Finalistes - Prix ECO Impact de la communauté

Fondation Rivières, finaliste pour le Prix ECO Impact de la Communauté

On a besoin de vous maintenant!

Fondation Rivières est finalistes pour le prix ÉCO Impact de la Communauté. Ce prix récompense les individus ou les groupes qui ont démontré leur engagement environnemental à travers des initiatives, des projets, des pratiques durables.

Ce prix est décerné par Éco Canada, une organisation qui soutient l’innovation et l’emploi en environnement. C’est la première fois qu’une organisation québécoise est finaliste pour ce prix. C’est un vote populaire qui détermine qui sera le gagnant et nous avons besoin de vous maintenant!

Le grand gagnant sera dévoilé lors de la remise de prix le 3 février prochain.  Pour voir ou revoir notre vidéo de mise en candidature : Candidature Fondation Rivières pour notre première édition de La semaine du Grand Splash en 2021.

Pour voter, cliquez sur le bouton ci-dessous et rendez-vous au bas de la page et assurez-vous de bien sélectionner Fondation Rivières. Comme la compilation est déterminée par adresse courriel, si vous avez plus qu’une, n’hésitez surtout pas à voter plusieurs fois… 🙂

La période de votation fermera le 31 janvier minuit (Heure de l’Alberta).

Pour en savoir plus sur l’expédition de Laura et Yasmine sur la rivière Moisie

Plage Saint-Jérôme

Une plage pour la baignade dans la rivière du Nord?

La rivière du Nord sillonne le centre-ville de Saint-Jérôme sur une dizaine de kilomètres : une véritable oasis de fraîcheur en milieu urbain! Pourtant, même par grande canicule, rares sont les gens qui osent y faire saucette et il n’y a pas de plage publique actuellement. Autrefois très prisée pour la baignade, la réputation de la rivière à la hauteur de Saint-Jérôme est aujourd’hui peu enviable. On sait que le réseau d’égouts de la ville déborde par temps de pluie et contamine la rivière, ce qui rend la baignade sécuritaire impossible.

Par contre, quelques jours après la pluie et les débordements, on pourrait s’attendre à ce que la pollution s’estompe graduellement et que la baignade y soit alors envisageable, quitte à vouloir s’imaginer une plage, et ce de plus en plus avec les étés derniers. Et vous, vous baigneriez-vous dans dans la rivière du Nord? C’est pour mieux répondre à cette question que la Ville de Saint-Jérôme nous a mandaté cet été.

Sur la piste des bactéries

Nos premiers résultats récoltés au site de plage urbaine étudié par la Ville n’étaient pas très encourageants : il y avait clairement des sources de pollution plus haut dans la rivière qui rendaient la baignade impossible. Il allait falloir enquêter! Comment? En suivant la piste des bactéries d’origines fécales de type E. coli!

Pour ce faire, on prélève de l’eau à différents endroits stratégiques le long de la rivière et, quand on voit un pic de bactéries dans nos résultats, on sait qu’on se rapproche de la source. Les analyses scientifiques sont donc notre outil de prédilection dans cette enquête fécale mais je vous avoue que, plus on se rapproche de la source, plus c’est le nez qui prend le relais!

Échantillonnage à la rivière du Nord au site de plage potentielle.
La chasse aux bactéries est ouverte!

Pas de lingettes dans la toilette!

Notre enquête nous a permis de découvrir le genre de désastre que peuvent causer les lingettes nettoyantes jetées aux toilettes. On les utilise beaucoup depuis le début de la pandémie, mais quand elles se retrouvent dans nos réseaux d’égouts, plutôt que de se dégrader comme le papier de toilette, elles s’agglutinent avec les substances graisseuses et deviennent un vrai fléau. En voici un bon exemple, soit une conduite d’égout bouchée qui déborde dans un ruisseau.

Ce genre de blocage est très imprévisible et représente une menace réelle pour la baignade sur une plage et pour la santé de nos rivières. Des appareils de suivi en continu de la qualité de l’eau permettent de les détecter et d’agir rapidement, mais ils sont encore trop peu répandus.

