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Ligne de transport d’électricité à Saint-Adolphe-d’Howard

Québec prend bien tardivement de “grands” moyens pour forcer Hydro-Québec à cesser de polluer les cours d’eau sur le tracé de la ligne de transport d’électricité en construction à Saint-Adolphe-d’Howard. L’avis préalable envoyé en décembre dernier détaille en 37 pages les multiples infractions à la Loi sur la qualité de l’environnement qu’a encouru l’entrepreneur lors de ses travaux, sous le nez d’Hydro-Québec, qui surveillait le tout. Et il a fallu que des pressions soient exercées pendant des mois sur le MELCC pour que les premiers gestes soient posés. Tel que souligné par Monsieur Alain Saladzius lors d’une entrevue à CIME FM, comment expliquer de telles bévues par une société d’État qui construit des centaines de kilomètres de lignes électriques chaque année? De tels travaux à proximité de cours d’eau sont pourtant monnaie courante au Québec, pays de rivières. Y a-t-il eu des passes-droit? La simple incompétence ne peut justifier la situation chez une société d’État.

L’ordonnance du MELCC remise à Hydro-Québec aujourd’hui demeure bien timide et fort tardive à la veille de la fonte des neiges qui débutera sous peu, entraînant de fortes pressions sur les sols. Le MELCC devrait assurément imposer des méthodes de travail efficaces pour endiguer la pollution appréhendée de façon imminente. Rappelons les pouvoir du ministre dans ce cas :

Article 114 de la Loi sur la qualité de l’environnement :

Lorsqu’une personne ou une municipalité ne respecte pas une disposition de la présente loi, de l’un de ses règlements, d’une autorisation, d’une ordonnance, d’une approbation, d’une attestation, d’une accréditation ou d’une certification délivrée en vertu de ceux-ci, notamment en réalisant des travaux, constructions, ouvrages ou toute autre activité en contravention de l’un d’eux, le ministre peut, aux conditions qu’il fixe, ordonner à cette personne ou municipalité l’une ou plusieurs des mesures suivantes pour remédier à la situation:

1°  cesser, modifier ou limiter l’exercice de l’activité concernée, dans la mesure qu’il détermine;

2°  diminuer ou cesser le rejet de contaminants dans l’environnement, de même qu’installer ou utiliser tout équipement ou appareil nécessaire à cette fin, le cas échéant;

3°  démolir, en tout ou en partie, les travaux, constructions ou ouvrages concernés;

4°  remettre les lieux, en tout ou en partie, dans l’état où ils étaient avant que ne débutent ces travaux, constructions, ouvrages ou autres activités ou dans un état s’en rapprochant;

5°  mettre en œuvre des mesures compensatoires;

6°  prendre toute autre mesure que le ministre estime nécessaire pour corriger la situation.

Le ministre peut également, lorsqu’il l’estime nécessaire pour assurer la surveillance de la qualité de l’environnement, ordonner au propriétaire, au locataire ou à tout autre responsable d’un lieu où se trouve une source de contamination d’installer, dans les délais et à l’endroit qu’il désigne, toute catégorie ou type d’équipements ou d’appareils aux fins de mesurer la concentration, la qualité ou la quantité de tout contaminant et obliger le responsable à transmettre les données recueillies selon les modalités qu’il détermine.

Le ministre peut en outre ordonner au propriétaire, au locataire ou à tout autre responsable d’un lieu où se trouve une source de contamination d’installer les ouvrages qu’il juge nécessaires, dans les délais et à l’endroit qu’il désigne, pour lui permettre le prélèvement d’échantillons, l’analyse de toute source de contamination ou l’installation de tout équipement ou appareil décrit au deuxième alinéa et l’obliger à transmettre les données recueillies selon les modalités qu’il détermine.

Bref historique :

Dépôt de l’avis d’ordonnance (décembre 2018)
Article du Devoir
Article de CIME FM

Dépôt de l’ordonnance (février 2019)
Article du Devoir
Article de CIME FM
Annonce en direct du Ministre Charette (Facebook)
Communiqué de presse officiel du MELCC

Rivière Magpie: il faut créer une aire protégée

 

Il y a quelques semaines, la SNAP Québec (Société pour la nature et les parcs du Canada) a organisé une manifestation éclair qui a eu un dénouement inespéré : un représentant d’Hydro-Québec est venu déclarer aux participants qu’il n’y avait plus de projet de barrage sur la rivière Magpie.

Maintenant que le dernier obstacle est levé, le gouvernement a toutes les cartes en main pour créer une aire protégée légalement reconnue. Il est donc important de signer et partager cette pétition pour protéger cette rivière exceptionnelle, reconnue mondialement, et que l’on a eu le plaisir de descendre avec Robert Kennedy jr en 2004 pour la faire connaître.

Sauvons la Magpie!

Soirée Rivières du 25 septembre 2017

RAPPEL

Notre prochaine Soirée Rivières –  Diffusion du documentaire:

Castor inc.

