Deneigement

Attention à ne pas trop saler les rivières!

Chaque hiver, 800 000 tonnes de sels de déglaçage sont appliqués sur les routes du Québec, nous apprend le Ministère des Transports, 2019. Ces substances s’accumulent et se retrouvent dans les cours d’eau par le ruissellement, ce qui représente un risque important pour la faune et la flore aquatique, comme indiqué dans le rapport d‘Environnement Canada de 2001.

Parmi les solutions de rechanges, on retrouve des déglaçants biodégradables tels que les copeaux de bois ou le jus de betterave qui sont souvent combinés à des abrasifs traditionnels comme le sable ou la pierre concassée. Aussi, des changements d’habitudes, comme par exemple une utilisation plus fréquente de la « gratte » et une réduction de la vitesse peuvent contribuer à la réduction de l’application de sels utilisés. 

Il existe en ce moment au Québec 24 routes déglacées presque exclusivement sans sels. Donc oui il est possible de déglacer les routes sans sels et de minimiser les impacts négatifs sur l’environnement et les cours d’eau. N’hésitez pas à informer vos élu.e.s et les employés de votre municipalité, afin de leur proposer ce genre d’alternatives écologiques de plus en plus populaires et souvent, beaucoup plus abordables.

Richelieu1

Limitation de la vitesse sur la rivière Richelieu à 10 km/h : les nouveaux élus doivent tenir tête au lobby nautique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Limitation de la vitesse sur la rivière Richelieu à 10 km/h : les nouveaux élus doivent tenir tête au lobby nautique

Montréal, le 16 novembre 2021 – Le ministère fédéral des Transports (Conseil du Trésor) s’apprête à adopter en deuxième lecture un règlement qui réduira la vitesse des bateaux à moteur à 10 km/h sur un tronçon de 20 kilomètres de la rivière Richelieu, qui longe les villages de Saint-Antoine, Saint-Denis, Saint-Charles et Saint-Marc-sur-Richelieu. C’est une première au Canada, fruit d’un travail de collaboration et de consultations publiques menées depuis 2017 par le député Xavier Barsalou-Duval et les quatre conseils municipaux précédents qui avaient appuyé unanimement le projet.

Or certains plaisanciers et groupes d’intérêts privés s’opposent à cette démarche et demandent aux maires nouvellement élus des quatre municipalités de ne pas confirmer leur appui au projet avant le 19 novembre, tel qu’exigé par le Conseil du Trésor, ce qui mettrait en péril le projet. 

« Les bateaux sont de plus en plus gros, de plus en plus puissants, et ils font un bruit assourdissant et des vagues de plus en plus imposantes. La récente mode des wakeboats est venue empirer le problème. Ajoutées aux crues du printemps, ces vagues sont parfois désastreuses », précise Michel Leduc de l’Association des riverains et amis du Richelieu.

Le nouveau règlement limitera la vitesse des bateaux à propulsion mécanique et électrique à un maximum de 10 km/h. Il sera aussi interdit de tirer une personne sur tout équipement sportif ou récréatif, et interdit « de surfer sur le sillage d’un bâtiment dans la partie visée de la rivière ». Actuellement, les services policiers ne disposent d’aucune réglementation leur permettant d’intervenir contre la vitesse excessive des embarcations. 

Pêches et Océans Canada a émis un avis favorable au projet en soulignant que la vitesse excessive des embarcations et le batillage sont identifiés comme des causes importantes de la dégradation de l’habitat essentiel du chevalier cuivré, une espèce qu’on retrouve uniquement au Québec et dont la population est en voie de disparition. 

Cette solution permettra de réduire considérablement l’érosion des berges, d’améliorer la clarté de l’eau, de contribuer à la tranquillité des riverains et d’assurer une meilleure sécurité nautique sur la rivière.

Nous invitons les quatre nouveaux maires élus, Jean-Marc Bousquet de Saint-Denis-sur-Richelieu, François Berthiaume de Saint-Marc-sur-Richelieu, Julie Lussier de Saint-Charles-sur-Richelieu et Jonathan Chalifoux de Saint-Antoine-sur-Richelieu à ne pas céder aux intérêts privés et à poursuivre des objectifs de protection et d’utilisation sécuritaire de la rivière pour l’ensemble des usagers.

Et nous signons:

  • Fondation Rivières, André Bélanger, directeur général
  • Association des riverains et amis du Richelieu, Michel Leduc, président
  • Conseil régional de l’environnement de la Montérégie, Andréanne Paris, directrice générale
  • Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR), Sylvain Lapointe, directeur général

 

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Source :

Christian Généreux, Responsable des communications
Fondation Rivières

514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

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Élections municipales : Fondation Rivières rappelle aux nouveaux élus qu’ils font partie de la solution au problème des déversements d’eaux usées

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Élections municipales : Fondation Rivières rappelle aux nouveaux élus qu’ils font partie de la solution au problème des déversements d’eaux usées

Montréal, le 11 novembre 2021 – Sept nouveaux maires sensibles aux questions environnementales ont été élus dans les sept plus grandes villes au Québec. À elles seules, Longueuil, Saguenay, Laval, Québec, Gatineau, Terrebonne et Sherbrooke abritent la moitié de la population du Québec et elles sont responsables de 42% de l’intensité totale des déversements d’eaux usées au Québec, comme le démontre le triste palmarès 2020 des déversements d’eaux usées.

