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Limitation de la vitesse sur la rivière Richelieu à 10 km/h : les nouveaux élus doivent tenir tête au lobby nautique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Limitation de la vitesse sur la rivière Richelieu à 10 km/h : les nouveaux élus doivent tenir tête au lobby nautique

Montréal, le 16 novembre 2021 – Le ministère fédéral des Transports (Conseil du Trésor) s’apprête à adopter en deuxième lecture un règlement qui réduira la vitesse des bateaux à moteur à 10 km/h sur un tronçon de 20 kilomètres de la rivière Richelieu, qui longe les villages de Saint-Antoine, Saint-Denis, Saint-Charles et Saint-Marc-sur-Richelieu. C’est une première au Canada, fruit d’un travail de collaboration et de consultations publiques menées depuis 2017 par le député Xavier Barsalou-Duval et les quatre conseils municipaux précédents qui avaient appuyé unanimement le projet.

Or certains plaisanciers et groupes d’intérêts privés s’opposent à cette démarche et demandent aux maires nouvellement élus des quatre municipalités de ne pas confirmer leur appui au projet avant le 19 novembre, tel qu’exigé par le Conseil du Trésor, ce qui mettrait en péril le projet. 

« Les bateaux sont de plus en plus gros, de plus en plus puissants, et ils font un bruit assourdissant et des vagues de plus en plus imposantes. La récente mode des wakeboats est venue empirer le problème. Ajoutées aux crues du printemps, ces vagues sont parfois désastreuses », précise Michel Leduc de l’Association des riverains et amis du Richelieu.

Le nouveau règlement limitera la vitesse des bateaux à propulsion mécanique et électrique à un maximum de 10 km/h. Il sera aussi interdit de tirer une personne sur tout équipement sportif ou récréatif, et interdit « de surfer sur le sillage d’un bâtiment dans la partie visée de la rivière ». Actuellement, les services policiers ne disposent d’aucune réglementation leur permettant d’intervenir contre la vitesse excessive des embarcations. 

Pêches et Océans Canada a émis un avis favorable au projet en soulignant que la vitesse excessive des embarcations et le batillage sont identifiés comme des causes importantes de la dégradation de l’habitat essentiel du chevalier cuivré, une espèce qu’on retrouve uniquement au Québec et dont la population est en voie de disparition. 

Cette solution permettra de réduire considérablement l’érosion des berges, d’améliorer la clarté de l’eau, de contribuer à la tranquillité des riverains et d’assurer une meilleure sécurité nautique sur la rivière.

Nous invitons les quatre nouveaux maires élus, Jean-Marc Bousquet de Saint-Denis-sur-Richelieu, François Berthiaume de Saint-Marc-sur-Richelieu, Julie Lussier de Saint-Charles-sur-Richelieu et Jonathan Chalifoux de Saint-Antoine-sur-Richelieu à ne pas céder aux intérêts privés et à poursuivre des objectifs de protection et d’utilisation sécuritaire de la rivière pour l’ensemble des usagers.

Et nous signons:

  • Fondation Rivières, André Bélanger, directeur général
  • Association des riverains et amis du Richelieu, Michel Leduc, président
  • Conseil régional de l’environnement de la Montérégie, Andréanne Paris, directrice générale
  • Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR), Sylvain Lapointe, directeur général

 

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Source :

Christian Généreux, Responsable des communications
Fondation Rivières

514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

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Élections municipales : Fondation Rivières rappelle aux nouveaux élus qu’ils font partie de la solution au problème des déversements d’eaux usées

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Élections municipales : Fondation Rivières rappelle aux nouveaux élus qu’ils font partie de la solution au problème des déversements d’eaux usées

Montréal, le 11 novembre 2021 – Sept nouveaux maires sensibles aux questions environnementales ont été élus dans les sept plus grandes villes au Québec. À elles seules, Longueuil, Saguenay, Laval, Québec, Gatineau, Terrebonne et Sherbrooke abritent la moitié de la population du Québec et elles sont responsables de 42% de l’intensité totale des déversements d’eaux usées au Québec, comme le démontre le triste palmarès 2020 des déversements d’eaux usées.

Après une campagne électorale forte en propositions sur l’environnement, Fondation Rivières félicite les nouveaux élus municipaux et offre son expertise et sa collaboration pour les soutenir dans leurs initiatives visant à la préservation des milieux humides et à la réduction des déversements d’eaux usées dans nos rivières.

