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Déversement d’eaux contaminées

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La Fondation vient de loger une plainte au ministère de l’Environnement concernant un surprenant déversement d’eaux contaminées à Sainte-Anne-de-Bellevue. Des enfants ont été très surpris par la couleur et le nuage de contamination dans l’eau. Et vous ? Et si un tel déversement se faisait en amont d’une prise d’eau potable ? Les explications du Ministère sont attendues avec impatience. La ville de Montréal a aussi été saisie du dossier.

 

Rivières Bécancour et Châteauguay : Identification des priorités d’actions municipales

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Deux plus récentes études de la Fondation Rivières sur l’assainissement des eaux usées sont maintenant rendues publiques. Ces études identifient les priorités d’action qui sont suggérées aux 65 municipalités dont la performance des installations de traitement et la fréquence de déversements d’eaux usées ont été évaluées entre 2014 et 2016. Ce sont les organismes de bassin versant GROBEC et SCABRIC, qui ont commandé ces études, lesquelles ont été présentées lors de leurs assemblées générales annuelles. Le travail se poursuit maintenant en assistant les municipalités dans leurs démarches, de même qu’avec le COVABAR et l’OBVBM.

Les rapports Évaluation de performance des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux – Bassin versant de la rivière Bécancour, années 2014 à 2017 et Évaluation de performance des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux – Bassin versant de la Zone Châteauguay, années 2014 à 2016 sont disponibles sur le site web de la Fondation.

 

Pour information :

Alain Saladzius, FIC, ing.
Président
514 924-2013
presidence@fondationrivieres.org

Sophie Baril, B. Sc.
Chargée de projets
514 272-2666 poste 26
campagnes2@fondationrivieres.org

Bienvenue à notre nouveau stagiaire en assainissement des eaux!

C’est avec un grand plaisir que la Fondation Rivières accueille Roy Vergel Navarrete comme chargé de projet en assainissement des eaux.

Roy détient un baccalauréat en géographie de l’Université de Montréal et une maîtrise en gestion de l’environnement de l’Université de Sherbrooke. Son expérience de travail dans le secteur environnemental, notamment auprès de différents organismes, dans la gestion et l’échantillonnage sur le terrain, lui ont mené à mieux comprendre et identifier les impacts réels et potentiels de la présence humaine sur les milieux naturels. Il s’intéresse davantage à l’analyse de données primaires, secondaires et spatiales dans le but de faire des portraits de situations et ainsi formuler des recommandations afin de diminuer l’impact environnemental de certains projets.

À la Fondation Rivières, Roy évaluera différents systèmes d’assainissement municipaux et industriels, incluant leur cartographie, afin d’identifier les sources de pollution et limiter l’impact de ces établissements sur la qualité de l’eau des rivières.

Déversements d’eaux usées : L’État doit contrôler les municipalités afin de réduire les rejets

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Montréal, le 14 novembre 2018 – À la veille d’un déversement d’eaux usées non-traitées par la ville de Longueuil, un « flushgate » de huit jours, la Fondation Rivières demande la mise en place de six mesures permettant de réduire significativement la pollution occasionnée par les décisions municipales.

Dans une lettre transmise à la nouvelle ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, madame MarieChantal Chassé, disponible sur notre site internet, la Fondation Rivières identifie des gestes concrets et simples que devrait poser le Ministère. Ceux-ci se résument ainsi : 1) désignation d’un responsable ministériel 2) identification de mesures de mitigation obligatoires 3) production d’une liste d’activités à réaliser 4) exigence de produire un rapport d’événement 5) obligation d’obtenir une autorisation ministérielle avant un déversement planifié 6) instauration d’une redevance incitative sur chaque mètre cube d’eaux usées déversé.

Dans le cas de Longueuil, où une conduite de 16 mètres dans le lit du Saint-Laurent doit être remplacée, il est constaté que le contrat avec l’entrepreneur, payé à taux horaire, ne prévoit pas de clause incitative à une réalisation rapide des travaux. Des industries sont également présentes sur le territoire touché et un inventaire accompagné de mesures de mitigations, dans de telles situations, est souhaitable.

