Lieu du dépistage de pollution

Élevage du porc au Témiscamingue: pas de contamination des rivières

Olymel opère quatre maternités porcines au Témiscamingue et, curieusement, la qualité de l’eau de la Rivière à la Loutre et de la Petite rivière Blanche se détériore. Se pourrait-il que les pratiques d’épandage de lisier de porc en soient la cause?

C’est la question que l’Organisme de Bassin Versant du Témiscamingue (OBVT) se pose depuis des années. Et savez-vous quoi? À la Fondation Rivières, on a réussi à répondre à la question en réalisant une campagne de dépistage des sources de contamination bactériologique d’origine fécale (type E.coli).

Conclusion: c’est l’élevage de bovins, une station d’épuration inexistante et des fosses sceptiques non conformes qui sont en cause ici, pas l’élevage du porc. Vous trouverez un lien vers le rapport complet dans le bas de l’article.

Détecter rapidement la pollution

Pendant une semaine en novembre 2020, l’équipe de la Fondation a prélevé 68 échantillons d’eau en remontant les rivières à la Loutre et Petite rivière Blanche pour ensuite les soumettre à une analyse bactérienne avec un appareil d’analyse rapide de la qualité de l’eau qui donne des résultats en 15 minutes. Au fur et à mesure qu’elle détectait des pics de contamination, l’équipe de Fondation Rivières remontait les cours d’eau et elle a pu identifier exactement les sources de pollution des deux rivières. L’équipe de la Fondation a du faire preuve de débrouillardise afin d’installer le laboratoire sur le terrain!

Dépistage de pollution en terre agricole, près d'élevages de porc
Prélèvement d’échantillon: la Petite rivière Blanche traverse des zones agricoles où une contamination d’origine porcine ou bovine est soupçonnée

La doctorante Rose Ragot de l’Institut National de la Recherche Scientifique (INRS) nous a accompagnés sur le terrain et elle a fait des analyses de l’ADN mitochondrial des échantillons afin d’établir l’origine des E. Coli. Elle a aussi réalisé les analyses traditionnelles par dénombrement, histoire de nous permettre de déterminer la quantité précise de E. Coli dans l’eau. Rose nous accompagnait parce qu’elle avait besoin, pour son doctorat, de tester un marqueur spécifique à la pollution par le porc. Triste pour elle, mais elle n’en a pas trouvé…

Laboratoire de dépistage
La nécessité est la mère de l’invention, dit le proverbe

Une source principale inattendue

Cette étude a permis de détecter des pics de contamination fécale dans plusieurs emplacements, ainsi que leur origine. Et contrairement à l’hypothèse initiale, cette contamination provenait d’un réseau d’égout sans système d’épuration, de fosses sceptiques et d’élevage de bovins!

En effet, autour de la municipalité de Fugèreville, il a été possible de suivre le gradient de contamination en prenant des échantillons de plus en plus en amont d’un tributaire de la Rivière à la Loutre, pour ensuite arriver sur le point de déversement d’eaux usées.

Dépistage de pollution en amont de la rivière à la Loutre
Amont de la rivière à la Loutre

De plus, on a détecté une contamination associée à la présence d’agriculture bovine près de six sites échantillonnés: s’agit-il de l’épandage aussi? Ou est-ce qu’on laisse les vaches boire dans les cours d’eau? La question reste entière.

Quant aux élevages porcins, pourtant situés à proximité des cours d’eau, ils n’ont été responsables que d’un seul pic de contamination sur les 68 échantillons. Si le lisier de porc ne ruisselle pas dans les rivières, ce serait peut-être lié au fait qu’Olymel injecte le lisier dans le sol au lieu de l’épandre à la surface.