Après une campagne électorale forte en propositions sur l’environnement, Fondation Rivières félicite les nouveaux élus municipaux et offre son expertise et sa collaboration pour les soutenir dans leurs initiatives visant à la préservation des milieux humides et à la réduction des déversements d’eaux usées dans nos rivières.

Avec le triste palmarès 2020, les nouveaux élus ont tout en main pour mieux comprendre la problématique, élément clé pour être en mesure de prendre action efficacement. En quatre ans, vous avez le pouvoir de vous attaquer et de régler le problème des déversements d’eaux usées.

Vous avez besoin d’aide? N’hésitez pas à nous contacter!

Vous pouvez consulter le palmarès sur le site de Fondation Rivières à fondationrivieres.org.   

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Source :

Christian Généreux, Responsable des communications
Fondation Rivières

514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

Palmarès 2020 Revu et corrigé

Palmarès 2020, revu et corrigé

Palmarès 2020 revu et corrigé

Nous avons dévoilé notre Palmarès 2020 la semaine dernière et, malheureusement, une erreur s’est glissée dans la manipulation de notre puissante, mais ô complexe, base de données. Nos calculs en termes d’intensité des déversements sont rigoureusement exacts, mais c’est en exprimant cette intensité sur le nombre d’habitants qu’on s’est trompé.

Nous avons bien entendu corrigé le tout et nous avons mis à jour dans notre Palmarès 2020 sur notre site. Et même s’il n’y a pas de changements majeurs ou importants, par souci de transparence et d’intégrité, nous vous le communiquons aujourd’hui. 

Vous remarquerez sûrement que Trois-Rivières est maintenant en première position dans le classement des 10 plus grandes villes du Québec. Elle occupe cette position parce que la Ville a connu un bris majeur en septembre 2020 qui a provoqué un déversement continu durant 16 jours. N’eût été de cet accident, Longueuil serait encore une fois la pire ville au Québec en ce qui a trait au déversement des eaux usées et ce, pour une deuxième année consécutive.

Maintenant, comme les élections municipales sont derrière nous, vous avez tout en main pour interpeller vos élu.e.s pour qu’ils et elles agissent dès maintenant. Car ce problème environnemental majeur ira en empirant et ce, de plus en plus rapidement, dû principalement aux changements climatiques. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre. Surtout pas 10 ans!

Vous avez besoin d’aide? N’hésitez surtout pas à nous contacter.

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Fondation Rivières rend public le triste palmarès des municipalités 2020

Fondation Rivières rend public le triste palmarès des municipalités 2020

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSIOM IMMÉDIATE

Montréal, le 27 octobre 2021 – Pour une deuxième année, Fondation Rivières rend public un outil permettant de découvrir la liste des municipalités qui se démarquent quant à l’intensité de leurs déversements d’eaux usées en 2020. Elle a aussi mis à jour, sur son site web, la carte interactive des rejets avec les nouvelles données de 2020 qui révèle qu’il y a eu près de 53 000 déversements d’eaux usées l’an dernier au Québec.

Le triste palmarès 2020 met en lumière l’intensité des déversements de près de 700 municipalités, ce qui permet de distinguer celles qui se sont améliorées depuis 2019 de celles où la situation s’est détériorée. Cette année, nous innovons grâce à l’utilisation d’un puissant logiciel qui permet de comparer la performance des municipalités de taille semblable et aussi de connaître leur classement dans leurs régions respectives.

Parmi les grandes villes, Trois-Rivières devance tout juste Longueuil en première position dans le classement des 10 plus grandes villes du Québec. Elle occupe cette position parce que la Ville a connu un bris majeur en septembre 2020 qui a provoqué un déversement continu durant 16 jours. N’eût été de cet accident, Longueuil serait encore une fois la pire ville au Québec en ce qui a trait au déversement des eaux usées et ce, pour une deuxième année consécutive.

On peut aussi constater une dégradation importante à Lévis et à Trois-Rivières entre 2019 et 2020. On note d’autre part une amélioration à Laval, Québec, Gatineau et Saguenay. En apparence, Sherbrooke présente des résultats positifs, mais en réalité, la Ville se voit attribuer une note D en ce qui a trait à la qualité de la mesure, puisqu’elle n’a pas complété l’installation des enregistreurs électroniques sur près de la moitié de ses ouvrages qui débordent.

La qualité de la mesure illustre le degré de transparence des municipalités, puisqu’il indique la proportion des ouvrages de surverses d’importance qui sont dotés d’enregistreurs électroniques. Une municipalité qui mesure bien l’intensité de ses déversements est donc désavantagée.