« La population veut avoir l’assurance, avec raison, que tous les efforts raisonnables ont été réalisés afin de minimiser les déversements » déclare Alain Saladzius, ingénieur et président de la Fondation Rivières, tout en ajoutant que « le gouvernement n’a pas encore mis en place, depuis le flushgate de Montréal en 2015, des conditions qui permettent d’identifier les meilleures pratiques ».

À l’instar des 93 municipalités qui rejettent encore des eaux usées non-traitées directement dans l’environnement, le gouvernement doit désigner des experts afin de les accompagner pour régler ces problèmes qui perdurent.

La Fondation Rivières est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’œuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières – tout autant que de la qualité de l’eau.

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Pour informations : Alain Saladzius, ing., président
514 924-2013
presidence@fondationrivieres.org

 

Communiqué de presse de la FR – PDF

Lettre de la FR à la Ministre Chassé – PDF

Débordement d’eaux usées planifié à Longueuil : Il faut changer la cassette!

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La Fondation Rivières a été consternée d’apprendre cette semaine que la ville de Longueuil déversera 162 000 mètres cubes d’eaux usées dans le fleuve. En effet, une conduite principale d’eaux usées sous pression de 900 mm de diamètre, située dans le lit du Saint-Laurent près du pont de l’autoroute 20 au pont-tunnel Louis-Hippolyte Lafontaine, doit être remplacée sur une longueur de 16 mètres. Ces travaux sont essentiels et la Ville n’a identifié aucune mesure qui pourrait éviter le déversement prévu pendant 8 jours et nuits à compter du 15 novembre prochain.

Bien que les explications fournies par la Ville apparaissent crédibles, la Fondation Rivières se questionne à propos du fait que l’Entrepreneur soit payé à taux horaire pour les opérations qu’il aura à accomplir dans les prochains jours. Il apparaît surprenant que 8 jours et 8 nuits soient requis pour ces travaux sur une longueur de 16 mètres. Les causes du bris demeurent inexpliquées, d’autant plus qu’il s’agit d’une conduite en acier recouverte de béton, ce qu’il y a de plus résistant. Trois conduites de ce type approvisionnent la station d’épuration située sur l’Île Charron.

Enfin, la Fondation Rivières réitère que chaque mètre cube d’eaux usées non traitées, ainsi déversé dans l’environnement, devrait faire l’objet d’une amende afin d’inciter les municipalités à limiter leurs déversements. Les différentes analyses d’eau et études de suivi de la contamination ne compenseront jamais le tort causé. Les sommes ainsi recueillies devraient contribuer à réduire la pollution, comme par exemple installer des systèmes de désinfection là où il n’y en a pas, comme à Longueuil.

La Fondation Rivières interviendra rapidement auprès de la nouvelle ministre de l’Environnement, madame MarieChantal Chassé, pour faire en sorte que les conditions encadrant les débordements de ce genre soient resserrées et leur pollution justement compensée.

Vidéo : Alain Saladzius se prononce sur le déversement prévu à Longueuil

Communiqué de presse de l’agglomération de Longueuil concernant les travaux prévus

Fiche technique des travaux prévus

Stratégie québécoise de l’eau: La population est invitée à relever le défi

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Montréal, le 27 juin 2018 – La Fondation Rivières salue la nouvelle Stratégie québécoise de l’eau 2018-2030 rendue publique par la Ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Le document a le mérite d’identifier les nombreux défis à relever afin d’améliorer la qualité et préserver la disponibilité de cette précieuse ressource qu’est l’eau. La présentation du document est accompagnée d’une invitation sans équivoque à la population d’y contribuer largement.

Communiqué de presse officiel de la Fondation Rivières.

Pour consulter la Stratégie québécoise de l’eau 2018-2030 et son Plan d’action 2018-2023, cliquez sur ce lien.

Le travail accompli depuis 2002 est important. Pour consulter la Politique nationale de l’eau rédigée suite à des audiences du BAPE, cliquer sur ce lien.

