• RIVIÈRE BATISCAN, 2016

    Olivier Derrien

  • Rivière Noire (Portneuf), 2016

    Anne Turcotte

  • Fleuve St-Laurent, 2013

    Michèle Bouzigon

  • Rivière Quinchien, 2016

    Dan Bouguerra

  • Rivière Ouareau, 2016

    Michel Gauthier

  • RIVIÈRE KIPAWA, 2012

    Maxine Cunnyngham

  • Rivière Achigan, 2017

    Guylaine Fortin

  • Rivière Ouareau, 2016

    Michel Gauthier

  • RIVIÈRE YAMASKA, 2017

    Annie Schneider

  • Rivière Ouareau, 2016

    Michel Gauthier, 2016

  • Rivière George, 2009

    Viviane Bergeron

Le programme Environnement-Plage n’assure pas la sécurité des baigneurs

Montréal, le 28 juin 2019 – La Fondation Rivières considère le programme Environnement-Plage  de surveillance volontaire de la qualité des eaux de baignade comme étant très déficient, voire dangereux, pour la sécurité des baigneurs. Ce programme ne tient pas compte des risques associés à la présence de sources de contamination, il permet des délais trop importants dans l’obtention des résultats et son adhésion, facultative, permet à certains d’éviter l’échantillonnage des eaux. De plus, il ne respecte pas les standards internationaux, le site web porte à confusion et il engendre des coûts injustifiés.

Ce sont là les principaux éléments qui ont motivé la Fondation Rivières à écrire au ministre de l’Environnement , M. Benoit Charette, pour lui demander de réviser en profondeur ce programme.

Participation volontaire

Le programme actuel encadre l’échantillonnage des plages et la diffusion publique des résultats d’analyses de la qualité bactériologique avec un avis aux médias. Mais il ne concerne que les plages inscrites sur une base volontaire de participation. C’est ainsi le nombre de plages participantes est passé de 425 au milieu des années 1990 à seulement 242 en 2018.

Précisons aussi que l’article 83 de la Loi sur la qualité de l’environnement (RLRQ c Q-2) et l’article 53 du Règlement sur la sécurité dans les bains publics (RLRQ c B-1.1, r 11) mentionnent tout deux l’obligation de fermer un lieu de baignade si une menace pour la santé publique est constatée. Il n’existe cependant pas, dans ces deux documents, de prescription règlementaire pour le suivi des eaux de baignades. Une plage peut ainsi être ouverte au public sans qu’un suivi de la qualité bactériologique ne soit jamais réalisé pour ce site. Des exploitants de plages peuvent ainsi choisir, à tout moment, de cesser le suivi des eaux de baignade si une dégradation de la qualité bactériologique est constatée et qu’ils souhaitent continuer leurs activités. Le public devrait pouvoir choisir de fréquenter une plage ou non, sur une base bien informée, et ce peu importe l’endroit.

Ce programme actuel a tout de même mené à 23 épisodes de fermeture pour 17 plages différentes en 2018 et à 29 épisodes de fermeture pour 23 plages en 2017. Afin de bien assurer la sécurité du public, la participation au programme Environnement-Plage devrait être obligatoire pour l’ensemble des plages publiques, municipales et privées, du Québec.

 Interprétation confuse

Les cotes attribuées aux plages (A, B, C ou D) ne devraient jamais être considérées par le public comme une assurance de sécurité lors d’une visite à la plage. Il ne s’agit que d’un indicateur général basé sur moins de cinq échantillons par été, et, qui plus est, présente le résultat d’échantillons prélevés plus de 24 heures auparavant. Or, le libellé du site internet d’Environnement-Plage indique que le Programme vise à « permettre à la population de profiter de ces lieux, pleinement et en toute quiétude ». Cependant, vu le très long délai de deux à cinq semaines entre les échantillonnages et la variété des sources de pollutions, ce libellé induit un faux sentiment de sécurité. Ce libellé doit être révisé afin de refléter les risques réels et les précautions d’usage lors d’activités de baignades.

