Plage-de-Verdun-1024x1024

Projets de plages pour la baignade – on se lance !

Il a fait chaud cet été. Très chaud. Et il fera encore plus chaud à l’avenir. D’où le besoin de plages sûres pour la baignade!

À la Fondation Rivières, l’accès public à nos cours d’eau est important et l’eau doit être de bonne qualité. Au Québec, la limite recommandée d’E. Coli dans les plages et la baignade est de 200 UFC/100mL. Autrement dit, si nous voulons faire trempette dans une rivière ou un lac, nous voulons être sûrs que la présence de ces bactéries est acceptable, car elles sont un bon indicateur de pathogènes plus dangereux.

Cet été, nous nous sommes associés à plusieurs municipalités et organismes pour mener à bien des projets pilotes visant à étudier la qualité récréative de leurs eaux. Mes collègues et moi avons passé un été chargé et animé à relever les inévitables défis qui accompagnent la mise en œuvre de nouvelles études. La science de terrain réserve toujours des surprises !

Le défi à la plage de Verdun: garder la plage ouverte

À Verdun, la municipalité a déjà travaillé fort pour offrir une belle plage à la population. Et chaque jour, la Ville envoie quotidiennement des échantillons d’eau à analyser afin d’assurer votre sécurité. En outre, la plage est fermée à titre préventif jusqu’à 72 heures après une forte pluie, afin d’éviter que les baigneurs n’entrent en contact avec de l’eau potentiellement contaminée suite à un débordement d’eaux usées. Le principal enjeu du protocole actuel est que ces analyses nécessitent un minimum de 24 heures pour être effectuées, ce qui signifie que les conditions de qualité de l’eau sont toujours confirmées des jours plus tard. Évidemment, ce n’est pas optimal.

Cet été, nous avons donc travaillé avec la Ville pour améliorer leur surveillance de la qualité de l’eau, qui se heurte actuellement aux limites des échantillons analysés en laboratoire. Des études antérieures réalisées par Polytechnique Montréal ont montré le potentiel d’une analyse en temps quasi réel de la qualité biologique de l’eau pour la baignade à la plage de Verdun en 2018. Grâce à Polytechnique, nous avons eu accès à l’équipement nécessaire pour effectuer ce type d’analyse, une machine appelée ColiMinder qui analyse l’activité enzymatique de l’eau et nous donne une idée de la quantité d’E. Coli présente dans l’échantillon.

En cours de projet, des baigneurs curieux m’ont approché pour me demander ce que nous étions en train de faire. J’aimerais donc prendre un moment pour vous décrire le parcours de ce projet, et notamment, de nos défis !

Chargée de projet et plombière au besoin

Comme c’est souvent le cas avec le travail sur le terrain, nous avons presque immédiatement rencontré un obstacle, car l’ordinateur de la machine a dû être remplacé de manière inattendue. Pendant que nous attendions impatiemment l’arrivée de notre nouvel ordinateur, nous étions sur place pour préparer les autres grandes installations que ce projet nécessitait. Afin de pouvoir mesurer en continu la qualité de l’eau, nous avions besoin d’une alimentation continuelle en eau de la plage à analyser, ce qui signifie que nous avions besoin d’une pompe ! Pour une raison étrange, la pompe initialement choisie pour ce projet s’est envolée des étagères cet été, ce qui nous a causé des retards supplémentaires.

Nous nous sommes coordonnés avec un spécialiste pour l’installation, qui a accepté que je l’accompagne afin que nous puissions retirer et installer la pompe de manière indépendante pour la saison prochaine.

Laissez-moi vous dire que je ne m’attendais pas à me baigner et à trimballer une pompe submersible et des tuyaux dans 3 mètres d’eau!

Mais je me suis lancé à fond, et Roger a pris les circonstances particulières à bras le corps et a réussi à installer notre pompe et à la connecter au conteneur ( à 100 m de la pompe, où notre ColiMinder est rangé en toute sécurité) ! Pour tous les amateurs de baignade qui nous ont vus ce jour-là, nous valions le déplacement.

Installation du ColiMinder
Toute une installation dans le conteneur!

Naturellement, notre dépannage ne pouvait pas s’arrêter là. Vous vous souvenez que j’ai mentionné que la pompe devait fournir de l’eau à notre machine située à 100 m? Le modèle de réserve que nous avions choisi faisait un excellent travail, mais avec un débit impressionnant de 0,3 m3 par minute – ce qui, franchement, est un débit beaucoup trop important pour notre appareil qui nécessite des débits très faibles. J’étais donc de retour à la plage, cette fois-ci en coordination avec le plombier de la ville pour trouver une solution créative à notre problème. Il nous a fallu quelques essais, mais nous avons finalement réussi à modifier les tuyaux du conteneur pour dévier une section du débit de telle sorte que nous avons pu le réduire et brancher notre machine avec succès.

Pompe pour Verdun
Et enfin, la pompe de tous les tracas.

Un projet prometteur pour la baignade!

Depuis lors, le ColiMinder prend régulièrement des mesures de l’eau de la plage, ce qui, compte tenu de tous les problèmes rencontrés cet été, est un véritable exploit. Maintenant que nous avons réglé les aspects logistiques du projet, je suis particulièrement enthousiaste quant à la possibilité d’améliorer l’accès et la sécurité à la baignade ! Dès l’année prochaine, nous serons en mesure de confirmer les variations quotidiennes mesurées par le ColiMinder. Cela signifie que nous pourrons analyser un échantillon d’eau en 15 minutes et à la demande, plutôt que de nous fier uniquement aux méthodes traditionnelles qui nous donnent nos résultats plusieurs jours après le fait. Notre objectif ultime est d’optimiser le protocole de surveillance actuel : après tout, nous voulons que vous profitiez au maximum de votre saison estivale dans l’eau !

