2019-07-30 Grand Splash8

La Société immobilière du Canada doit se rendre à l’évidence: il faut intégrer une aire de baignade dans le Vieux-Port de Montréal

MONTRÉAL, le 20 mai 2021  – La Fondation Rivières se réjouit que la Ville de Montréal ait retenu le projet d’un bain portuaire accessible au centre-ville de Montréal dans son Plan nature et sport. Et le meilleur endroit où l’implanter est dans le bassin Jacques-Cartier dans le Vieux-Port de Montréal: l’eau y est pratiquement toujours propre et l’accès sécuritaire.

Or la Société immobilière du Canada, gestionnaire de la Société du Vieux-Port de Montréal, n’a pas l’intention d’intégrer des aires de baignade. Nous avons donc demandé une rencontre auprès de la ministre Anita Anand, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et de Marc Miller, député de Ville-Marie-Le Sud-Ouest-Île-des-Soeurs, afin de leur démontrer l’importance d’ouvrir un tel accès aux citoyens dans le Vieux-Port.

C’est l’endroit où se déroule le traditionnel Grand Splash annuel organisé par des citoyens depuis 16 ans. La Fondation Rivières organisera de nouveau un événement Grand Splash au début juillet dans le bassin Jacques-Cartier, afin de revendiquer le droit des citoyens à un accès public à l’eau, d’autant plus important que cet endroit est situé à proximité des quartiers les plus populeux, et constituerait un atout majeur au développement touristique de Montréal.

Le centre-ville de Montréal ne sera plus jamais le même. Il doit changer et offrir un milieu de vie de qualité pour les résidents. Un centre-ville tout en bureaux, c’est terminé. On parle de relance économique à Montréal, quoi de plus simple que d’aménager un espace de baignade accessible à tous et surtout à ses résidants. Pendant qu’à Montréal, on n’a que la plage de VerdunToronto dispose de pas moins d’une dizaine qui sont accessibles à quelques minutes du centre-ville.

Par ailleurs, on applaudit la décision de la VIlle d’aménager un parc récréotouristique riverain à Lachine, auquel d’ailleurs une aire de baignade devrait s’y greffer d’autant que la qualité de l’eau y est généralement excellente. On note d’autre part que la vocation des sites Plage de l’Est et Promenade Bellerive ne sont pas retenus pour un accès à l’eau. On encourage la Ville de Montréal à poursuivre l’évaluation du potentiel de baignade à ces endroits, les seuls situés dans l’Est de Montréal.

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Pour informations :

André Bélanger, directeur général
514 295-1194
direction@fondationrivieres.org

Lien vert le Plan nature et sport : https://portail-m4s.s3.montreal.ca/pdf/plan_nature_et_sports_0.pdf

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Gestion de l’eau au Québec La Fondation Rivières et Eau Secours lancent le portail web Eauenpéril.net

La Fondation Rivières et l’organisme Eau Secours, en collaboration avec des étudiants à la maîtrise en environnement de l’Université de Sherbrooke, lancent un nouveau portail Web sur la gestion de l’eau au Québec. La population est d’ailleurs invitée à participer à l’amélioration et à la mise à jour du portail afin que cet outil soit le plus complet et à jour possible.

Le portail Eau en péril est un site d’archivage d’articles médiatiques et d’informations gouvernementales et universitaires en lien avec les problématiques de la gestion de l’eau au Québec. Ce répertoire – non exhaustif – inclut des données dont l’objectif n’est pas de tracer un portrait de la qualité de l’eau, mais bien de répertorier des faits récents et historiques tant au niveau de la gouvernance, des déversements, de la contamination, de la privatisation, de la commercialisation, de l’accessibilité que de la destruction des milieux humides.

Avec cette initiative, la Fondation Rivières et Eau Secours souhaitent sensibiliser la population et les décideurs quant aux chocs répétés que subissent les plans d’eau et la ressource hydrique en général depuis des décennies. Pour André Bélanger de la Fondation Rivières « C’est par devoir de mémoire que nous avons pris la décision de mettre en œuvre ce projet. Par exemple, savez-vous quand et combien de fois il y a eu des déversements dans les rivières Richelieu, des Outaouais ou Yamaska? Bien sûr que non, car ces informations n’existent pas. Réunir sous une même bannière un maximum d’informations, c’est ce que nous visons et grâce à la contribution citoyenne, nous allons y parvenir ».

La gestion de l’eau ne se limite cependant pas uniquement à la qualité de l’eau des rivières. « En plus de la qualité de l’eau, la ressource doit demeurer accessible et suffisante à nos besoins de demain. La privatisation, la commercialisation, la contamination et les prélèvements abusifs nuisent à cet accès. Combien existe-il d’usines d’eau embouteillée? Combien de cas de contamination de sources d’eau potable ont été recensés au Québec, Et les avis d’ébullition qui durent depuis plusieurs mois, voire années? Avons-nous une idée de la superficie de milieux humides détruits dans chaque région administrative dans les dernières années? C’est aussi ça, Eau en péril. » tenait également à ajouter Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours.

