Ruisseau Meadowbrook - rivière Saint-Pierre

Meadowbrook: un des derniers ruisseaux de Montréal asséché parce qu’on y rejette nos égouts

Le ruisseau Meadowbrook sera bientôt asséché par la Ville de Montréal parce que des résidences de Montréal-Ouest et de Côte-Saint-Luc y déversent directement leurs eaux usées depuis près de 20 ans. Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) connaissent le problème, mais ont failli à leur obligation d’imposer les correctifs nécessaires aux deux villes.

Voici la triste histoire d’une longue bataille portée depuis des années par le comité de citoyens, les Amis du parc Meadowbrook, et reprise par le Journal de Montréal.

Ainsi, la Ville de Montréal est tenue, par un jugement de Cour, de construire une conduite pluviale pour détourner les eaux usées qui se déversent dans le ruisseau Meadowbrook, ce qui aura pour effet de réduire de 96 % les apports en eau. Montréal est ici victime de l’incurie des villes de Côte-Saint-Luc et de Montréal-Ouest qui n’ont pas corrigé tous les raccordements inversés sur leur territoire. Leurs eaux contaminées s’écoulent ainsi sur le territoire de Montréal, dans le ruisseau.

La pollution dans le ruisseau Meadowbrook: un problème connu

Le MAMH connaît depuis longtemps ce problème des raccordements inversés qui fait en sorte que les eaux usées sanitaires ne sont pas raccordées au réseau d’égout et qu’elles se déversent dans la nature. Le Conseil du trésor exige par décrets, depuis au moins 2007, que de tels mauvais raccordements soient corrigés faute de quoi les municipalités n’obtiendraient plus de subventions pour leurs autres travaux d’infrastructures (voir l’avis du Conseil du Trésor plus bas). Mais les deux Villes n’ont rien fait et le MAMH a continué de leur octroyer des subventions sans les obliger à corriger ces problèmes.

La pollution des eaux par de mauvais raccordements est un fléau bien connu depuis les années 80. Il faut creuser dans la rue ou sur les terrains privés pour modifier la tuyauterie et c’est pourquoi le gouvernement a décidé de rendre conditionnelle toute aide financière à la réalisation d’un plan d’action. De toute évidence, cette condition n’est pas respectée.

« Jamais une municipalité n’a été tenue de procéder à des travaux ou de respecter un simple plan d’action, c’est pathétique, de dire Alain Saladzius, président de Fondation Rivières. Nous avons écrit aux deux ministères. À l’environnement, on nous répond que de détourner l’eau du ruisseau Meadowbrook, ce n’est pas une intervention dans un cours d’eau et nous n’avons toujours pas eu de réponse des Affaires municipales. Devant l’urgence, nous avons déposé une plainte auprès du Commissaire au Développement durable. »

Le Conseil régional de l’Environnement de Montréal a travaillé très fort sur ce dossier et Fondation Rivières a appuyé le comité de citoyens bien sûr.

Quelques échanges épistolaires

Voici notre lettre envoyée au ministère de l’Environnement

Voici la réponse du ministère de l’Environnement

Voici un décret non respecté du Conseil du Trésor datant de 2007

Et finalement notre lettre envoyée à la ministre des Affaires municipales

Déversement eaux usées

Déversements d’eaux usées : La Fondation Rivières dévoile le triste palmarès des municipalités

Montréal, le 28 octobre 2020 – Suite à la diffusion le 28 septembre dernier de sa carte interactive sur les déversements d’eaux usées, la Fondation Rivières rend maintenant publique la liste des 50 municipalités qui se démarquent quant au nombre de déversements en 2019.

La carte interactive a permis de constater que 60 660 déversements avaient eu lieu en 2019 dans l’ensemble de la province et de voir leur répartition par municipalité. Basé sur le nombre de déversements et sur l’indice d’intensité, le palmarès présenté aujourd’hui permet maintenant de comparer les performances des municipalités entre elles.  Le palmarès présente la liste des 50 municipalités en quatre portraits distincts selon : 1) le nombre de déversements, 2) l’indice d’intensité des déversements, 3) l’indice d’intensité des déversements par habitant et 4) classement des 10 plus grandes villes.