Pour ma part, malgré un démarrage difficile de nos installations, je ne peux pas me plaindre d’avoir passé de nombreux matins d’été à prendre mon premier café de la journée devant un tel panorama !

Plage de Verdun zone baignade
Plage de Verdun
Lena Szymoniak
Lena sur le terrain

Lena Szymoniak

Chargée de projet en qualité de l’eau (et plombière, apparemment!)

Ruisseau Meadowbrook - rivière Saint-Pierre

Meadowbrook: un des derniers ruisseaux de Montréal asséché parce qu’on y rejette nos égouts

Le ruisseau Meadowbrook sera bientôt asséché par la Ville de Montréal parce que des résidences de Montréal-Ouest et de Côte-Saint-Luc y déversent directement leurs eaux usées depuis près de 20 ans. Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) connaissent le problème, mais ont failli à leur obligation d’imposer les correctifs nécessaires aux deux villes.

Voici la triste histoire d’une longue bataille portée depuis des années par le comité de citoyens, les Amis du parc Meadowbrook, et reprise par le Journal de Montréal.

Ainsi, la Ville de Montréal est tenue, par un jugement de Cour, de construire une conduite pluviale pour détourner les eaux usées qui se déversent dans le ruisseau Meadowbrook, ce qui aura pour effet de réduire de 96 % les apports en eau. Montréal est ici victime de l’incurie des villes de Côte-Saint-Luc et de Montréal-Ouest qui n’ont pas corrigé tous les raccordements inversés sur leur territoire. Leurs eaux contaminées s’écoulent ainsi sur le territoire de Montréal, dans le ruisseau.

La pollution dans le ruisseau Meadowbrook: un problème connu

Le MAMH connaît depuis longtemps ce problème des raccordements inversés qui fait en sorte que les eaux usées sanitaires ne sont pas raccordées au réseau d’égout et qu’elles se déversent dans la nature. Le Conseil du trésor exige par décrets, depuis au moins 2007, que de tels mauvais raccordements soient corrigés faute de quoi les municipalités n’obtiendraient plus de subventions pour leurs autres travaux d’infrastructures (voir l’avis du Conseil du Trésor plus bas). Mais les deux Villes n’ont rien fait et le MAMH a continué de leur octroyer des subventions sans les obliger à corriger ces problèmes.

La pollution des eaux par de mauvais raccordements est un fléau bien connu depuis les années 80. Il faut creuser dans la rue ou sur les terrains privés pour modifier la tuyauterie et c’est pourquoi le gouvernement a décidé de rendre conditionnelle toute aide financière à la réalisation d’un plan d’action. De toute évidence, cette condition n’est pas respectée.

« Jamais une municipalité n’a été tenue de procéder à des travaux ou de respecter un simple plan d’action, c’est pathétique, de dire Alain Saladzius, président de Fondation Rivières. Nous avons écrit aux deux ministères. À l’environnement, on nous répond que de détourner l’eau du ruisseau Meadowbrook, ce n’est pas une intervention dans un cours d’eau et nous n’avons toujours pas eu de réponse des Affaires municipales. Devant l’urgence, nous avons déposé une plainte auprès du Commissaire au Développement durable. »

Le Conseil régional de l’Environnement de Montréal a travaillé très fort sur ce dossier et Fondation Rivières a appuyé le comité de citoyens bien sûr.

Quelques échanges épistolaires

Voici notre lettre envoyée au ministère de l’Environnement

Voici la réponse du ministère de l’Environnement

Voici un décret non respecté du Conseil du Trésor datant de 2007

Et finalement notre lettre envoyée à la ministre des Affaires municipales

2019-07-30 Grand Splash8

La Société immobilière du Canada doit se rendre à l’évidence: il faut intégrer une aire de baignade dans le Vieux-Port de Montréal

MONTRÉAL, le 20 mai 2021  – La Fondation Rivières se réjouit que la Ville de Montréal ait retenu le projet d’un bain portuaire accessible au centre-ville de Montréal dans son Plan nature et sport. Et le meilleur endroit où l’implanter est dans le bassin Jacques-Cartier dans le Vieux-Port de Montréal: l’eau y est pratiquement toujours propre et l’accès sécuritaire.

Or la Société immobilière du Canada, gestionnaire de la Société du Vieux-Port de Montréal, n’a pas l’intention d’intégrer des aires de baignade. Nous avons donc demandé une rencontre auprès de la ministre Anita Anand, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et de Marc Miller, député de Ville-Marie-Le Sud-Ouest-Île-des-Soeurs, afin de leur démontrer l’importance d’ouvrir un tel accès aux citoyens dans le Vieux-Port.

C’est l’endroit où se déroule le traditionnel Grand Splash annuel organisé par des citoyens depuis 16 ans. La Fondation Rivières organisera de nouveau un événement Grand Splash au début juillet dans le bassin Jacques-Cartier, afin de revendiquer le droit des citoyens à un accès public à l’eau, d’autant plus important que cet endroit est situé à proximité des quartiers les plus populeux, et constituerait un atout majeur au développement touristique de Montréal.

Le centre-ville de Montréal ne sera plus jamais le même. Il doit changer et offrir un milieu de vie de qualité pour les résidents. Un centre-ville tout en bureaux, c’est terminé. On parle de relance économique à Montréal, quoi de plus simple que d’aménager un espace de baignade accessible à tous et surtout à ses résidants. Pendant qu’à Montréal, on n’a que la plage de VerdunToronto dispose de pas moins d’une dizaine qui sont accessibles à quelques minutes du centre-ville.