Les organismes rappellent que si un cas particulier n’est pas présent dans le portait, c’est normal. Eau en péril est un travail collaboratif et vivant auquel la population est invitée à contribuer. Les témoins d’un événement peuvent faire parvenir les informations en remplissant le formulaire prévu à cet effet sur le site Eauenpéril.net

Pour informations :

Geneviève Tardy, responsable des communications

514 424-3556

communications@fondationrivieres.org

Mathieu Langlois, responsable des communications

514 588-5608

communications@eausecours.org

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Exclue du Forum d’action sur l’eau : La Fondation Rivières lance un 1er défi aux membres du comité

Le 18 février 2021, le ministre de l’Environnement et la Lutte aux changements climatiques, M. Benoit Charette a rendu publique la composition du nouveau Forum d’action sur l’eau. Rappelons que cette nouvelle instance a été créée en remplacement du Conseil québécois de l’eau annoncé par le gouvernement libéral en 2018, comité sur lequel la Fondation Rivières avait été invitée à siéger à titre d’organisme citoyen. Maintenant que la voix citoyenne n’a plus sa place au sein du Forum d’action sur l’eau, la Fondation Rivières lance un premier défi à l’ensemble des membres du comité qui se réuniront pour la première fois mardi le 16 mars 2021 :     

« Faire en sorte que les travaux d’infrastructures vertes soient pleinement reconnus et financés »

Tous les experts dans la gestion des eaux s’entendent sur l’importance d’investir dans les infrastructures vertes pour mieux gérer les eaux pluviales. Ces infrastructures constituent une solution de premier plan aux quelque 60 000 déversements annuels d’eaux usées non-traitées au Québec, tout en permettant, entre autres, d’éviter la pollution acheminée aux cours d’eau par les eaux pluviales contaminées et de recharger la nappe phréatique. Des infrastructures vertes peuvent être réalisées selon des techniques éprouvées qui sont d’ailleurs minutieusement décrites dans le Guide de gestion des eaux pluviales produit il y a 10 ans par le ministère de l’Environnement.

Or, les trois principaux outils de financement gouvernementaux pour de telles infrastructures ne reconnaissent pas ce type de projets. Les travaux permis ciblent uniquement les constructions habituelles (égouts, aqueduc, systèmes de traitement), tant pour le programme Taxe d’accise sur l’essence et de la contribution du Québec (TECQ) avec une enveloppe de 3,4 G$, que le Fonds pour l’infrastructure municipale d’eau (FIMEAU) avec 1,5 G$ et que le Programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU) avec 773 M$. Les municipalités se voient donc privées de financement pour faire les meilleurs choix afin d’améliorer la gestion de leurs eaux pluviales. Rappelons que l’intensité des événements de pluie augmente avec les changements climatiques. Pourtant les infrastructures vertes sont éprouvées et reconnues, tout autant que les approches traditionnelles. 

Ces lacunes ont été adressées en décembre 2020 à Mme Catherine McKenna, ministre responsable de l’Infrastructure et des Collectivités au gouvernement fédéral en matière d’infrastructures vertes, puisque le fédéral est maintenant le principal contributeur financier aux travaux d’infrastructures. Lors de l’annonce de 280 projets retenus dans programme de subventions FIMEAU le 20 août 2020, Mme McKenna a référé abondamment au concept d’infrastructures vertes alors qu’aucun des projets retenus n’incluait de tels aménagements. En guise de réponse, la ministre a essentiellement rappelé que « le Québec est responsable de soumettre les projets qui cadrent avec les retombées susmentionnées à la lumière de ses besoins et des priorités énoncées notamment dans le Plan québécois des infrastructures. »

La Fondation Rivières a donc interpellé les ministres québécois des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) du Québec, Mme Andrée Laforest et de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MELCC), M. Benoit Charette, pour que soient modifiées les règles afin de pleinement reconnaître immédiatement les infrastructures vertes. Ce sont d’ailleurs des ingénieurs et autres professionnels spécialistes de ces deux ministères qui ont produit le guide de conception des ouvrages et les mêmes ministères qui financent les organismes pour en faire la promotion ! 

Le président de la Fondation Rivières, M. Alain Saladzius, indique que « notre demande aux ministres québécois ne requiert aucun ajout budgétaire. Il s’agit simplement de permettre immédiatement la réalisation d’infrastructures vertes, tout autant que la pose de tuyaux d’égouts pluviaux, et ce dans la programmation TECQ 2019-2023 et FIMEAU 2022. Faute d’avoir obtenu réponse des ministres à nos lettres, nous soumettons le dossier à chacun des membres du Forum d’action sur l’eau afin que le dossier y soit enfin réglé. Nous sommes convaincus que les représentants du monde municipal, de l’environnement et des scientifiques porteront toute l’attention nécessaire à ce dossier, et qu’enfin les municipalités n’auront plus à écarter de meilleurs choix, au bénéfice de tous. ».

Mission de la Fondation Rivières

Depuis sa création le 26 novembre 2002, la Fondation Rivières voit à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel et écologique des rivières, tout autant que de la qualité de l’eau. Cette mission est d’ordre environnemental, mais aussi social et éducatif.