Passer à l’action

Au Témiscamingue, on est déjà passé à l’action. L’OBVT a sensibilisé les intervenants locaux et a commencé à mettre en place les principales recommandations du rapport:

  • Il est urgent que la municipalité de Fougèreville se dote d’un système d’épuration des eaux usées pour empêcher des déversements à l’instar d’autres régions du Québec, mais aussi que l’on s’informe sur les emplacements des fosses septiques le long des cours d’eau.
  • En ce qui concerne les élevages bovins, il est grand temps de revoir les pratiques d’épandage et l’efficacité des bandes riveraines près des champs. Il faudrait enfin vérifier si les les animaux s’abreuvent là où il ne faudrait pas.

Somme toute, ce sont des conclusions inattendues qui en disent beaucoup sur l’importance des bonnes pratiques dans la gestion des eaux usées, mais aussi dans les techniques d’épandage agricole. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences!

Intéressé.e.s par un dépistage?

Avez-vous aussi des questionnements sur la qualité de l’eau de votre région? Contactez-nous!

Suivi en Continu

Dépistage de pollution

Plage Saint-Jérôme

Une plage pour la baignade dans la rivière du Nord?

La rivière du Nord sillonne le centre-ville de Saint-Jérôme sur une dizaine de kilomètres : une véritable oasis de fraîcheur en milieu urbain! Pourtant, même par grande canicule, rares sont les gens qui osent y faire saucette et il n’y a pas de plage publique actuellement. Autrefois très prisée pour la baignade, la réputation de la rivière à la hauteur de Saint-Jérôme est aujourd’hui peu enviable. On sait que le réseau d’égouts de la ville déborde par temps de pluie et contamine la rivière, ce qui rend la baignade sécuritaire impossible.

Par contre, quelques jours après la pluie et les débordements, on pourrait s’attendre à ce que la pollution s’estompe graduellement et que la baignade y soit alors envisageable, quitte à vouloir s’imaginer une plage, et ce de plus en plus avec les étés derniers. Et vous, vous baigneriez-vous dans dans la rivière du Nord? C’est pour mieux répondre à cette question que la Ville de Saint-Jérôme nous a mandaté cet été.

Sur la piste des bactéries

Nos premiers résultats récoltés au site de plage urbaine étudié par la Ville n’étaient pas très encourageants : il y avait clairement des sources de pollution plus haut dans la rivière qui rendaient la baignade impossible. Il allait falloir enquêter! Comment? En suivant la piste des bactéries d’origines fécales de type E. coli!

Pour ce faire, on prélève de l’eau à différents endroits stratégiques le long de la rivière et, quand on voit un pic de bactéries dans nos résultats, on sait qu’on se rapproche de la source. Les analyses scientifiques sont donc notre outil de prédilection dans cette enquête fécale mais je vous avoue que, plus on se rapproche de la source, plus c’est le nez qui prend le relais!

Échantillonnage à la rivière du Nord au site de plage potentielle.
La chasse aux bactéries est ouverte!

Pas de lingettes dans la toilette!

Notre enquête nous a permis de découvrir le genre de désastre que peuvent causer les lingettes nettoyantes jetées aux toilettes. On les utilise beaucoup depuis le début de la pandémie, mais quand elles se retrouvent dans nos réseaux d’égouts, plutôt que de se dégrader comme le papier de toilette, elles s’agglutinent avec les substances graisseuses et deviennent un vrai fléau. En voici un bon exemple, soit une conduite d’égout bouchée qui déborde dans un ruisseau.

Ce genre de blocage est très imprévisible et représente une menace réelle pour la baignade sur une plage et pour la santé de nos rivières. Des appareils de suivi en continu de la qualité de l’eau permettent de les détecter et d’agir rapidement, mais ils sont encore trop peu répandus.

Un drone « sous-marin » près de la plage

Bien sûr, la rivière du Nord n’est pas que brune et nauséabonde. C’est aussi des chutes majestueuses, une végétation luxuriante et une bruine matinale envoûtante. C’est pour vous montrer tout ça que mon collègue Christian et moi sommes allés filmer des images avec un drone il y a quelques semaines.

