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Limitation de la vitesse sur la rivière Richelieu à 10 km/h : les nouveaux élus doivent tenir tête au lobby nautique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Limitation de la vitesse sur la rivière Richelieu à 10 km/h : les nouveaux élus doivent tenir tête au lobby nautique

Montréal, le 16 novembre 2021 – Le ministère fédéral des Transports (Conseil du Trésor) s’apprête à adopter en deuxième lecture un règlement qui réduira la vitesse des bateaux à moteur à 10 km/h sur un tronçon de 20 kilomètres de la rivière Richelieu, qui longe les villages de Saint-Antoine, Saint-Denis, Saint-Charles et Saint-Marc-sur-Richelieu. C’est une première au Canada, fruit d’un travail de collaboration et de consultations publiques menées depuis 2017 par le député Xavier Barsalou-Duval et les quatre conseils municipaux précédents qui avaient appuyé unanimement le projet.

Or certains plaisanciers et groupes d’intérêts privés s’opposent à cette démarche et demandent aux maires nouvellement élus des quatre municipalités de ne pas confirmer leur appui au projet avant le 19 novembre, tel qu’exigé par le Conseil du Trésor, ce qui mettrait en péril le projet. 

« Les bateaux sont de plus en plus gros, de plus en plus puissants, et ils font un bruit assourdissant et des vagues de plus en plus imposantes. La récente mode des wakeboats est venue empirer le problème. Ajoutées aux crues du printemps, ces vagues sont parfois désastreuses », précise Michel Leduc de l’Association des riverains et amis du Richelieu.

Le nouveau règlement limitera la vitesse des bateaux à propulsion mécanique et électrique à un maximum de 10 km/h. Il sera aussi interdit de tirer une personne sur tout équipement sportif ou récréatif, et interdit « de surfer sur le sillage d’un bâtiment dans la partie visée de la rivière ». Actuellement, les services policiers ne disposent d’aucune réglementation leur permettant d’intervenir contre la vitesse excessive des embarcations. 

Pêches et Océans Canada a émis un avis favorable au projet en soulignant que la vitesse excessive des embarcations et le batillage sont identifiés comme des causes importantes de la dégradation de l’habitat essentiel du chevalier cuivré, une espèce qu’on retrouve uniquement au Québec et dont la population est en voie de disparition. 

Cette solution permettra de réduire considérablement l’érosion des berges, d’améliorer la clarté de l’eau, de contribuer à la tranquillité des riverains et d’assurer une meilleure sécurité nautique sur la rivière.

Nous invitons les quatre nouveaux maires élus, Jean-Marc Bousquet de Saint-Denis-sur-Richelieu, François Berthiaume de Saint-Marc-sur-Richelieu, Julie Lussier de Saint-Charles-sur-Richelieu et Jonathan Chalifoux de Saint-Antoine-sur-Richelieu à ne pas céder aux intérêts privés et à poursuivre des objectifs de protection et d’utilisation sécuritaire de la rivière pour l’ensemble des usagers.

Et nous signons:

  • Fondation Rivières, André Bélanger, directeur général
  • Association des riverains et amis du Richelieu, Michel Leduc, président
  • Conseil régional de l’environnement de la Montérégie, Andréanne Paris, directrice générale
  • Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR), Sylvain Lapointe, directeur général

 

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Source :

Christian Généreux, Responsable des communications
Fondation Rivières

514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

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Élections municipales : Fondation Rivières rappelle aux nouveaux élus qu’ils font partie de la solution au problème des déversements d’eaux usées

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Élections municipales : Fondation Rivières rappelle aux nouveaux élus qu’ils font partie de la solution au problème des déversements d’eaux usées

Montréal, le 11 novembre 2021 – Sept nouveaux maires sensibles aux questions environnementales ont été élus dans les sept plus grandes villes au Québec. À elles seules, Longueuil, Saguenay, Laval, Québec, Gatineau, Terrebonne et Sherbrooke abritent la moitié de la population du Québec et elles sont responsables de 42% de l’intensité totale des déversements d’eaux usées au Québec, comme le démontre le triste palmarès 2020 des déversements d’eaux usées.