Rivière Richelieu : Un rapport dresse un premier portrait régional de la performance des ouvrages d’assainissement municipaux

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Montréal, le 5 avril 2018 – La qualité inquiétante de l’eau de la rivière constatée en juillet 2017 par les canotiers qui ont parcouru la rivière Richelieu lors de l’événement Le Richelieu en 24h a incité la Fondation Rivières à identifier les sources de pollution d’origine municipales. Cette étude, une première à l’échelle d’un bassin versant, a permis de constater que les déversements d’eaux usées demeurent nombreux et que l’absence de planification dans les travaux à réaliser démontre une gestion aléatoire des infrastructures. Le rapport recommande une nouvelle approche pour que les municipalités soient accompagnées dans l’identification et de la résolution des problèmes environnementaux les plus importants au niveau du bassin versant.

La Fondation Rivières a ainsi colligé les données d’exploitation des années 2014 à 2016 pour 31 systèmes d’assainissement, soit 26 sur le Richelieu et cinq sur le Saint-Laurent. Seulement six des 31 systèmes répondent à toutes les exigences, autant à la station d’épuration que dans le réseau de conduites qui transportent les eaux. Des 31 entités municipales invitées par la Fondation Rivières à discuter des résultats, 22 d’entre-elles, soit 71 %, ont participé à une discussion sur les observations et les actions requises au cours des prochaines années afin de diminuer les rejets dans les différents cours d’eau.  Ces données et discussions ont ensuite été interprétées et évaluées afin de dresser un portrait régional synthétique et représentatif des principaux défis en assainissement. Le travail a également permis de constater une certaine anarchie dans le choix des projets et la gestion des subventions qui ne sont pas nécessairement allouées selon des objectifs environnementaux prioritaires. La Fondation Rivières recommande que les organismes de bassins versants soient appelés à jouer un rôle prépondérant dans l’identification des priorités.

Le rapport Évaluation de performance des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux – Bassin versant de la rivière Richelieu et de la zone Saint-Laurent, années 2014 à 2016, est disponible sur le site web de la Fondation.

Pour lire un article du Journal de Montréal, dans lequel certains constats s’appuient sur ce rapport, cliquez ici.

La Fondation Rivières est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’œuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières – tout autant que de la qualité de l’eau.

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Pour informations :

Alain Saladzius, FIC, ing.
Président
514 924-2013
presidence@fondationrivieres.org

Gabriel Cliche, B. Sc. A.
Chargé de projets
514 272-2666 poste 23
campagnes@fondationrivieres.org

Journée mondiale de l’eau : L’assainissement des eaux à la dérive depuis quatre ans

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Montréal, le 22 mars 2018 – Le gouvernement du Québec s’est retiré d’importantes responsabilités depuis l’adoption, il y a quatre ans, du Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées. Depuis, les municipalités ne sont plus accompagnées par l’État, les résultats de performance ne sont toujours pas accessibles aux organismes, l’identification des problèmes et des solutions ne font pas l’objet d’une priorisation, notamment au niveau du bassin versant.

Le dernier rapport sur le sujet date de 2013. Il évaluait quelques 811 stations d’épuration et 4 457 conduites déversant des eaux usées non traitées dans l’environnement, en temps de pluie.  Depuis, les équipes d’inspection et d’accompagnement pour une amélioration du fonctionnement furent démantelées. L’accès au système informatique gouvernemental n’est toujours pas accessible malgré l’engagement du ministre Heurtel pris il y a un an. Mais il y a pire.

Des attestations d’assainissement inexistantes

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) n’a toujours pas émis une seule attestation d’assainissement aux municipalités, malgré le règlement en vigueur. L’annonce faite aux municipalités en juillet 2014 mentionnait leur délivrance «prochaine». Ces attestations sont comme des « permis d’exploitation ». Elles devaient statuer sur la performance des systèmes d’assainissement et voir à ce que les équipements répondent aux besoins en matière de protection des milieux récepteurs. Elles devaient notamment statuer sur les débordements d’eaux usées en temps de pluie qui pourraient être tolérées par le milieu récepteur. Or, ceux-ci augmentent. Les attestations devaient constituer, en somme, «un outil pour la mise en œuvre d’un processus d’amélioration continue de tous les rejets d’une station d’épuration municipale».