En ce qui a trait aux villes de taille moyenne, ce sont les municipalités reliées au réseau de l’agglomération de Longueuil qui trônent à ce triste palmarès, suivies par Thetford Mines, Saint-Hyacinthe, Shawinigan, Saint-Jean-sur-Richelieu et Mercier. Notons une amélioration notable pour Victoriaville. Les municipalités de taille moyenne ont des niveaux d’intensité par habitant absolument inacceptables et c’est probablement là que le plus gros du travail reste à faire.

En ce qui a trait aux petites municipalités, Saint-Tite, Caplan, Marsoui, Waterloo, Manseau et Chandler trônent au sommet de ce triste palmarès. Saint-Tite et Manseau ont vu leur performance se détériorer entre 2019 et 2020, tout comme Saint-Joseph-du-Lac et Saint-Césaire. Soulignons une amélioration à L’Ange-Gardien, Disraeli, Bedford, Normandin et Saint-Gabriel-de-Brandon. Montebello, qui trônait au palmarès en 2019, se classe 30e cette année, une indication qu’on y a réglé en partie la source des déversements: un ruisseau qui s’écoulait dans le réseau d’égouts.

Cette année, le triste palmarès nous donne accès à des informations qui n’étaient pas visibles auparavant, dont la qualité de la mesure et le nombre de journées dans l’année où il y a eu des déversements. La Ville de Québec, par exemple, a connu 318  jours avec des déversements sur les 365 jours de l’année.

Pas d’amélioration notable depuis l’an dernier et une permission de polluer pour encore dix ans

Le nombre de déversements s’élevait à 52 794 en 2020, contre 60 663 en 2019. Cette diminution s’explique par des précipitations moindres en 2020. La météo plus clémente a aussi permis une réduction globale de l’intensité des déversements, mais ces réductions ne sont pas structurelles, puisqu’on autorise encore et toujours la construction domiciliaire sans exiger une augmentation de la capacité des infrastructures, comme on a pu le constater avec le cas de Saint-Lin-des-Laurentides.

Le bilan n’est ni pire, ni meilleur que celui de l’an dernier et il n’est pas près de s’améliorer. Dans une position ministérielle du 22 septembre 2021, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) rappelle que son objectif n’est pas de réduire les déversements d’eaux usées, mais simplement de ne pas en augmenter le nombre au-delà des niveaux de 2014. Dans cette même position ministérielle, il accorde aux municipalités jusqu’au 1er janvier 2030 pour atteindre cet objectif.

« Autrement dit, les municipalités ont la permission d’augmenter la pollution dans nos rivières pour les dix prochaines années. Le MELCC annonce que dans dix ans, il sévira contre celles qui n’auront pas ramené leur niveau de pollution à celui de 2014. Pourquoi attendre 2030? Pourquoi ne pas cibler les municipalités délinquantes et s’attaquer maintenant aux problèmes les plus criants? Ça n’a aucun sens. Comme le palmarès et la carte le démontrent, nous savons exactement où se trouvent les problèmes les plus criants. Le premier ministre Legault aime à se qualifier de pragmatique. En quoi une telle mesure mur-à-mur est-elle pragmatique?” – André Bélanger, directeur général de Fondation Rivières.

Visitez notre site internet pour découvrir le classement des 10 plus grandes villes du Québec, ainsi que le Palmarès des TOPS 50 municipalités, selon votre sélection. Si vous désirez pousser votre analyse un peu plus loin, le Palmarès expert est aussi à votre disposition avec davantage d’indicateurs à consulter.

À propos de l’indice d’intensité des déversements

Le triste palmarès est réalisé sur la base de l’indice d’intensité des déversements développé l’an dernier par Fondation Rivières. Cet indice donne une idée de l’importance  des déversements puisqu’il tient compte de la taille des ouvrages qui ont débordé et de la durée des déversements. En divisant cet indice d’intensité des déversements par le nombre d’habitants, il est alors possible de comparer les performances des municipalités entre elles, peu importe leur taille.

Mise à jour : 9 novembre 2021

Pour toute demande d’entrevue :

Christian Généreux
Responsable aux communications, au développement et à la mobilisation
514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

Plage Saint-Jérôme

Une plage pour la baignade dans la rivière du Nord?

La rivière du Nord sillonne le centre-ville de Saint-Jérôme sur une dizaine de kilomètres : une véritable oasis de fraîcheur en milieu urbain! Pourtant, même par grande canicule, rares sont les gens qui osent y faire saucette et il n’y a pas de plage publique actuellement. Autrefois très prisée pour la baignade, la réputation de la rivière à la hauteur de Saint-Jérôme est aujourd’hui peu enviable. On sait que le réseau d’égouts de la ville déborde par temps de pluie et contamine la rivière, ce qui rend la baignade sécuritaire impossible.