Pourquoi parler d’intensité des déversements?

Il est très difficile de mesurer la quantité d’eaux usées qui s’échappe dans les rivières en cas de déversement puisque ces données n’existent pas. Par contre, on connaît la taille de chacun des ouvrages qui déborde. On sait également que plus un ouvrage est grand, plus le volume d’eaux usées rejetées en cas de déversement peut être élevé. C’est pourquoi la Fondation Rivière a développé l’indice d’intensité qui tient compte du débit de conception de la station d’épuration, de la taille de l’ouvrage où a lieu le déversement et de la durée de chacun des déversements.

Pourquoi diviser les données par le nombre d’habitants?

On peut présumer qu’un déversement d’eaux usées à Montréal soit par exemple plus important qu’un déversement dans une petite municipalité comme La Pocatière, tout simplement parce que c’est une plus grande ville. Comment comparer les villes entre elles? En normalisant les données par le nombre d’habitants de chaque municipalité. Ce faisant, on peut comparer avec plus de justesse les municipalités les unes par rapport aux autres.

« L’idée derrière ce palmarès n’est pas de pointer du doigt certaines  villes, mais surtout de signifier aux gouvernements les endroits où il faut agir en urgence. Actuellement aucune analyse des priorités d’investissement n’est effectuée. L’argent est injecté de manière aléatoire sans planification territoriale. Pourtant, si on souhaite apporter une solution au problème, on doit réaliser les travaux en fonction des enjeux prioritaires par bassin versant. C’est le diagnostic que la carte et le palmarès nous permettent de faire aujourd’hui. » – André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières.

Palmarès 2019 des 50 premières villes

Les municipalités coiffées d’un astérisque regroupent plusieurs municipalités qui sont desservies par un même système d’assainissement. Consultez la section À propos pour toute question concernant la méthodologie utilisée dans la Carte des déversements d’eaux usées au Québec.

Les 50 premières municipalités selon le nombre de déversements
Palmarès Municipalité Nombre déversements
1 Québec * 3 180
2 Saguenay 2 931
3 Shawinigan 2 135
4 Laval 1 999
5 Montréal 1 873
6 Trois-Rivières 1 683
7 Sorel-Tracy * 1 631
8 Thetford Mines 1 552
9 Saint-Jean-sur-Richelieu * 1 462
10 Gatineau 1 459
11 Lévis 1 280
12 Longueuil * 1 191
13 Sherbrooke * 1 142
14 Rouyn-Noranda 1 142
15 Saint-Hyacinthe 1 025
16 Beauharnois 901
17 Les Coteaux * 886
18 Salaberry-de-Valleyfield 779
19 Châteauguay 768
20 Mont-Laurier 754
21 Drummondville 742
22 Rimouski 728
23 Chandler 709
24 Alma 635
25 Beloeil * 610
26 Victoriaville 609
27 Matane 606
28 Terrebonne * 592
29 Mirabel 590
30 Amos 552
31 Notre-Dame-de-l’Île-Perrot 530
32 Brigham 513
33 Cowansville * 509
34 Dolbeau-Mistassini 449
35 La Tuque 421
36 Saint-Tite 416
37 Lachute 403
38 Saint-Eustache 391
39 Chambly * 386
40 Granby 372
41 Saint-Félicien 368
42 Marsoui 365
43 Bedford * 354
44 Saint-Jérôme 348
45 Windsor * 341
46 Pincourt * 339
47 Gaspé 336
48 Albanel 336
49 Val-d’Or 326
50 East Angus 313

 

Les 50 premières  municipalités selon l’indice d’intensité des déversements

 