La matinée avançait bien et j’étais occupé à récolter mes derniers échantillons (en faisant attention à ne pas trop regarder la caméra, question d’avoir l’air naturel). Quand soudainement, un bruissement de feuilles, suivi d’un plouf! Le drone avait été emporté par une bourrasque de vent et s’était embourbé dans une branche d’arbre avant de plonger tout au fond de la rivière, devant nos yeux. Mon collègue vous parlera de cette aventure rocambolesque sous peu…

Philippe vu du drone
Vue du drone quelques instants avant le plongeon fatidique

Pas de plage cette année, mais il y a de l’espoir

L’été 2021 n’était finalement pas du tout propice à la baignade, mais nos résultats auront tout de même permis d’identifier plusieurs sources de pollution dans la rivière du Nord. Quand elles auront toutes été éliminées, on pourra peut-être un jour y ouvrir une plage sans crainte. D’ici là, il y a du boulot! Allez, j’y retourne!

Baignade dans la rivière du Nord vers 1950
Baignade dans la rivière du Nord vers 1950 – Crédit : Société d’histoire de la Rivière-du-Nord
Philippe sur le terrain

Philippe Maisonneuve

Chargé de projet en qualité de l’eau

Signature PM
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Projets de plages pour la baignade – on se lance !

Il a fait chaud cet été. Très chaud. Et il fera encore plus chaud à l’avenir. D’où le besoin de plages sûres pour la baignade!

À la Fondation Rivières, l’accès public à nos cours d’eau est important et l’eau doit être de bonne qualité. Au Québec, la limite recommandée d’E. Coli dans les plages et la baignade est de 200 UFC/100mL. Autrement dit, si nous voulons faire trempette dans une rivière ou un lac, nous voulons être sûrs que la présence de ces bactéries est acceptable, car elles sont un bon indicateur de pathogènes plus dangereux.

Cet été, nous nous sommes associés à plusieurs municipalités et organismes pour mener à bien des projets pilotes visant à étudier la qualité récréative de leurs eaux. Mes collègues et moi avons passé un été chargé et animé à relever les inévitables défis qui accompagnent la mise en œuvre de nouvelles études. La science de terrain réserve toujours des surprises !

Le défi à la plage de Verdun: garder la plage ouverte

À Verdun, la municipalité a déjà travaillé fort pour offrir une belle plage à la population. Et chaque jour, la Ville envoie quotidiennement des échantillons d’eau à analyser afin d’assurer votre sécurité. En outre, la plage est fermée à titre préventif jusqu’à 72 heures après une forte pluie, afin d’éviter que les baigneurs n’entrent en contact avec de l’eau potentiellement contaminée suite à un débordement d’eaux usées. Le principal enjeu du protocole actuel est que ces analyses nécessitent un minimum de 24 heures pour être effectuées, ce qui signifie que les conditions de qualité de l’eau sont toujours confirmées des jours plus tard. Évidemment, ce n’est pas optimal.

Cet été, nous avons donc travaillé avec la Ville pour améliorer leur surveillance de la qualité de l’eau, qui se heurte actuellement aux limites des échantillons analysés en laboratoire. Des études antérieures réalisées par Polytechnique Montréal ont montré le potentiel d’une analyse en temps quasi réel de la qualité biologique de l’eau pour la baignade à la plage de Verdun en 2018. Grâce à Polytechnique, nous avons eu accès à l’équipement nécessaire pour effectuer ce type d’analyse, une machine appelée ColiMinder qui analyse l’activité enzymatique de l’eau et nous donne une idée de la quantité d’E. Coli présente dans l’échantillon.

En cours de projet, des baigneurs curieux m’ont approché pour me demander ce que nous étions en train de faire. J’aimerais donc prendre un moment pour vous décrire le parcours de ce projet, et notamment, de nos défis !

