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Déversement d’eaux contaminées

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La Fondation vient de loger une plainte au ministère de l’Environnement concernant un surprenant déversement d’eaux contaminées à Sainte-Anne-de-Bellevue. Des enfants ont été très surpris par la couleur et le nuage de contamination dans l’eau. Et vous ? Et si un tel déversement se faisait en amont d’une prise d’eau potable ? Les explications du Ministère sont attendues avec impatience. La ville de Montréal a aussi été saisie du dossier.

 

Le programme Environnement-Plage n’assure pas la sécurité des baigneurs

Montréal, le 28 juin 2019 – La Fondation Rivières considère le programme Environnement-Plage  de surveillance volontaire de la qualité des eaux de baignade comme étant très déficient, voire dangereux, pour la sécurité des baigneurs. Ce programme ne tient pas compte des risques associés à la présence de sources de contamination, il permet des délais trop importants dans l’obtention des résultats et son adhésion, facultative, permet à certains d’éviter l’échantillonnage des eaux. De plus, il ne respecte pas les standards internationaux, le site web porte à confusion et il engendre des coûts injustifiés.

Ce sont là les principaux éléments qui ont motivé la Fondation Rivières à écrire au ministre de l’Environnement , M. Benoit Charette, pour lui demander de réviser en profondeur ce programme.

Participation volontaire

Le programme actuel encadre l’échantillonnage des plages et la diffusion publique des résultats d’analyses de la qualité bactériologique avec un avis aux médias. Mais il ne concerne que les plages inscrites sur une base volontaire de participation. C’est ainsi le nombre de plages participantes est passé de 425 au milieu des années 1990 à seulement 242 en 2018.

Précisons aussi que l’article 83 de la Loi sur la qualité de l’environnement (RLRQ c Q-2) et l’article 53 du Règlement sur la sécurité dans les bains publics (RLRQ c B-1.1, r 11) mentionnent tout deux l’obligation de fermer un lieu de baignade si une menace pour la santé publique est constatée. Il n’existe cependant pas, dans ces deux documents, de prescription règlementaire pour le suivi des eaux de baignades. Une plage peut ainsi être ouverte au public sans qu’un suivi de la qualité bactériologique ne soit jamais réalisé pour ce site. Des exploitants de plages peuvent ainsi choisir, à tout moment, de cesser le suivi des eaux de baignade si une dégradation de la qualité bactériologique est constatée et qu’ils souhaitent continuer leurs activités. Le public devrait pouvoir choisir de fréquenter une plage ou non, sur une base bien informée, et ce peu importe l’endroit.

Ce programme actuel a tout de même mené à 23 épisodes de fermeture pour 17 plages différentes en 2018 et à 29 épisodes de fermeture pour 23 plages en 2017. Afin de bien assurer la sécurité du public, la participation au programme Environnement-Plage devrait être obligatoire pour l’ensemble des plages publiques, municipales et privées, du Québec.

 Interprétation confuse

Les cotes attribuées aux plages (A, B, C ou D) ne devraient jamais être considérées par le public comme une assurance de sécurité lors d’une visite à la plage. Il ne s’agit que d’un indicateur général basé sur moins de cinq échantillons par été, et, qui plus est, présente le résultat d’échantillons prélevés plus de 24 heures auparavant. Or, le libellé du site internet d’Environnement-Plage indique que le Programme vise à « permettre à la population de profiter de ces lieux, pleinement et en toute quiétude ». Cependant, vu le très long délai de deux à cinq semaines entre les échantillonnages et la variété des sources de pollutions, ce libellé induit un faux sentiment de sécurité. Ce libellé doit être révisé afin de refléter les risques réels et les précautions d’usage lors d’activités de baignades.