Par ailleurs, on applaudit la décision de la VIlle d’aménager un parc récréotouristique riverain à Lachine, auquel d’ailleurs une aire de baignade devrait s’y greffer d’autant que la qualité de l’eau y est généralement excellente. On note d’autre part que la vocation des sites Plage de l’Est et Promenade Bellerive ne sont pas retenus pour un accès à l’eau. On encourage la Ville de Montréal à poursuivre l’évaluation du potentiel de baignade à ces endroits, les seuls situés dans l’Est de Montréal.

 – 30 –

Pour informations :

André Bélanger, directeur général
514 295-1194
direction@fondationrivieres.org

Lien vert le Plan nature et sport : https://portail-m4s.s3.montreal.ca/pdf/plan_nature_et_sports_0.pdf

Eaux-polluees

Des dépôts à neige intoxiquent nos rivières

Des images captées par des citoyens depuis deux jours à Longueuil et diffusées sur les réseaux sociaux montrent une eau polluée sortant d’un bassin de décantation de la Ville. L’émissaire s’écoule directement dans un ruisseau d’une eau limpide, dans le boisé du Tremblay, un refuge faunique d’importance de la rainette faux-grillon au Québec. Des grenouilles et des poissons morts y ont été observés et un silence complet régnait alors qu’en temps normal le cri des rainettes se fait entendre en pleine saison printanière. La Fondation Rivières demande au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques de revoir les autorisations émises par son ministère et qui font en sorte que des dépôts à neige laissent s’écouler des panaches de pollution dans les cours d’eau. 

Pour M. Patrick R. Bourgeois qui s’est rendu sur le site pour vérifier l’origine de la contamination, « On ne peut tolérer qu’un dépôt à neige, montagne de pollution s’il en est une, s’écoule dans une réserve faunique, tuant les rainettes faux-grillon au passage. Il est plus que temps de revoir la gestion de ces dépôts. J’ai filmé ce que le commun des citoyens n’aurait jamais vu, en plus des cours industrielles et des déchets jusqu’en rive, sans qu’aucune limite de protection ne soit respectée. Un saccage environnemental dans ce qui devrait être un paradis faunique » déclare-t-il.

Selon la Fondation Rivières, les normes gouvernementales doivent être révisées et tenir compte de la fragilité de certains milieux. De simples bassins de décantation, trop petits de surcroît, ne  permettent que d’enlever le sable. De nombreux autres contaminants (chlorures, sels, métaux, huiles et graisses, microplastiques, etc.) provenant des neiges souillées s’échappent ainsi jusqu’aux cours d’eau. Les normes sont les mêmes peu importe le milieu récepteur, un non-sens. La Fondation a d’ailleurs porté plainte au ministère de l’Environnement en juillet 2018 dans un dossier similaire situé en bordure de la rivière Magog. Les analyses obtenues affichaient des dépassements majeurs des matières en suspension. Le Ministère aurait alors entrepris un suivi plus serré de l’exploitation du site sans toutefois resserrer les normes environnementales du site.

Pour Alain Saladzius, ingénieur et président de la Fondation Rivières, « le traitement des eaux fortement polluées qui sortent des dépôts à neige doit être amélioré. Les critères de conception sont trop faibles et ne tiennent pas compte du milieu récepteur. Des tests de toxicité devraient être applicables car des mortalités de poissons ont été constatées. Cette année la rapidité de la fonte des neiges nous rappelle que les changements climatiques occasionnent des bouleversements dont il faut maintenant tenir compte » conclut-il. 

L’ancien maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, confirme « J’ai été témoin de cette aberration pendant des années, le ministère de l’Environnement nous autorisait à déverser les eaux du dépôt à neige dans un cour d’eau verbalisé qui se jetait dans la rivière Châteauguay. C’était totalement incohérent, mais sur le prétexte de manque de fonds, tout est acceptable. C’est extrêmement gênant.»

Vidéo du cours d’eau contaminé :

https://www.facebook.com/patrick.bourgeois.37/videos/10224860618205389

Vidéo du dépôt à neige :

https://www.facebook.com/patrick.bourgeois.37/videos/10224882276626836

Plainte de la Fondation Rivières concernant le dépôt à neige de Magog 2018
https://fondationrivieres.org/wp-content/uploads/2021/04/2018-07-17-FR-Depot-neige-Magog-Plainte-au-MDDELCC-1.pdf

Image pour partage lien FB

Gestion de l’eau au Québec La Fondation Rivières et Eau Secours lancent le portail web Eauenpéril.net

La Fondation Rivières et l’organisme Eau Secours, en collaboration avec des étudiants à la maîtrise en environnement de l’Université de Sherbrooke, lancent un nouveau portail Web sur la gestion de l’eau au Québec. La population est d’ailleurs invitée à participer à l’amélioration et à la mise à jour du portail afin que cet outil soit le plus complet et à jour possible.

Le portail Eau en péril est un site d’archivage d’articles médiatiques et d’informations gouvernementales et universitaires en lien avec les problématiques de la gestion de l’eau au Québec. Ce répertoire – non exhaustif – inclut des données dont l’objectif n’est pas de tracer un portrait de la qualité de l’eau, mais bien de répertorier des faits récents et historiques tant au niveau de la gouvernance, des déversements, de la contamination, de la privatisation, de la commercialisation, de l’accessibilité que de la destruction des milieux humides.