Chargée de projet et plombière au besoin

Comme c’est souvent le cas avec le travail sur le terrain, nous avons presque immédiatement rencontré un obstacle, car l’ordinateur de la machine a dû être remplacé de manière inattendue. Pendant que nous attendions impatiemment l’arrivée de notre nouvel ordinateur, nous étions sur place pour préparer les autres grandes installations que ce projet nécessitait. Afin de pouvoir mesurer en continu la qualité de l’eau, nous avions besoin d’une alimentation continuelle en eau de la plage à analyser, ce qui signifie que nous avions besoin d’une pompe ! Pour une raison étrange, la pompe initialement choisie pour ce projet s’est envolée des étagères cet été, ce qui nous a causé des retards supplémentaires.

Nous nous sommes coordonnés avec un spécialiste pour l’installation, qui a accepté que je l’accompagne afin que nous puissions retirer et installer la pompe de manière indépendante pour la saison prochaine.

Laissez-moi vous dire que je ne m’attendais pas à me baigner et à trimballer une pompe submersible et des tuyaux dans 3 mètres d’eau!

Mais je me suis lancé à fond, et Roger a pris les circonstances particulières à bras le corps et a réussi à installer notre pompe et à la connecter au conteneur ( à 100 m de la pompe, où notre ColiMinder est rangé en toute sécurité) ! Pour tous les amateurs de baignade qui nous ont vus ce jour-là, nous valions le déplacement.

Installation du ColiMinder
Toute une installation dans le conteneur!

Naturellement, notre dépannage ne pouvait pas s’arrêter là. Vous vous souvenez que j’ai mentionné que la pompe devait fournir de l’eau à notre machine située à 100 m? Le modèle de réserve que nous avions choisi faisait un excellent travail, mais avec un débit impressionnant de 0,3 m3 par minute – ce qui, franchement, est un débit beaucoup trop important pour notre appareil qui nécessite des débits très faibles. J’étais donc de retour à la plage, cette fois-ci en coordination avec le plombier de la ville pour trouver une solution créative à notre problème. Il nous a fallu quelques essais, mais nous avons finalement réussi à modifier les tuyaux du conteneur pour dévier une section du débit de telle sorte que nous avons pu le réduire et brancher notre machine avec succès.

Pompe pour Verdun
Et enfin, la pompe de tous les tracas.

Un projet prometteur pour la baignade!

Depuis lors, le ColiMinder prend régulièrement des mesures de l’eau de la plage, ce qui, compte tenu de tous les problèmes rencontrés cet été, est un véritable exploit. Maintenant que nous avons réglé les aspects logistiques du projet, je suis particulièrement enthousiaste quant à la possibilité d’améliorer l’accès et la sécurité à la baignade ! Dès l’année prochaine, nous serons en mesure de confirmer les variations quotidiennes mesurées par le ColiMinder. Cela signifie que nous pourrons analyser un échantillon d’eau en 15 minutes et à la demande, plutôt que de nous fier uniquement aux méthodes traditionnelles qui nous donnent nos résultats plusieurs jours après le fait. Notre objectif ultime est d’optimiser le protocole de surveillance actuel : après tout, nous voulons que vous profitiez au maximum de votre saison estivale dans l’eau !

Pour ma part, malgré un démarrage difficile de nos installations, je ne peux pas me plaindre d’avoir passé de nombreux matins d’été à prendre mon premier café de la journée devant un tel panorama !

Plage de Verdun zone baignade
Plage de Verdun
Lena Szymoniak
Lena sur le terrain

Lena Szymoniak

Chargée de projet en qualité de l’eau (et plombière, apparemment!)

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Qualité de l’eau de la rivière L’Assomption : La baignade est possible en été!

La Fondation Rivières et la Ville de L’Assomption rendent publics les résultats de la surveillance en continu de la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption à la prise d’eau du Centre de traitement Jean-Perreault et à l’aire de détente du parc Léo-Jacques à L’Assomption. Ce projet pilote révèle des informations étonnantes qui permettent aujourd’hui de poser ces trois principaux constats :

  • l’eau est généralement adéquate pour la baignade dans les mois d’été ;
  • dès septembre, il y a une pollution persistante et des déversements municipaux intensifs en amont ;
  • la contamination de l’eau par les coli est majoritairement d’origine humaine et non agricole.