Les procédures internationales

Contrairement aux guides produits par Santé Canada, la U.S. E.P.A. et l’OMS, le plus récent Guide d’application du Programme recommande, qu’en deux lignes (voir p.3), de mener une Enquête relative à la sécurité et à l’hygiène du milieu (ESHM) avant chaque saison de baignade, sans fournir de référence ou d’indications spécifiques sur comment effectuer une Enquête sanitaire. Il serait pourtant important de fournir d’avantage d’informations sur le sujet qu’un simple vœu pieu, puisqu’une telle enquête permettrait, selon Santé Canada :

  • de recenser les caractéristiques fondamentales des eaux récréatives;
  • de détecter toute source possible de contamination fécale;
  • de mettre en évidence tout autre danger potentiel pour la qualité de l’eau, qu’il soit de nature physique, chimique ou biologique, ou les sources d’un tel danger, susceptible de représenter un risque pour les usagers des eaux récréatives;
  • d’évaluer l’efficacité des programmes de surveillance et des mesures de gestion des risques en vigueur.

Une ESHM permettrait donc d’identifier, pour toute plage donnée, ses risques potentiels pour le public, des pistes d’amélioration pour son utilisation sécuritaire et à terme, de suivre l’amélioration du contrôle effectué. Actuellement, le programme Environnement-Plage considère uniquement la qualité bactériologique des eaux de baignade, sans considérer les facteurs qui ont une influence sur cette qualité. L’identification et la prise en compte des facteurs pouvant provoquer une détérioration de la qualité des eaux de baignade durant leur utilisation, tel que la densité d’oiseaux ou de chiens sur le site, le ruissellement d’eaux pluviales ou la présence de surverses, permettrait un meilleur contrôle préventif. La notion d’Enquête relative à la sécurité et à l’hygiène du milieu devrait être introduite au Programme Environnement-Plage afin d’améliorer la portée du suivi réalisé et, possiblement, de mettre en place des indicateurs supplémentaires pour le suivi de la qualité des eaux de baignade.

 Surverses d’eaux usées

 Finalement, parmi les principales sources ponctuelles de pollution pouvant affecter la qualité bactériologique des eaux de baignade, les débordements d’eaux usées comptent parmi les plus importantes en termes de risque pour la santé humaine. Comme le fait actuellement la ville de Kingston en Ontario, des alertes de débordements, fournies de manière publique par les administrations municipales à l’aide d’appareils de télémétrie, permettraient de mieux protéger les usagers. Avec un suivi en direct des occurrences de débordements d’eaux usées des ouvrages identifiés dans le cadre d’une ESHM, les fermetures préventives de plages se feraient sur une échelle de temps beaucoup plus courte et représentatives des risques que ne le permet le Programme sous sa forme actuelle. Un système d’alerte en direct des débordements devrait être mis en place pour, entre autre, permettre un meilleur contrôle des plages.

 

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Source :           Alain Saladzius, ing., Président

                        514 924-2013,  presidence@fondationrivieres.org

 

Version téléchargeable de ce communiqué

Lien vers la lettre au Ministre Charette

Lien vers la compilation 2017-2018 des fermetures de plages

Journal de Montréal – Quatre jours pour des analyses d’eau

Ligne de transport d’électricité à Saint-Adolphe-d’Howard

Québec prend bien tardivement de “grands” moyens pour forcer Hydro-Québec à cesser de polluer les cours d’eau sur le tracé de la ligne de transport d’électricité en construction à Saint-Adolphe-d’Howard. L’avis préalable envoyé en décembre dernier détaille en 37 pages les multiples infractions à la Loi sur la qualité de l’environnement qu’a encouru l’entrepreneur lors de ses travaux, sous le nez d’Hydro-Québec, qui surveillait le tout. Et il a fallu que des pressions soient exercées pendant des mois sur le MELCC pour que les premiers gestes soient posés. Tel que souligné par Monsieur Alain Saladzius lors d’une entrevue à CIME FM, comment expliquer de telles bévues par une société d’État qui construit des centaines de kilomètres de lignes électriques chaque année? De tels travaux à proximité de cours d’eau sont pourtant monnaie courante au Québec, pays de rivières. Y a-t-il eu des passes-droit? La simple incompétence ne peut justifier la situation chez une société d’État.