Avec le triste palmarès 2020, les nouveaux élus ont tout en main pour mieux comprendre la problématique, élément clé pour être en mesure de prendre action efficacement. En quatre ans, vous avez le pouvoir de vous attaquer et de régler le problème des déversements d’eaux usées.

Vous avez besoin d’aide? N’hésitez pas à nous contacter!

Vous pouvez consulter le palmarès sur le site de Fondation Rivières à fondationrivieres.org.   

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Source :

Christian Généreux, Responsable des communications
Fondation Rivières

514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

Palmarès 2020 Revu et corrigé

Palmarès 2020, revu et corrigé

Palmarès 2020 revu et corrigé

Nous avons dévoilé notre Palmarès 2020 la semaine dernière et, malheureusement, une erreur s’est glissée dans la manipulation de notre puissante, mais ô complexe, base de données. Nos calculs en termes d’intensité des déversements sont rigoureusement exacts, mais c’est en exprimant cette intensité sur le nombre d’habitants qu’on s’est trompé.

Nous avons bien entendu corrigé le tout et nous avons mis à jour dans notre Palmarès 2020 sur notre site. Et même s’il n’y a pas de changements majeurs ou importants, par souci de transparence et d’intégrité, nous vous le communiquons aujourd’hui. 

Vous remarquerez sûrement que Trois-Rivières est maintenant en première position dans le classement des 10 plus grandes villes du Québec. Elle occupe cette position parce que la Ville a connu un bris majeur en septembre 2020 qui a provoqué un déversement continu durant 16 jours. N’eût été de cet accident, Longueuil serait encore une fois la pire ville au Québec en ce qui a trait au déversement des eaux usées et ce, pour une deuxième année consécutive.

Maintenant, comme les élections municipales sont derrière nous, vous avez tout en main pour interpeller vos élu.e.s pour qu’ils et elles agissent dès maintenant. Car ce problème environnemental majeur ira en empirant et ce, de plus en plus rapidement, dû principalement aux changements climatiques. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre. Surtout pas 10 ans!

Vous avez besoin d’aide? N’hésitez surtout pas à nous contacter.

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Fondation Rivières rend public le triste palmarès des municipalités 2020

Fondation Rivières rend public le triste palmarès des municipalités 2020

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSIOM IMMÉDIATE

Montréal, le 27 octobre 2021 – Pour une deuxième année, Fondation Rivières rend public un outil permettant de découvrir la liste des municipalités qui se démarquent quant à l’intensité de leurs déversements d’eaux usées en 2020. Elle a aussi mis à jour, sur son site web, la carte interactive des rejets avec les nouvelles données de 2020 qui révèle qu’il y a eu près de 53 000 déversements d’eaux usées l’an dernier au Québec.

Le triste palmarès 2020 met en lumière l’intensité des déversements de près de 700 municipalités, ce qui permet de distinguer celles qui se sont améliorées depuis 2019 de celles où la situation s’est détériorée. Cette année, nous innovons grâce à l’utilisation d’un puissant logiciel qui permet de comparer la performance des municipalités de taille semblable et aussi de connaître leur classement dans leurs régions respectives.

Parmi les grandes villes, Trois-Rivières devance tout juste Longueuil en première position dans le classement des 10 plus grandes villes du Québec. Elle occupe cette position parce que la Ville a connu un bris majeur en septembre 2020 qui a provoqué un déversement continu durant 16 jours. N’eût été de cet accident, Longueuil serait encore une fois la pire ville au Québec en ce qui a trait au déversement des eaux usées et ce, pour une deuxième année consécutive.

On peut aussi constater une dégradation importante à Lévis et à Trois-Rivières entre 2019 et 2020. On note d’autre part une amélioration à Laval, Québec, Gatineau et Saguenay. En apparence, Sherbrooke présente des résultats positifs, mais en réalité, la Ville se voit attribuer une note D en ce qui a trait à la qualité de la mesure, puisqu’elle n’a pas complété l’installation des enregistreurs électroniques sur près de la moitié de ses ouvrages qui débordent.

La qualité de la mesure illustre le degré de transparence des municipalités, puisqu’il indique la proportion des ouvrages de surverses d’importance qui sont dotés d’enregistreurs électroniques. Une municipalité qui mesure bien l’intensité de ses déversements est donc désavantagée.