Après une campagne électorale forte en propositions sur l’environnement, Fondation Rivières félicite les nouveaux élus municipaux et offre son expertise et sa collaboration pour les soutenir dans leurs initiatives visant à la préservation des milieux humides et à la réduction des déversements d’eaux usées dans nos rivières.

Avec le triste palmarès 2020, les nouveaux élus ont tout en main pour mieux comprendre la problématique, élément clé pour être en mesure de prendre action efficacement. En quatre ans, vous avez le pouvoir de vous attaquer et de régler le problème des déversements d’eaux usées.

Vous avez besoin d’aide? N’hésitez pas à nous contacter!

Vous pouvez consulter le palmarès sur le site de Fondation Rivières à fondationrivieres.org.   

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Source :

Christian Généreux, Responsable des communications
Fondation Rivières

514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

Palmarès 2020 Revu et corrigé

Palmarès 2020, revu et corrigé

Palmarès 2020 revu et corrigé

Nous avons dévoilé notre Palmarès 2020 la semaine dernière et, malheureusement, une erreur s’est glissée dans la manipulation de notre puissante, mais ô complexe, base de données. Nos calculs en termes d’intensité des déversements sont rigoureusement exacts, mais c’est en exprimant cette intensité sur le nombre d’habitants qu’on s’est trompé.

Nous avons bien entendu corrigé le tout et nous avons mis à jour dans notre Palmarès 2020 sur notre site. Et même s’il n’y a pas de changements majeurs ou importants, par souci de transparence et d’intégrité, nous vous le communiquons aujourd’hui. 

Vous remarquerez sûrement que Trois-Rivières est maintenant en première position dans le classement des 10 plus grandes villes du Québec. Elle occupe cette position parce que la Ville a connu un bris majeur en septembre 2020 qui a provoqué un déversement continu durant 16 jours. N’eût été de cet accident, Longueuil serait encore une fois la pire ville au Québec en ce qui a trait au déversement des eaux usées et ce, pour une deuxième année consécutive.

Maintenant, comme les élections municipales sont derrière nous, vous avez tout en main pour interpeller vos élu.e.s pour qu’ils et elles agissent dès maintenant. Car ce problème environnemental majeur ira en empirant et ce, de plus en plus rapidement, dû principalement aux changements climatiques. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre. Surtout pas 10 ans!

Vous avez besoin d’aide? N’hésitez surtout pas à nous contacter.

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Fondation Rivières rend public le triste palmarès des municipalités 2020

Fondation Rivières rend public le triste palmarès des municipalités 2020

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSIOM IMMÉDIATE

Montréal, le 27 octobre 2021 – Pour une deuxième année, Fondation Rivières rend public un outil permettant de découvrir la liste des municipalités qui se démarquent quant à l’intensité de leurs déversements d’eaux usées en 2020. Elle a aussi mis à jour, sur son site web, la carte interactive des rejets avec les nouvelles données de 2020 qui révèle qu’il y a eu près de 53 000 déversements d’eaux usées l’an dernier au Québec.

Le triste palmarès 2020 met en lumière l’intensité des déversements de près de 700 municipalités, ce qui permet de distinguer celles qui se sont améliorées depuis 2019 de celles où la situation s’est détériorée. Cette année, nous innovons grâce à l’utilisation d’un puissant logiciel qui permet de comparer la performance des municipalités de taille semblable et aussi de connaître leur classement dans leurs régions respectives.

Parmi les grandes villes, Trois-Rivières devance tout juste Longueuil en première position dans le classement des 10 plus grandes villes du Québec. Elle occupe cette position parce que la Ville a connu un bris majeur en septembre 2020 qui a provoqué un déversement continu durant 16 jours. N’eût été de cet accident, Longueuil serait encore une fois la pire ville au Québec en ce qui a trait au déversement des eaux usées et ce, pour une deuxième année consécutive.

On peut aussi constater une dégradation importante à Lévis et à Trois-Rivières entre 2019 et 2020. On note d’autre part une amélioration à Laval, Québec, Gatineau et Saguenay. En apparence, Sherbrooke présente des résultats positifs, mais en réalité, la Ville se voit attribuer une note D en ce qui a trait à la qualité de la mesure, puisqu’elle n’a pas complété l’installation des enregistreurs électroniques sur près de la moitié de ses ouvrages qui débordent.