Le cas de la rivière Richelieu

Notre dernière étude de 31 systèmes d’assainissement situés sur la rivière Richelieu et de la zone Saint-Laurent indique que seulement six de ceux-ci ne requièrent pas d’investissement. Les débordements sont nombreux et augmentent, des stations sont désuètes, d’autres manquent d’équipements. Or, les subventions qui proviennent du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) ne tiennent pas compte de priorités d’assainissement du milieu récepteur qui est le bassin versant. L’argent est distribué aux municipalités selon les demandes reçues, sans égard à la rentabilité environnementale des travaux. Or, un exercice pourrait aisément identifier les travaux qui procureraient le plus de gains environnementaux, tout cela en tenant compte de la capacité de payer des municipalités.

Une vision régionale, une solution régionale

Pendant que des surplus financiers s’accumulent dans les coffres gouvernementaux, un passif environnemental se crée. Le gouvernement économise en réduisant ses effectifs et délègue des activités, il transfert des rôles de surveillance aux municipalités, la recherche et l’innovation à des groupes environnementaux, et la gestion de programmes à des organismes paragouvernementaux.

A défaut que l’État soit en mesure d’identifier les travaux prioritaires, la Fondation Rivières recommande que cette planification soit confiée aux organismes de bassin versant. Les 40 organismes déjà bien implantés sur tout le territoire québécois sont reconnus dans la Loi sur l’eau depuis 2009. Ils maîtrisent bien la connaissance du territoire et les enjeux liés à la qualité de l’eau ayant tous réalisé un plan directeur de l’eau avec les acteurs gouvernementaux, municipaux, économiques, environnementaux et sociaux du territoire, ce qui permettrait de soutenir ces analyses par bassin versant et de cibler les priorités d’intervention. Ils sont dotés d’un personnel scientifique déjà fonctionnel. Pour peu qu’un budget supplémentaire y soit dédié, le travail peut être plus rapidement accompli. Le Fonds vert ou le Fonds des générations, dotés de milliards de dollars, seraient ainsi adéquatement mis à contribution.

Les Québécois ont investi massivement depuis quarante ans pour assainir leurs eaux. Il importe   d’arrêter le recul vécu depuis quatre ans et d’assurer la pérennité des installations, de bien les exploiter et de les améliorer. Soyons à la hauteur, en cette Journée mondiale de l’eau, à tout mettre en œuvre pour respecter la capacité de support de l’écosystème EAU.

La Fondation Rivières est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’œuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières – tout autant que de la qualité de l’eau.

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Pour informations :
Alain Saladzius, FIC, ing., président
514 924-2013
presidence@fondationrivieres.org

Projets en cours pour stopper la pollution du St-Laurent

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Contamination toxique du Saint-Laurent: Deux projets sont enfin en cours pour stopper la contamination près de l’autoroute Bonaventure à Montréal. Il faudra un suivi adéquat de la performance du partenariat public-privé (projet fédéral) et de la disposition des eaux contaminées (projet de la Ville de Montréal).

Voir ces deux articles du Journal de Montréal.

Protéger le Saint-Laurent 

Nettoyage d’un des sites les plus toxiques du Québec

 

 

Bienvenue à Gabriel Cliche, notre nouveau Chargé de projets

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Détenteur d’un baccalauréat en environnements naturels et aménagés de l’Université Laval ainsi que d’un diplôme d’études collégiales en assainissement des eaux du Cégep de Saint-Laurent, Gabriel Cliche se spécialise dans la gestion et la protection des ressources hydriques. Fort de ses nombreuses expériences professionnelles et académiques en analyse statistique, en rédaction, en recherche documentaire, en exploitation de systèmes de traitement d’eau potable et usées, en échantillonnage ainsi qu’en aménagement du territoire, il verra à l’identification de sources de pollution pour différentes rivières et au développement de stratégies visant à la mise en place de solutions concrètes avec le milieu.

Gabriel se joint à notre équipe à compter du 11 septembre prochain.