En ce qui a trait aux villes de taille moyenne, ce sont les municipalités reliées au réseau de l’agglomération de Longueuil qui trônent à ce triste palmarès, suivies par Thetford Mines, Saint-Hyacinthe, Shawinigan, Saint-Jean-sur-Richelieu et Mercier. Notons une amélioration notable pour Victoriaville. Les municipalités de taille moyenne ont des niveaux d’intensité par habitant absolument inacceptables et c’est probablement là que le plus gros du travail reste à faire.

En ce qui a trait aux petites municipalités, Saint-Tite, Caplan, Marsoui, Waterloo, Manseau et Chandler trônent au sommet de ce triste palmarès. Saint-Tite et Manseau ont vu leur performance se détériorer entre 2019 et 2020, tout comme Saint-Joseph-du-Lac et Saint-Césaire. Soulignons une amélioration à L’Ange-Gardien, Disraeli, Bedford, Normandin et Saint-Gabriel-de-Brandon. Montebello, qui trônait au palmarès en 2019, se classe 30e cette année, une indication qu’on y a réglé en partie la source des déversements: un ruisseau qui s’écoulait dans le réseau d’égouts.

Cette année, le triste palmarès nous donne accès à des informations qui n’étaient pas visibles auparavant, dont la qualité de la mesure et le nombre de journées dans l’année où il y a eu des déversements. La Ville de Québec, par exemple, a connu 318  jours avec des déversements sur les 365 jours de l’année.

Pas d’amélioration notable depuis l’an dernier et une permission de polluer pour encore dix ans

Le nombre de déversements s’élevait à 52 794 en 2020, contre 60 663 en 2019. Cette diminution s’explique par des précipitations moindres en 2020. La météo plus clémente a aussi permis une réduction globale de l’intensité des déversements, mais ces réductions ne sont pas structurelles, puisqu’on autorise encore et toujours la construction domiciliaire sans exiger une augmentation de la capacité des infrastructures, comme on a pu le constater avec le cas de Saint-Lin-des-Laurentides.

Le bilan n’est ni pire, ni meilleur que celui de l’an dernier et il n’est pas près de s’améliorer. Dans une position ministérielle du 22 septembre 2021, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) rappelle que son objectif n’est pas de réduire les déversements d’eaux usées, mais simplement de ne pas en augmenter le nombre au-delà des niveaux de 2014. Dans cette même position ministérielle, il accorde aux municipalités jusqu’au 1er janvier 2030 pour atteindre cet objectif.

« Autrement dit, les municipalités ont la permission d’augmenter la pollution dans nos rivières pour les dix prochaines années. Le MELCC annonce que dans dix ans, il sévira contre celles qui n’auront pas ramené leur niveau de pollution à celui de 2014. Pourquoi attendre 2030? Pourquoi ne pas cibler les municipalités délinquantes et s’attaquer maintenant aux problèmes les plus criants? Ça n’a aucun sens. Comme le palmarès et la carte le démontrent, nous savons exactement où se trouvent les problèmes les plus criants. Le premier ministre Legault aime à se qualifier de pragmatique. En quoi une telle mesure mur-à-mur est-elle pragmatique?” – André Bélanger, directeur général de Fondation Rivières.

Visitez notre site internet pour découvrir le classement des 10 plus grandes villes du Québec, ainsi que le Palmarès des TOPS 50 municipalités, selon votre sélection. Si vous désirez pousser votre analyse un peu plus loin, le Palmarès expert est aussi à votre disposition avec davantage d’indicateurs à consulter.

À propos de l’indice d’intensité des déversements

Le triste palmarès est réalisé sur la base de l’indice d’intensité des déversements développé l’an dernier par Fondation Rivières. Cet indice donne une idée de l’importance  des déversements puisqu’il tient compte de la taille des ouvrages qui ont débordé et de la durée des déversements. En divisant cet indice d’intensité des déversements par le nombre d’habitants, il est alors possible de comparer les performances des municipalités entre elles, peu importe leur taille.