La qualité de la mesure illustre le degré de transparence des municipalités, puisqu’il indique la proportion des ouvrages de surverses d’importance qui sont dotés d’enregistreurs électroniques. Une municipalité qui mesure bien l’intensité de ses déversements est donc désavantagée.

En ce qui a trait aux villes de taille moyenne, ce sont les municipalités reliées au réseau de l’agglomération de Longueuil qui trônent à ce triste palmarès, suivies par Thetford Mines, Saint-Hyacinthe, Shawinigan, Saint-Jean-sur-Richelieu et Mercier. Notons une amélioration notable pour Victoriaville. Les municipalités de taille moyenne ont des niveaux d’intensité par habitant absolument inacceptables et c’est probablement là que le plus gros du travail reste à faire.

En ce qui a trait aux petites municipalités, Saint-Tite, Caplan, Marsoui, Waterloo, Manseau et Chandler trônent au sommet de ce triste palmarès. Saint-Tite et Manseau ont vu leur performance se détériorer entre 2019 et 2020, tout comme Saint-Joseph-du-Lac et Saint-Césaire. Soulignons une amélioration à L’Ange-Gardien, Disraeli, Bedford, Normandin et Saint-Gabriel-de-Brandon. Montebello, qui trônait au palmarès en 2019, se classe 30e cette année, une indication qu’on y a réglé en partie la source des déversements: un ruisseau qui s’écoulait dans le réseau d’égouts.

Cette année, le triste palmarès nous donne accès à des informations qui n’étaient pas visibles auparavant, dont la qualité de la mesure et le nombre de journées dans l’année où il y a eu des déversements. La Ville de Québec, par exemple, a connu 318  jours avec des déversements sur les 365 jours de l’année.

Pas d’amélioration notable depuis l’an dernier et une permission de polluer pour encore dix ans

Le nombre de déversements s’élevait à 52 794 en 2020, contre 60 663 en 2019. Cette diminution s’explique par des précipitations moindres en 2020. La météo plus clémente a aussi permis une réduction globale de l’intensité des déversements, mais ces réductions ne sont pas structurelles, puisqu’on autorise encore et toujours la construction domiciliaire sans exiger une augmentation de la capacité des infrastructures, comme on a pu le constater avec le cas de Saint-Lin-des-Laurentides.

Le bilan n’est ni pire, ni meilleur que celui de l’an dernier et il n’est pas près de s’améliorer. Dans une position ministérielle du 22 septembre 2021, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) rappelle que son objectif n’est pas de réduire les déversements d’eaux usées, mais simplement de ne pas en augmenter le nombre au-delà des niveaux de 2014. Dans cette même position ministérielle, il accorde aux municipalités jusqu’au 1er janvier 2030 pour atteindre cet objectif.

« Autrement dit, les municipalités ont la permission d’augmenter la pollution dans nos rivières pour les dix prochaines années. Le MELCC annonce que dans dix ans, il sévira contre celles qui n’auront pas ramené leur niveau de pollution à celui de 2014. Pourquoi attendre 2030? Pourquoi ne pas cibler les municipalités délinquantes et s’attaquer maintenant aux problèmes les plus criants? Ça n’a aucun sens. Comme le palmarès et la carte le démontrent, nous savons exactement où se trouvent les problèmes les plus criants. Le premier ministre Legault aime à se qualifier de pragmatique. En quoi une telle mesure mur-à-mur est-elle pragmatique?” – André Bélanger, directeur général de Fondation Rivières.

Visitez notre site internet pour découvrir le classement des 10 plus grandes villes du Québec, ainsi que le Palmarès des TOPS 50 municipalités, selon votre sélection. Si vous désirez pousser votre analyse un peu plus loin, le Palmarès expert est aussi à votre disposition avec davantage d’indicateurs à consulter.

À propos de l’indice d’intensité des déversements

Le triste palmarès est réalisé sur la base de l’indice d’intensité des déversements développé l’an dernier par Fondation Rivières. Cet indice donne une idée de l’importance  des déversements puisqu’il tient compte de la taille des ouvrages qui ont débordé et de la durée des déversements. En divisant cet indice d’intensité des déversements par le nombre d’habitants, il est alors possible de comparer les performances des municipalités entre elles, peu importe leur taille.