Un drone « sous-marin » près de la plage

Bien sûr, la rivière du Nord n’est pas que brune et nauséabonde. C’est aussi des chutes majestueuses, une végétation luxuriante et une bruine matinale envoûtante. C’est pour vous montrer tout ça que mon collègue Christian et moi sommes allés filmer des images avec un drone il y a quelques semaines.

La matinée avançait bien et j’étais occupé à récolter mes derniers échantillons (en faisant attention à ne pas trop regarder la caméra, question d’avoir l’air naturel). Quand soudainement, un bruissement de feuilles, suivi d’un plouf! Le drone avait été emporté par une bourrasque de vent et s’était embourbé dans une branche d’arbre avant de plonger tout au fond de la rivière, devant nos yeux. Mon collègue vous parlera de cette aventure rocambolesque sous peu…

Philippe vu du drone
Vue du drone quelques instants avant le plongeon fatidique

Pas de plage cette année, mais il y a de l’espoir

L’été 2021 n’était finalement pas du tout propice à la baignade, mais nos résultats auront tout de même permis d’identifier plusieurs sources de pollution dans la rivière du Nord. Quand elles auront toutes été éliminées, on pourra peut-être un jour y ouvrir une plage sans crainte. D’ici là, il y a du boulot! Allez, j’y retourne!

Baignade dans la rivière du Nord vers 1950
Baignade dans la rivière du Nord vers 1950 – Crédit : Société d’histoire de la Rivière-du-Nord
Philippe sur le terrain

Philippe Maisonneuve

Chargé de projet en qualité de l’eau

Signature PM

Pour en savoir plus sur l’expédition de Laura et Yasmine sur la rivière Moisie

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Projets de plages pour la baignade : on se lance à Verdun!

Il a fait chaud cet été. Très chaud. Et il fera encore plus chaud à l’avenir. D’où le besoin de plages sûres pour la baignade, en outre à Verdun!

À la Fondation Rivières, l’accès public à nos cours d’eau est important et l’eau doit être de bonne qualité. Au Québec, la limite recommandée d’E. Coli dans les plages et la baignade est de 200 UFC/100mL. Autrement dit, si nous voulons faire trempette dans une rivière ou un lac, nous voulons être sûrs que la présence de ces bactéries est acceptable, car elles sont un bon indicateur de pathogènes plus dangereux.

Cet été, nous nous sommes associés à plusieurs municipalités et organismes pour mener à bien des projets pilotes visant à étudier la qualité récréative de leurs eaux. Mes collègues et moi avons passé un été chargé et animé à relever les inévitables défis qui accompagnent la mise en œuvre de nouvelles études. La science de terrain réserve toujours des surprises !

Le défi à la plage de Verdun : garder la plage ouverte

À Verdun, la municipalité a déjà travaillé fort pour offrir une belle plage à la population. Et chaque jour, la Ville de Montréal envoie des échantillons d’eau à analyser afin d’assurer votre sécurité. En outre, la plage est fermée à titre préventif jusqu’à 72 heures après une forte pluie, afin d’éviter que les baigneurs n’entrent en contact avec de l’eau potentiellement contaminée suite à un débordement d’eaux usées. Le principal enjeu du protocole actuel est que ces analyses nécessitent un minimum de 24 heures pour être effectuées, ce qui signifie que les conditions de qualité de l’eau sont toujours confirmées des jours plus tard. Évidemment, ce n’est pas optimal.

Cet été, nous avons donc travaillé avec la Ville de Montréal pour améliorer leur surveillance de la qualité de l’eau, qui se heurte actuellement aux limites des échantillons analysés en laboratoire. Des études antérieures réalisées par Polytechnique Montréal ont montré le potentiel d’une analyse en temps quasi réel de la qualité biologique de l’eau pour la baignade à la plage de Verdun en 2018. Grâce à Polytechnique, nous avons eu accès à l’équipement nécessaire pour effectuer ce type d’analyse, une machine appelée ColiMinder qui analyse l’activité enzymatique de l’eau et nous donne une idée de la quantité d’E. Coli présente dans l’échantillon.

En cours de projet, des baigneurs curieux m’ont approché pour me demander ce que nous étions en train de faire. J’aimerais donc prendre un moment pour vous décrire le parcours de ce projet, et notamment, de nos défis !