Palmarès Municipalité Intensité
1 Longueuil * 19 888 032
2 Laval 5 771 017
3 Montréal 4 945 739
4 Québec * 3 981 551
5 Trois-Rivières 3 854 883
6 Saint-Jean-sur-Richelieu * 2 717 817
7 Saint-Hyacinthe 2 483 146
8 Saguenay 2 165 736
9 Gatineau 2 135 201
10 Lévis 1 591 245
11 Salaberry-de-Valleyfield 1 446 016
12 Shawinigan 1 370 699
13 Mirabel 1 338 949
14 Thetford Mines 994 238
15 Saint-Jérôme 926 305
16 Sorel-Tracy * 904 729
17 Blainville-Sainte-Thérèse 872 855
18 Saint-Eustache 821 377
19 Alma 748 030
20 Granby 709 604
21 Terrebonne * 691 604
22 Rouyn-Noranda 675 271
23 Drummondville 643 372
24 Châteauguay 586 823
25 Matane 539 540
26 Saint-Bruno-de-Montarville * 492 220
27 Lavaltrie 489 161
28 Saint-Georges 472 567
29 Victoriaville 465 481
30 Sainte-Marie 449 193
31 Val-d’Or 427 512
32 Mercier 420 950
33 La Prairie * 401 955
34 Chandler 396 156
35 Varennes 391 442
36 Roberval 369 156
37 Nicolet 367 449
38 Joliette * 332 888
39 Sherbrooke * 299 219
40 Mont-Laurier 291 333
41 Lachute 270 505
42 Chambly * 261 733
43 Beauharnois 257 351
44 Gaspé 255 293
45 Brigham 246 043
46 Cowansville * 245 738
47 Waterloo 237 980
48 Rimouski 227 692
49 Montebello 222 636
50 Port-Cartier 222 035

 

Les 50 premières  municipalités selon l’indice d’intensité des déversements par habitant

 

Palmarès Municipalité Intensité par habitant
1 Montebello 234,6
2 Brigham 106,1
3 Albanel 85,3
4 Marsoui 79,7
5 Bedford * 54,0
6 Chandler 53,2
7 Paspébiac 52,8
8 Saint-Tite 51,5
9 Waterloo 51,4
10 Caplan 49,6
11 Longueuil * 49,2
12 Plessisville 48,1
13 Saint-Gabriel-de-Brandon 43,7
14 Saint-Hyacinthe 43,7
15 Nicolet 43,5
16 Saint-Just-de-Bretenières 43,1
17 Saint-Damase 38,9
18 Thetford Mines 38,7
19 Matane 38,2
20 Roberval 37,3
21 Lavaltrie 34,6
22 Sainte-Anne-de-la-Pérade 34,0
23 Port-Cartier 33,8
24 Notre-Dame-du-Nord 33,5
25 Sainte-Marie 33,0
26 Disraeli 33,0
27 Saint-Vianney 32,7
28 Lac-Mégantic 32,4
29 Les Méchins 31,5
30 Saint-Luc-de-Vincennes 29,4
31 Mercier 29,4
32 Saint-Esprit 29,3
33 Saint-François-du-Lac 28,0
34 Trois-Rivières 27,9
35 Saint-Jean-sur-Richelieu * 27,7
36 Shawinigan 27,7
37 Métis-sur-Mer 27,5
38 Verchères 25,2
39 Saint-Charles-de-Bellechasse 24,7
40 Alma 24,3
41 Crabtree 23,5
42 Mirabel 23,2
43 Sorel-Tracy * 23,0
44 Sainte-Thècle 22,3
45 Desbiens 22,1
46 Saint-Édouard-de-Fabre 21,1
47 Mont-Laurier 20,6
48 Lachute 20,1
49 Beauharnois 19,2
50 Saint-Chrysostome 19,2
Liste des 10 villes principales selon l’indice d’intensité par habitant
Palmarès Municipalité Intensité par habitant Population Intensité Nombre déversements
1 Longueuil * 49,2 249 338 19 888 032 1 191
2 Trois-Rivières 27,9 138 134 3 854 883 1 683
3 Saguenay 14,8 146 606 2 165 736 2 931
4 Laval 13,1 439 754 5 771 017 1 999
5 Lévis 10,8 147 440 1 591 245 1 280
6 Gatineau 7,4 286 755 2 135 201 1 459
7 Québec * 7,0 564 030 3 981 551 3 180
8 Terrebonne * 5,9 117 664 691 604 592
9 Montréal 2,4 2 050 053 4 945 739 1 873
10 Sherbrooke * 1,8 169 136 299 219 1 142

