Montagne Noire

Pas d’empiétement sur les milieux humides du lac Archambault, précise Saint-Donat

Dans un article publié le 4 mai dernier, nous avons soulevé les répercussions qu’aurait le projet immobilier du Domaine de la Montagne Noire sur les milieux humides et hydriques du lac Archambault. Le lendemain de notre publication, le directeur général adjoint de la municipalité et directeur du développement durable a tenu à rectifier certains faits que nous jugeons essentiels de partager pour une compréhension adéquate de la situation.

Lac Archambault - Milieux humides

Milieux humides protégés : la CMM, un exemple à suivre pour Saint-Donat

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a adopté le 28 avril 2022 un règlement visant à protéger plusieurs milieux naturels de son territoire, incluant des milieux humides. Or, à un jet de pierre du territoire de la CMM, la municipalité de Saint-Donat brille par son incohérence en autorisant le projet de développement immobilier Domaine de la Montagne Noire, portant atteinte à des milieux naturels fragiles.

Logo pour offre d'emploi - Fondation Rivières

Élections municipales : Fondation Rivières rappelle aux nouveaux élus qu’ils font partie de la solution au problème des déversements d’eaux usées

Communiqué de presse – Sept nouveaux maires sensibles aux questions environnementales ont été élus dans les sept plus grandes villes au Québec. À elles seules, Longueuil, Saguenay, Laval, Québec, Gatineau, Terrebonne et Sherbrooke abritent la moitié de la population du Québec et elles sont responsables de 42% de l’intensité totale des déversements d’eaux usées au Québec, comme le démontre le triste palmarès 2020 des déversements d’eaux usées.

Palmarès 2020 Revu et corrigé

Palmarès 2020, revu et corrigé

Communiqué de presse – Nous avons dévoilé notre Palmarès 2020 la semaine dernière et, malheureusement, une erreur s’est glissée dans la manipulation de notre puissante, mais ô complexe, base de données. Nos calculs en termes d’intensité des déversements sont rigoureusement exacts, mais c’est en exprimant cette intensité sur le nombre d’habitants qu’on s’est trompé.

Palmarès-2020_article-1

Fondation Rivières rend public le triste palmarès des municipalités 2020

Communiqué de presse – Pour une deuxième année, Fondation Rivières rend public un outil permettant de découvrir la liste des municipalités qui se démarquent quant à l’intensité de leurs déversements d’eaux usées en 2020. Elle a aussi mis à jour, sur son site web, la carte interactive des rejets avec les nouvelles données de 2020 qui révèle qu’il y a eu près de 53 000 déversements d’eaux usées l’an dernier au Québec.

Plage de la promenade Bellerive, bientôt accessible à la baignade

Baignade au parc de la Promenade Bellerive!

Très bonne nouvelle pour les résident.e.s de l’est de Montréal : la Ville assurera l’accès aux berges au parc de la Promenade Bellerive, à Tétreaultville! Il s’agit d’une belle avancée dans l’accès aux berges et à la baignade.

Une revendication qui ne date pas d’hier

Ce parc centenaire est le seul accès au fleuve pour l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Ses pentes douces et la qualité actuelle de ses eaux en font un endroit privilégié pour la création d’un accès à la baignade.

Il a fallu des décennies pour que les citoyens locaux aient enfin une réponse à leur plaidoyer: le projet d’accès au fleuve, après avoir été mis sur pause pendant des années, a été enfin débloqué tout en conservant la plage naturelle du parc.

Ainsi, une aire de baignade délimitée avec sauveteurs et surveillance de la qualité de l’eau verra le jour d’ici l’été prochain.

Une eau de qualité à Bellerive

Deux ans de tests rigoureux effectués sur l’eau aux abords de la Promenade Bellerive indiquent qu’elle est de qualité tout à fait adéquate pour la baignade. Comme c’est trop souvent le cas ailleurs au Québec, le fleuve à la hauteur du parc Bellerive a la réputation d’être dangereusement pollué, ce qui est un mythe. En effet, bien des lieux sont plus propres que nous le croyons et condamner l’accès au fleuve est une pratique du passé.