Mise à jour : 9 novembre 2021

Pour toute demande d’entrevue :

Christian Généreux
Responsable aux communications, au développement et à la mobilisation
514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

Plage de la promenade Bellerive, bientôt accessible à la baignade

Baignade à Bellerive!

Très bonne nouvelle pour les résidents de l’est de Montréal! La Ville assurera l’accès aux berges au parc de la Promenade Bellerive, à Tétreaultville: il s’agit d’une belle avancée dans l’accès aux berges et à la baignade.

Une revendication qui ne date pas d’hier

Ce parc centenaire est le seul accès au fleuve pour l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Ses pentes douces et la qualité actuelle de ses eaux en font un endroit privilégié pour la création d’un accès à la baignade.

Il a fallu des décennies pour que les citoyens locaux aient enfin une réponse à leur plaidoyer: le projet d’accès au fleuve, après avoir été mis sur pause pendant des années, a été enfin débloqué tout en conservant la plage naturelle du parc.

Ainsi, une aire de baignade délimitée avec sauveteurs et surveillance de la qualité de l’eau verra le jour d’ici l’été prochain.

Une eau de qualité à Bellerive

Deux ans de tests rigoureux effectués sur l’eau aux abords de la Promenade Bellerive indiquent qu’elle est de qualité tout à fait adéquate pour la baignade. Comme c’est trop souvent le cas ailleurs au Québec, le fleuve à la hauteur du parc Bellerive a la réputation d’être dangereusement pollué, ce qui est un mythe. En effet, bien des lieux sont plus propres que nous le croyons et condamner l’accès au fleuve est une pratique du passé.

Il est évident que la surveillance sera de mise, surtout en cas de risque de déversements d’eaux usées. C’est d’ailleurs ce type de surveillance que Fondation Rivières a réalisé cet été à la plage de Verdun, au moyen d’un appareil d’analyse de l’eau à résultats rapides, qui permet de déterminer à temps les pics de contaminations qui requièrent une fermeture temporaire de la plage.

L’importance de l’accès à l’eau et à la baignade

L’accès à l’eau équitable est essentiel pour la protection de nos rivières; bien les connaître et les apprécier permet aux citoyens de voir leur valeur et de se mobiliser pour les défendre. De plus, dans un contexte où les étés deviennent de plus en plus chauds et où les canicules se multiplient, avoir un accès à la baignade pour se rafraîchir devient une question de santé, au-delà des loisirs.

C’est ici que la mobilisation prend tout son sens! En effet, des événements comme la semaine du Grand Splash, en invitant les citoyens à se jeter à l’eau, permettent d’attirer le regard sur ces lieux où la baignade est possible, mais qui est présentement interdite. Nous soulignons d’ailleurs la participation spontanée qui a eu lieu cet été à la Promenade Bellerive, dans l’esprit des ces revendications.

Un Grand Splash spontané pour réclamer l'accès à la baignade dans la Promenade Bellerive
Une participation spontanée, le tout organisé par Suzie Miron,
afin de réclamer l’accès à la baignade dans la Promenade Bellerive

La Fondation suivra de près les développements de ce beau projet pour l’année prochaine!

Sècheresse de rivières

Marchons pour le climat et pour nos rivières!

Le 24 septembre, c’est un rendez-vous mondial pour exprimer l’urgence d’agir pour le climat. Le dernier rapport de l’ONU est clair: nous nous dirigeons vers un naufrage climatique si on s’en tient aux timides engagements déjà pris par les pays. Nous sommes proches d’un point de non-retour dans la montée de la température moyenne du globe et des dommages considérables qui en découlent se font déjà sentir. À la Fondation Rivières, nous les observons déjà sur le terrain.

Entre étiages et inondations

Les changements climatiques constituent des perturbations d’équilibre et le Canada, surtout au Nord, se réchauffe plus vite que le reste de la planète. Or, ces perturbations sont telles qu’il sera de plus en plus difficile de répondre à leur ampleur.

Nos rivières en souffrent en traversant deux extrêmes hydrologiques, parfois durant une même année.