 

Liste des municipalités desservies par le même réseau d’assainissement
Municipalité Municipalités desservies par le même réseau Population
Bedford Stanbridge Station 275
Beloeil

 

 

Otterburn Park

McMasterville

Mont-Saint-Hilaire

8 280
5 909
19 022
Chambly Richelieu 5 479
Cowansville East Farnham 576
Joliette

 

 

 

Notre-Dame-de-Lourdes

Notre-Dame-des-Prairies

Saint-Charles-Borromée

Saint-Paul

2 909
9 454
14 575
6 331
La Prairie

 

 

 

Delson

Candiac

Sainte-Catherine

Saint-Constant

8 141
22 306
17 463
29 273
Longueuil

 

 

Boucherville

Brossard

Saint-Lambert

42 714
89 092
22 725
Les Coteaux Coteau-du-Lac 7 221
Pincourt Terrasse-Vaudreuil 1 965
Québec Saint-Augustin-de-Desmaures 19 477
Saint-Bruno-de-Montarville Saint-Basile-le-Grand 17 323
Saint-Jean-sur-Richelieu Sainte-Anne-de-Sabrevois 2 138
Sherbrooke Hatley 2 188
Sorel-Tracy

 

Saint-Joseph-de-Sorel

Sainte-Anne-de-Sorel

1 608
2 776
Terrebonne

 

Mascouche

Bois-des-Filion

49 466
9 970
Windsor Val-Joli 1 654

 

Télécharger le palmarès

 

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Source 

Geneviève Tardy, responsable des communications

Fondation Rivières, 514 424-3556

communications@fondationrivieres.org

Image-LAssomption

Projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption

Montréal, le 2 septembre 2020 – La Fondation Rivières et la Ville de L’Assomption réalisent actuellement une étude inédite pour mesurer les impacts des surverses d’eaux usées et d’autres sources de pollution sur la qualité bactériologique de l’eau à la prise d’eau potable municipale et sur l’aire de détente du parc Léo-Jacques ; toutes deux situées sur les rives de la rivière L’Assomption, à L’Assomption.

Contexte

Comme des centaines de municipalités au Québec, la Ville de L’Assomption s’approvisionne en eau dans une rivière. Or, on y constate la présence de contaminants, notamment d’origine fécale, qui proviennent de l’amont de la rivière. Ces contaminants sont bien sûr éliminés par l’usine d’eau potable de la Ville, mais plusieurs citoyens profitent d’une aire de détente en bordure de la rivière pour se baigner durant l’été et la Ville veut s’assurer de la sécurité des baigneurs. « Nous souhaitons connaître avec plus de précision et de rapidité la variation des concentrations des contaminants dans le temps, mais également les sources de pollution qui affectent la qualité de l’eau à notre prise d’eau potable. » – Sébastien Nadeau, maire de la Ville de L’Assomption

En réponse à ces préoccupations, la Fondation Rivières a développé un projet de surveillance en continu de la présence de coliformes fécaux afin de permettre une gestion efficace des risques. La détection rapide des pointes de contamination bactériologique permettra ainsi aux opérateurs de l’usine de filtration de réagir plus rapidement en cas de situation anormale.

Le projet

Le projet consiste à effectuer des analyses de manière automatisée à des intervalles variant de 30 minutes à quatre heures selon les conditions observées. Celles-ci sont réalisées avec un appareil ColiMinder déployé dans l’usine qui permet de détecter en 15 minutes la présence et la quantité de E.Coli dans l’eau. Les résultats sont ensuite transmis en temps réel sur le Web et aux opérateurs de l’usine de traitement d’eau potable qui peuvent déclencher d’autres prélèvements pour des analyses supplémentaires plus poussées. Quatre partenaires participent au projet: la Ville de L’Assomption, Nordikeau, la Fondation Rivières et l’École Polytechnique de Montréal, qui fournit gracieusement un appareil ColiMinder et des conseils scientifiques. La Fondation Rivières peut ainsi effectuer un suivi en temps réel de la qualité bactériologique de l’eau au point de captage.