Il est évident que la surveillance sera de mise, surtout en cas de risque de déversements d’eaux usées. C’est d’ailleurs ce type de surveillance que Fondation Rivières a réalisé cet été à la plage de Verdun, au moyen d’un appareil d’analyse de l’eau à résultats rapides, qui permet de déterminer à temps les pics de contaminations qui requièrent une fermeture temporaire de la plage.

L’importance de l’accès à l’eau et à la baignade

L’accès à l’eau équitable est essentiel pour la protection de nos rivières; bien les connaître et les apprécier permet aux citoyens de voir leur valeur et de se mobiliser pour les défendre. De plus, dans un contexte où les étés deviennent de plus en plus chauds et où les canicules se multiplient, avoir un accès à la baignade pour se rafraîchir devient une question de santé, au-delà des loisirs.

C’est ici que la mobilisation prend tout son sens! En effet, des événements comme la semaine du Grand Splash, en invitant les citoyens à se jeter à l’eau, permettent d’attirer le regard sur ces lieux où la baignade est possible, mais qui est présentement interdite. Nous soulignons d’ailleurs la participation spontanée qui a eu lieu cet été à la Promenade Bellerive, dans l’esprit des ces revendications.

Un Grand Splash spontané pour réclamer l'accès à la baignade dans la Promenade Bellerive
Une participation spontanée, le tout organisé par Suzie Miron,
afin de réclamer l’accès à la baignade depuis la Promenade Bellerive

La Fondation suivra de près les développements de ce beau projet pour l’année prochaine!

Pour en savoir plus sur l’expédition de Laura et Yasmine sur la rivière Moisie

Sècheresse de rivières

Marchons pour le climat et pour nos rivières!

Le 24 septembre, c’est un rendez-vous mondial pour exprimer l’urgence d’agir pour le climat. Le dernier rapport de l’ONU est clair: nous nous dirigeons vers un naufrage climatique si on s’en tient aux timides engagements déjà pris par les pays. Nous sommes proches d’un point de non-retour dans la montée de la température moyenne du globe et des dommages considérables qui en découlent se font déjà sentir. À la Fondation Rivières, nous les observons déjà sur le terrain.

Entre étiages et inondations

Les changements climatiques constituent des perturbations d’équilibre et le Canada, surtout au Nord, se réchauffe plus vite que le reste de la planète. Or, ces perturbations sont telles qu’il sera de plus en plus difficile de répondre à leur ampleur.

Nos rivières en souffrent en traversant deux extrêmes hydrologiques, parfois durant une même année.

De spectaculaires débordements
Débordement de la Rivière des Prairies à Cartierville en 2017. Source: Indrid Cold

Le changement de régime de précipitation ainsi que l’accélération de la fonte des neiges a amené son lot d’inondations printanières ces dernières années. Rappelons-nous le Saguenay en 1996, la rivière Richelieu en 2011, ou encore la rivière des Prairies en 2017. On ne peut plus se contenter de simplement éviter les constructions en zones inondables, mais il faut agir vigoureusement pour combattre l’érosion des côtes. Le Québec n’est clairement pas adapté à un nouveau régime climatique qui peut comporter des crues extrêmes. Cette année à travers le monde, nous avons aussi pu les observer en Allemagne, en Inde, en Chine ou aux États-Unis. Que risquons-nous l’année prochaine?

De plus, les aménagements actuels avec l’imperméabilisation des sols et le drainage excessif affectent la résilience de nos rivières face à ces changements. Sans végétation ou sol adéquat pour filtrer et contenir l’eau, les réseaux d’égouts et les rivières sont davantage portées à déborder. Il faut donc repenser notre rapport avec l’aménagement du territoire et les bandes riveraines afin de minimiser les crues.

Étiage, climat et niveau des rivières à la baisse
Étiage de rivières - exemple Rivière aux Brochets de 20
Étiage de rivières – Rivière aux Brochets, été 2021.

Le phénomène inverse se produit en été: les points les plus bas des niveaux d’eau, soit les étiages, prendront de l’importance suite à l’augmentation de l’évaporation de l’eau et des sécheresses estivales. Les rivières et le Saint-Laurent ont connu une baisse inquiétante cette année et les écosystèmes aquatiques sont affectés.