Par contre, quelques jours après la pluie et les débordements, on pourrait s’attendre à ce que la pollution s’estompe graduellement et que la baignade y soit alors envisageable, quitte à vouloir s’imaginer une plage, et ce de plus en plus avec les étés derniers. Et vous, vous baigneriez-vous dans dans la rivière du Nord? C’est pour mieux répondre à cette question que la Ville de Saint-Jérôme nous a mandaté cet été.

Sur la piste des bactéries

Nos premiers résultats récoltés au site de plage urbaine étudié par la Ville n’étaient pas très encourageants : il y avait clairement des sources de pollution plus haut dans la rivière qui rendaient la baignade impossible. Il allait falloir enquêter! Comment? En suivant la piste des bactéries d’origines fécales de type E. coli!

Pour ce faire, on prélève de l’eau à différents endroits stratégiques le long de la rivière et, quand on voit un pic de bactéries dans nos résultats, on sait qu’on se rapproche de la source. Les analyses scientifiques sont donc notre outil de prédilection dans cette enquête fécale mais je vous avoue que, plus on se rapproche de la source, plus c’est le nez qui prend le relais!

Échantillonnage à la rivière du Nord au site de plage potentielle.
La chasse aux bactéries est ouverte!

Pas de lingettes dans la toilette!

Notre enquête nous a permis de découvrir le genre de désastre que peuvent causer les lingettes nettoyantes jetées aux toilettes. On les utilise beaucoup depuis le début de la pandémie, mais quand elles se retrouvent dans nos réseaux d’égouts, plutôt que de se dégrader comme le papier de toilette, elles s’agglutinent avec les substances graisseuses et deviennent un vrai fléau. En voici un bon exemple, soit une conduite d’égout bouchée qui déborde dans un ruisseau.

Ce genre de blocage est très imprévisible et représente une menace réelle pour la baignade sur une plage et pour la santé de nos rivières. Des appareils de suivi en continu de la qualité de l’eau permettent de les détecter et d’agir rapidement, mais ils sont encore trop peu répandus.

Un drone « sous-marin » près de la plage

Bien sûr, la rivière du Nord n’est pas que brune et nauséabonde. C’est aussi des chutes majestueuses, une végétation luxuriante et une bruine matinale envoûtante. C’est pour vous montrer tout ça que mon collègue Christian et moi sommes allés filmer des images avec un drone il y a quelques semaines.

La matinée avançait bien et j’étais occupé à récolter mes derniers échantillons (en faisant attention à ne pas trop regarder la caméra, question d’avoir l’air naturel). Quand soudainement, un bruissement de feuilles, suivi d’un plouf! Le drone avait été emporté par une bourrasque de vent et s’était embourbé dans une branche d’arbre avant de plonger tout au fond de la rivière, devant nos yeux. Mon collègue vous parlera de cette aventure rocambolesque sous peu…

Philippe vu du drone
Vue du drone quelques instants avant le plongeon fatidique

Pas de plage cette année, mais il y a de l’espoir

L’été 2021 n’était finalement pas du tout propice à la baignade, mais nos résultats auront tout de même permis d’identifier plusieurs sources de pollution dans la rivière du Nord. Quand elles auront toutes été éliminées, on pourra peut-être un jour y ouvrir une plage sans crainte. D’ici là, il y a du boulot! Allez, j’y retourne!

Baignade dans la rivière du Nord vers 1950
Baignade dans la rivière du Nord vers 1950 – Crédit : Société d’histoire de la Rivière-du-Nord
Philippe sur le terrain

Philippe Maisonneuve

Chargé de projet en qualité de l’eau

Signature PM
Sècheresse de rivières

Marchons pour le climat et pour nos rivières!

Le 24 septembre, c’est un rendez-vous mondial pour exprimer l’urgence d’agir pour le climat. Le dernier rapport de l’ONU est clair: nous nous dirigeons vers un naufrage climatique si on s’en tient aux timides engagements déjà pris par les pays. Nous sommes proches d’un point de non-retour dans la montée de la température moyenne du globe et des dommages considérables qui en découlent se font déjà sentir. À la Fondation Rivières, nous les observons déjà sur le terrain.

Entre étiages et inondations

Les changements climatiques constituent des perturbations d’équilibre et le Canada, surtout au Nord, se réchauffe plus vite que le reste de la planète. Or, ces perturbations sont telles qu’il sera de plus en plus difficile de répondre à leur ampleur.

Nos rivières en souffrent en traversant deux extrêmes hydrologiques, parfois durant une même année.

De spectaculaires débordements
Débordement de la Rivière des Prairies à Cartierville en 2017. Source: Indrid Cold

Le changement de régime de précipitation ainsi que l’accélération de la fonte des neiges a amené son lot d’inondations printanières ces dernières années. Rappelons-nous le Saguenay en 1996, la rivière Richelieu en 2011, ou encore la rivière des Prairies en 2017. On ne peut plus se contenter de simplement éviter les constructions en zones inondables, mais il faut agir vigoureusement pour combattre l’érosion des côtes. Le Québec n’est clairement pas adapté à un nouveau régime climatique qui peut comporter des crues extrêmes. Cette année à travers le monde, nous avons aussi pu les observer en Allemagne, en Inde, en Chine ou aux États-Unis. Que risquons-nous l’année prochaine?