Mise à jour : 9 novembre 2021

Pour toute demande d’entrevue :

Christian Généreux
Responsable aux communications, au développement et à la mobilisation
514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

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Lettre au Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs : Demande de moratoire sur l’utilisation du larvicide Bti

 

Montréal, le 19 mai 2021
TRANSMISSION PAR COURRIEL

 

Monsieur Pierre Dufour, Ministre
Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs
5700, 4e Avenue Ouest
Québec (Québec) G1H 6R1

 

Objet : Demande de moratoire sur l’utilisation du larvicide Bti

 

Monsieur le Ministre,

Il y maintenant plus de 35 ans que nos cours d’eau et nos milieux humides sont aspergés chaque été de Bti, un insecticide encore méconnu causant principalement la mort des larves aquatiques d’insectes piqueurs. Le Bti doit son nom à une bactérie présente naturellement dans les sols. Cette bactérie, une fois ingérée, produit des cristaux microscopiques dans l’intestin des larves et enclenche une réaction toxique menant ultimement à leur mort. Or, cette bactérie ne représente qu’en moyenne 7 % de la formulation commerciale couramment appliquée. Un cocktail de produits dont la recette est protégée par le secret industriel y est combinée pour augmenter son efficacité, comme, par exemple, des agents de protection contre les rayons ultraviolets. On peut alors difficilement qualifier cet insecticide de “biologique”. De plus, contrairement à la plupart des insecticides épandus sur les sols en culture, le Bti est appliqué directement dans nos cours d’eau: l’une de nos plus une richesse que l’on se doit de traiter avec précaution.

Le Bti a ainsi longtemps été considéré comme sans danger pour l’environnement, croyant que son mécanisme d’action était suffisamment complexe et spécifique pour ne cibler que les insectes piqueurs. Or, de récentes études indépendantes ont démontré que le Bti peut affecter directement et de façon importante la taille des populations de chironomides (Allgeier et al. 2019, Kästel et al. 2017). Comme ce groupe d’insectes constitue une source de nourriture de premier choix pour plusieurs oiseaux et amphibiens, la taille et le développement de ces organismes peuvent être affectés (Empey et al. 2021). Une telle perturbation de l’équilibre de la chaîne alimentaire est préoccupante pour l’intégrité de nos écosystèmes aquatiques. Les effets cumulatifs de tous les projets d’épandage n’apparaissent pas suivis ou documentés. Ces préoccupations sont d’ailleurs détaillées dans un document d’orientation produit par votre ministère il y a quelques temps. On y souligne de plus un manque d’études canadiennes au sujet des impacts pour la faune et pour le réseau trophique. Pourtant, plus de 40 municipalités détiennent actuellement des autorisations d’épandage délivrées sur la base d’avis fauniques produits par votre ministère. D’autre part, plusieurs regroupements citoyens ont soulevé d’importantes préoccupations quant à la pertinence de tels épandages et de leurs impacts, accompagnées de différentes études.

Au niveau commercial, l’industrie québécoise de l’épandage de Bti est un duopole constitué de seulement deux entreprises (GDG Environnement et Conseillers forestiers Roy). Ce manque de compétition est potentiellement problématique pour une saine gestion des finances municipales.

Plusieurs alternatives à l’épandage existent pour le contrôle des insectes piqueurs. Celles-ci apparaissent moins dommageables pour nos milieux naturels et nettement moins coûteuses (ex: piège, ail, nichoirs, etc.). De plus, leur portée peut être modulée en ciblant uniquement les espaces habitables, évitant ainsi l’épandage d’une substance biocide dans nos cours d’eau.

Recommandations

  • Un moratoire sur l’émission d’autorisations d’épandage le temps qu’une révision de la position ministérielle soit produite ;
  • une révision de la position du MFFP sur le Bti à la lumière des nouvelles connaissances indépendantes acquises à travers le monde au cours des deux dernières décennies et présentées en partie dans le document d’orientation du MFFP produit en 2019 ;
  • la reconnaissance de la prépondérance du principe de précaution devant le constat du déclin des populations d’oiseaux, d’amphibiens et d’insectes sur le territoire québécois en attente de la prochaine politique gouvernementale ;
  • la reconnaissance de l’efficacité et de l’aspect sécuritaire de méthodes de contrôle alternatives afin que les municipalités les plus fortement touchées par la nuisance occasionnée par les insectes piqueurs puissent y recourir.

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à la présente, nous demeurons disponibles pour tout renseignement supplémentaire.

Veuillez agréer, monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

 

Alain Saladzius, ing., FIC
Président

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La Société immobilière du Canada doit se rendre à l’évidence: il faut intégrer une aire de baignade dans le Vieux-Port de Montréal

MONTRÉAL, le 20 mai 2021  – La Fondation Rivières se réjouit que la Ville de Montréal ait retenu le projet d’un bain portuaire accessible au centre-ville de Montréal dans son Plan nature et sport. Et le meilleur endroit où l’implanter est dans le bassin Jacques-Cartier dans le Vieux-Port de Montréal: l’eau y est pratiquement toujours propre et l’accès sécuritaire.

