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L’efficacité énergétique: LE CHOIX QUI S’IMPOSE

Lettre ouverte
Pour diffusion immédiate

L’efficacité énergétique:
LE CHOIX QUI S’IMPOSE
Montréal, 21 mars 2019

Monsieur Legault,

À titre de citoyens et chefs de file en énergie et en environnement de la société civile, nous souhaitons vous interpeler afin que soit priorisée l’efficacité énergétique.

Vous rêvez de barrages, ces ouvrages qui ont construit le Québec moderne, nous aimerions vous convaincre de rêver plutôt efficacité énergétique et de travailler à construire la prochaine grande fierté du Québec. Nous vous assurons de notre collaboration pour fournir une réponse verte et pratique. Par ailleurs, nous soulignons que nous sommes préoccupés, comme vous, par le devoir de s’assurer que les dépenses en efficacité énergétique produisent les résultats escomptés.

L’efficacité énergétique est moins chère, plus durable, plus porteuse et plus agile que le développement de petits ou de grands barrages et la multiplication d’énormes lignes de transport dans les régions et paysages agricoles, récréotouristiques et naturels. Elle permet en plus la création durable de la richesse, d’emplois stables, payants et à long terme, elle est le choix qui s’impose.

En ce premier mandat, la pression environnementale est forte, et celle de marquer votre époque du sceau du changement l’est tout autant. Faites d’une pierre deux coups : travaillez à la réduction de la consommation énergétique des Québécois tout en augmentant la performance de notre économie et notre niveau de vie et bénéficiez d’un surplus trois fois plus rentable que la production du barrage La Romaine. À l’heure actuelle, l’électricité que nous évitons de consommer est moins chère que tout autre nouveau projet, il s’agit donc du choix qui maximisera le bénéfice réalisé sur nos exportations.

Nous représentons des groupes environnementaux qui, depuis 1997, s’unissent sous la bannière du Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEÉ) afin de défendre l’environnement dans les enjeux énergétiques. Ensemble, nous réunissons plus de 62 000 membres et sympathisants. Nous souhaitons un Québec faible en carbone et fort d’une planification intégrée de ses ressources, et priorisons la réduction de la consommation énergétique à toute production, même de source renouvelable. De plus, nous militons pour une régulation transparente, rigoureuse et publique par la Régie de l’énergie.

Monsieur Legault, nous vous invitons à marquer votre époque avec audace et vision, en priorisant l’efficacité énergétique à toute forme de nouvelle production d’énergie, et en faisant du Québec un chef de file d’une économie résolument tournée vers l’avenir. Nous profitons aussi de l’occasion pour vous rappeler la valeur de nos milieux naturels, bien au-delà des calculs économiques de court terme.

Signataires :
Christian Simard, directeur général, Nature Québec
Alain Saladzius, président, Fondation Rivières
Marianne Papillon, présidente, Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE)
Emmanuel Cosgrove, directeur général, Écohabitation
Gordon Edwards, président, Regroupement pour la surveillance du nucléaire
Jean Plamondon, président, Fédération québécoise du canot et du kayak (FQCK)
Bruno Detuncq, coordonnateur région Montréal, Regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec (RVHQ)

c. c. :
Monsieur Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles
Monsieur Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Pour renseignements:
Laurence Leduc-Primeau, coordonnatrice du regroupement 514 699-9664
coordo.roee@gmail.com

Réplique à Hydro-Québec : La Fondation Rivières éclaire des lanternes

crédit photo : radio-canada.caPhoto : radio-canada.ca

La Fondation Rivières tient à offrir une réponse à la réplique d’Hydro-Québec concernant notre position sur la Stratégie Canadienne de développement à faible émission de GES, publiées dans Le Devoir, les 16 et 9 décembre 2016, respectivement. Dans sa réplique, Monsieur Tremblay souligne qu’il est « faux d’affirmer que les réservoirs d’Hydro-Québec […] émettent de grandes quantités [de GES] » et que, en raison de notre situation boréale, les émissions de CO2 et de méthane sont plus faibles qu’en milieu tropical.

Soit, on peut comparer des pommes et des oranges et parler des milieux tropicaux. Il n’en demeure pas moins réel que, du propre aveu de M. Tremblay, il y a des émissions de GES provenant des territoires inondés par Hydro-Québec et que, par conséquent, il est faux pour le gouvernement fédéral d’affirmer que « le Canada a déjà l’un des réseaux d’électricité les plus propres du monde, avec plus de 80 % de l’électricité générée de sources qui ne produisent pas de gaz à effet de serre comme les technologies hydroélectrique, éolienne, solaire et nucléaire ».