De plus, les aménagements actuels avec l’imperméabilisation des sols et le drainage excessif affectent la résilience de nos rivières face à ces changements. Sans végétation ou sol adéquat pour filtrer et contenir l’eau, les réseaux d’égouts et les rivières sont davantage portées à déborder. Il faut donc repenser notre rapport avec l’aménagement du territoire et les bandes riveraines afin de minimiser les crues.

Étiage, climat et niveau des rivières à la baisse
Étiage de rivières - exemple Rivière aux Brochets de 20
Étiage de rivières – Rivière aux Brochets, été 2021.

Le phénomène inverse se produit en été: les points les plus bas des niveaux d’eau, soit les étiages, prendront de l’importance suite à l’augmentation de l’évaporation de l’eau et des sécheresses estivales. Les rivières et le Saint-Laurent ont connu une baisse inquiétante cette année et les écosystèmes aquatiques sont affectés.

En effet, lors d’un étiage extrême, la baisse du niveau d’eau atteint des records, le débit devient minime, et les poissons et autres êtres vivants de l’écosystème riverain et fluvial deviennent exposés à une eau trop basse, trop chaude, trop ensoleillée, avec des concentrations de contaminants plus élevées. Et il va de soi que les sources d’eau potable et nos activités qui dépendent de la rivière sont ainsi mises à mal.

Marchez avec nous!

Il est temps d’intervenir rapidement pour la justice climatique, mais aussi pour nos cours d’eau afin que les régimes naturels des rivières reprennent le dessus. Rejoignez-nous afin de vous faire entendre.

La marche à Montréal dans le cadre de la grève mondiale pour le climat débutera à 13 h, devant le Monument à Sir George-Étienne Cartier. On se voit là-bas?

Ruisseau Meadowbrook - rivière Saint-Pierre

Meadowbrook: un des derniers ruisseaux de Montréal asséché parce qu’on y rejette nos égouts

Le ruisseau Meadowbrook sera bientôt asséché par la Ville de Montréal parce que des résidences de Montréal-Ouest et de Côte-Saint-Luc y déversent directement leurs eaux usées depuis près de 20 ans. Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) connaissent le problème, mais ont failli à leur obligation d’imposer les correctifs nécessaires aux deux villes.

Voici la triste histoire d’une longue bataille portée depuis des années par le comité de citoyens, les Amis du parc Meadowbrook, et reprise par le Journal de Montréal.

Ainsi, la Ville de Montréal est tenue, par un jugement de Cour, de construire une conduite pluviale pour détourner les eaux usées qui se déversent dans le ruisseau Meadowbrook, ce qui aura pour effet de réduire de 96 % les apports en eau. Montréal est ici victime de l’incurie des villes de Côte-Saint-Luc et de Montréal-Ouest qui n’ont pas corrigé tous les raccordements inversés sur leur territoire. Leurs eaux contaminées s’écoulent ainsi sur le territoire de Montréal, dans le ruisseau.

La pollution dans le ruisseau Meadowbrook: un problème connu

Le MAMH connaît depuis longtemps ce problème des raccordements inversés qui fait en sorte que les eaux usées sanitaires ne sont pas raccordées au réseau d’égout et qu’elles se déversent dans la nature. Le Conseil du trésor exige par décrets, depuis au moins 2007, que de tels mauvais raccordements soient corrigés faute de quoi les municipalités n’obtiendraient plus de subventions pour leurs autres travaux d’infrastructures (voir l’avis du Conseil du Trésor plus bas). Mais les deux Villes n’ont rien fait et le MAMH a continué de leur octroyer des subventions sans les obliger à corriger ces problèmes.

La pollution des eaux par de mauvais raccordements est un fléau bien connu depuis les années 80. Il faut creuser dans la rue ou sur les terrains privés pour modifier la tuyauterie et c’est pourquoi le gouvernement a décidé de rendre conditionnelle toute aide financière à la réalisation d’un plan d’action. De toute évidence, cette condition n’est pas respectée.

« Jamais une municipalité n’a été tenue de procéder à des travaux ou de respecter un simple plan d’action, c’est pathétique, de dire Alain Saladzius, président de Fondation Rivières. Nous avons écrit aux deux ministères. À l’environnement, on nous répond que de détourner l’eau du ruisseau Meadowbrook, ce n’est pas une intervention dans un cours d’eau et nous n’avons toujours pas eu de réponse des Affaires municipales. Devant l’urgence, nous avons déposé une plainte auprès du Commissaire au Développement durable. »

Le Conseil régional de l’Environnement de Montréal a travaillé très fort sur ce dossier et Fondation Rivières a appuyé le comité de citoyens bien sûr.