Or la Société immobilière du Canada, gestionnaire de la Société du Vieux-Port de Montréal, n’a pas l’intention d’intégrer des aires de baignade. Nous avons donc demandé une rencontre auprès de la ministre Anita Anand, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et de Marc Miller, député de Ville-Marie-Le Sud-Ouest-Île-des-Soeurs, afin de leur démontrer l’importance d’ouvrir un tel accès aux citoyens dans le Vieux-Port.

C’est l’endroit où se déroule le traditionnel Grand Splash annuel organisé par des citoyens depuis 16 ans. La Fondation Rivières organisera de nouveau un événement Grand Splash au début juillet dans le bassin Jacques-Cartier, afin de revendiquer le droit des citoyens à un accès public à l’eau, d’autant plus important que cet endroit est situé à proximité des quartiers les plus populeux, et constituerait un atout majeur au développement touristique de Montréal.

Le centre-ville de Montréal ne sera plus jamais le même. Il doit changer et offrir un milieu de vie de qualité pour les résidents. Un centre-ville tout en bureaux, c’est terminé. On parle de relance économique à Montréal, quoi de plus simple que d’aménager un espace de baignade accessible à tous et surtout à ses résidants. Pendant qu’à Montréal, on n’a que la plage de VerdunToronto dispose de pas moins d’une dizaine qui sont accessibles à quelques minutes du centre-ville.

Par ailleurs, on applaudit la décision de la VIlle d’aménager un parc récréotouristique riverain à Lachine, auquel d’ailleurs une aire de baignade devrait s’y greffer d’autant que la qualité de l’eau y est généralement excellente. On note d’autre part que la vocation des sites Plage de l’Est et Promenade Bellerive ne sont pas retenus pour un accès à l’eau. On encourage la Ville de Montréal à poursuivre l’évaluation du potentiel de baignade à ces endroits, les seuls situés dans l’Est de Montréal.

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Pour informations :

André Bélanger, directeur général
514 295-1194
direction@fondationrivieres.org

Lien vert le Plan nature et sport : https://portail-m4s.s3.montreal.ca/pdf/plan_nature_et_sports_0.pdf

Eaux-polluees

Des dépôts à neige intoxiquent nos rivières

Des images captées par des citoyens depuis deux jours à Longueuil et diffusées sur les réseaux sociaux montrent une eau polluée sortant d’un bassin de décantation de la Ville. L’émissaire s’écoule directement dans un ruisseau d’une eau limpide, dans le boisé du Tremblay, un refuge faunique d’importance de la rainette faux-grillon au Québec. Des grenouilles et des poissons morts y ont été observés et un silence complet régnait alors qu’en temps normal le cri des rainettes se fait entendre en pleine saison printanière. La Fondation Rivières demande au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques de revoir les autorisations émises par son ministère et qui font en sorte que des dépôts à neige laissent s’écouler des panaches de pollution dans les cours d’eau. 

Pour M. Patrick R. Bourgeois qui s’est rendu sur le site pour vérifier l’origine de la contamination, « On ne peut tolérer qu’un dépôt à neige, montagne de pollution s’il en est une, s’écoule dans une réserve faunique, tuant les rainettes faux-grillon au passage. Il est plus que temps de revoir la gestion de ces dépôts. J’ai filmé ce que le commun des citoyens n’aurait jamais vu, en plus des cours industrielles et des déchets jusqu’en rive, sans qu’aucune limite de protection ne soit respectée. Un saccage environnemental dans ce qui devrait être un paradis faunique » déclare-t-il.

Selon la Fondation Rivières, les normes gouvernementales doivent être révisées et tenir compte de la fragilité de certains milieux. De simples bassins de décantation, trop petits de surcroît, ne  permettent que d’enlever le sable. De nombreux autres contaminants (chlorures, sels, métaux, huiles et graisses, microplastiques, etc.) provenant des neiges souillées s’échappent ainsi jusqu’aux cours d’eau. Les normes sont les mêmes peu importe le milieu récepteur, un non-sens. La Fondation a d’ailleurs porté plainte au ministère de l’Environnement en juillet 2018 dans un dossier similaire situé en bordure de la rivière Magog. Les analyses obtenues affichaient des dépassements majeurs des matières en suspension. Le Ministère aurait alors entrepris un suivi plus serré de l’exploitation du site sans toutefois resserrer les normes environnementales du site.