Avec cette initiative, la Fondation Rivières et Eau Secours souhaitent sensibiliser la population et les décideurs quant aux chocs répétés que subissent les plans d’eau et la ressource hydrique en général depuis des décennies. Pour André Bélanger de la Fondation Rivières « C’est par devoir de mémoire que nous avons pris la décision de mettre en œuvre ce projet. Par exemple, savez-vous quand et combien de fois il y a eu des déversements dans les rivières Richelieu, des Outaouais ou Yamaska? Bien sûr que non, car ces informations n’existent pas. Réunir sous une même bannière un maximum d’informations, c’est ce que nous visons et grâce à la contribution citoyenne, nous allons y parvenir ».

La gestion de l’eau ne se limite cependant pas uniquement à la qualité de l’eau des rivières. « En plus de la qualité de l’eau, la ressource doit demeurer accessible et suffisante à nos besoins de demain. La privatisation, la commercialisation, la contamination et les prélèvements abusifs nuisent à cet accès. Combien existe-il d’usines d’eau embouteillée? Combien de cas de contamination de sources d’eau potable ont été recensés au Québec, Et les avis d’ébullition qui durent depuis plusieurs mois, voire années? Avons-nous une idée de la superficie de milieux humides détruits dans chaque région administrative dans les dernières années? C’est aussi ça, Eau en péril. » tenait également à ajouter Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours.

Les organismes rappellent que si un cas particulier n’est pas présent dans le portait, c’est normal. Eau en péril est un travail collaboratif et vivant auquel la population est invitée à contribuer. Les témoins d’un événement peuvent faire parvenir les informations en remplissant le formulaire prévu à cet effet sur le site Eauenpéril.net

Pour informations :

Geneviève Tardy, responsable des communications

514 424-3556

communications@fondationrivieres.org

Mathieu Langlois, responsable des communications

514 588-5608

communications@eausecours.org

Asset 22

Qualité de l’eau de la rivière L’Assomption : La baignade est possible en été!

La Fondation Rivières et la Ville de L’Assomption rendent publics les résultats de la surveillance en continu de la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption à la prise d’eau du Centre de traitement Jean-Perreault et à l’aire de détente du parc Léo-Jacques à L’Assomption. Ce projet pilote révèle des informations étonnantes qui permettent aujourd’hui de poser ces trois principaux constats :

  • l’eau est généralement adéquate pour la baignade dans les mois d’été ;
  • dès septembre, il y a une pollution persistante et des déversements municipaux intensifs en amont ;
  • la contamination de l’eau par les coli est majoritairement d’origine humaine et non agricole.

Le directeur général de la Fondation Rivières, M. André Bélanger, est stupéfait des résultats de l’étude : « Au départ, nous voulions savoir entre autres si le système de détection rapide ColiMinder était efficace pour assurer la sécurité des baigneurs à l’aire de détente Léo-Jacques, dans l’éventualité où la Ville rendrait accessible cet endroit pour la baignade. On apprend aujourd’hui non seulement que l’efficacité est démontrée, mais que l’eau de la rivière est de bien meilleure qualité en été que nous l’avions anticipé. À l’automne, c’est toutefois un tout autre portrait malheureusement ». En effet, dès le mois de septembre, avec des pluies plus marquées, les analyses ont démontré une pollution persistante et des déversements municipaux d’eaux usées intensifs en amont lors des périodes de pluie.

L’origine humaine de la contamination par les E. coli a également suscité de fortes réactions : « Depuis des années, on identifiait les activités agricoles comme principale responsable de la mauvaise qualité de l’eau dans la rivière L’Assomption, mais ce n’est vraisemblablement pas le cas! Ce nouveau portrait va permettre d’orienter les actions futures de manière beaucoup plus optimale en permettant aux acteurs concernés de mieux cibler les vraies priorités : les déversements d’eaux usées en amont. C’est majeur comme nouvelle! », d’ajouter M. Bélanger.

Le projet a été d’autant plus bénéfique qu’il a permis d’optimiser l’exploitation du Centre de traitement d’eau et d’ajuster rapidement les opérations lors de périodes inattendues de contamination. Le 17 septembre, le ColiMinder a en effet détecté un pic de contamination qui s’est étendu de 11h00 à 17h00. Alors qu’il devrait y avoir une forte corrélation entre la turbidité et la contamination, le turbidimètre du Centre de traitement n’en faisait pas état. Grâce au ColiMinder, il a été possible de détecter un déversement survenu à plus de 10 kilomètres en amont et d’ajuster le traitement plus rapidement.

Les résultats de cette collaboration amènent aujourd’hui la Ville de L’Assomption à réfléchir aux suites à donner à cette étude : « Nous nous réjouissons du travail de la Fondation Rivières et de leur professionnalisme. Dans ses recommandations, la Fondation nous propose des actions très pertinentes à mettre en œuvre pour un meilleur assainissement de l’eau de la rivière. Comme toujours, nous sommes prêts à poser des gestes concrets en collaboration avec les différents acteurs du milieu soucieux de la qualité de nos cours d’eau», a conclu le maire de L’Assomption, M. Sébastien Nadeau.

Le projet

Le projet consistait à effectuer des analyses de manière automatisée toutes les deux heures. Celles-ci ont été réalisées avec un appareil ColiMinder déployé dans l’usine qui permet de détecter en 15 minutes la présence et la quantité de E. coli dans l’eau. Les résultats étaient transmis en temps réel aux opérateurs. Le projet s’est échelonné d’août à décembre 2020 et poursuivait trois objectifs :

  1. Valider si les mesures fournies par l’appareil ColiMinder peuvent assurer la sécurité des citoyens à l’aire de détente du parc Léo-Jacques en cas de contamination ponctuelle, dans le contexte où la Ville évalue la possibilité de rendre l’endroit accessible pour la baignade ;
  2. Valider la pertinence pour le Centre de traitement d’eau d’utiliser un outil d’analyse rapide pour surveiller la contamination en temps réel ;
  3. Identifier les sources de contamination qui peuvent présenter des risques à la prise d’eau potable de la Ville.