Quelques échanges épistolaires

Voici notre lettre envoyée au ministère de l’Environnement

Voici la réponse du ministère de l’Environnement

Voici un décret non respecté du Conseil du Trésor datant de 2007

Et finalement notre lettre envoyée à la ministre des Affaires municipales

Déversement eaux usées

Déversements d’eaux usées : La Fondation Rivières dévoile le triste palmarès des municipalités

Montréal, le 28 octobre 2020 – Suite à la diffusion le 28 septembre dernier de sa carte interactive sur les déversements d’eaux usées, la Fondation Rivières rend maintenant publique la liste des 50 municipalités qui se démarquent quant au nombre de déversements en 2019.

La carte interactive a permis de constater que 60 660 déversements avaient eu lieu en 2019 dans l’ensemble de la province et de voir leur répartition par municipalité. Basé sur le nombre de déversements et sur l’indice d’intensité, le palmarès présenté aujourd’hui permet maintenant de comparer les performances des municipalités entre elles.  Le palmarès présente la liste des 50 municipalités en quatre portraits distincts selon : 1) le nombre de déversements, 2) l’indice d’intensité des déversements, 3) l’indice d’intensité des déversements par habitant et 4) classement des 10 plus grandes villes.

Pourquoi parler d’intensité des déversements?

Il est très difficile de mesurer la quantité d’eaux usées qui s’échappe dans les rivières en cas de déversement puisque ces données n’existent pas. Par contre, on connaît la taille de chacun des ouvrages qui déborde. On sait également que plus un ouvrage est grand, plus le volume d’eaux usées rejetées en cas de déversement peut être élevé. C’est pourquoi la Fondation Rivière a développé l’indice d’intensité qui tient compte du débit de conception de la station d’épuration, de la taille de l’ouvrage où a lieu le déversement et de la durée de chacun des déversements.

Pourquoi diviser les données par le nombre d’habitants?

On peut présumer qu’un déversement d’eaux usées à Montréal soit par exemple plus important qu’un déversement dans une petite municipalité comme La Pocatière, tout simplement parce que c’est une plus grande ville. Comment comparer les villes entre elles? En normalisant les données par le nombre d’habitants de chaque municipalité. Ce faisant, on peut comparer avec plus de justesse les municipalités les unes par rapport aux autres.

« L’idée derrière ce palmarès n’est pas de pointer du doigt certaines  villes, mais surtout de signifier aux gouvernements les endroits où il faut agir en urgence. Actuellement aucune analyse des priorités d’investissement n’est effectuée. L’argent est injecté de manière aléatoire sans planification territoriale. Pourtant, si on souhaite apporter une solution au problème, on doit réaliser les travaux en fonction des enjeux prioritaires par bassin versant. C’est le diagnostic que la carte et le palmarès nous permettent de faire aujourd’hui. » – André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières.

Palmarès 2019 des 50 premières villes

Les municipalités coiffées d’un astérisque regroupent plusieurs municipalités qui sont desservies par un même système d’assainissement. Consultez la section À propos pour toute question concernant la méthodologie utilisée dans la Carte des déversements d’eaux usées au Québec.

Les 50 premières municipalités selon le nombre de déversements
Palmarès Municipalité Nombre déversements
1 Québec * 3 180
2 Saguenay 2 931
3 Shawinigan 2 135
4 Laval 1 999
5 Montréal 1 873
6 Trois-Rivières 1 683
7 Sorel-Tracy * 1 631
8 Thetford Mines 1 552
9 Saint-Jean-sur-Richelieu * 1 462
10 Gatineau 1 459
11 Lévis 1 280
12 Longueuil * 1 191
13 Sherbrooke * 1 142
14 Rouyn-Noranda 1 142
15 Saint-Hyacinthe 1 025
16 Beauharnois 901
17 Les Coteaux * 886
18 Salaberry-de-Valleyfield 779
19 Châteauguay 768
20 Mont-Laurier 754
21 Drummondville 742
22 Rimouski 728
23 Chandler 709
24 Alma 635
25 Beloeil * 610
26 Victoriaville 609
27 Matane 606
28 Terrebonne * 592
29 Mirabel 590
30 Amos 552
31 Notre-Dame-de-l’Île-Perrot 530
32 Brigham 513
33 Cowansville * 509
34 Dolbeau-Mistassini 449
35 La Tuque 421
36 Saint-Tite 416
37 Lachute 403
38 Saint-Eustache 391
39 Chambly * 386
40 Granby 372
41 Saint-Félicien 368
42 Marsoui 365
43 Bedford * 354
44 Saint-Jérôme 348
45 Windsor * 341
46 Pincourt * 339
47 Gaspé 336
48 Albanel 336
49 Val-d’Or 326
50 East Angus 313

 

Les 50 premières  municipalités selon l’indice d’intensité des déversements

 