Le directeur général de la Fondation Rivières, M. André Bélanger, est stupéfait des résultats de l’étude : « Au départ, nous voulions savoir entre autres si le système de détection rapide ColiMinder était efficace pour assurer la sécurité des baigneurs à l’aire de détente Léo-Jacques, dans l’éventualité où la Ville rendrait accessible cet endroit pour la baignade. On apprend aujourd’hui non seulement que l’efficacité est démontrée, mais que l’eau de la rivière est de bien meilleure qualité en été que nous l’avions anticipé. À l’automne, c’est toutefois un tout autre portrait malheureusement ». En effet, dès le mois de septembre, avec des pluies plus marquées, les analyses ont démontré une pollution persistante et des déversements municipaux d’eaux usées intensifs en amont lors des périodes de pluie.

L’origine humaine de la contamination par les E. coli a également suscité de fortes réactions : « Depuis des années, on identifiait les activités agricoles comme principale responsable de la mauvaise qualité de l’eau dans la rivière L’Assomption, mais ce n’est vraisemblablement pas le cas! Ce nouveau portrait va permettre d’orienter les actions futures de manière beaucoup plus optimale en permettant aux acteurs concernés de mieux cibler les vraies priorités : les déversements d’eaux usées en amont. C’est majeur comme nouvelle! », d’ajouter M. Bélanger.

Le projet a été d’autant plus bénéfique qu’il a permis d’optimiser l’exploitation du Centre de traitement d’eau et d’ajuster rapidement les opérations lors de périodes inattendues de contamination. Le 17 septembre, le ColiMinder a en effet détecté un pic de contamination qui s’est étendu de 11h00 à 17h00. Alors qu’il devrait y avoir une forte corrélation entre la turbidité et la contamination, le turbidimètre du Centre de traitement n’en faisait pas état. Grâce au ColiMinder, il a été possible de détecter un déversement survenu à plus de 10 kilomètres en amont et d’ajuster le traitement plus rapidement.

Les résultats de cette collaboration amènent aujourd’hui la Ville de L’Assomption à réfléchir aux suites à donner à cette étude : « Nous nous réjouissons du travail de la Fondation Rivières et de leur professionnalisme. Dans ses recommandations, la Fondation nous propose des actions très pertinentes à mettre en œuvre pour un meilleur assainissement de l’eau de la rivière. Comme toujours, nous sommes prêts à poser des gestes concrets en collaboration avec les différents acteurs du milieu soucieux de la qualité de nos cours d’eau», a conclu le maire de L’Assomption, M. Sébastien Nadeau.

Le projet

Le projet consistait à effectuer des analyses de manière automatisée toutes les deux heures. Celles-ci ont été réalisées avec un appareil ColiMinder déployé dans l’usine qui permet de détecter en 15 minutes la présence et la quantité de E. coli dans l’eau. Les résultats étaient transmis en temps réel aux opérateurs. Le projet s’est échelonné d’août à décembre 2020 et poursuivait trois objectifs :

  1. Valider si les mesures fournies par l’appareil ColiMinder peuvent assurer la sécurité des citoyens à l’aire de détente du parc Léo-Jacques en cas de contamination ponctuelle, dans le contexte où la Ville évalue la possibilité de rendre l’endroit accessible pour la baignade ;
  2. Valider la pertinence pour le Centre de traitement d’eau d’utiliser un outil d’analyse rapide pour surveiller la contamination en temps réel ;
  3. Identifier les sources de contamination qui peuvent présenter des risques à la prise d’eau potable de la Ville.

Documents à consulter

Rapport complet

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Source :

Fondation Rivières

Geneviève Tardy, responsable des communications

communications@fondationrivieres.org

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Projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption

Montréal, le 2 septembre 2020 – La Fondation Rivières et la Ville de L’Assomption réalisent actuellement une étude inédite pour mesurer les impacts des surverses d’eaux usées et d’autres sources de pollution sur la qualité bactériologique de l’eau à la prise d’eau potable municipale et sur l’aire de détente du parc Léo-Jacques ; toutes deux situées sur les rives de la rivière L’Assomption, à L’Assomption.