Monsieur Tremblay ne sera pas sans savoir qu’une nouvelle étude (Deemer et al., BioScience, 2016) indique que les émissions, notamment de méthane, provenant des réservoirs hydroélectriques pourraient être largement sous-estimés et pourraient constituer 1,3% de l’ensemble des émissions de GES à l’échelle mondiale. L’information a d’ailleurs été reprise par le Washington Post et le Globe and Mail. Il ne sera pas non plus sans savoir que, à nos latitudes, les grandes étendues d’eau dont la profondeur est importante (ce qui est généralement le cas des réservoirs d’Hydro-Québec) montrent une thermocline relativement stable. Cette stabilité fait en sorte que l’eau au fond des réservoirs est très peu oxygénée ce qui rend le milieu propice à la production de méthane.

Parallèlement, si effectivement les coûts de production prévus de la Romaine sont d’environ 6,0 ¢/kWh, nous demandons à ce qu’Hydro-Québec en fasse la démonstration. En effet, aucune donnée vérifiée, ayant fait l’objet d’un audit, n’a été rendue publique par la société d’État. Toujours est-il que le coût d’achat de l’électricité produite par les mini-centrales, lui, est connu et a été fixé à 10,1 ¢/kWh en 2022 par le gouvernement provincial, avec une indexation annuelle.

Par ailleurs, comme il l’est si bien présenté dans sa mise en en lumière sur les GES, « Toute production énergétique a une empreinte carbonique. » Or, le meilleure moyen de ne pas produire de GES est donc de ne pas produire d’énergie, et dans la situation actuelle (et future à court terme), le Québec nage dans des surplus d’électricité. Toute nouvelle production hydroélectrique sera donc une source de GES inutile, d’où l’importance de miser de manière beaucoup plus importante sur l’efficacité énergétique.

Enfin, si la mission d’Hydro-Québec est désormais de « contribuer […] aux finances du Québec », elle ne doit pas le faire au détriment de l’environnement. Et les adeptes de la méthode scientifique évalueront certainement que de référer à des études scientifiques, que l’on a produites soi-même et financées par son employeur, manque de rigueur.

Alexandre Joly
Chargé de projets – Responsable de la recherche scientifique
Fondation Rivières

Réplique à la Fédération des chambres de commerce

L’opinion biaisée de la présidente

Depuis une semaine, une lettre de la présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a été publiée à plusieurs reprises dans les différents médias de la province. Après plusieurs tentatives et coupures, notre réplique est maintenant dans LaPresse. Vous pourrez donc y constater que si Mme Bertrand a le culot de dire que nous ne connaissons rien en hydroélectricité, son opinion n’en est pas moins biaisée, considérant les dons généreux que les chambres de commerce et la FCCQ ont reçu depuis 3 ans de la part d’Hydro-Québec.

Il est également intéressant d’apprendre que plusieurs membres des chambres de commerce de la province ont témoigné de leur insatisfaction face au manque de représentativité des prises de paroles de la présidente.

Rappelons que la FCCQ s’est positionné en faveur de nombreux projets controversés comme l’exploitation des gaz de schiste, la construction de la centrale Le Suroît et le projet méthanier Rabaska, tous des projets qui sont rejetés par la population.

Lisez la lettre ouverte paru dans LaPresse

Lisez la lettre ouverte complète

Écoutez le professeur en économie M. Bernard confirmer que la Romaine ne sera pas rentable

 

Réplique de Chercher le courant

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Depuis la fin juin, Hydro-Québec a mis en ligne des vidéos qui véhiculent de fausses informations. On y voit des employés d’HQ “répondre aux informations” du documentaire Chercher le courant et parler positivement de l’hydroélectricité, seule source d’avenir (!).

Avec des arguments très minces et peu détaillés, on y apprend, entre autres, qu’il serait trop dispendieux de construire un parc éolien sur le site de La Romaine en raison des coûts de raccordement au réseau électrique. On peut se demander alors comment feront-ils pour raccorder les 4 barrages de La Romaine qui seront construits au même endroit?

L’équipe de Chercher le courant a répliqué par une lettre aux insinuations trompeuses en demandant à Hydro-Québec de rétablir les faits. Cette lettre est accompagnée d’une
liste exhaustive d’inexactitudes et faussetés.
Visitez la page d’accueil de Chercher le courant pour en savoir plus.

