août au 25 août 2024 se déroule le Festival d’eau vive de la Haute-Gatineau. C’est sur une bataille pour sauver les chutes sur

Du 23 août au 25 août 2024 se déroule le Festival d’eau vive de la Haute-Gatineau. C’est sur une bataille pour sauver les chutes sur

Le 3 juillet 2024, le gouvernement fédéral a donné son aval au projet d’expansion des parcs à résidus miniers et des haldes à stériles de la mine de fer du Lac Bloom en ajoutant les lacs et rivières entourant le projet à sa liste d’exceptions à l’interdiction de détruire des habitats du poisson. Ce sont donc 37 plans d’eau entourant le site minier, représentant 156 hectares d’habitat du poisson et bien davantage de milieux naturels en tous genres, qui seront détruits à perpétuité. Le gouvernement fédéral emboîte ainsi le pas au gouvernement provincial, à l’encontre de l’avis du BAPE, des scientifiques et de l’opinion publique, et crée un dangereux précédent.

En ce Mois de l’eau, la Fondation Rivières et la Ville de Chambly rendent publics les résultats d’une 2e étude qui révèle que la qualité de l’eau dans le bassin de Chambly a un très bon potentiel de baignade par temps sec. Les résultats de ce portrait de la qualité microbiologique de l’eau dans le bassin ouvrent la voie à de nouveaux usages de la rivière, dans le respect de l’environnement.

Avez-vous lu le dossier d’Ariane Krol publié dans La Presse le 9 juin 2024? Son dossier Tensions sur fond de sable blond documente brillamment le cas de la plage de Batiscan et il vient établir pour de bon ce que nous essayons de communiquer depuis un an: le littoral est public. Le littoral, c’est la grève qui est à sec une fois que l’eau s’est retirée après les grandes crues ou marées du printemps. On l’appelle la ligne des hautes eaux ou limite du littoral. Le ministère de l’Environnement a confirmé qu’il n’a pas cédé le littoral et qu’il a préséance sur toute transaction ou bornage réalisé par des propriétaires riverains. Dans de très rares cas, certains lits de rivière et de lacs sont privés, mais ces exceptions datent d’un lointain passé.

Le 11 avril dernier, le préfet de la MRC de Mékinac et maire d’Hérouxville, Bernard Thompson, annonçait sa démission, confronté à une mobilisation sans précédent des citoyens de la région contre le projet de la multinationale TES Canada de construire 140 méga éoliennes sur des terres agricoles en Mauricie. Si le passé est garant de l’avenir, ce climat toxique risque de se reproduire ailleurs au Québec, alors que le gouvernement Legault a choisi de permettre aux grandes industries de se lancer dans la production massive d’électricité sur le territoire, sans vision d’ensemble et sans consultation adéquate. Et ce sont les citoyens et vos membres, les élus municipaux, qui en paient le prix. Les questions énergétiques divisent vos communautés.

En janvier 2018, le pdg d’Hydro-Québec Éric Martel disait: « si les gens commencent à autoproduire avec du solaire, ça va faire exploser les tarifs d’électricité: c’est le risque de « la spirale de la mort ». Sa logique était la suivante: si des clients se lancent dans l’autoproduction, cela fait moins de clients pour partager la note des coûts fixes d’Hydro-Québec. L’augmentation des coûts deviendra inévitable, ce qui poussera davantage de clients à choisir l’autoproduction. Une spirale de perte de clientèle s’enclencherait jusqu’à ce qu’une mort économique s’en suive.
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