Documents à consulter

Rapport complet

-30-

Source :

Fondation Rivières

Geneviève Tardy, responsable des communications

communications@fondationrivieres.org

csm_hand-1527793_492406ca85

Exclue du Forum d’action sur l’eau : La Fondation Rivières lance un 1er défi aux membres du comité

Le 18 février 2021, le ministre de l’Environnement et la Lutte aux changements climatiques, M. Benoit Charette a rendu publique la composition du nouveau Forum d’action sur l’eau. Rappelons que cette nouvelle instance a été créée en remplacement du Conseil québécois de l’eau annoncé par le gouvernement libéral en 2018, comité sur lequel la Fondation Rivières avait été invitée à siéger à titre d’organisme citoyen. Maintenant que la voix citoyenne n’a plus sa place au sein du Forum d’action sur l’eau, la Fondation Rivières lance un premier défi à l’ensemble des membres du comité qui se réuniront pour la première fois mardi le 16 mars 2021 :     

« Faire en sorte que les travaux d’infrastructures vertes soient pleinement reconnus et financés »

Tous les experts dans la gestion des eaux s’entendent sur l’importance d’investir dans les infrastructures vertes pour mieux gérer les eaux pluviales. Ces infrastructures constituent une solution de premier plan aux quelque 60 000 déversements annuels d’eaux usées non-traitées au Québec, tout en permettant, entre autres, d’éviter la pollution acheminée aux cours d’eau par les eaux pluviales contaminées et de recharger la nappe phréatique. Des infrastructures vertes peuvent être réalisées selon des techniques éprouvées qui sont d’ailleurs minutieusement décrites dans le Guide de gestion des eaux pluviales produit il y a 10 ans par le ministère de l’Environnement.

Or, les trois principaux outils de financement gouvernementaux pour de telles infrastructures ne reconnaissent pas ce type de projets. Les travaux permis ciblent uniquement les constructions habituelles (égouts, aqueduc, systèmes de traitement), tant pour le programme Taxe d’accise sur l’essence et de la contribution du Québec (TECQ) avec une enveloppe de 3,4 G$, que le Fonds pour l’infrastructure municipale d’eau (FIMEAU) avec 1,5 G$ et que le Programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU) avec 773 M$. Les municipalités se voient donc privées de financement pour faire les meilleurs choix afin d’améliorer la gestion de leurs eaux pluviales. Rappelons que l’intensité des événements de pluie augmente avec les changements climatiques. Pourtant les infrastructures vertes sont éprouvées et reconnues, tout autant que les approches traditionnelles. 

Ces lacunes ont été adressées en décembre 2020 à Mme Catherine McKenna, ministre responsable de l’Infrastructure et des Collectivités au gouvernement fédéral en matière d’infrastructures vertes, puisque le fédéral est maintenant le principal contributeur financier aux travaux d’infrastructures. Lors de l’annonce de 280 projets retenus dans programme de subventions FIMEAU le 20 août 2020, Mme McKenna a référé abondamment au concept d’infrastructures vertes alors qu’aucun des projets retenus n’incluait de tels aménagements. En guise de réponse, la ministre a essentiellement rappelé que « le Québec est responsable de soumettre les projets qui cadrent avec les retombées susmentionnées à la lumière de ses besoins et des priorités énoncées notamment dans le Plan québécois des infrastructures. »

La Fondation Rivières a donc interpellé les ministres québécois des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) du Québec, Mme Andrée Laforest et de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MELCC), M. Benoit Charette, pour que soient modifiées les règles afin de pleinement reconnaître immédiatement les infrastructures vertes. Ce sont d’ailleurs des ingénieurs et autres professionnels spécialistes de ces deux ministères qui ont produit le guide de conception des ouvrages et les mêmes ministères qui financent les organismes pour en faire la promotion ! 

Le président de la Fondation Rivières, M. Alain Saladzius, indique que « notre demande aux ministres québécois ne requiert aucun ajout budgétaire. Il s’agit simplement de permettre immédiatement la réalisation d’infrastructures vertes, tout autant que la pose de tuyaux d’égouts pluviaux, et ce dans la programmation TECQ 2019-2023 et FIMEAU 2022. Faute d’avoir obtenu réponse des ministres à nos lettres, nous soumettons le dossier à chacun des membres du Forum d’action sur l’eau afin que le dossier y soit enfin réglé. Nous sommes convaincus que les représentants du monde municipal, de l’environnement et des scientifiques porteront toute l’attention nécessaire à ce dossier, et qu’enfin les municipalités n’auront plus à écarter de meilleurs choix, au bénéfice de tous. ».

Mission de la Fondation Rivières

Depuis sa création le 26 novembre 2002, la Fondation Rivières voit à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel et écologique des rivières, tout autant que de la qualité de l’eau. Cette mission est d’ordre environnemental, mais aussi social et éducatif.

Roy_2020_v1

Pollution par les eaux usées et mine du lac Bloom : Roy Dupuis exige une gestion durable des cours d’eau

Le cofondateur et porte-parole de la Fondation Rivières, Roy Dupuis, invite la population à se joindre à lui afin d’exiger des gouvernements une gestion durable des cours d’eau. Dans une vidéo publiée sur le site fondationrivieres.org, le comédien associé à la protection des rivières rappelle les importants enjeux liés à la gestion de l’eau au Québec : les eaux usées municipales et agricoles, les projets de barrages hydroélectriques, l’absence d’accès publics et de lieux de baignades sécuritaires, le remblaiement des milieux humides et la construction en zones inondables, pour ne nommer que ceux-là.