Appuyez une réforme de la gestion des dossiers d’énergie et la protection de la rivière Romaine en signant la pétition déposée sur le site de l’Assemblée nationale.
Visitez la section Pétition pour en savoir plus.

Une information à diffuser dans vos milieux!

 Since the end of june, Hydro-Quebec posted  videos that convey false informations. We can see employees “replying to the informations” of the documentary Seeking the current and talking positively about hydroelectricity as the only energy for the future(!).

With few weak arguments, we can learn that it would be too expensive to construct a wind farm on the actual site of La Romaine because of the costs of grid connection. So we can ask how they will connect the 4 dams they are constructing at the same place?

The team of Seeking the current replied with a letter to the misleading insinuations by asking Hydro-Quebec to get the facts straight. This letter was accompanied by an
exhaustive list of the inaccuracies and falsehoods.
Visit the home page of Seeking the current to learn more. (french only)

Ask for a reform of the energy management and for the protection of the Romaine river by
signing the petition submitted at the Assemblee nationale.
Visit the Petition section to learn more.

Please ciculate those informations!

 

Hydro-Québec : Des exportations qui coûtent cher

Agence QMI

En raison d’une chute du prix de l’électricité, les nombreux projets en chantier d’Hydro-Québec risquent d’être passablement moins rentables que prévu, voire pas du tout, ce qui pourrait coûter cher aux Québécois.

La société d’État, qui planifie exporter vers les États-Unis, le fera probablement à perte. (Lire la suite)

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Voir également reportage de la télévision de TVA

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Chercher le Courant, bientôt dans une salle près de chez-vous!


Travaux sur la rivière Romaine…Menacés?!

Fraude avouée, chantiers paralysés ?

La condamnation de Constructions Louisbourg et de Simard-Beaudry pourrait avoir un impact majeur

La condamnation hier pour fraude fiscale de Constructions Louisbourg et Simard-Beaudry Construction, deux entreprises qui appartiennent à l’homme d’affaires Tony Accurso, pourrait avoir des conséquences importantes sur les chantiers de la province. Plusieurs travaux majeurs, notamment le barrage d’Hydro-Québec de La Romaine et le Centre universitaire de santé McGill, pourraient devoir cesser pendant un certain temps.

Lire la suite de cet article du Devoir/ 8 décembre 2010

“Si vous payez un compte d’électricité, vous devez voir ce film!”

Chercher le courant, de Nicolas Boisclair et Alexis de Gheldere, avec Roy Dupuis.

Les dernières images de la rivière Romaine à l’état sauvage au terme d’une expédition de plus de 700 kilomètres…avant la mise en chantier de quatre mégabarrages. Les deux cinéastes nous proposent également des alternatives à l’hydroélectricité.

Aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal

– 13 Novembre à 19h, Grande Bibliothèque

– 16 Novembre, 21h15, Cinéma ONF

ChercherleCourantAffiche

Écosystèmes québécois en danger!

Des faiblesses dans la gestion de l’eau mettent en danger les écosystèmes québécois…

Lire l’article de Louis-Gilles Francoeur/le Devoir/17 juillet 2010

Journée Internationale d’action pour les rivières, 14 mars 2010

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Fondation Rivières tient à souligner cet événement annuel coordonné par l’organisme International Rivers.

Différentes actions auront  lieu un peu partout dans le monde.

Ici, profitons-en pour rendre hommage à nos merveilleux cours d’eau ainsi qu’à l’immensité de notre territoire…Et pourquoi pas tirer avantage de ce printemps hâtif pour aller pagayer, marcher, sourire et respirer…SUR ou AUX ABORDS de nos sauvages rivières!

La dénonciation des projets de barrages et de harnachement des rivières reprendra de plus bel la semaine prochaine! Dossier à suivre….

Depuis 1997, cette journée mondiale d’action contre les barrages et pour les rivières, l’eau et la vie, nouvellement appelée “Journée Internationale d’action pour les rivières” est célébrée sur tous les continents. Elle a été lancée lors de la Conférence internationale des Personnes affectées par les Barrages qui s’est tenue à Curitiba au Brésil, par ses cofondateurs: International Rivers (IRN), European Rivers Network (ERN), Mouvement brésilien contre les barrages (MAB), India’s Save the Narmada Movement (NBA), Chile’s Biobio Action Group (GABB).

Source: European Rivers Network

Diaporama

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