« Dès que l’appareil ColiMinder a détecté un cas de contamination élevée, notre équipe est dépêchée pour prélever des échantillons d’eau à des endroits stratégiques en remontant la rivière vers l’amont. Ces prélèvements sont ensuite soumis à l’analyse ColiMinder qui détectera en 15 minutes la qualité bactériologique ce qui permet dès lors de dépister l’origine des sources de pollution. Des analyses sont aussi faites à l’aire de détente Léo-Jacques par l’équipe de la Ville avec des analyses ColiMinder. D’autres analyses permettent de déterminer si les coliformes sont de source humaine ou animale. Ces informations sont ensuite agrégées dans une base de données qui collige les informations sur les débordements d’eaux usées en amont, le niveau des précipitations observées et le débit dans la rivière, ce qui devrait nous permettre de bien comprendre l’impact des surverses sur la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption. » – Alain Saladzius,président de la Fondation Rivières.

Ce projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau est d’une durée de 16 semaines du mois d’août à novembre 2020.

Télécharger le communiqué.

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Sources

Geneviève Tardy, Responsable des communications, Fondation Rivières, 

Émilie Forget, Conseillère en communication, Ville de l’Assomption

ile-gagnon

Communiqué – Le Conseil régional de l’environnement demande à la Ville de Laval de maintenir le zonage actuel et de protéger l’île Gagnon

Laval, le 27 juillet 2020 – Le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval, les organismes lavallois et nationaux demandent à la Ville de Laval de maintenir le zonage actuel de l’île Gagnon conformément au schéma d’aménagement et de développement révisé (SADR), adopté par la Ville de Laval en août 2017 et par le gouvernement du Québec en décembre 2017.

En effet, alors que le premier et le second SADR prévoyaient de faire passer l’affectation « urbaine » de l’île Gagnon à une affectation de « protection », et ce en réponse à la volonté citoyenne de préserver les derniers milieux naturels de Laval, la Ville de Laval a malheureusement fait volte-face en prenant la décision sans en informer le milieu de maintenir l’affectation « urbaine » de l’île Gagnon. Vous comprendrez alors la stupeur et le désarroi des citoyens et organismes ayant participé aux consultations sur les premières versions du document et n’ayant appris qu’au cours des dernières semaines que non seulement leur volonté avait été ignorée, mais qu’on leur avait aussi caché la vérité en écorchant au passage leur confiance envers la municipalité. Pourtant, en dépit de ce revirement de situation, la Ville de Laval demeure liée par les autres dispositions du SADR.

Nous tenons ainsi à souligner que malgré sa nouvelle affectation «urbaine», l’île Gagnon est toujours incluse dans une zone d’aménagement écologique particulière (ZAEP) pour laquelle la ville s’engage à « créer des milieux de vie qui favorisent le bien-être des Lavallois et la protection de la biodiversité » et à « limiter l’abattage d’arbres ». La ville de Laval s’engage aussi à adopter des outils réglementaires d’urbanisme comportant des dispositions visant à protéger et à mettre en valeur le milieu naturel compris à l’intérieur des ZAEP. Ces dispositions visent également à permettre la prise en compte ainsi que l’intégration des milieux naturels dans le développement et l’évaluation qualitative des projets et à optimiser la participation citoyenne.

Plus encore, toujours selon le SADR, l’archipel de la Rivière-des-Mille-Îles qui inclut l’île Gagnon, demeure partie intégrante des ensembles patrimoniaux d’intérêt métropolitain. La ville de Laval s’y engage à adopter une réglementation d’urbanisme comportant des normes garantissant que les modifications apportées aux bâtiments existants et l’insertion de nouveaux bâtiments dans ces secteurs se fassent en harmonie avec leur caractère patrimonial afin, notamment, d’assurer la protection des éléments significatifs.