Contexte

Comme des centaines de municipalités au Québec, la Ville de L’Assomption s’approvisionne en eau dans une rivière. Or, on y constate la présence de contaminants, notamment d’origine fécale, qui proviennent de l’amont de la rivière. Ces contaminants sont bien sûr éliminés par l’usine d’eau potable de la Ville, mais plusieurs citoyens profitent d’une aire de détente en bordure de la rivière pour se baigner durant l’été et la Ville veut s’assurer de la sécurité des baigneurs. « Nous souhaitons connaître avec plus de précision et de rapidité la variation des concentrations des contaminants dans le temps, mais également les sources de pollution qui affectent la qualité de l’eau à notre prise d’eau potable. » – Sébastien Nadeau, maire de la Ville de L’Assomption

En réponse à ces préoccupations, la Fondation Rivières a développé un projet de surveillance en continu de la présence de coliformes fécaux afin de permettre une gestion efficace des risques. La détection rapide des pointes de contamination bactériologique permettra ainsi aux opérateurs de l’usine de filtration de réagir plus rapidement en cas de situation anormale.

Le projet

Le projet consiste à effectuer des analyses de manière automatisée à des intervalles variant de 30 minutes à quatre heures selon les conditions observées. Celles-ci sont réalisées avec un appareil ColiMinder déployé dans l’usine qui permet de détecter en 15 minutes la présence et la quantité de E.Coli dans l’eau. Les résultats sont ensuite transmis en temps réel sur le Web et aux opérateurs de l’usine de traitement d’eau potable qui peuvent déclencher d’autres prélèvements pour des analyses supplémentaires plus poussées. Quatre partenaires participent au projet: la Ville de L’Assomption, Nordikeau, la Fondation Rivières et l’École Polytechnique de Montréal, qui fournit gracieusement un appareil ColiMinder et des conseils scientifiques. La Fondation Rivières peut ainsi effectuer un suivi en temps réel de la qualité bactériologique de l’eau au point de captage.

« Dès que l’appareil ColiMinder a détecté un cas de contamination élevée, notre équipe est dépêchée pour prélever des échantillons d’eau à des endroits stratégiques en remontant la rivière vers l’amont. Ces prélèvements sont ensuite soumis à l’analyse ColiMinder qui détectera en 15 minutes la qualité bactériologique ce qui permet dès lors de dépister l’origine des sources de pollution. Des analyses sont aussi faites à l’aire de détente Léo-Jacques par l’équipe de la Ville avec des analyses ColiMinder. D’autres analyses permettent de déterminer si les coliformes sont de source humaine ou animale. Ces informations sont ensuite agrégées dans une base de données qui collige les informations sur les débordements d’eaux usées en amont, le niveau des précipitations observées et le débit dans la rivière, ce qui devrait nous permettre de bien comprendre l’impact des surverses sur la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption. » – Alain Saladzius,président de la Fondation Rivières.

Ce projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau est d’une durée de 16 semaines du mois d’août à novembre 2020.

Télécharger le communiqué.

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Sources

Geneviève Tardy, Responsable des communications, Fondation Rivières, 

Émilie Forget, Conseillère en communication, Ville de l’Assomption

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Jour de la Terre – Des municipalités se démarquent pour la protection de l’eau

Montréal, le 22 avril 2020 – En ce Jour de la Terre 2020, la Fondation Rivières tient à souligner les démarches très constructives adoptées par la Régie d’assainissement des eaux du bassin de Laprairie et la ville de Plessisville qui ont pris action afin de protéger la qualité de l’eau.

Ces organisations se sont démarquées par la mise en place d’initiatives qui vont au-delà des pratiques habituelles parmi les quelque 130 systèmes étudiés par la Fondation Rivières répartis dans cinq bassins versants.