L’ordonnance du MELCC remise à Hydro-Québec aujourd’hui demeure bien timide et fort tardive à la veille de la fonte des neiges qui débutera sous peu, entraînant de fortes pressions sur les sols. Le MELCC devrait assurément imposer des méthodes de travail efficaces pour endiguer la pollution appréhendée de façon imminente. Rappelons les pouvoir du ministre dans ce cas :

Article 114 de la Loi sur la qualité de l’environnement :

Lorsqu’une personne ou une municipalité ne respecte pas une disposition de la présente loi, de l’un de ses règlements, d’une autorisation, d’une ordonnance, d’une approbation, d’une attestation, d’une accréditation ou d’une certification délivrée en vertu de ceux-ci, notamment en réalisant des travaux, constructions, ouvrages ou toute autre activité en contravention de l’un d’eux, le ministre peut, aux conditions qu’il fixe, ordonner à cette personne ou municipalité l’une ou plusieurs des mesures suivantes pour remédier à la situation:

1°  cesser, modifier ou limiter l’exercice de l’activité concernée, dans la mesure qu’il détermine;

2°  diminuer ou cesser le rejet de contaminants dans l’environnement, de même qu’installer ou utiliser tout équipement ou appareil nécessaire à cette fin, le cas échéant;

3°  démolir, en tout ou en partie, les travaux, constructions ou ouvrages concernés;

4°  remettre les lieux, en tout ou en partie, dans l’état où ils étaient avant que ne débutent ces travaux, constructions, ouvrages ou autres activités ou dans un état s’en rapprochant;

5°  mettre en œuvre des mesures compensatoires;

6°  prendre toute autre mesure que le ministre estime nécessaire pour corriger la situation.

Le ministre peut également, lorsqu’il l’estime nécessaire pour assurer la surveillance de la qualité de l’environnement, ordonner au propriétaire, au locataire ou à tout autre responsable d’un lieu où se trouve une source de contamination d’installer, dans les délais et à l’endroit qu’il désigne, toute catégorie ou type d’équipements ou d’appareils aux fins de mesurer la concentration, la qualité ou la quantité de tout contaminant et obliger le responsable à transmettre les données recueillies selon les modalités qu’il détermine.

Le ministre peut en outre ordonner au propriétaire, au locataire ou à tout autre responsable d’un lieu où se trouve une source de contamination d’installer les ouvrages qu’il juge nécessaires, dans les délais et à l’endroit qu’il désigne, pour lui permettre le prélèvement d’échantillons, l’analyse de toute source de contamination ou l’installation de tout équipement ou appareil décrit au deuxième alinéa et l’obliger à transmettre les données recueillies selon les modalités qu’il détermine.

Bref historique :

Dépôt de l’avis d’ordonnance (décembre 2018)
Article du Devoir
Article de CIME FM

Dépôt de l’ordonnance (février 2019)
Article du Devoir
Article de CIME FM
Annonce en direct du Ministre Charette (Facebook)
Communiqué de presse officiel du MELCC

POUR UN VRAI RECYCLAGE DU VERRE AU QUÉBEC

Avec la récente sortie de la Communauté métropolitaine de Montréal pour la
consignation des bouteilles de la Société des alcools du Québec (SAQ) et le
lancement du mouvement citoyen SAQ Consigne, le gouvernement Legault entre
de plain-pied dans un débat qui anime le Québec depuis une vingtaine d’années.
Il faut y voir pour lui l’occasion de se démarquer, là où les précédents
gouvernements ont échoué, et de mettre un terme à une aberration
environnementale qui perdure depuis déjà bien trop longtemps.

Si effectivement 87 % des bouteilles de la SAQ sont récupérées, il faut savoir que
récupérer ne veut pas dire recycler. Il faut surtout savoir qu’aucune bouteille parmi
les quelque 220 millions vendues annuellement par notre société d’État, n’est en
fait recyclée, refondue, sous forme de nouveaux contenants de verre.