Palmarès Municipalité Intensité
1 Longueuil * 19 888 032
2 Laval 5 771 017
3 Montréal 4 945 739
4 Québec * 3 981 551
5 Trois-Rivières 3 854 883
6 Saint-Jean-sur-Richelieu * 2 717 817
7 Saint-Hyacinthe 2 483 146
8 Saguenay 2 165 736
9 Gatineau 2 135 201
10 Lévis 1 591 245
11 Salaberry-de-Valleyfield 1 446 016
12 Shawinigan 1 370 699
13 Mirabel 1 338 949
14 Thetford Mines 994 238
15 Saint-Jérôme 926 305
16 Sorel-Tracy * 904 729
17 Blainville-Sainte-Thérèse 872 855
18 Saint-Eustache 821 377
19 Alma 748 030
20 Granby 709 604
21 Terrebonne * 691 604
22 Rouyn-Noranda 675 271
23 Drummondville 643 372
24 Châteauguay 586 823
25 Matane 539 540
26 Saint-Bruno-de-Montarville * 492 220
27 Lavaltrie 489 161
28 Saint-Georges 472 567
29 Victoriaville 465 481
30 Sainte-Marie 449 193
31 Val-d’Or 427 512
32 Mercier 420 950
33 La Prairie * 401 955
34 Chandler 396 156
35 Varennes 391 442
36 Roberval 369 156
37 Nicolet 367 449
38 Joliette * 332 888
39 Sherbrooke * 299 219
40 Mont-Laurier 291 333
41 Lachute 270 505
42 Chambly * 261 733
43 Beauharnois 257 351
44 Gaspé 255 293
45 Brigham 246 043
46 Cowansville * 245 738
47 Waterloo 237 980
48 Rimouski 227 692
49 Montebello 222 636
50 Port-Cartier 222 035

 

Les 50 premières  municipalités selon l’indice d’intensité des déversements par habitant

 

Palmarès Municipalité Intensité par habitant
1 Montebello 234,6
2 Brigham 106,1
3 Albanel 85,3
4 Marsoui 79,7
5 Bedford * 54,0
6 Chandler 53,2
7 Paspébiac 52,8
8 Saint-Tite 51,5
9 Waterloo 51,4
10 Caplan 49,6
11 Longueuil * 49,2
12 Plessisville 48,1
13 Saint-Gabriel-de-Brandon 43,7
14 Saint-Hyacinthe 43,7
15 Nicolet 43,5
16 Saint-Just-de-Bretenières 43,1
17 Saint-Damase 38,9
18 Thetford Mines 38,7
19 Matane 38,2
20 Roberval 37,3
21 Lavaltrie 34,6
22 Sainte-Anne-de-la-Pérade 34,0
23 Port-Cartier 33,8
24 Notre-Dame-du-Nord 33,5
25 Sainte-Marie 33,0
26 Disraeli 33,0
27 Saint-Vianney 32,7
28 Lac-Mégantic 32,4
29 Les Méchins 31,5
30 Saint-Luc-de-Vincennes 29,4
31 Mercier 29,4
32 Saint-Esprit 29,3
33 Saint-François-du-Lac 28,0
34 Trois-Rivières 27,9
35 Saint-Jean-sur-Richelieu * 27,7
36 Shawinigan 27,7
37 Métis-sur-Mer 27,5
38 Verchères 25,2
39 Saint-Charles-de-Bellechasse 24,7
40 Alma 24,3
41 Crabtree 23,5
42 Mirabel 23,2
43 Sorel-Tracy * 23,0
44 Sainte-Thècle 22,3
45 Desbiens 22,1
46 Saint-Édouard-de-Fabre 21,1
47 Mont-Laurier 20,6
48 Lachute 20,1
49 Beauharnois 19,2
50 Saint-Chrysostome 19,2
Liste des 10 villes principales selon l’indice d’intensité par habitant
Palmarès Municipalité Intensité par habitant Population Intensité Nombre déversements
1 Longueuil * 49,2 249 338 19 888 032 1 191
2 Trois-Rivières 27,9 138 134 3 854 883 1 683
3 Saguenay 14,8 146 606 2 165 736 2 931
4 Laval 13,1 439 754 5 771 017 1 999
5 Lévis 10,8 147 440 1 591 245 1 280
6 Gatineau 7,4 286 755 2 135 201 1 459
7 Québec * 7,0 564 030 3 981 551 3 180
8 Terrebonne * 5,9 117 664 691 604 592
9 Montréal 2,4 2 050 053 4 945 739 1 873
10 Sherbrooke * 1,8 169 136 299 219 1 142

 

Liste des municipalités desservies par le même réseau d’assainissement
Municipalité Municipalités desservies par le même réseau Population
Bedford Stanbridge Station 275
Beloeil

 

 

Otterburn Park

McMasterville

Mont-Saint-Hilaire

8 280
5 909
19 022
Chambly Richelieu 5 479
Cowansville East Farnham 576
Joliette

 