 

«Plus que jamais il est temps pour la Fondation Rivières de sonner l’alarme, mais surtout, il est essentiel d’unir nos forces pour envoyer un message clair aux dirigeants afin d’exiger la mise en place d’une gestion durable des cours d’eau. Pour en assurer la qualité, pour notre santé et celle de la biodiversité, mais aussi pour en rendre possible l’accès à tous. » affirme Roy Dupuis dans sa vidéo.

 

 

Cette sortie s’inscrit dans la dénonciation du projet d’augmentation de la capacité d’entreposage des résidus miniers du lac Bloom qui prévoit le remblaiement de 8 lacs, la destruction de milieux humides et des rejets industriels partiellement traités dans les cours d’eau près de Fermont. Mais également aux informations diffusées récemment par la Fondation Rivières quant à l’envergure de la pollution par les eaux usées municipales qui mettent en évidence l’insouciance du gouvernement. En effet, l’organisme a mis en lumière une situation peu reluisante quant à la capacité des systèmes d’assainissement de traiter leurs eaux usées. De fait, ce sont plus de 60 000 déversements qui ont été comptabilisés seulement pour l’année 2019. À ce bilan s’ajoutent les municipalités québécoises n’étant toujours pas munies d’usines de traitement et qui rejettent directement leurs égouts dans les cours d’eau.

 

 

 «La couverture médiatique dans ces dossiers est sans équivoque : les Québécoises et les Québécois chérissent les rivières du Québec. Les réactions suite au dévoilement de la carte interactive des déversements d’eaux usées le 28 septembre dernier fusent encore de partout. C’est une inquiétude que la population partage avec nous : cette mauvaise gestion est inacceptable et les gouvernements doivent agir et sortir de cet éternel laxisme. Les cours d’eau et les milieux humides sont sources de vie. On doit cesser de les mettre à mal » d’ajouter le célèbre comédien.

 

 

Pour la Fondation Rivières, cette immense richesse collective doit être traitée avec respect, au bénéfice de la biodiversité, incluant les humains. C’est pourquoi des actions politiques doivent être mises en œuvre rapidement afin d’assurer une gestion qui soit respectueuse de l’environnement et durable pour les générations à venir, telle que réclamée dans une lettre ouverte publiée le 16 juin 2020 par 45 organisations sensibles aux enjeux de qualité et d’accessibilité publique à l’eau.

Pour soutenir la Fondation Rivières, cliquez ici.

Déversement eaux usées

Déversements d’eaux usées : La Fondation Rivières dévoile le triste palmarès des municipalités

Montréal, le 28 octobre 2020 – Suite à la diffusion le 28 septembre dernier de sa carte interactive sur les déversements d’eaux usées, la Fondation Rivières rend maintenant publique la liste des 50 municipalités qui se démarquent quant au nombre de déversements en 2019.

La carte interactive a permis de constater que 60 660 déversements avaient eu lieu en 2019 dans l’ensemble de la province et de voir leur répartition par municipalité. Basé sur le nombre de déversements et sur l’indice d’intensité, le palmarès présenté aujourd’hui permet maintenant de comparer les performances des municipalités entre elles.  Le palmarès présente la liste des 50 municipalités en quatre portraits distincts selon : 1) le nombre de déversements, 2) l’indice d’intensité des déversements, 3) l’indice d’intensité des déversements par habitant et 4) classement des 10 plus grandes villes.

Pourquoi parler d’intensité des déversements?

Il est très difficile de mesurer la quantité d’eaux usées qui s’échappe dans les rivières en cas de déversement puisque ces données n’existent pas. Par contre, on connaît la taille de chacun des ouvrages qui déborde. On sait également que plus un ouvrage est grand, plus le volume d’eaux usées rejetées en cas de déversement peut être élevé. C’est pourquoi la Fondation Rivière a développé l’indice d’intensité qui tient compte du débit de conception de la station d’épuration, de la taille de l’ouvrage où a lieu le déversement et de la durée de chacun des déversements.

Pourquoi diviser les données par le nombre d’habitants?

On peut présumer qu’un déversement d’eaux usées à Montréal soit par exemple plus important qu’un déversement dans une petite municipalité comme La Pocatière, tout simplement parce que c’est une plus grande ville. Comment comparer les villes entre elles? En normalisant les données par le nombre d’habitants de chaque municipalité. Ce faisant, on peut comparer avec plus de justesse les municipalités les unes par rapport aux autres.

« L’idée derrière ce palmarès n’est pas de pointer du doigt certaines  villes, mais surtout de signifier aux gouvernements les endroits où il faut agir en urgence. Actuellement aucune analyse des priorités d’investissement n’est effectuée. L’argent est injecté de manière aléatoire sans planification territoriale. Pourtant, si on souhaite apporter une solution au problème, on doit réaliser les travaux en fonction des enjeux prioritaires par bassin versant. C’est le diagnostic que la carte et le palmarès nous permettent de faire aujourd’hui. » – André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières.

Palmarès 2019 des 50 premières villes

Les municipalités coiffées d’un astérisque regroupent plusieurs municipalités qui sont desservies par un même système d’assainissement. Consultez la section À propos pour toute question concernant la méthodologie utilisée dans la Carte des déversements d’eaux usées au Québec.