De spectaculaires débordements
Débordement de la Rivière des Prairies à Cartierville en 2017. Source: Indrid Cold

Le changement de régime de précipitation ainsi que l’accélération de la fonte des neiges a amené son lot d’inondations printanières ces dernières années. Rappelons-nous le Saguenay en 1996, la rivière Richelieu en 2011, ou encore la rivière des Prairies en 2017. On ne peut plus se contenter de simplement éviter les constructions en zones inondables, mais il faut agir vigoureusement pour combattre l’érosion des côtes. Le Québec n’est clairement pas adapté à un nouveau régime climatique qui peut comporter des crues extrêmes. Cette année à travers le monde, nous avons aussi pu les observer en Allemagne, en Inde, en Chine ou aux États-Unis. Que risquons-nous l’année prochaine?

De plus, les aménagements actuels avec l’imperméabilisation des sols et le drainage excessif affectent la résilience de nos rivières face à ces changements. Sans végétation ou sol adéquat pour filtrer et contenir l’eau, les réseaux d’égouts et les rivières sont davantage portées à déborder. Il faut donc repenser notre rapport avec l’aménagement du territoire et les bandes riveraines afin de minimiser les crues.

Étiage, climat et niveau des rivières à la baisse
Étiage de rivières - exemple Rivière aux Brochets de 20
Étiage de rivières – Rivière aux Brochets, été 2021.

Le phénomène inverse se produit en été: les points les plus bas des niveaux d’eau, soit les étiages, prendront de l’importance suite à l’augmentation de l’évaporation de l’eau et des sécheresses estivales. Les rivières et le Saint-Laurent ont connu une baisse inquiétante cette année et les écosystèmes aquatiques sont affectés.

En effet, lors d’un étiage extrême, la baisse du niveau d’eau atteint des records, le débit devient minime, et les poissons et autres êtres vivants de l’écosystème riverain et fluvial deviennent exposés à une eau trop basse, trop chaude, trop ensoleillée, avec des concentrations de contaminants plus élevées. Et il va de soi que les sources d’eau potable et nos activités qui dépendent de la rivière sont ainsi mises à mal.

Marchez avec nous!

Il est temps d’intervenir rapidement pour la justice climatique, mais aussi pour nos cours d’eau afin que les régimes naturels des rivières reprennent le dessus. Rejoignez-nous afin de vous faire entendre.

La marche à Montréal dans le cadre de la grève mondiale pour le climat débutera à 13 h, devant le Monument à Sir George-Étienne Cartier. On se voit là-bas?

Ruisseau Meadowbrook - rivière Saint-Pierre

Meadowbrook: un des derniers ruisseaux de Montréal asséché parce qu’on y rejette nos égouts

Le ruisseau Meadowbrook sera bientôt asséché par la Ville de Montréal parce que des résidences de Montréal-Ouest et de Côte-Saint-Luc y déversent directement leurs eaux usées depuis près de 20 ans. Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) connaissent le problème, mais ont failli à leur obligation d’imposer les correctifs nécessaires aux deux villes.

Voici la triste histoire d’une longue bataille portée depuis des années par le comité de citoyens, les Amis du parc Meadowbrook, et reprise par le Journal de Montréal.

Ainsi, la Ville de Montréal est tenue, par un jugement de Cour, de construire une conduite pluviale pour détourner les eaux usées qui se déversent dans le ruisseau Meadowbrook, ce qui aura pour effet de réduire de 96 % les apports en eau. Montréal est ici victime de l’incurie des villes de Côte-Saint-Luc et de Montréal-Ouest qui n’ont pas corrigé tous les raccordements inversés sur leur territoire. Leurs eaux contaminées s’écoulent ainsi sur le territoire de Montréal, dans le ruisseau.

La pollution dans le ruisseau Meadowbrook: un problème connu

Le MAMH connaît depuis longtemps ce problème des raccordements inversés qui fait en sorte que les eaux usées sanitaires ne sont pas raccordées au réseau d’égout et qu’elles se déversent dans la nature. Le Conseil du trésor exige par décrets, depuis au moins 2007, que de tels mauvais raccordements soient corrigés faute de quoi les municipalités n’obtiendraient plus de subventions pour leurs autres travaux d’infrastructures (voir l’avis du Conseil du Trésor plus bas). Mais les deux Villes n’ont rien fait et le MAMH a continué de leur octroyer des subventions sans les obliger à corriger ces problèmes.