La plus grande partie du verre récupéré par la collecte sélective municipale, notre
bac de récupération, finit sa vie dans nos dépotoirs, sous une forme ou sous une
autre (recouvrement journalier ou carrément éliminé). C’est un fait. L’autre partie,
dont les quantités restent à être validées de façon indépendante, sert à des fins
d’abrasifs ou d’ajout cimentaire, principalement dans du mobilier urbain. Et ce,
dans des initiatives qui sont majoritairement appuyées ou financées par la SAQ
elle-même. Ceci lui permet d’affirmer que des débouchés existent pour le verre
qui sort de nos bacs de récupération, pour nous dire que finalement, rien ne doit
être changé.

Même si le verre est un contaminant pour les autres matières recyclables et que
la dernière crise du recyclage a démontré les limites de son efficacité, la collecte
sélective municipale demeure avantageuse pour certains producteurs, dont la
SAQ. Il n’existe effectivement aucun moyen d’en mesurer sa réelle performance
environnementale, encore moins son bilan carbone. Il n’existe de surcroît aucun
mécanisme de suivi, aucune traçabilité, une fois que les matières recyclables sont
récupérées en bordure de rue. De plus, la gestion et la reddition de comptes
découlant à ce système de récupération sont la responsabilité des municipalités.

En s’opposant à l’instauration de la consigne sur ses produits, la SAQ agit à
l’encontre de l’intérêt public, de l’environnement et de l’économie. Implanté de la
bonne façon, un système de consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux ne
coûterait rien à l’État. Il permettrait surtout à une des plus grosses fonderies de
verre, ici-même au Québec, de cesser d’importer sa matière première de
provinces ou d’états américains où il existe une consigne sur ces contenants ; la
qualité du verre récupéré par la consigne permettant sa refonte. Les marchés pour
le recyclage du verre en verre existent donc au Québec, mais notre système de
récupération actuel est incapable de les approvisionner en matière première de
qualité, ce qui est en soit contre toute logique, et un immense gaspillage d’argent
et de ressources.

L’objectif d’une consigne sur les bouteilles de la SAQ est bien sûr la refonte de
cette matière pour fabriquer d’autres contenants de verre. Toutefois, pour les
dizaines de millions de litres de vin importés en vrac et embouteillés ici, des
bouteilles réutilisables pourraient être envisagées, ce que seul permet, encore une
fois, un système de consigne.

Il est impératif de revoir et de bonifier nos modes de récupération, notamment en
instaurant une consigne sur les bouteilles de vins et de spiritueux vendues par
notre société des alcools du Québec. Il faut cesser de les mettre en opposition,
mais plutôt miser sur leurs complémentarités. Il faut surtout mettre fin aux débats
stériles et improductifs que ce dossier suscite. Le statu quo n’est plus une option.

Signataires :

Eau Secours
ENvironnement JEUnesse
Équiterre
Fondation David Suzuki
Fondation Rivières
Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets
Greenpeace
Nature Québec
Regroupement des éco-quartiers
Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec
Réseau québécois des groupes écologistes
Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec)

23 janvier 2019

Lettre ouverte en format PDF

La Fondation Rivières appuie cette lettre ouverte puisque le sable, matière première dans la fabrication du verre, est extraite massivement des plages pour alimenter cette industrie. De plus, la réduction à la source du volume de verre envoyé à l’enfouissement peut réduire les impacts des sites d’enfouissements techniques sur les cours d’eau et plans d’eau du territoire.

Déversements d’eaux usées : L’État doit contrôler les municipalités afin de réduire les rejets

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Montréal, le 14 novembre 2018 – À la veille d’un déversement d’eaux usées non-traitées par la ville de Longueuil, un « flushgate » de huit jours, la Fondation Rivières demande la mise en place de six mesures permettant de réduire significativement la pollution occasionnée par les décisions municipales.

Dans une lettre transmise à la nouvelle ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, madame MarieChantal Chassé, disponible sur notre site internet, la Fondation Rivières identifie des gestes concrets et simples que devrait poser le Ministère. Ceux-ci se résument ainsi : 1) désignation d’un responsable ministériel 2) identification de mesures de mitigation obligatoires 3) production d’une liste d’activités à réaliser 4) exigence de produire un rapport d’événement 5) obligation d’obtenir une autorisation ministérielle avant un déversement planifié 6) instauration d’une redevance incitative sur chaque mètre cube d’eaux usées déversé.