La Régie d’assainissement des eaux du bassin de Laprairie

Fait méconnu de tous, la Régie est la première organisation québécoise à avoir mis en place un système de désinfection de ses eaux usées en utilisant un procédé d’ozonation. Elle devance ainsi Montréal dont les études et travaux ont pris plusieurs années de retard.  Un traitement à l’ozone des eaux usées à la sortie des stations d’épuration permet d’éliminer, en plus des coliformes, toute une gamme de produits pharmaceutiques, d’hormones et de virus, autant de produits émergents dont les effets peuvent être importants et conduire, notamment, à des changements génétiques chez les espèces. Ces contaminants inquiètent les scientifiques concernant leurs effets sur la flore et la faune aquatique, été comme hiver.

Les prises d’eau potable situées en aval qui puisent l’eau dans le Saint-Laurent s’en trouvent ainsi plus sécurisées. Le système d’ozonation a été en rodage depuis 2019 et sera remis en opération le 1er mai, jusqu’au 30 octobre. Un tel traitement s’avère supérieur au rayonnement par ultraviolets parfois utilisé.

La station d’épuration de la Régie dessert les municipalités de Candiac, Delson, La Prairie, Sainte-Catherine et Saint-Constant dont la population totale avoisine 100 000 personnes, en plus de nombreux commerces, institutions et quatre industries majeures ayant un impact sur le système d’assainissement. La station se démarque également par la mise en place d’un système de biométhanisation de ses boues.

La Fondation Rivières salue la volonté exemplaire de la Régie d’avoir investi et innové dans cette filière de traitement.

Informations : M. Gilbert Samson, secrétaire-trésorier, 450 638-2163 gilbert.samson@raebl.org

Ville de Plessisville

La Ville de Plessisville se démarque par son engagement à éliminer les débordements d’eaux usées en temps de pluie d’ici 2025. Elle doit pour cela éliminer les surplus d’eaux qui proviennent notamment des systèmes de drainage par des gouttières et des drains de fondation des bâtiments.

Un règlement interdisant de tels raccordements a ainsi été mis en vigueur en 2015 et une inspection du territoire a été effectuée. Les citoyens qui doivent réaliser des travaux coûteux pour des correctifs de plomberie à leur système de drainage pourront bénéficier d’une aide financière de la Ville.  Celle-ci a en effet créé en janvier 2020 un fonds dédié à l’adaptation aux changements climatiques.

La Ville de Plessisville mise ainsi sur la participation de ses citoyens pour éliminer à la source les eaux parasites excessives qui occasionnent actuellement plus de 100 débordements annuels. L’objectif de la Ville d’éliminer ces débordements va au-delà des exigences environnementales qui les permettent jusqu’à un certain nombre, encore à définir, ce qui apparaît trop permissif selon la Fondation Rivières.

La Ville innove également en développant un concept inédit visant à favoriser l’infiltration dans le sol d’eaux pluviales. Les eaux s’écoulant dans un réseau pluvial seraient infiltrées autant que possible plutôt que déversées au cours d’eau. Sachant que les réseaux pluviaux transportent aussi des eaux chargées de divers polluants, cette approche pourrait s’avérer fort prometteuse. Compte tenu de la pandémie de COVID-19 le projet-pilote pourrait être réalisé à l’été 2021.

La Ville de Plessisville est située sur le territoire du bassin versant de la rivière Bécancour, dont tous les ouvrages d’assainissement municipaux ont fait l’objet d’une évaluation de la performance dans le cadre d’un mandat attribué par le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC).

Informations : Mme Justine Fecteau, directrice générale, 819 621-8310, jfecteau@plessisville.quebec

 

La Fondation Rivières tient à saluer vos efforts, bravo!

