Port de Montréal à Contrecœur : Un pour tous et tous pour le chevalier cuivré

Communiqué de presse – Nous annonçons aujourd’hui la création d’une communauté d’intérêt formée de représentants de plusieurs groupes environnementaux et de scientifiques : La Table ronde pour la défense du chevalier cuivré. L’aire de distribution mondiale de ce poisson emblématique de notre biodiversité se situe exclusivement dans la grande région de Montréal. Nous avons la responsabilité en tant que société de tout mettre en œuvre pour assurer la survie à long terme et le rétablissement de la seule population restante de cette espèce dont la situation démographique peut être qualifiée de dramatique puisque l’espèce est en voie de disparition sur la planète.

Développement du port de Montréal à Contrecoeur : plusieurs impacts ignorés ou sous-évalués

Communiqué de presse – Le 1er février dernier, l’Administration portuaire de Montréal (APM) dévoilait les détails de son projet visant la construction d’un terminal maritime à Contrecœur. Le projet occuperait 4 km de berge naturelle sur le fleuve Saint-Laurent, à proximité d’un secteur résidentiel de Verchères en pleine campagne, face à l’île Bouchard, digne d’un parc. La première phase prévoit un quai de 675 mètres et une capacité de transit de 1,15 million de conteneurs par année. Ce projet inquiète la Fondation Rivières, vu l’ampleur des impacts appréhendés et son incompatibilité avec les usages ruraux, agricoles et touristiques aux alentours du secteur retenu par l’APM.

Fondation Rivières

Tiens! Les rivières serviraient-elles à autre chose?

C’est en tous cas ce que suggère une série d’articles éclairants de Michel Corbeil dans Le Soleil de Québec sur la rivière Magpie, le prochain mégaprojet d’Hydro-Québec. D’abord, les rivières recèlent un potentiel récréotouristique qu’on commence à peine à effleurer au Québec. Le rafting, les festivals, autant de création d’emplois et de revenus régionaux à long terme. Le Québec est l’un des derniers paradis de rivières sauvages ou même les touristes internationaux aiment venir se réfugier. Si, à Québec, nos ministres restent aveuglés par les seuls barrages, en régions les citoyens s’organisent et se structurent.

Les rivières, surtout sur la Côte Nord, terrain de jeu d’Hydro-Québec, nourrissent le fleuve Saint-Laurent et ses pêches commerciales. Plusieurs milliers d’emplois à Sept-Îles seulement, qu’il serait bien avisé de sauvegarder.

Et puis, toujours utile, un poisson frais dans son assiette.  Parce que, n’est-ce-pas, un mégawatt ne se mange pas!