Les 50 premières municipalités selon le nombre de déversements
Palmarès Municipalité Nombre déversements
1 Québec * 3 180
2 Saguenay 2 931
3 Shawinigan 2 135
4 Laval 1 999
5 Montréal 1 873
6 Trois-Rivières 1 683
7 Sorel-Tracy * 1 631
8 Thetford Mines 1 552
9 Saint-Jean-sur-Richelieu * 1 462
10 Gatineau 1 459
11 Lévis 1 280
12 Longueuil * 1 191
13 Sherbrooke * 1 142
14 Rouyn-Noranda 1 142
15 Saint-Hyacinthe 1 025
16 Beauharnois 901
17 Les Coteaux * 886
18 Salaberry-de-Valleyfield 779
19 Châteauguay 768
20 Mont-Laurier 754
21 Drummondville 742
22 Rimouski 728
23 Chandler 709
24 Alma 635
25 Beloeil * 610
26 Victoriaville 609
27 Matane 606
28 Terrebonne * 592
29 Mirabel 590
30 Amos 552
31 Notre-Dame-de-l’Île-Perrot 530
32 Brigham 513
33 Cowansville * 509
34 Dolbeau-Mistassini 449
35 La Tuque 421
36 Saint-Tite 416
37 Lachute 403
38 Saint-Eustache 391
39 Chambly * 386
40 Granby 372
41 Saint-Félicien 368
42 Marsoui 365
43 Bedford * 354
44 Saint-Jérôme 348
45 Windsor * 341
46 Pincourt * 339
47 Gaspé 336
48 Albanel 336
49 Val-d’Or 326
50 East Angus 313

 

Les 50 premières  municipalités selon l’indice d’intensité des déversements

 

Palmarès Municipalité Intensité
1 Longueuil * 19 888 032
2 Laval 5 771 017
3 Montréal 4 945 739
4 Québec * 3 981 551
5 Trois-Rivières 3 854 883
6 Saint-Jean-sur-Richelieu * 2 717 817
7 Saint-Hyacinthe 2 483 146
8 Saguenay 2 165 736
9 Gatineau 2 135 201
10 Lévis 1 591 245
11 Salaberry-de-Valleyfield 1 446 016
12 Shawinigan 1 370 699
13 Mirabel 1 338 949
14 Thetford Mines 994 238
15 Saint-Jérôme 926 305
16 Sorel-Tracy * 904 729
17 Blainville-Sainte-Thérèse 872 855
18 Saint-Eustache 821 377
19 Alma 748 030
20 Granby 709 604
21 Terrebonne * 691 604
22 Rouyn-Noranda 675 271
23 Drummondville 643 372
24 Châteauguay 586 823
25 Matane 539 540
26 Saint-Bruno-de-Montarville * 492 220
27 Lavaltrie 489 161
28 Saint-Georges 472 567
29 Victoriaville 465 481
30 Sainte-Marie 449 193
31 Val-d’Or 427 512
32 Mercier 420 950
33 La Prairie * 401 955
34 Chandler 396 156
35 Varennes 391 442
36 Roberval 369 156
37 Nicolet 367 449
38 Joliette * 332 888
39 Sherbrooke * 299 219
40 Mont-Laurier 291 333
41 Lachute 270 505
42 Chambly * 261 733
43 Beauharnois 257 351
44 Gaspé 255 293
45 Brigham 246 043
46 Cowansville * 245 738
47 Waterloo 237 980
48 Rimouski 227 692
49 Montebello 222 636
50 Port-Cartier 222 035

 

Les 50 premières  municipalités selon l’indice d’intensité des déversements par habitant

 

Palmarès Municipalité Intensité par habitant
1 Montebello 234,6
2 Brigham 106,1
3 Albanel 85,3
4 Marsoui 79,7
5 Bedford * 54,0
6 Chandler 53,2
7 Paspébiac 52,8
8 Saint-Tite 51,5
9 Waterloo 51,4
10 Caplan 49,6
11 Longueuil * 49,2
12 Plessisville 48,1
13 Saint-Gabriel-de-Brandon 43,7
14 Saint-Hyacinthe 43,7
15 Nicolet 43,5
16 Saint-Just-de-Bretenières 43,1
17 Saint-Damase 38,9
18 Thetford Mines 38,7
19 Matane 38,2
20 Roberval 37,3
21 Lavaltrie 34,6
22 Sainte-Anne-de-la-Pérade 34,0
23 Port-Cartier 33,8
24 Notre-Dame-du-Nord 33,5
25 Sainte-Marie 33,0
26 Disraeli 33,0
27 Saint-Vianney 32,7
28 Lac-Mégantic 32,4
29 Les Méchins 31,5
30 Saint-Luc-de-Vincennes 29,4
31 Mercier 29,4
32 Saint-Esprit 29,3
33 Saint-François-du-Lac 28,0
34 Trois-Rivières 27,9
35 Saint-Jean-sur-Richelieu * 27,7
36 Shawinigan 27,7
37 Métis-sur-Mer 27,5
38 Verchères 25,2
39 Saint-Charles-de-Bellechasse 24,7
40 Alma 24,3
41 Crabtree 23,5
42 Mirabel 23,2
43 Sorel-Tracy * 23,0
44 Sainte-Thècle 22,3
45 Desbiens 22,1
46 Saint-Édouard-de-Fabre 21,1
47 Mont-Laurier 20,6
48 Lachute 20,1
49 Beauharnois 19,2
50 Saint-Chrysostome 19,2
Liste des 10 villes principales selon l’indice d’intensité par habitant
Palmarès Municipalité Intensité par habitant Population Intensité Nombre déversements
1 Longueuil * 49,2 249 338 19 888 032 1 191
2 Trois-Rivières 27,9 138 134 3 854 883 1 683
3 Saguenay 14,8 146 606 2 165 736 2 931
4 Laval 13,1 439 754 5 771 017 1 999
5 Lévis 10,8 147 440 1 591 245 1 280
6 Gatineau 7,4 286 755 2 135 201 1 459
7 Québec * 7,0 564 030 3 981 551 3 180
8 Terrebonne * 5,9 117 664 691 604 592
9 Montréal 2,4 2 050 053 4 945 739 1 873
10 Sherbrooke * 1,8 169 136 299 219 1 142