Communiqué en PDF

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Pollution des eaux : Un nouveau service de détection des sources de contamination pour les cours d’eau est maintenant disponible

Communiqué de presse en format PDF

Montréal, le 22 novembre 2019 – La Fondation Rivières et le Centre des technologies de l’eau (CTE) s’associent afin d’offrir un service de recherche de sources de pollution de l’eau dans les lacs et rivières, ainsi qu’un accompagnement scientifique et administratif pour l’identification des actions correctives nécessaires. Ce service s’adressera aux organismes de bassin versant, aux Municipalités régionales de comté, aux municipalités et aux groupes de citoyens.

Un des services exclusifs offerts dans le cadre de ce partenariat est le dépistage de contaminations fécales par l’étude de la variation spatiale de la qualité de l’eau de l’aval vers l’amont des cours d’eau. Que ce soit pour dépister des rejets d’eaux usées sanitaires non-traités, des installations septiques non conformes, des raccordements inversés dans les réseaux d’égouts ou des rejets d’origine agricole, cette approche permet de localiser et d’évaluer l’ampleur des sources de pollution dans des milieux hydriques. Une surveillance en continu sera également offerte.

L’évaluation des risques de contamination, la préparation et la réalisation de campagnes d’échantillonnage sur le terrain s’avèrent autant d’étapes importantes pour établir un diagnostic et assurer un bon contrôle de la qualité des eaux affectant les différents usages : prises d’eau, baignade, activités nautiques, vie aquatique, etc. Le manque de temps, de ressources humaines et matérielles ou de connaissances techniques constituent actuellement des freins à l’acquisition des connaissances nécessaires à la prise de décisions.

« Il nous apparaît important d’offrir, avec le CTE, une expertise supplémentaire d’accompagnement aux organisations désireuses d’améliorer la qualité de nos eaux. Cette nouvelle alliance offre une expertise indépendante qui viendra combler un besoin maintes fois énoncé par les groupes de citoyens soucieux d’avoir l’heure juste quant à la qualité de leur plan d’eau, mais surtout d’identifier les pistes d’action qui s’imposent » d’expliquer Alain Saladzius, président de la Fondation Rivières. « Cette entente permettra maintenant à la Fondation Rivières d’accompagner les acteurs de l’eau sur le terrain. Le partenariat avec le CTE établit une base solide à cette fin » souligne-t-il.

« Le CTE est heureux de s’associer avec la Fondation Rivières afin d’offrir à ses chercheurs et professionnels de nouvelles opportunités pour mettre en pratique la multitude de connaissances dans le secteur de l’eau, dont l’expertise pointue en détection de contamination dans les cours d’eau. Il est naturel que les deux organismes s’associent. La mission de la Fondation Rivières rejoint celle du CTE, et nos connaissances mises en commun dans le domaine des eaux usées municipales permettront de contribuer aux recherches » affirme Édith Laflamme, directrice générale du Centre des technologies de l’eau.

Le service d’expertise est offert autant pour les eaux de surface que les eaux de puits. Que ce soit pour un échantillonnage ponctuel ou continu, tant pour des paramètres physico-chimiques que microbiologiques, l’équipe de travail sera en mesure d’établir un plan d’action pour obtenir des données pertinentes et fournir des rapports présentant clairement les résultats obtenus, les constats réalisés et les pistes d’actions correctives aux problèmes identifiés.

La Fondation Rivières est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de voir à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel et écologique des rivières, tout autant que de la qualité de l’eau.

Le Centre des technologies de l’eau (CTE) a pour mandat de réaliser des activités de recherche appliquée, d’aide technique et de diffusion de l’information aux entreprises et aux institutions publiques afin de contribuer à l’élaboration et à la réalisation de projets d’innovation et de développement de nouvelles applications technologiques en complémentarité et en partenariat avec d’autres intervenants œuvrant dans son domaine. Il est reconnu par le gouvernement du Québec comme un centre collégial de transfert de technologie (CCTT), rattaché au Cégep de Saint-Laurent.

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Source :

Alain Saladzius, ing., président
514 924-2013, presidence@fondationrivieres.org

Édith Laflamme, ing., directrice générale
514 216-4475, edlaflamme@cteau.com