Dans le cas de Longueuil, où une conduite de 16 mètres dans le lit du Saint-Laurent doit être remplacée, il est constaté que le contrat avec l’entrepreneur, payé à taux horaire, ne prévoit pas de clause incitative à une réalisation rapide des travaux. Des industries sont également présentes sur le territoire touché et un inventaire accompagné de mesures de mitigations, dans de telles situations, est souhaitable.

« La population veut avoir l’assurance, avec raison, que tous les efforts raisonnables ont été réalisés afin de minimiser les déversements » déclare Alain Saladzius, ingénieur et président de la Fondation Rivières, tout en ajoutant que « le gouvernement n’a pas encore mis en place, depuis le flushgate de Montréal en 2015, des conditions qui permettent d’identifier les meilleures pratiques ».

À l’instar des 93 municipalités qui rejettent encore des eaux usées non-traitées directement dans l’environnement, le gouvernement doit désigner des experts afin de les accompagner pour régler ces problèmes qui perdurent.

La Fondation Rivières est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’œuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières – tout autant que de la qualité de l’eau.

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Pour informations : Alain Saladzius, ing., président
514 924-2013
presidence@fondationrivieres.org

 

Communiqué de presse de la FR – PDF

Lettre de la FR à la Ministre Chassé – PDF

Débordement d’eaux usées planifié à Longueuil : Il faut changer la cassette!

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La Fondation Rivières a été consternée d’apprendre cette semaine que la ville de Longueuil déversera 162 000 mètres cubes d’eaux usées dans le fleuve. En effet, une conduite principale d’eaux usées sous pression de 900 mm de diamètre, située dans le lit du Saint-Laurent près du pont de l’autoroute 20 au pont-tunnel Louis-Hippolyte Lafontaine, doit être remplacée sur une longueur de 16 mètres. Ces travaux sont essentiels et la Ville n’a identifié aucune mesure qui pourrait éviter le déversement prévu pendant 8 jours et nuits à compter du 15 novembre prochain.

Bien que les explications fournies par la Ville apparaissent crédibles, la Fondation Rivières se questionne à propos du fait que l’Entrepreneur soit payé à taux horaire pour les opérations qu’il aura à accomplir dans les prochains jours. Il apparaît surprenant que 8 jours et 8 nuits soient requis pour ces travaux sur une longueur de 16 mètres. Les causes du bris demeurent inexpliquées, d’autant plus qu’il s’agit d’une conduite en acier recouverte de béton, ce qu’il y a de plus résistant. Trois conduites de ce type approvisionnent la station d’épuration située sur l’Île Charron.

Enfin, la Fondation Rivières réitère que chaque mètre cube d’eaux usées non traitées, ainsi déversé dans l’environnement, devrait faire l’objet d’une amende afin d’inciter les municipalités à limiter leurs déversements. Les différentes analyses d’eau et études de suivi de la contamination ne compenseront jamais le tort causé. Les sommes ainsi recueillies devraient contribuer à réduire la pollution, comme par exemple installer des systèmes de désinfection là où il n’y en a pas, comme à Longueuil.

La Fondation Rivières interviendra rapidement auprès de la nouvelle ministre de l’Environnement, madame MarieChantal Chassé, pour faire en sorte que les conditions encadrant les débordements de ce genre soient resserrées et leur pollution justement compensée.

Vidéo : Alain Saladzius se prononce sur le déversement prévu à Longueuil

Communiqué de presse de l’agglomération de Longueuil concernant les travaux prévus

Fiche technique des travaux prévus

Rivière Richelieu : Un rapport dresse un premier portrait régional de la performance des ouvrages d’assainissement municipaux

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Montréal, le 5 avril 2018 – La qualité inquiétante de l’eau de la rivière constatée en juillet 2017 par les canotiers qui ont parcouru la rivière Richelieu lors de l’événement Le Richelieu en 24h a incité la Fondation Rivières à identifier les sources de pollution d’origine municipales. Cette étude, une première à l’échelle d’un bassin versant, a permis de constater que les déversements d’eaux usées demeurent nombreux et que l’absence de planification dans les travaux à réaliser démontre une gestion aléatoire des infrastructures. Le rapport recommande une nouvelle approche pour que les municipalités soient accompagnées dans l’identification et de la résolution des problèmes environnementaux les plus importants au niveau du bassin versant.