 

Liste des municipalités desservies par le même réseau d’assainissement
Municipalité Municipalités desservies par le même réseau Population
Bedford Stanbridge Station 275
Beloeil

 

 

Otterburn Park

McMasterville

Mont-Saint-Hilaire

8 280
5 909
19 022
Chambly Richelieu 5 479
Cowansville East Farnham 576
Joliette

 

 

 

Notre-Dame-de-Lourdes

Notre-Dame-des-Prairies

Saint-Charles-Borromée

Saint-Paul

2 909
9 454
14 575
6 331
La Prairie

 

 

 

Delson

Candiac

Sainte-Catherine

Saint-Constant

8 141
22 306
17 463
29 273
Longueuil

 

 

Boucherville

Brossard

Saint-Lambert

42 714
89 092
22 725
Les Coteaux Coteau-du-Lac 7 221
Pincourt Terrasse-Vaudreuil 1 965
Québec Saint-Augustin-de-Desmaures 19 477
Saint-Bruno-de-Montarville Saint-Basile-le-Grand 17 323
Saint-Jean-sur-Richelieu Sainte-Anne-de-Sabrevois 2 138
Sherbrooke Hatley 2 188
Sorel-Tracy

 

Saint-Joseph-de-Sorel

Sainte-Anne-de-Sorel

1 608
2 776
Terrebonne

 

Mascouche

Bois-des-Filion

49 466
9 970
Windsor Val-Joli 1 654

 

Télécharger le palmarès

 

-30-

Source 

Geneviève Tardy, responsable des communications

Fondation Rivières, 514 424-3556

communications@fondationrivieres.org

Carte-11

Des rejets d’eaux usées près de chez vous? Consultez la carte interactive de la Fondation Rivières!

Montréal, le 28 septembre 2020 – Afin de poursuivre ses efforts pour sensibiliser les gouvernements et la population sur la qualité de l’eau des rivières, la Fondation Rivières profite de la Journée mondiale des rivières pour rendre publique une carte interactive des déversements d’eaux usées au Québec.

Cet outil cartographique, réalisé en collaboration avec l’École des médias de l’UQÀM, s’appuie sur les données publiées par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) entre 2011 et 2019. Il permet aux citoyens et aux citoyennes, aux municipalités ainsi qu’à toutes les organisations soucieuses de la qualité de l’eau d’obtenir rapidement un portrait des rejets d’eaux usées sur leur territoire. En survolant les diverses options mises à la disposition des utilisateurs, il est notamment possible de suivre l’évolution de la situation sur différentes périodes. Avec le nouvel Indice d’intensité développé par la Fondation Rivières, l’ampleur relative des déversements peut également être observée. Cette intensité est un calcul de pondération qui tient compte de l’importance des ouvrages et du temps de déversement mesuré. Plus un ouvrage d’assainissement est important, plus le déversement le sera aussi. Ajoutez-y la durée et vous obtenez un ordre de grandeur de la quantité d’eau rejetée sans traitement dans les cours d’eau.

Le traitement des informations a représenté un réel défi technique pour les étudiants.es au programme en journalisme de l’UQÀM. « Les données brutes fournies par le MELCC entre 2011 et 2016 comprenaient près de 9,5 millions de lignes de données à traiter, sans compter les données de 2017 à 2019! La méthodologie de mesure a également changé. Par exemple, les temps de déversement, d’abord mesurés en heures, sont mesurés en minutes depuis 2017. La durée est également une information très parcellaire. Par exemple, on n’a aucune information sur la durée de plus de 10% des déversements qui ont été signalés en 2019. Est-ce qu’on accepterait de ne pas connaître le montant de 10 % des contrats publics octroyés? On doit être plus exigeants avec la qualité des données publiques sur un sujet aussi important que celui-ci. » – Jean-Hugues Roy, Journaliste et professeur à l’UQAM.

Pour l’initiatrice du projet, la Fondation Rivières, le temps était venu d’informer le public sur l’ampleur de la situation. « Depuis le flusgate à Montréal, l’enjeu de la qualité et d’accessibilité à l’eau interpelle beaucoup les Québécoises et les Québécois. Or, des déversements d’eaux usées, il y en a partout et à tous les jours! La population doit savoir où se situent les quelques 60 000 déversements d’eaux usées non traitées par année et l’évolution dans chaque municipalité. La carte illustre le symptôme d’une maladie inquiétante et surtout, elle permet de dresser une liste des municipalités où il faut intervenir de toute urgence pour colmater les brèches. Les citoyens ont maintenant l’outil qu’il leur faut pour exiger que leurs municipalités et le MELCC s’attaquent au problème. La transparence. Voilà notre objectif » – André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières.

Rappelons que la Fondation Rivières a rendu public un portrait peu élogieux le 1er juin dernier dans lequel elle établissait que 7 municipalités sur 10 contaminaient toujours les rivières. Le 15 juin, en réaction à cet état de fait, 44 organisations souscrivaient à une lettre ouverte destinée au premier ministre du Québec, au ministre de l’Environnement et à la ministre des Affaires municipales réclamant un grand chantier de l’eau propre. La carte interactive s’inscrit dans cette même logique : établir les faits afin d’inciter les instances politiques à agir, maintenant.

La carte interactive peut être consultée sur le site fondationrivieres.org.

Communiqué en version .pdf