En effet, lors d’un étiage extrême, la baisse du niveau d’eau atteint des records, le débit devient minime, et les poissons et autres êtres vivants de l’écosystème riverain et fluvial deviennent exposés à une eau trop basse, trop chaude, trop ensoleillée, avec des concentrations de contaminants plus élevées. Et il va de soi que les sources d’eau potable et nos activités qui dépendent de la rivière sont ainsi mises à mal.

Marchez avec nous!

Il est temps d’intervenir rapidement pour la justice climatique, mais aussi pour nos cours d’eau afin que les régimes naturels des rivières reprennent le dessus. Rejoignez-nous afin de vous faire entendre.

La marche à Montréal dans le cadre de la grève mondiale pour le climat débutera à 13 h, devant le Monument à Sir George-Étienne Cartier. On se voit là-bas?

Pour en savoir plus sur l’expédition de Laura et Yasmine sur la rivière Moisie

Ruisseau Meadowbrook - rivière Saint-Pierre

Meadowbrook : un des derniers ruisseaux de Montréal asséché parce qu’on y rejette nos égouts

Le ruisseau Meadowbrook sera bientôt asséché par la Ville de Montréal parce que des résidences de Montréal-Ouest et de Côte-Saint-Luc y déversent directement leurs eaux usées depuis près de 20 ans. Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) connaissent le problème, mais ont failli à leur obligation d’imposer les correctifs nécessaires aux deux villes.

Voici la triste histoire d’une longue bataille portée depuis des années par le comité de citoyens, les Amis du parc Meadowbrook, et reprise par le Journal de Montréal.

Ainsi, la Ville de Montréal est tenue, par un jugement de Cour, de construire une conduite pluviale pour détourner les eaux usées qui se déversent dans le ruisseau Meadowbrook, ce qui aura pour effet de réduire de 96 % les apports en eau. Montréal est ici victime de l’incurie des villes de Côte-Saint-Luc et de Montréal-Ouest qui n’ont pas corrigé tous les raccordements inversés sur leur territoire. Leurs eaux contaminées s’écoulent ainsi sur le territoire de Montréal, dans le ruisseau.

La pollution dans le ruisseau Meadowbrook: un problème connu

Le MAMH connaît depuis longtemps ce problème des raccordements inversés qui fait en sorte que les eaux usées sanitaires ne sont pas raccordées au réseau d’égout et qu’elles se déversent dans la nature. Le Conseil du trésor exige par décrets, depuis au moins 2007, que de tels mauvais raccordements soient corrigés faute de quoi les municipalités n’obtiendraient plus de subventions pour leurs autres travaux d’infrastructures (voir l’avis du Conseil du Trésor plus bas). Mais les deux Villes n’ont rien fait et le MAMH a continué de leur octroyer des subventions sans les obliger à corriger ces problèmes.

La pollution des eaux par de mauvais raccordements est un fléau bien connu depuis les années 80. Il faut creuser dans la rue ou sur les terrains privés pour modifier la tuyauterie et c’est pourquoi le gouvernement a décidé de rendre conditionnelle toute aide financière à la réalisation d’un plan d’action. De toute évidence, cette condition n’est pas respectée.

« Jamais une municipalité n’a été tenue de procéder à des travaux ou de respecter un simple plan d’action, c’est pathétique, de dire Alain Saladzius, président de Fondation Rivières. Nous avons écrit aux deux ministères. À l’environnement, on nous répond que de détourner l’eau du ruisseau Meadowbrook, ce n’est pas une intervention dans un cours d’eau et nous n’avons toujours pas eu de réponse des Affaires municipales. Devant l’urgence, nous avons déposé une plainte auprès du Commissaire au Développement durable. »

Le Conseil régional de l’Environnement de Montréal a travaillé très fort sur ce dossier et Fondation Rivières a appuyé le comité de citoyens bien sûr.

Quelques échanges épistolaires

Voici notre lettre envoyée au ministère de l’Environnement

Voici la réponse du ministère de l’Environnement

Voici un décret non respecté du Conseil du Trésor datant de 2007

Et finalement notre lettre envoyée à la ministre des Affaires municipales

Pour en savoir plus sur l’expédition de Laura et Yasmine sur la rivière Moisie