 

 

Notre-Dame-de-Lourdes

Notre-Dame-des-Prairies

Saint-Charles-Borromée

Saint-Paul

2 909
9 454
14 575
6 331
La Prairie

 

 

 

Delson

Candiac

Sainte-Catherine

Saint-Constant

8 141
22 306
17 463
29 273
Longueuil

 

 

Boucherville

Brossard

Saint-Lambert

42 714
89 092
22 725
Les Coteaux Coteau-du-Lac 7 221
Pincourt Terrasse-Vaudreuil 1 965
Québec Saint-Augustin-de-Desmaures 19 477
Saint-Bruno-de-Montarville Saint-Basile-le-Grand 17 323
Saint-Jean-sur-Richelieu Sainte-Anne-de-Sabrevois 2 138
Sherbrooke Hatley 2 188
Sorel-Tracy

 

Saint-Joseph-de-Sorel

Sainte-Anne-de-Sorel

1 608
2 776
Terrebonne

 

Mascouche

Bois-des-Filion

49 466
9 970
Windsor Val-Joli 1 654

 

Télécharger le palmarès

 

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Source 

Geneviève Tardy, responsable des communications

Fondation Rivières, 514 424-3556

communications@fondationrivieres.org

Image-LAssomption

Projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption

Montréal, le 2 septembre 2020 – La Fondation Rivières et la Ville de L’Assomption réalisent actuellement une étude inédite pour mesurer les impacts des surverses d’eaux usées et d’autres sources de pollution sur la qualité bactériologique de l’eau à la prise d’eau potable municipale et sur l’aire de détente du parc Léo-Jacques ; toutes deux situées sur les rives de la rivière L’Assomption, à L’Assomption.

Contexte

Comme des centaines de municipalités au Québec, la Ville de L’Assomption s’approvisionne en eau dans une rivière. Or, on y constate la présence de contaminants, notamment d’origine fécale, qui proviennent de l’amont de la rivière. Ces contaminants sont bien sûr éliminés par l’usine d’eau potable de la Ville, mais plusieurs citoyens profitent d’une aire de détente en bordure de la rivière pour se baigner durant l’été et la Ville veut s’assurer de la sécurité des baigneurs. « Nous souhaitons connaître avec plus de précision et de rapidité la variation des concentrations des contaminants dans le temps, mais également les sources de pollution qui affectent la qualité de l’eau à notre prise d’eau potable. » – Sébastien Nadeau, maire de la Ville de L’Assomption

En réponse à ces préoccupations, la Fondation Rivières a développé un projet de surveillance en continu de la présence de coliformes fécaux afin de permettre une gestion efficace des risques. La détection rapide des pointes de contamination bactériologique permettra ainsi aux opérateurs de l’usine de filtration de réagir plus rapidement en cas de situation anormale.

Le projet

Le projet consiste à effectuer des analyses de manière automatisée à des intervalles variant de 30 minutes à quatre heures selon les conditions observées. Celles-ci sont réalisées avec un appareil ColiMinder déployé dans l’usine qui permet de détecter en 15 minutes la présence et la quantité de E.Coli dans l’eau. Les résultats sont ensuite transmis en temps réel sur le Web et aux opérateurs de l’usine de traitement d’eau potable qui peuvent déclencher d’autres prélèvements pour des analyses supplémentaires plus poussées. Quatre partenaires participent au projet: la Ville de L’Assomption, Nordikeau, la Fondation Rivières et l’École Polytechnique de Montréal, qui fournit gracieusement un appareil ColiMinder et des conseils scientifiques. La Fondation Rivières peut ainsi effectuer un suivi en temps réel de la qualité bactériologique de l’eau au point de captage.

« Dès que l’appareil ColiMinder a détecté un cas de contamination élevée, notre équipe est dépêchée pour prélever des échantillons d’eau à des endroits stratégiques en remontant la rivière vers l’amont. Ces prélèvements sont ensuite soumis à l’analyse ColiMinder qui détectera en 15 minutes la qualité bactériologique ce qui permet dès lors de dépister l’origine des sources de pollution. Des analyses sont aussi faites à l’aire de détente Léo-Jacques par l’équipe de la Ville avec des analyses ColiMinder. D’autres analyses permettent de déterminer si les coliformes sont de source humaine ou animale. Ces informations sont ensuite agrégées dans une base de données qui collige les informations sur les débordements d’eaux usées en amont, le niveau des précipitations observées et le débit dans la rivière, ce qui devrait nous permettre de bien comprendre l’impact des surverses sur la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption. » – Alain Saladzius,président de la Fondation Rivières.

Ce projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau est d’une durée de 16 semaines du mois d’août à novembre 2020.

Télécharger le communiqué.

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Sources

Geneviève Tardy, Responsable des communications, Fondation Rivières, 

Émilie Forget, Conseillère en communication, Ville de l’Assomption