La pollution des eaux par de mauvais raccordements est un fléau bien connu depuis les années 80. Il faut creuser dans la rue ou sur les terrains privés pour modifier la tuyauterie et c’est pourquoi le gouvernement a décidé de rendre conditionnelle toute aide financière à la réalisation d’un plan d’action. De toute évidence, cette condition n’est pas respectée.

« Jamais une municipalité n’a été tenue de procéder à des travaux ou de respecter un simple plan d’action, c’est pathétique, de dire Alain Saladzius, président de Fondation Rivières. Nous avons écrit aux deux ministères. À l’environnement, on nous répond que de détourner l’eau du ruisseau Meadowbrook, ce n’est pas une intervention dans un cours d’eau et nous n’avons toujours pas eu de réponse des Affaires municipales. Devant l’urgence, nous avons déposé une plainte auprès du Commissaire au Développement durable. »

Le Conseil régional de l’Environnement de Montréal a travaillé très fort sur ce dossier et Fondation Rivières a appuyé le comité de citoyens bien sûr.

Quelques échanges épistolaires

Voici notre lettre envoyée au ministère de l’Environnement

Voici la réponse du ministère de l’Environnement

Voici un décret non respecté du Conseil du Trésor datant de 2007

Et finalement notre lettre envoyée à la ministre des Affaires municipales

Bain portuaire Bassin Jacques-Cartier

Avec un peu de bonne volonté, on pourrait se baigner dans le Vieux-Port …

Ce que vous voyez sur la photo ci-dessus, c’est une maquette du projet de bain portuaire de la Ville de Montréal qu’on a « installé » dans le bassin Jacques-Cartier dans le Vieux-Port. Il suffirait de déplacer la marina d’une centaine de mètres et on pourrait y accueillir 800 baigneurs en plein centre-ville de Montréal sans nuire aux activités de navigation.

L’eau dans le bassin Jacques-Cartier est propice à la baignade et le lieu est grand, accessible et sécuritaire, ce qui n’était pas le cas avec le projet de bain portuaire au bout du Quai de l’Horloge que la Ville dû abandonner l’été dernier.

Mais la Société du Vieux-Port de Montréal dit non.

« L’endroit est dédié à la navigation », tranche la directrice du marketing et des relations publiques de la Société du Vieux-Port.

« Cela irait à l’encontre de la vocation recherchée pour ce secteur du Vieux-Port. Il n’est pas question de transformer le bassin en un bain public », de confirmer le vice-président, Immobilier (Québec) et Vieux-Port de Montréal, Pierre-Marc Mongeau

En panne d’arguments pour rejeter le projet, la Société du Vieux-Port rappelle son désir de « collaborer » avec la Ville de Montréal sur l’alternative du Quai de l’Horloge. Or ce projet est mort et enterré depuis un an parce qu’il n’est pas sécuritaire. Installé dans le fleuve, à l’extérieur de la zone protégée du Vieux-Port, ce projet de bain portuaire était exposé à un fort courant et au risque qu’un navire en panne vienne s’y échouer. Dangereux.

Après Oslo et Copenhague, le Port de Québec a annoncé son intention d’installer un bain portuaire dans le bassin Louise l’été prochain. Ici, l’eau du bassin Jacques-Cartier est de bonne qualité, l’endroit est protégé des navires et il aurait tout le potentiel de devenir un attrait récréotouristique majeur pour Montréal. Tout ce qui manque, c’est un peu de bonne volonté!

 

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.

– Lettres à Lucilius, livre XVII, Lettre 104, 26 de Sénèque.

Voici une esquisse de la proposition abandonnée par la Ville de Montréal au bout du Quai de l’horloge :

Le bassin Jacques-Cartier actuellement :

 

Le bassin Jacques-Cartier avec un bassin portuaire d’environ 75 par 50 mètres, qui pourrait accueillir jusqu’à environ 800 personnes :

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Le retour du Grand Splash!

Suite à l’annonce du déconfinement progressif par le gouvernement du Québec, nous sommes extrêmement heureux d’annoncer le retour du Grand Splash!

Depuis la dernière édition de 2019, plusieurs municipalités et organismes nous ont signifié leur grand intérêt à organiser un Grand Splash dans leur région. Nous avons donc décidé de créer La semaine du Grand Splash, qui se tiendra cette année du 26 juin au 4 juillet. Une belle manière de nous retrouver et de profiter des berges, ainsi que des rivières de notre beau et grand Québec.