Bien que la Ville de Laval ait modifié l’affectation de l’île Gagnon, nous lui demandons de respecter les orientations du SADR en vigueur et d’élaborer en conséquence une réglementation qui découle de ces orientations. Celle-ci ne peut qu’être très contraignante afin que l’aspect économique ne soit pas privilégié aux dépens de l’acceptabilité sociale et environnementale et que Laval applique véritablement les principes du développement durable. Voilà qui répondrait véritablement au slogan de la Ville de Laval URBAINE DE NATURE.

Centre d’interprétation de l’eau, Denise Cloutier, Directrice générale
Comité de protection de l’environnement de Saint-François, Lyne Moreau, Présidente
Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, Vincent Leclair, Secrétaire général
Éco-Nature, Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, Isabelle Labarre, Directrice générale – Pour l’attribution d’une affectation de protection à l’île Gagnon
Fondation Rivières, Alain Saladzius, Président
Laval en transition, Alexandre Warnet et Geneviève Dagneau, Co-porte-parole
Nature Québec, Alice-Anne Simard, Directrice générale
PlantAction, Enrico Asselin, Président
Sauvons nos trois grandes îles, Huguette Larochelle, Présidente
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec, Alain Branchaud, Directeur général

Pour télécharger le communiqué
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Renseignements :
guy.garand@credelaval.qc.ca
Le Conseil régional de l’environnement de Laval
450-664-3503 |

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Concours de vidéos « petit splash deviendra GRAND! »

Montréal, le 29 juin 2020 – Dans le cadre de Juin, mois de l’eau, la Fondation Rivières lance le concours « petit splash deviendra GRAND!» en remplacement cette année du traditionnel Grand Splash. Par cet événement revisité, l’organisation invite les comités citoyens et les individus à présenter les accès publics à l’eau dont ils rêvent. Sous forme de capsule vidéo de moins de 5 minutes, les participants.es doivent décrire un accès à l’eau projeté, indiquer pourquoi le lieu est adapté au public et comment il contribuerait au bien-être de la communauté.

L’objectif du Grand Splash est de sensibiliser les instances politiques et la population québécoise à la qualité et à l’accessibilité publique aux cours d’eau dont le Québec regorge. Comme le mentionnait récemment le directeur général du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ), M. Antoine Verville, dans une entrevue intitulée « L’eau, ce patrimoine collectif auquel on n’a pas vraiment accès », l’accès à l’eau est un enjeu majeur au Québec. En effet, les municipalités ont le droit d’en limiter l’accès, comme n’importe quel propriétaire privé. Or, avoir accès aux plans d’eau devrait être un droit universel et c’est entre autres ce que la Fondation Rivières revendique.

Par le passé, le Grand Splash était un mouvement citoyen organisé dans le Vieux-Port de Montréal, en bordure du quai Jacques-Cartier. À cette occasion, les participant.e.s demandaient des aménagements et un suivi de qualité de l’eau afin de permettre la baignade dans le fleuve Saint-Laurent. Afin de mobiliser davantage les acteurs autour de l’accessibilité à l’eau et en faire un événement national, la Fondation Rivières avait prévu élargir le Grand Splash à cinq autres villes du Québec pour l’année 2020.

« Malheureusement, la pandémie empêche la tenue de l’événement, mais nous saisissons l’opportunité pour revoir la formule et l’élargir avec ce concours qui mobilisera des centaines de citoyens. Le concours vidéo permettra bien sûr de mettre en lumière de potentiels sites prometteurs pour la baignade et autres sports nautiques, mais également des lieux pour organiser d’autres Grand Splash lors de la prochaine édition en 2021. Voilà l’idée derrière le slogan petit splash deviendra GRAND. » – Alain Saladzius, président de la Fondation Rivières.

Le concours se déroule du 29 juin au 31 août 2020. Parmi les vidéos reçues, un jury sélectionnera 10 finalistes qui seront soumises au vote populaire. Les réalisateurs et réalisatrices des cinq vidéos « coups de cœur » du public se mériteront :

  • Un kayak
  • Un panier cadeau
  • Le soutien de la Fondation Rivières pour l’organisation de leur Grand Splash 2021

Tous les détails du concours ainsi que les règles de participation se trouvent sur le site www.fondationrivieres.org.

