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OPÉRATION CARTE POSTALE, LA SUITE…

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Manifestation pacifique devant le Parlement à Québec entre 12h et 13h30, jeudi 29 avril

Des membres de Chute Libre remettront les cartes postales signées à Mme Nathalie Normandeau, Vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles et de la Faune, jeudi 29 avril vers 13h au Parlement. Ils seront accompagnés de Christian Simard de Nature Québec et de Yann Perreau, chanteur compositeur interprète impliqué dans la protection de nos rivières et membre du C.A. de Fondation Rivières.

Nous espérons votre présence à cet évènement très important dans notre démarche pour la protection de nos chutes et rivières!

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Lettre ouverte envoyée aux médias, 26 mars 2010

Lettre signée par Roy Dupuis, président de Fondation Rivières

Mais à qui profiteraient de nouvelles petites centrales hydroélectriques ?

Hydro-Québec vient de dévoiler une liste de 31 projets de construction de petites centrales hydroélectriques soumis par divers promoteurs et dont la réalisation entraînerait la destruction de sites naturels exceptionnels ainsi que d’importantes répercussions sur les communautés. Le gouvernement Charest a ordonné cet appel d’offres à la société d’État, en dépit des surplus énergétiques considérables dont dispose la province.

Ce nouveau programme permet le harnachement de toutes les chutes du Québec, soit des forces hydrauliques, en tout ou en partie, « du domaine de l’État ». Nous sommes donc en droit de nous attendre à ce que ces projets soient réalisés dans l’intérêt public, puisqu’il s’agit d’un bien collectif. Or, plusieurs groupes de citoyens ont déjà signalé des situations inacceptables à Fondation Rivières. Il est clair que le processus mis en place ne répond pas aux enjeux de transparence, de démocratie, de rentabilité économique et de développement durable. En outre, il fait fi des recommandations de la commission Doyon (1995-1997), contrevient à la Politique nationale de l’eau du gouvernement Landry de 2002 et ne respecte pas la Loi sur le développement durable que le gouvernement Charest a lui-même promulguée.

Selon l’appel d’offres, tous les projets conformes « sont automatiquement retenus » et « font l’objet d’un octroi immédiat » jusqu’à concurrence de 150 mégawatts. Aucune balise environnementale n’est donnée, peu importe que les chutes soient situées dans des parcs réputés, que les projets soient soumis sans consultation préalable, qu’il s’agisse de barrages existants, de promoteurs privés ou occultes, de sites en territoires autochtones ou susceptibles d’être protégés, ou de rivières à saumon.

De plus, lit-on dans le devis, « la soumission est confidentielle » et « tous les documents seront traités de façon confidentielle ». Les citoyens sont ainsi privés de leur droit à l’information préalablement à l’octroi des contrats. Dans le cas de la rivière Franquelin par exemple, le BAPE n’a pas rendu publiques, ni interprété ou validé toutes les informations portées à sa connaissance lors des audiences qu’il a tenues. Les citoyens de Franquelin n’ont  pu, à ce jour, voir le contrat signé avec la firme privée partenaire, connaître le détail du coût et des profits anticipés, juger des mesures d’atténuation possibles des impacts ou discuter des diverses clauses de mise en œuvre du projet.

Toujours dans ce dossier, le promoteur, lui, refuse de hausser le débit réservé de 0,9 m3/s jusqu’au débit réservé requis pour les besoins fauniques de 1,5 m3/s. Pourtant, la commission Doyon, qui avait notamment souligné le manque de planification gouvernementale, avait recommandé que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) fixe et vérifie le débit réservé pour la protection de la faune, le respect de l’apparence des lieux ou la participation aux activités aquatiques, et révise les certificats d’autorisation si les conditions environnementales étaient insuffisantes.

Sont-ce donc les promoteurs qui dictent les exigences environnementales ? Quelle instance fera l’arbitrage, en toute transparence, entre les besoins fauniques et sociaux et les demandes de promoteurs motivés par les profits ?