Pour Alain Saladzius, ingénieur et président de la Fondation Rivières, « le traitement des eaux fortement polluées qui sortent des dépôts à neige doit être amélioré. Les critères de conception sont trop faibles et ne tiennent pas compte du milieu récepteur. Des tests de toxicité devraient être applicables car des mortalités de poissons ont été constatées. Cette année la rapidité de la fonte des neiges nous rappelle que les changements climatiques occasionnent des bouleversements dont il faut maintenant tenir compte » conclut-il. 

L’ancien maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, confirme « J’ai été témoin de cette aberration pendant des années, le ministère de l’Environnement nous autorisait à déverser les eaux du dépôt à neige dans un cour d’eau verbalisé qui se jetait dans la rivière Châteauguay. C’était totalement incohérent, mais sur le prétexte de manque de fonds, tout est acceptable. C’est extrêmement gênant.»

Vidéo du cours d’eau contaminé :

https://www.facebook.com/patrick.bourgeois.37/videos/10224860618205389

Vidéo du dépôt à neige :

https://www.facebook.com/patrick.bourgeois.37/videos/10224882276626836

Plainte de la Fondation Rivières concernant le dépôt à neige de Magog 2018
https://fondationrivieres.org/wp-content/uploads/2021/04/2018-07-17-FR-Depot-neige-Magog-Plainte-au-MDDELCC-1.pdf

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Gestion de l’eau au Québec La Fondation Rivières et Eau Secours lancent le portail web Eauenpéril.net

La Fondation Rivières et l’organisme Eau Secours, en collaboration avec des étudiants à la maîtrise en environnement de l’Université de Sherbrooke, lancent un nouveau portail Web sur la gestion de l’eau au Québec. La population est d’ailleurs invitée à participer à l’amélioration et à la mise à jour du portail afin que cet outil soit le plus complet et à jour possible.

Le portail Eau en péril est un site d’archivage d’articles médiatiques et d’informations gouvernementales et universitaires en lien avec les problématiques de la gestion de l’eau au Québec. Ce répertoire – non exhaustif – inclut des données dont l’objectif n’est pas de tracer un portrait de la qualité de l’eau, mais bien de répertorier des faits récents et historiques tant au niveau de la gouvernance, des déversements, de la contamination, de la privatisation, de la commercialisation, de l’accessibilité que de la destruction des milieux humides.

Avec cette initiative, la Fondation Rivières et Eau Secours souhaitent sensibiliser la population et les décideurs quant aux chocs répétés que subissent les plans d’eau et la ressource hydrique en général depuis des décennies. Pour André Bélanger de la Fondation Rivières « C’est par devoir de mémoire que nous avons pris la décision de mettre en œuvre ce projet. Par exemple, savez-vous quand et combien de fois il y a eu des déversements dans les rivières Richelieu, des Outaouais ou Yamaska? Bien sûr que non, car ces informations n’existent pas. Réunir sous une même bannière un maximum d’informations, c’est ce que nous visons et grâce à la contribution citoyenne, nous allons y parvenir ».

La gestion de l’eau ne se limite cependant pas uniquement à la qualité de l’eau des rivières. « En plus de la qualité de l’eau, la ressource doit demeurer accessible et suffisante à nos besoins de demain. La privatisation, la commercialisation, la contamination et les prélèvements abusifs nuisent à cet accès. Combien existe-il d’usines d’eau embouteillée? Combien de cas de contamination de sources d’eau potable ont été recensés au Québec, Et les avis d’ébullition qui durent depuis plusieurs mois, voire années? Avons-nous une idée de la superficie de milieux humides détruits dans chaque région administrative dans les dernières années? C’est aussi ça, Eau en péril. » tenait également à ajouter Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours.

Les organismes rappellent que si un cas particulier n’est pas présent dans le portait, c’est normal. Eau en péril est un travail collaboratif et vivant auquel la population est invitée à contribuer. Les témoins d’un événement peuvent faire parvenir les informations en remplissant le formulaire prévu à cet effet sur le site Eauenpéril.net

Pour informations :

Geneviève Tardy, responsable des communications

514 424-3556

communications@fondationrivieres.org

Mathieu Langlois, responsable des communications

514 588-5608

communications@eausecours.org

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Qualité de l’eau de la rivière L’Assomption : La baignade est possible en été!