Téléchargez le communiqué

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PL 61 : Le programme de relance devrait aider les municipalités à assainir leurs eaux

Projet de loi 61 :

Le programme de relance devrait aider les municipalités à assainir leurs eaux

Montréal, le 4 juin 2020 – La Fondation Rivières interpelle le gouvernement du Québec afin d’inclure les investissements en assainissement de l’eau dans les projets prioritaires prévus au projet de loi 61 sur la relance économique. L’actuel projet de loi ne prévoit pas de mesure qui permettrait aux municipalités de prendre rapidement action pour réduire la pollution des eaux.

Plus tôt cette semaine, la Fondation révélait notamment que 7 municipalités sur 10 devaient prendre action pour réduire la pollution émise dans les rivières. L’étude de 130 stations d’épuration évaluées au cours des trois dernières années indique aussi que la capacité de traitement de 24 des 130 stations (18 %) est dépassée de plus de 25 %.

Une centaine d’entrevues auprès des responsables municipaux ont permis d’entendre leur cri du cœur : leur dossier est ballotté d’un ministère à l’autre, entre l’Environnement et les Affaires municipales. Ils déplorent devoir multiplier les appels d’offres en ingénierie entre les étapes. Les consultants préconisent souvent une solution différente de leur prédécesseur et les municipalités doivent réaliser des mises à jour des données à répétition. Plusieurs demandes de subventions doivent être élaborées et  chaque subvention a ses exigences particulières. Les deux paliers de gouvernement sont souvent impliqués, chacun avec ses modalités de remboursement des coûts. Ces opérations sont tellement complexes que certains ont choisi un consultant pour les guider dans les dédales gouvernementaux.

Après 40 ans d’assainissement des eaux au Québec, comment se fait-il que l’on doive encore multiplier les études comparatives de différentes technologies pour chaque projet ? N’est-il pas possible de mettre en commun les connaissances acquises, les coûts de construction et d’exploitation des différentes technologies ?

Selon Alain Saladzius, ingénieur et président de la Fondation Rivières, « le domaine de l’assainissement des eaux pourrait contribuer rapidement à la relance de l’économie avec plusieurs chantiers qui relèveraient d’initiatives municipales, alors que les 202 projets annoncés dans le projet de loi relèvent de ministères et ne seront finalisés qu’à moyen ou long terme. Dans le secteur municipal, pour accélérer, il faudrait d’abord éliminer les obstacles au déroulement efficient des projets, avec des procédures allégées et des ressources humaines et financières suffisantes. Un bon accompagnement des municipalités s’impose sur les plans techniques et administratifs ».

La Fondation Rivières demande conséquemment le développement de chantiers visant la réduction de la pollution des eaux, avec de meilleures conditions de réalisation permettant d’obtenir une dynamique d’investissement accélérée.

Pour télécharger le communiqué

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Source :

Geneviève Tardy
Responsable des communications
c. 514 424-3556
communications@fondationrivieres.org

 

 

 

2019-09-27-grève

27 septembre : La Fondation Rivières sera en grève pour la planète

Ce matin, le dernier rapport du GIEC mentionnait les conséquences catastrophiques qu’auraient sur les humains et sur l’environnement les changements climatiques anticipés si un redressement majeur n’est pas réalisé. Lire l’article du Devoir ici.

Des choix individuels responsables peuvent certes aider à réduire certains des impacts, mais ce sont surtout des politiques publiques RADICALES qui doivent être mises en action, et ce le plus rapidement possible, pour éviter une crise climatique qui met en danger la civilisation actuelle.

La Fondation Rivières sera en grève à Montréal ce vendredi 27 septembre pour exiger de nos gouvernements des actions immédiates. Il y a urgence d’agir. Si vous souhaitez marcher avec la Fondation Rivières et Eau Secours lors de cette grève, venez nous rejoindre au Parc Jeanne-Mance (coin de l’Esplanade et Mont-Royal) le 27 septembre à midi.

Si vous souhaitez participer à la grève ailleurs au Québec, vous pouvez consulter la liste des manifestations qui auront lieu ce vendredi ICI.