La Fondation Rivières a ainsi colligé les données d’exploitation des années 2014 à 2016 pour 31 systèmes d’assainissement, soit 26 sur le Richelieu et cinq sur le Saint-Laurent. Seulement six des 31 systèmes répondent à toutes les exigences, autant à la station d’épuration que dans le réseau de conduites qui transportent les eaux. Des 31 entités municipales invitées par la Fondation Rivières à discuter des résultats, 22 d’entre-elles, soit 71 %, ont participé à une discussion sur les observations et les actions requises au cours des prochaines années afin de diminuer les rejets dans les différents cours d’eau.  Ces données et discussions ont ensuite été interprétées et évaluées afin de dresser un portrait régional synthétique et représentatif des principaux défis en assainissement. Le travail a également permis de constater une certaine anarchie dans le choix des projets et la gestion des subventions qui ne sont pas nécessairement allouées selon des objectifs environnementaux prioritaires. La Fondation Rivières recommande que les organismes de bassins versants soient appelés à jouer un rôle prépondérant dans l’identification des priorités.

Le rapport Évaluation de performance des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux – Bassin versant de la rivière Richelieu et de la zone Saint-Laurent, années 2014 à 2016, est disponible sur le site web de la Fondation.

Pour lire un article du Journal de Montréal, dans lequel certains constats s’appuient sur ce rapport, cliquez ici.

La Fondation Rivières est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’œuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières – tout autant que de la qualité de l’eau.

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Pour informations :

Alain Saladzius, FIC, ing.
Président
514 924-2013
presidence@fondationrivieres.org

Gabriel Cliche, B. Sc. A.
Chargé de projets
514 272-2666 poste 23
campagnes@fondationrivieres.org

Traitement des eaux usées : une centaine de municipalités continuent de déverser dans nos cours d’eau

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flushgate

Une centaine de municipalités peuvent continuer de déverser leurs eaux usées sans traitement et sans aucune conséquence. Pour en savoir plus long sur cette situation troublante, consultez cet article du Devoir :

Le Devoir a mis en ligne la liste des municipalités situées dans l’Est du Québec, au Saguenay / Lac-Saint-Jean et en Abitibi.

Et tel qu’expliqué dans cet autre article, à Sainte-Pétronille, sur l’Ile d’Orléans, c’est même le ministère des Transports qui empêcherait un projet d’assainissement d’aller de l’avant. Entre-temps les eaux usées s’en vont au fleuve…

 

Protégeons la Yamaska

La rivière Yamaska est reconnue comme l’affluent le plus pollué du fleuve St-Laurent. Afin de réhabiliter et de préserver ce cours d’eau, la Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska a lancé une pétition que vous êtes invités à signer et à faire circuler.

 

Séance d’informations gaz de schiste

Invitation de Mobilisation gaz de schiste Mont-Saint-Hilaire – Beloeil

OÙ : Ville de Mont-Saint-Hilaire, 99 rue Centre civique, Pavillon Jordi-Bonnet, salle Nature en mouvement

QUAND : 20 septembre 2010 de 19 h 00 à 22 h 00

OBJECTIF : Informer la population de Mont-Saint-Hilaire, Beloeil et la région des enjeux et de l’impact liés à l’exploration et à l’exploitation des gaz de schiste dans notre région.

INVITÉS :

Monsieur Pierre Batellier, coordonateur Développement durable et responsable pédagogique du DESS Gestion et développement durable, HEC Montréal

Madame Lucie Sauvé, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement, Université du Québec à Montréal

La soirée est ouverte à tous sans frais. Elle sera suivie d’une période de questions et d’échanges.

Pour plus d’information contactez : Pierre Brazeau (450-467-2007)

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