La Fondation Rivières et la Ville de L’Assomption rendent publics les résultats de la surveillance en continu de la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption à la prise d’eau du Centre de traitement Jean-Perreault et à l’aire de détente du parc Léo-Jacques à L’Assomption. Ce projet pilote révèle des informations étonnantes qui permettent aujourd’hui de poser ces trois principaux constats :

  • l’eau est généralement adéquate pour la baignade dans les mois d’été ;
  • dès septembre, il y a une pollution persistante et des déversements municipaux intensifs en amont ;
  • la contamination de l’eau par les coli est majoritairement d’origine humaine et non agricole.

Le directeur général de la Fondation Rivières, M. André Bélanger, est stupéfait des résultats de l’étude : « Au départ, nous voulions savoir entre autres si le système de détection rapide ColiMinder était efficace pour assurer la sécurité des baigneurs à l’aire de détente Léo-Jacques, dans l’éventualité où la Ville rendrait accessible cet endroit pour la baignade. On apprend aujourd’hui non seulement que l’efficacité est démontrée, mais que l’eau de la rivière est de bien meilleure qualité en été que nous l’avions anticipé. À l’automne, c’est toutefois un tout autre portrait malheureusement ». En effet, dès le mois de septembre, avec des pluies plus marquées, les analyses ont démontré une pollution persistante et des déversements municipaux d’eaux usées intensifs en amont lors des périodes de pluie.

L’origine humaine de la contamination par les E. coli a également suscité de fortes réactions : « Depuis des années, on identifiait les activités agricoles comme principale responsable de la mauvaise qualité de l’eau dans la rivière L’Assomption, mais ce n’est vraisemblablement pas le cas! Ce nouveau portrait va permettre d’orienter les actions futures de manière beaucoup plus optimale en permettant aux acteurs concernés de mieux cibler les vraies priorités : les déversements d’eaux usées en amont. C’est majeur comme nouvelle! », d’ajouter M. Bélanger.

Le projet a été d’autant plus bénéfique qu’il a permis d’optimiser l’exploitation du Centre de traitement d’eau et d’ajuster rapidement les opérations lors de périodes inattendues de contamination. Le 17 septembre, le ColiMinder a en effet détecté un pic de contamination qui s’est étendu de 11h00 à 17h00. Alors qu’il devrait y avoir une forte corrélation entre la turbidité et la contamination, le turbidimètre du Centre de traitement n’en faisait pas état. Grâce au ColiMinder, il a été possible de détecter un déversement survenu à plus de 10 kilomètres en amont et d’ajuster le traitement plus rapidement.

Les résultats de cette collaboration amènent aujourd’hui la Ville de L’Assomption à réfléchir aux suites à donner à cette étude : « Nous nous réjouissons du travail de la Fondation Rivières et de leur professionnalisme. Dans ses recommandations, la Fondation nous propose des actions très pertinentes à mettre en œuvre pour un meilleur assainissement de l’eau de la rivière. Comme toujours, nous sommes prêts à poser des gestes concrets en collaboration avec les différents acteurs du milieu soucieux de la qualité de nos cours d’eau», a conclu le maire de L’Assomption, M. Sébastien Nadeau.

Le projet

Le projet consistait à effectuer des analyses de manière automatisée toutes les deux heures. Celles-ci ont été réalisées avec un appareil ColiMinder déployé dans l’usine qui permet de détecter en 15 minutes la présence et la quantité de E. coli dans l’eau. Les résultats étaient transmis en temps réel aux opérateurs. Le projet s’est échelonné d’août à décembre 2020 et poursuivait trois objectifs :

  1. Valider si les mesures fournies par l’appareil ColiMinder peuvent assurer la sécurité des citoyens à l’aire de détente du parc Léo-Jacques en cas de contamination ponctuelle, dans le contexte où la Ville évalue la possibilité de rendre l’endroit accessible pour la baignade ;
  2. Valider la pertinence pour le Centre de traitement d’eau d’utiliser un outil d’analyse rapide pour surveiller la contamination en temps réel ;
  3. Identifier les sources de contamination qui peuvent présenter des risques à la prise d’eau potable de la Ville.