Les procédures internationales

Contrairement aux guides produits par Santé Canada, la U.S. E.P.A. et l’OMS, le plus récent Guide d’application du Programme recommande, qu’en deux lignes (voir p.3), de mener une Enquête relative à la sécurité et à l’hygiène du milieu (ESHM) avant chaque saison de baignade, sans fournir de référence ou d’indications spécifiques sur comment effectuer une Enquête sanitaire. Il serait pourtant important de fournir d’avantage d’informations sur le sujet qu’un simple vœu pieu, puisqu’une telle enquête permettrait, selon Santé Canada :

  • de recenser les caractéristiques fondamentales des eaux récréatives;
  • de détecter toute source possible de contamination fécale;
  • de mettre en évidence tout autre danger potentiel pour la qualité de l’eau, qu’il soit de nature physique, chimique ou biologique, ou les sources d’un tel danger, susceptible de représenter un risque pour les usagers des eaux récréatives;
  • d’évaluer l’efficacité des programmes de surveillance et des mesures de gestion des risques en vigueur.

Une ESHM permettrait donc d’identifier, pour toute plage donnée, ses risques potentiels pour le public, des pistes d’amélioration pour son utilisation sécuritaire et à terme, de suivre l’amélioration du contrôle effectué. Actuellement, le programme Environnement-Plage considère uniquement la qualité bactériologique des eaux de baignade, sans considérer les facteurs qui ont une influence sur cette qualité. L’identification et la prise en compte des facteurs pouvant provoquer une détérioration de la qualité des eaux de baignade durant leur utilisation, tel que la densité d’oiseaux ou de chiens sur le site, le ruissellement d’eaux pluviales ou la présence de surverses, permettrait un meilleur contrôle préventif. La notion d’Enquête relative à la sécurité et à l’hygiène du milieu devrait être introduite au Programme Environnement-Plage afin d’améliorer la portée du suivi réalisé et, possiblement, de mettre en place des indicateurs supplémentaires pour le suivi de la qualité des eaux de baignade.

 Surverses d’eaux usées

 Finalement, parmi les principales sources ponctuelles de pollution pouvant affecter la qualité bactériologique des eaux de baignade, les débordements d’eaux usées comptent parmi les plus importantes en termes de risque pour la santé humaine. Comme le fait actuellement la ville de Kingston en Ontario, des alertes de débordements, fournies de manière publique par les administrations municipales à l’aide d’appareils de télémétrie, permettraient de mieux protéger les usagers. Avec un suivi en direct des occurrences de débordements d’eaux usées des ouvrages identifiés dans le cadre d’une ESHM, les fermetures préventives de plages se feraient sur une échelle de temps beaucoup plus courte et représentatives des risques que ne le permet le Programme sous sa forme actuelle. Un système d’alerte en direct des débordements devrait être mis en place pour, entre autre, permettre un meilleur contrôle des plages.

 

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Source :           Alain Saladzius, ing., Président

                        514 924-2013,  presidence@fondationrivieres.org

Version téléchargeable de ce communiqué

Lien vers la lettre au Ministre Charette

Lien vers la compilation 2017-2018 des fermetures de plages

Journal de Montréal – Quatre jours pour des analyses d’eau

Offre d’emploi – Stage de 12 mois – Chargé.e de projet en assainissement des eaux

La Fondation Rivières est présentement à la recherche d’un.e chargé.e de projet pour un poste de stage rémunéré pour une période de 12 mois.

Principales responsabilités

  • Établir des bilans de performance des stations d’épuration et réseaux;
  • Identifier les sources de pollution résiduelles;
  • Développer des contacts avec les municipalités et les intervenants locaux;
  • Élaborer les plans d’intervention avec les acteurs concernés.