Le Québec connaît des surplus tels en électricité que la centrale privée de Bécancour, nouvellement construite, a dû cesser ses activités de production à la demande d’Hydro-Québec. Des groupes environnementaux avaient pourtant prévenu le gouvernement du non-sens écologique et économique de cette entreprise. Aujourd’hui, Hydro-Québec se trouve à devoir compenser le propriétaire de la centrale à raison de 150 millions de dollars par année.

Alors pourquoi la société d’État s’engage-t-elle, avec le nouveau programme du gouvernement Charest, à acheter de l’électricité supplémentaire dont elle n’a pas besoin ? Et pourquoi garantit-elle de payer un prix, indexé annuellement, de 7,5 cents par kilowattheure ? Elle renonce ainsi à la concurrence et à la rentabilité, et devient un instrument de subventions pour des promoteurs aguerris qui ont flairé la bonne affaire. Cette façon de faire, utilisée dans les années 1990, a mené à une dérive qu’a décrite la commission Doyon.

Le coût de la gestion de ce programme par Hydro-Québec a-t-il seulement été évalué ? Combien de millions en coûtera-t-il au cours des 20 prochaines années ? Quel montant versera-t-on à la firme Deloitte, appelée en renfort pour représenter la société d’État ? Pourquoi Hydro-Québec ne gère-t-elle pas elle-même cet appel d’offres ?

Ce programme est le troisième à voir le jour depuis les années 1990. Le premier avait entraîné la création de la commission Doyon, qui avait recommandé qu’un bilan soit fait avant de lancer tout autre programme, un bilan qui se fait toujours attendre. Un deuxième programme, en 2002, établissait une liste de trente-six sites (chutes) rendues disponibles aux promoteurs. Le nombre avait par la suite été réduit à quatorze puis à trois, soit les seuls sites où il y avait déjà un barrage. Le gouvernement Landry avait finalement décidé de protéger tous les sites naturels vierges, un changement de cap politiquement courageux.

Nous demandons donc au gouvernement Charest qu’à l’instar de son prédécesseur et dans ce contexte de surplus énergétique et d’électricité à très bas prix, il présente toutes les informations relatives aux besoins réels en électricité et renonce à la multiplication des barrages sur les sites naturels vierges. Hydro-Québec, le BAPE et les ministères doivent, avant toute recommandation et avant tout engagement, respecter les principes de la Loi sur le développement durable. En outre, nous demandons que tous les citoyens aient accès à une information complète et que les décisions soient prises en utilisant le principe de précaution. Rappelons que l’eau, reconnue comme un bien collectif, n’est pas de juridiction exclusive du milieu immédiat. Bien qu’ils soient les premiers touchés par les projets, les intervenants régionaux ne détiennent pas l’exclusivité des droits ou privilèges.

Au cours des prochaines semaines, Fondation Rivières poursuivra la promotion des solutions alternatives émergentes (voir www.avecenergie.org) et soutiendra les citoyens qui s’interrogent sur ces projets, s’inquiètent  ou s’y opposent. Nous faisons appel à tous pour faire la lumière sur ce dossier.

Roy Dupuis, président

Fondation Rivières

Le 26 mars 2010

Conférence de Fondation Rivières

Avec Énergie logo

Campagne Avec Énergie

Mercredi 3 février 2010

18h30 à 21h

Café-Bar de la Cinémathèque québécoise à Montréal

Présenté par Cataléthique, dans le cadre du lancement de leurs rencontres ciné-débat.

Cliquez ici pour lire invitation officielle et coordonnées de l’événement.

Éditorial bâclé ou de mauvaise foi ?

Dans son éditorial du 12 septembre dernier, René Vézina du journal LES AFFAIRES commente la campagne www.avecenergie.org dans un texte intitulé « La dure vérité sur les énergies douces ». Nous traitant de masochistes, monsieur Vézina accuse Fondation Rivières et Nature Québec d’être dans le champ et de « casser les oreilles » avec l’Islande, un pays volcanique.