Lundi 25 septembre 2017 à 19h30 au bar:

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980 Rachel est à Montréal (près de Christophe-Colomb)

Ce documentaire choc déboulonne le mythe de l’hydroélectricité “verte” véhiculé par le gouvernement.  Le réalisateur Jean-François Vallée sera sur place pour commenter et répondre aux questions.

Bande annonce

Événement Facebook – Soirée Rivières no 3 – Castor inc. 

Notre prochaine Soirée Rivières : Lundi 25 septembre 2017

à 19h30 au bar

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980 Rachel est à Montréal (près de Christophe-Colomb)

http://barlaquincaillerie.tumblr.com/

Présentation du documentaire choc:

Castor inc.

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Hypothéquée par quatre barrages, la rivière Péribonka a payé cher son tribut au développement hydroélectrique, public comme privé. Sensible à ce fait, Jean-François Vallée a investi son temps et son argent personnel pour en illustrer les impacts environnementaux, économiques et sociaux. Ces impacts sont mis en perspective avec ce qu’on a surnommé « La tragédie du Lac-Saint-Jean », soit son ennoiement en 1926 par la compagnie Alcan, qui l’a transformé en réservoir. On y relate également le combat victorieux mené au début des années 1990 par un comité fort de 12 000 membres opposés à un avant-projet de quatre barrages qui menaçaient alors la rivière Ashuapmushuan, principal affluent du Lac-Saint-Jean.

Ce film percutant illustre aussi les conséquences des dérivations des rivières Manouane, Sault-aux-Cochons et Portneuf vers le réservoir Pipmuacan.  Le sujet demeure d’actualité au moment où le gouvernement du Québec maintien sa volonté de construire de nouveaux projets hydroélectriques dans son dernier plan d’action dans le secteur énergétique.

Cette soirée bénéfice est au profit de la Fondation et nous demandons une contribution volontaire.

Lien vers la bande-annonce .

Lien vers la page Facebook du film .

Cet événement organisé par la Fondation Rivières est commandité par la Caisse du Plateau-Mont-Royal

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Exporter nos surplus d’électricité aux États-Unis : un pari toujours gagnant pour le Québec?

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Invitation à un panel d’experts en énergie: le lundi 29 mai à 12 h 15, à la Maison du développement durable.  Ce panel est organisé par la coalition SOS mont Hereford et le Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEÉ).

Les panélistes se pencheront sur les questions suivantes:

Le contexte énergétique est-il encore favorable à l’exportation d’énergie?

Les coûts sociaux et environnementaux des projets d’Hydro-Québec sont-ils internalisés ?

Le Québec pourrait-il tirer son épingle du jeu grâce à l’exemplarité de ses projets d’exportation?

Le projet Northern Pass passe-t-il le test de la rentabilité et de l’énergie verte ?

LIEU: Maison du développement durable à la Salle du Parc, 50, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal.

QUAND? Le lundi 29 mai à 12 h 15

PANÉLISTES INVITÉS:

Jean-Pierre Finet, expert en efficacité énergétique au Québec, au Canada et sur la scène internationale. Il a œuvré au sein de Power Smart à Vancouver, et a dirigé le Fonds en efficacité énergétique. Il est actuellement analyste au ROEÉ.

 

 Philip Raphals, co-fondateur et directeur général du Centre Hélios, expert des politiques énergétiques viables et président du Comité aviseur sur les énergies renouvelables du Low Impact Hydropower Institute (LIHI), aux États-Unis.

Le ROEÉ invite la Régie de l’énergie à la prudence face aux demandes politiques du ministre Arcand

Crédit photo : Ronald Raymond

Crédit photo : Ronald Raymond

La Régie de l’énergie a récemment tenu des audiences relatives à une demande du ministre Arcand concernant des mesures susceptibles d’améliorer les pratiques tarifaires dans le domaine de l’électricité et du gaz naturel.   Le ROEÉ (Regroupement des organismes environnementaux en énergie), dont fait partie la Fondation Rivières, a produit une analyse exhaustive et un bilan de sa participation à ces audiences sous forme de communiqué.  Selon le ROEÉ, la Régie devrait en outre profiter de cette occasion pour recommander au Ministre de réglementer Hydro-Québec dans ses activités de production.

Les tarifs d’énergie et la commande politique du ministre Arcand

Mémoire du ROEÉ

 

 

Réplique à Hydro-Québec : La Fondation Rivières éclaire des lanternes

crédit photo : radio-canada.caPhoto : radio-canada.ca

La Fondation Rivières tient à offrir une réponse à la réplique d’Hydro-Québec concernant notre position sur la Stratégie Canadienne de développement à faible émission de GES, publiées dans Le Devoir, les 16 et 9 décembre 2016, respectivement. Dans sa réplique, Monsieur Tremblay souligne qu’il est « faux d’affirmer que les réservoirs d’Hydro-Québec […] émettent de grandes quantités [de GES] » et que, en raison de notre situation boréale, les émissions de CO2 et de méthane sont plus faibles qu’en milieu tropical.