Chargée de projet et plombière au besoin

Comme c’est souvent le cas avec le travail sur le terrain, nous avons presque immédiatement rencontré un obstacle, car l’ordinateur de la machine a dû être remplacé de manière inattendue. Pendant que nous attendions impatiemment l’arrivée de notre nouvel ordinateur, nous étions sur place pour préparer les autres grandes installations que ce projet nécessitait. Afin de pouvoir mesurer en continu la qualité de l’eau, nous avions besoin d’une alimentation continuelle en eau de la plage à analyser, ce qui signifie que nous avions besoin d’une pompe ! Pour une raison étrange, la pompe initialement choisie pour ce projet s’est envolée des étagères cet été, ce qui nous a causé des retards supplémentaires.

Nous nous sommes coordonnés avec un spécialiste pour l’installation, qui a accepté que je l’accompagne afin que nous puissions retirer et installer la pompe de manière indépendante pour la saison prochaine.

Laissez-moi vous dire que je ne m’attendais pas à me baigner et à trimballer une pompe submersible et des tuyaux dans 3 mètres d’eau!

Mais je me suis lancé à fond, et Roger a pris les circonstances particulières à bras le corps et a réussi à installer notre pompe et à la connecter au conteneur ( à 100 m de la pompe, où notre ColiMinder est rangé en toute sécurité) ! Pour tous les amateurs de baignade qui nous ont vus ce jour-là, nous valions le déplacement.

Installation du ColiMinder
Toute une installation dans le conteneur!

Naturellement, notre dépannage ne pouvait pas s’arrêter là. Vous vous souvenez que j’ai mentionné que la pompe devait fournir de l’eau à notre machine située à 100 m? Le modèle de réserve que nous avions choisi faisait un excellent travail, mais avec un débit impressionnant de 0,3 m3 par minute – ce qui, franchement, est un débit beaucoup trop important pour notre appareil qui nécessite des débits très faibles. J’étais donc de retour à la plage, cette fois-ci en coordination avec le plombier de la ville pour trouver une solution créative à notre problème. Il nous a fallu quelques essais, mais nous avons finalement réussi à modifier les tuyaux du conteneur pour dévier une section du débit de telle sorte que nous avons pu le réduire et brancher notre machine avec succès.

Pompe pour Verdun
Et enfin, la pompe de tous les tracas.

Un projet prometteur pour la baignade à Verdun!

Depuis lors, le ColiMinder prend régulièrement des mesures de l’eau de la plage, ce qui, compte tenu de tous les problèmes rencontrés cet été, est un véritable exploit. Maintenant que nous avons réglé les aspects logistiques du projet, je suis particulièrement enthousiaste quant à la possibilité d’améliorer l’accès et la sécurité à la baignade ! Dès l’année prochaine, nous serons en mesure de confirmer les variations quotidiennes mesurées par le ColiMinder. Cela signifie que nous pourrons analyser un échantillon d’eau en 15 minutes et à la demande, plutôt que de nous fier uniquement aux méthodes traditionnelles qui nous donnent nos résultats plusieurs jours après le fait. Notre objectif ultime est d’optimiser le protocole de surveillance actuel : après tout, nous voulons que vous profitiez au maximum de votre saison estivale dans l’eau !

Pour ma part, malgré un démarrage difficile de nos installations, je ne peux pas me plaindre d’avoir passé de nombreux matins d’été à prendre mon premier café de la journée devant un tel panorama !

Plage de Verdun zone baignade
Plage de Verdun
Lena Szymoniak
Lena sur le terrain

Lena Szymoniak

Chargée de projet en qualité de l’eau (et plombière, apparemment!)

Pour en savoir plus sur l’expédition de Laura et Yasmine sur la rivière Moisie

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Le programme Environnement-Plage procure un faux sentiment de sécurité aux baigneurs

Communiqué de presse – La Fondation Rivières considère le programme Environnement-Plage de surveillance volontaire de la qualité des eaux de baignade comme étant très déficient, voire dangereux, pour la sécurité des baigneurs. Ce programme ne tient pas compte des risques associés à la présence de sources de contamination, il permet des délais trop importants dans l’obtention des résultats et son adhésion, facultative, permet à certains d’éviter l’échantillonnage des eaux. De plus, il ne respecte pas les standards internationaux, le site web porte à confusion et il engendre des coûts injustifiés.