Documents à consulter

Rapport complet

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Source :

Fondation Rivières

Geneviève Tardy, responsable des communications

communications@fondationrivieres.org

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Exclue du Forum d’action sur l’eau : La Fondation Rivières lance un 1er défi aux membres du comité

Le 18 février 2021, le ministre de l’Environnement et la Lutte aux changements climatiques, M. Benoit Charette a rendu publique la composition du nouveau Forum d’action sur l’eau. Rappelons que cette nouvelle instance a été créée en remplacement du Conseil québécois de l’eau annoncé par le gouvernement libéral en 2018, comité sur lequel la Fondation Rivières avait été invitée à siéger à titre d’organisme citoyen. Maintenant que la voix citoyenne n’a plus sa place au sein du Forum d’action sur l’eau, la Fondation Rivières lance un premier défi à l’ensemble des membres du comité qui se réuniront pour la première fois mardi le 16 mars 2021 :     

« Faire en sorte que les travaux d’infrastructures vertes soient pleinement reconnus et financés »

Tous les experts dans la gestion des eaux s’entendent sur l’importance d’investir dans les infrastructures vertes pour mieux gérer les eaux pluviales. Ces infrastructures constituent une solution de premier plan aux quelque 60 000 déversements annuels d’eaux usées non-traitées au Québec, tout en permettant, entre autres, d’éviter la pollution acheminée aux cours d’eau par les eaux pluviales contaminées et de recharger la nappe phréatique. Des infrastructures vertes peuvent être réalisées selon des techniques éprouvées qui sont d’ailleurs minutieusement décrites dans le Guide de gestion des eaux pluviales produit il y a 10 ans par le ministère de l’Environnement.

Or, les trois principaux outils de financement gouvernementaux pour de telles infrastructures ne reconnaissent pas ce type de projets. Les travaux permis ciblent uniquement les constructions habituelles (égouts, aqueduc, systèmes de traitement), tant pour le programme Taxe d’accise sur l’essence et de la contribution du Québec (TECQ) avec une enveloppe de 3,4 G$, que le Fonds pour l’infrastructure municipale d’eau (FIMEAU) avec 1,5 G$ et que le Programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU) avec 773 M$. Les municipalités se voient donc privées de financement pour faire les meilleurs choix afin d’améliorer la gestion de leurs eaux pluviales. Rappelons que l’intensité des événements de pluie augmente avec les changements climatiques. Pourtant les infrastructures vertes sont éprouvées et reconnues, tout autant que les approches traditionnelles. 

Ces lacunes ont été adressées en décembre 2020 à Mme Catherine McKenna, ministre responsable de l’Infrastructure et des Collectivités au gouvernement fédéral en matière d’infrastructures vertes, puisque le fédéral est maintenant le principal contributeur financier aux travaux d’infrastructures. Lors de l’annonce de 280 projets retenus dans programme de subventions FIMEAU le 20 août 2020, Mme McKenna a référé abondamment au concept d’infrastructures vertes alors qu’aucun des projets retenus n’incluait de tels aménagements. En guise de réponse, la ministre a essentiellement rappelé que « le Québec est responsable de soumettre les projets qui cadrent avec les retombées susmentionnées à la lumière de ses besoins et des priorités énoncées notamment dans le Plan québécois des infrastructures. »

La Fondation Rivières a donc interpellé les ministres québécois des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) du Québec, Mme Andrée Laforest et de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MELCC), M. Benoit Charette, pour que soient modifiées les règles afin de pleinement reconnaître immédiatement les infrastructures vertes. Ce sont d’ailleurs des ingénieurs et autres professionnels spécialistes de ces deux ministères qui ont produit le guide de conception des ouvrages et les mêmes ministères qui financent les organismes pour en faire la promotion ! 

Le président de la Fondation Rivières, M. Alain Saladzius, indique que « notre demande aux ministres québécois ne requiert aucun ajout budgétaire. Il s’agit simplement de permettre immédiatement la réalisation d’infrastructures vertes, tout autant que la pose de tuyaux d’égouts pluviaux, et ce dans la programmation TECQ 2019-2023 et FIMEAU 2022. Faute d’avoir obtenu réponse des ministres à nos lettres, nous soumettons le dossier à chacun des membres du Forum d’action sur l’eau afin que le dossier y soit enfin réglé. Nous sommes convaincus que les représentants du monde municipal, de l’environnement et des scientifiques porteront toute l’attention nécessaire à ce dossier, et qu’enfin les municipalités n’auront plus à écarter de meilleurs choix, au bénéfice de tous. ».

Mission de la Fondation Rivières

Depuis sa création le 26 novembre 2002, la Fondation Rivières voit à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel et écologique des rivières, tout autant que de la qualité de l’eau. Cette mission est d’ordre environnemental, mais aussi social et éducatif.