Description du poste

Il s’agit d’un poste de stagiaire créé, en partie, grâce à une subvention d’ECO – Canada.  Certaines règles encadrant l’embauche et le déroulement du stage s’appliquent.  Le choix du candidat ou de la candidate devra notamment être approuvé par ECO – Canada.  Le ou la stagiaire sera supervisé.e par un ingénieur sénior spécialisé en traitement de l’eau.  Le poste est d’une durée de 12 mois, du 2 juillet 2019 au 26 juin 2020.  Il y a possibilité de reconduction du poste en fonction de la situation financière de l’organisme.

La personne embauchée sera appelée à évaluer la performance de nombreux systèmes d’assainissement des eaux dans différents bassins versants. A l’aide des informations présentées dans les plans directeurs de l’eau des organismes de bassins versants et des données de performance des systèmes d’assainissement municipaux (stations d’épuration, ouvrages de surverses, gestion des eaux pluviales) et industriels, elle devra identifier les différentes sources de pollution résiduelles pour différents bassins versants.

La personne embauchée établira un contact avec les municipalités et organismes du territoire afin de partager les constats et identifier les solutions optimales aux plans technique et économique. Elle  soutiendra les intervenants pour qu’ils mettent en place les projets de construction ou de gestion des eaux afin de réduire la pollution et l’économie de l’eau potable.

Critères d’embauche

  • Diplôme collégial ou universitaire en génie civil, en environnement, en géographie ou en biologie, avec des connaissances en assainissement des eaux;
  • Doit être âgé de 30 ans ou moins (exigence de ECO Canada);
  • Être citoyen canadien, résident permanent ou réfugié (être légalement autorisé à travailler au Canada);

Profil recherché

  • Intérêt marqué pour l’environnement;
  • Sens de l’initiative et de l’organisation;
  • Autonomie;
  • Facilité d’apprentissage et aisance à travailler dans un environnement flexible;
  • Connaissance de la suite Office, notamment de Excel;
  • Bonne maîtrise du français parlé et écrit, l’anglais constituant un atout;

Conditions de travail

  • Poste à temps plein;
  • Salaire à discuter;
  • Lieu de travail basé à Montréal;
  • Possibilité de télétravail;
  • Date de début: 2 juillet 2019;

Pour postuler

Si ce poste vous intéresse, veuillez transmettre dans un même fichier votre curriculum vitae accompagné d’une lettre de présentation avant le 24 juin 2019 23h59 à l’adresse suivante : campagnes@fondationrivieres.org

Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées. Les entrevues se dérouleront entre le 25 et le 28 juin. Si vous avez des questions, vous pouvez appeler au 514 272-2666 p.23

Invitation à la fête Éco-familiale de Saint-Jean-de-Matha ce samedi

La municipalité de Saint-Jean-de-Matha organise le samedi 1er juin 2019 la fête Éco-familiale, un grand événement festif servant à faire rayonner les différents services de la municipalité et à conscientiser les mathaloises et les mathalois (tout comme les gens de l’extérieur) de tout âge à l’importance de la préservation de l’environnement pour les générations futures.

Pour cette occasion, Messieurs Roy Dupuis et Alain Saladzius, respectivement porte-parole et président de la Fondation Rivières, pour laquelle ils sont co-fondateurs, auront le plaisir d’assister à l’édition 2019 de la fête Éco-familiale. Monsieur Saladzius présentera à 11:00 une conférence intitulée Le citoyen au cœur de la protection de l’environnement, dans laquelle il expliquera ce qui a mené à la création de la Fondation Rivières ainsi que les actions pouvant être menées par les citoyens pour aider l’environnement.

Le territoire de Saint-Jean-de-Matha est sillonné par de nombreux lacs et cours d’eau d’une rare beauté. La préservation et la mise en valeur de ces écosystèmes est au cœur des préoccupations de la municipalité,  puisqu’elle croit que ses familles et ses enfants méritent une eau de qualité et en quantité. La Fondation Rivières est fière de pouvoir appuyer cet événement.

En espérant vous y voir en grand nombre!

Mission

La Fondation Rivières est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’œuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières – tout autant que de la qualité de l’eau.

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