Vous aimeriez organiser un Grand Splash dans votre région ou vous connaissez des municipalités/OBNL/groupes citoyens qui aimeraient organiser un Grand Splash?


Les demandes doivent être faites via notre nouveau site, créé expressément pour cette initiative : https://grandsplash.ca/ 

Les intéressé.es ont jusqu’au 28 mai pour s’inscrire. 

Nous annoncerons les villes participantes début juin.

Merci et à très bientôt!

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Projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption

Montréal, le 2 septembre 2020 – La Fondation Rivières et la Ville de L’Assomption réalisent actuellement une étude inédite pour mesurer les impacts des surverses d’eaux usées et d’autres sources de pollution sur la qualité bactériologique de l’eau à la prise d’eau potable municipale et sur l’aire de détente du parc Léo-Jacques ; toutes deux situées sur les rives de la rivière L’Assomption, à L’Assomption.

Contexte

Comme des centaines de municipalités au Québec, la Ville de L’Assomption s’approvisionne en eau dans une rivière. Or, on y constate la présence de contaminants, notamment d’origine fécale, qui proviennent de l’amont de la rivière. Ces contaminants sont bien sûr éliminés par l’usine d’eau potable de la Ville, mais plusieurs citoyens profitent d’une aire de détente en bordure de la rivière pour se baigner durant l’été et la Ville veut s’assurer de la sécurité des baigneurs. « Nous souhaitons connaître avec plus de précision et de rapidité la variation des concentrations des contaminants dans le temps, mais également les sources de pollution qui affectent la qualité de l’eau à notre prise d’eau potable. » – Sébastien Nadeau, maire de la Ville de L’Assomption

En réponse à ces préoccupations, la Fondation Rivières a développé un projet de surveillance en continu de la présence de coliformes fécaux afin de permettre une gestion efficace des risques. La détection rapide des pointes de contamination bactériologique permettra ainsi aux opérateurs de l’usine de filtration de réagir plus rapidement en cas de situation anormale.

Le projet

Le projet consiste à effectuer des analyses de manière automatisée à des intervalles variant de 30 minutes à quatre heures selon les conditions observées. Celles-ci sont réalisées avec un appareil ColiMinder déployé dans l’usine qui permet de détecter en 15 minutes la présence et la quantité de E.Coli dans l’eau. Les résultats sont ensuite transmis en temps réel sur le Web et aux opérateurs de l’usine de traitement d’eau potable qui peuvent déclencher d’autres prélèvements pour des analyses supplémentaires plus poussées. Quatre partenaires participent au projet: la Ville de L’Assomption, Nordikeau, la Fondation Rivières et l’École Polytechnique de Montréal, qui fournit gracieusement un appareil ColiMinder et des conseils scientifiques. La Fondation Rivières peut ainsi effectuer un suivi en temps réel de la qualité bactériologique de l’eau au point de captage.

« Dès que l’appareil ColiMinder a détecté un cas de contamination élevée, notre équipe est dépêchée pour prélever des échantillons d’eau à des endroits stratégiques en remontant la rivière vers l’amont. Ces prélèvements sont ensuite soumis à l’analyse ColiMinder qui détectera en 15 minutes la qualité bactériologique ce qui permet dès lors de dépister l’origine des sources de pollution. Des analyses sont aussi faites à l’aire de détente Léo-Jacques par l’équipe de la Ville avec des analyses ColiMinder. D’autres analyses permettent de déterminer si les coliformes sont de source humaine ou animale. Ces informations sont ensuite agrégées dans une base de données qui collige les informations sur les débordements d’eaux usées en amont, le niveau des précipitations observées et le débit dans la rivière, ce qui devrait nous permettre de bien comprendre l’impact des surverses sur la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption. » – Alain Saladzius,président de la Fondation Rivières.

Ce projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau est d’une durée de 16 semaines du mois d’août à novembre 2020.

Télécharger le communiqué.

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Sources

Geneviève Tardy, Responsable des communications, Fondation Rivières, 

Émilie Forget, Conseillère en communication, Ville de l’Assomption