À l’évidence, monsieur Vézina n’a pas consulté le site Web ni les vidéos de « avecenergie.org ». À moins qu’il ne s’agisse d’une entreprise de désinformation de sa part. Car il nous attribue faussement des affirmations et des exemples qui ne se trouvent nulle part dans nos propositions. Lire la suite et l’éditorial de Les Affaires.

“C’est beau, ça ne coûte rien et ça vous parlera: avecenergie.org”

Le 02 septembre 2009, Yann Perreau, artiste québécois et membre de la Fondation Rivières depuis le début, parle de la campagne AVECÉNERGIE.ORG dans son entrée hebdomadaire du carnet de voyage de la Cyberpresse.

“Je termine en laissant une adresse qu’il vous faut absolument prendre le temps d’explorer. Projet de société,  rassemble des gens qui aspirent à un mode de vie plus conséquent, plus durable.

C’est le projet d’une équipe qui vous sollicite afin de passer le mot à vos contacts, qui vous demande d’être solidaire dans l’aventure afin d’abonner le maximum de citoyens pour réussir, ensemble, à convaincre nos dirigeants d’adhérer à cette vision de changement moderne et nécessaire pour nous tous.

C’est beau, ça ne coûte rien et ça vous parlera.” Yann Perreau

Billet de Yann Perreau.

On parle également de cette campagne révélatrice de solutions pour l’avenir énergétique du Québec sur d’autre sites de nouvelles électroniques :

Radio Canada, Cyberpresse, Canoe, Journal Métro, Les Affaires, Le Devoir, Je m’informe, Rue Frontenac et The Gazette.

Elle est aussi mentionnée  sur les sites de Québec Solidaire, du Parti Vert du QC et de Vision Durable.

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Photo Thérèse Fraysse

WIKI…Quoi?

WIKIVERT! Comment faire, s’est-on demandé à la Fondation Rivières, pour que nos informations, analyses ou mémoires, restent vivants et évoluent avec vos nouvelles informations? Comment faire pour que les citoyens puissent enrichir sans cesse nos analyses, qu’ils apportent leur propre expertise, qu’ils partagent leurs propres trouvailles?  Bref, qu’on évolue ensemble au lieu de rester figé dans le temps et dans une connaissance partielle?

La réponse réside dans le nouveau WIKIVERT que la Fondation Rivières offre à toute la communauté. Nos mémoires s’y trouveront et vous pourrez les compléter. Mais vous pourrez aussi intégrer tous les sujets qui vous tiennent à cœur, qu’il s’agisse de forêts, d’eau potable, de milieux humides, etc. La seule limite du WIKIVERT? Il n’y en a pas! Parce que votre imagination et vos connaissances sont sans limites. Allez Go! Faites vivre le WIKIVERT!

Déjà vous y trouverez nos mémoires Romaine, Rupert et quelques autres.

Tous à … RIVE

Rivière RougeRIVE? La meilleure manière de garder ses rives propres et sans danger de provoquer de vilaines gastros. Le programme RIVE, c’est une traque sans merci aux coliformes et e-coli, effectuée par les citoyens eux-mêmes. RIVE, le Réseau d’Inspection et de Vérification des Eaux, est un programme de surveillance des eaux de surface effectuée par les riverains et les utilisateurs de plans d’eau.

Pas besoin d’être fort en sciences, une simple formation de 3 heures et vous pourrez vérifier vous-même vos eaux de surface. Vous n’avez qu’à ressembler votre groupe et nous contacter.

Surtout, surtout, surtout… RIVE permet de découvrir les pollueurs et de faire cesser les actes de pollution.

Plusieurs États américains financent d’ailleurs un tel programme, comme décrit dans une édition récente du Portland Herald. Mais au Québec, vous vous en doutez, le gouvernement, pour l’instant, y est allergique. Fondation Rivières et  les partenaires comptent exiger du gouvernement  que RIVE soit implanté dès l’été 2010.

Nous vous reviendrons. Nous aurons besoin de vous tous pour que nos élus entendent mieux la demande!