Soit, on peut comparer des pommes et des oranges et parler des milieux tropicaux. Il n’en demeure pas moins réel que, du propre aveu de M. Tremblay, il y a des émissions de GES provenant des territoires inondés par Hydro-Québec et que, par conséquent, il est faux pour le gouvernement fédéral d’affirmer que « le Canada a déjà l’un des réseaux d’électricité les plus propres du monde, avec plus de 80 % de l’électricité générée de sources qui ne produisent pas de gaz à effet de serre comme les technologies hydroélectrique, éolienne, solaire et nucléaire ».

Monsieur Tremblay ne sera pas sans savoir qu’une nouvelle étude (Deemer et al., BioScience, 2016) indique que les émissions, notamment de méthane, provenant des réservoirs hydroélectriques pourraient être largement sous-estimés et pourraient constituer 1,3% de l’ensemble des émissions de GES à l’échelle mondiale. L’information a d’ailleurs été reprise par le Washington Post et le Globe and Mail. Il ne sera pas non plus sans savoir que, à nos latitudes, les grandes étendues d’eau dont la profondeur est importante (ce qui est généralement le cas des réservoirs d’Hydro-Québec) montrent une thermocline relativement stable. Cette stabilité fait en sorte que l’eau au fond des réservoirs est très peu oxygénée ce qui rend le milieu propice à la production de méthane.

Parallèlement, si effectivement les coûts de production prévus de la Romaine sont d’environ 6,0 ¢/kWh, nous demandons à ce qu’Hydro-Québec en fasse la démonstration. En effet, aucune donnée vérifiée, ayant fait l’objet d’un audit, n’a été rendue publique par la société d’État. Toujours est-il que le coût d’achat de l’électricité produite par les mini-centrales, lui, est connu et a été fixé à 10,1 ¢/kWh en 2022 par le gouvernement provincial, avec une indexation annuelle.

Par ailleurs, comme il l’est si bien présenté dans sa mise en en lumière sur les GES, « Toute production énergétique a une empreinte carbonique. » Or, le meilleure moyen de ne pas produire de GES est donc de ne pas produire d’énergie, et dans la situation actuelle (et future à court terme), le Québec nage dans des surplus d’électricité. Toute nouvelle production hydroélectrique sera donc une source de GES inutile, d’où l’importance de miser de manière beaucoup plus importante sur l’efficacité énergétique.

Enfin, si la mission d’Hydro-Québec est désormais de « contribuer […] aux finances du Québec », elle ne doit pas le faire au détriment de l’environnement. Et les adeptes de la méthode scientifique évalueront certainement que de référer à des études scientifiques, que l’on a produites soi-même et financées par son employeur, manque de rigueur.

Alexandre Joly
Chargé de projets – Responsable de la recherche scientifique
Fondation Rivières

Donner aux compagnies et faire payer la population!

Photo: Radio-CanadaC’est le constat auquel nous en venons lorsque nous voyons le gouvernement octroyer à nouveau des blocs d’électricité au tarif L (4,5 cents/kWh) à la compagnie Alcoa. Le ministre Sam Hamad a même confirmé qu’il est fort probable que les tarifs d’électricité pour le secteur résidentiel augmentent pour financer cet accord qui fera perdre de l’argent à Hydro-Québec. Pourquoi donc signer un tel accord alors qu’aucun emploi permanent ne sera créé?

Visionnez l’excellent reportage de Radio-Canada

Lisez les nouvelles:

Radio-Canada
La Presse
Le Soleil
Les affaires
TVA-Argent

 

Ciné-débat: Indépendance énergétique

Projection de “Chercher le courant” et discussion sur l’indépendance énergétique du Québec avec Denis McCreaddy (producteur), Daniel Breton (MCN21) et Martine Ouellet (député).

Mardi 11 octobre à 18h

Au Café des Arts, local J-6170, pav. Judith Jasmin (UQAM)

Événement Facebook

Réplique à la Fédération des chambres de commerce

L’opinion biaisée de la présidente

Depuis une semaine, une lettre de la présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a été publiée à plusieurs reprises dans les différents médias de la province. Après plusieurs tentatives et coupures, notre réplique est maintenant dans LaPresse. Vous pourrez donc y constater que si Mme Bertrand a le culot de dire que nous ne connaissons rien en hydroélectricité, son opinion n’en est pas moins biaisée, considérant les dons généreux que les chambres de commerce et la FCCQ ont reçu depuis 3 ans de la part d’Hydro-Québec.

Il est également intéressant d’apprendre que plusieurs membres des chambres de commerce de la province ont témoigné de leur insatisfaction face au manque de représentativité des prises de paroles de la présidente.

Rappelons que la FCCQ s’est positionné en faveur de nombreux projets controversés comme l’exploitation des gaz de schiste, la construction de la centrale Le Suroît et le projet méthanier Rabaska, tous des projets qui sont rejetés par la population.

Lisez la lettre ouverte paru dans LaPresse

Lisez la lettre ouverte complète

Écoutez le professeur en économie M. Bernard confirmer que la Romaine ne sera pas rentable