Sainte-Martine (S2) - crédit : Christophe Gravel / CC

Qualité de l’eau de la rivière Châteauguay : une étude révèle que la baignade est possible!

Communiqué de presse – Fondation Rivières et la Société de conservation et d’aménagement des bassins versants de la zone Châteauguay (SCABRIC) rendent publics les résultats d’une étude inédite sur le potentiel de baignade dans la rivière Châteauguay. Cette étude révèle que, contrairement à la croyance populaire, l’eau de la rivière Châteauguay est tout à fait adaptée à la baignade. 

Finalistes - Prix ECO Impact de la communauté

Fondation Rivières, finaliste pour le Prix ECO Impact de la Communauté

On a besoin de vous maintenant!

Fondation Rivières est finalistes pour le prix ÉCO Impact de la Communauté. Ce prix récompense les individus ou les groupes qui ont démontré leur engagement environnemental à travers des initiatives, des projets, des pratiques durables.

Ce prix est décerné par Éco Canada, une organisation qui soutient l’innovation et l’emploi en environnement. C’est la première fois qu’une organisation québécoise est finaliste pour ce prix. C’est un vote populaire qui détermine qui sera le gagnant et nous avons besoin de vous maintenant!

Le grand gagnant sera dévoilé lors de la remise de prix le 3 février prochain.  Pour voir ou revoir notre vidéo de mise en candidature : Candidature Fondation Rivières pour notre première édition de La semaine du Grand Splash en 2021.

Pour voter, cliquez sur le bouton ci-dessous et rendez-vous au bas de la page et assurez-vous de bien sélectionner Fondation Rivières. Comme la compilation est déterminée par adresse courriel, si vous avez plus qu’une, n’hésitez surtout pas à voter plusieurs fois… 🙂

La période de votation fermera le 31 janvier minuit (Heure de l’Alberta).

Pour en savoir plus sur l’expédition de Laura et Yasmine sur la rivière Moisie

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Projets de plages pour la baignade : on se lance à Verdun!

Il a fait chaud cet été. Très chaud. Et il fera encore plus chaud à l’avenir. D’où le besoin de plages sûres pour la baignade, en outre à Verdun!

À la Fondation Rivières, l’accès public à nos cours d’eau est important et l’eau doit être de bonne qualité. Au Québec, la limite recommandée d’E. Coli dans les plages et la baignade est de 200 UFC/100mL. Autrement dit, si nous voulons faire trempette dans une rivière ou un lac, nous voulons être sûrs que la présence de ces bactéries est acceptable, car elles sont un bon indicateur de pathogènes plus dangereux.

Cet été, nous nous sommes associés à plusieurs municipalités et organismes pour mener à bien des projets pilotes visant à étudier la qualité récréative de leurs eaux. Mes collègues et moi avons passé un été chargé et animé à relever les inévitables défis qui accompagnent la mise en œuvre de nouvelles études. La science de terrain réserve toujours des surprises !

Le défi à la plage de Verdun : garder la plage ouverte

À Verdun, la municipalité a déjà travaillé fort pour offrir une belle plage à la population. Et chaque jour, la Ville de Montréal envoie des échantillons d’eau à analyser afin d’assurer votre sécurité. En outre, la plage est fermée à titre préventif jusqu’à 72 heures après une forte pluie, afin d’éviter que les baigneurs n’entrent en contact avec de l’eau potentiellement contaminée suite à un débordement d’eaux usées. Le principal enjeu du protocole actuel est que ces analyses nécessitent un minimum de 24 heures pour être effectuées, ce qui signifie que les conditions de qualité de l’eau sont toujours confirmées des jours plus tard. Évidemment, ce n’est pas optimal.

Cet été, nous avons donc travaillé avec la Ville de Montréal pour améliorer leur surveillance de la qualité de l’eau, qui se heurte actuellement aux limites des échantillons analysés en laboratoire. Des études antérieures réalisées par Polytechnique Montréal ont montré le potentiel d’une analyse en temps quasi réel de la qualité biologique de l’eau pour la baignade à la plage de Verdun en 2018. Grâce à Polytechnique, nous avons eu accès à l’équipement nécessaire pour effectuer ce type d’analyse, une machine appelée ColiMinder qui analyse l’activité enzymatique de l’eau et nous donne une idée de la quantité d’E. Coli présente dans l’échantillon.

En cours de projet, des baigneurs curieux m’ont approché pour me demander ce que nous étions en train de faire. J’aimerais donc prendre un moment pour vous décrire le parcours de ce projet, et notamment, de nos défis !

Chargée de projet et plombière au besoin

Comme c’est souvent le cas avec le travail sur le terrain, nous avons presque immédiatement rencontré un obstacle, car l’ordinateur de la machine a dû être remplacé de manière inattendue. Pendant que nous attendions impatiemment l’arrivée de notre nouvel ordinateur, nous étions sur place pour préparer les autres grandes installations que ce projet nécessitait. Afin de pouvoir mesurer en continu la qualité de l’eau, nous avions besoin d’une alimentation continuelle en eau de la plage à analyser, ce qui signifie que nous avions besoin d’une pompe ! Pour une raison étrange, la pompe initialement choisie pour ce projet s’est envolée des étagères cet été, ce qui nous a causé des retards supplémentaires.

Nous nous sommes coordonnés avec un spécialiste pour l’installation, qui a accepté que je l’accompagne afin que nous puissions retirer et installer la pompe de manière indépendante pour la saison prochaine.

Laissez-moi vous dire que je ne m’attendais pas à me baigner et à trimballer une pompe submersible et des tuyaux dans 3 mètres d’eau!

Mais je me suis lancé à fond, et Roger a pris les circonstances particulières à bras le corps et a réussi à installer notre pompe et à la connecter au conteneur ( à 100 m de la pompe, où notre ColiMinder est rangé en toute sécurité) ! Pour tous les amateurs de baignade qui nous ont vus ce jour-là, nous valions le déplacement.

Installation du ColiMinder
Toute une installation dans le conteneur!

Naturellement, notre dépannage ne pouvait pas s’arrêter là. Vous vous souvenez que j’ai mentionné que la pompe devait fournir de l’eau à notre machine située à 100 m? Le modèle de réserve que nous avions choisi faisait un excellent travail, mais avec un débit impressionnant de 0,3 m3 par minute – ce qui, franchement, est un débit beaucoup trop important pour notre appareil qui nécessite des débits très faibles. J’étais donc de retour à la plage, cette fois-ci en coordination avec le plombier de la ville pour trouver une solution créative à notre problème. Il nous a fallu quelques essais, mais nous avons finalement réussi à modifier les tuyaux du conteneur pour dévier une section du débit de telle sorte que nous avons pu le réduire et brancher notre machine avec succès.

Pompe pour Verdun
Et enfin, la pompe de tous les tracas.

Un projet prometteur pour la baignade à Verdun!

Depuis lors, le ColiMinder prend régulièrement des mesures de l’eau de la plage, ce qui, compte tenu de tous les problèmes rencontrés cet été, est un véritable exploit. Maintenant que nous avons réglé les aspects logistiques du projet, je suis particulièrement enthousiaste quant à la possibilité d’améliorer l’accès et la sécurité à la baignade ! Dès l’année prochaine, nous serons en mesure de confirmer les variations quotidiennes mesurées par le ColiMinder. Cela signifie que nous pourrons analyser un échantillon d’eau en 15 minutes et à la demande, plutôt que de nous fier uniquement aux méthodes traditionnelles qui nous donnent nos résultats plusieurs jours après le fait. Notre objectif ultime est d’optimiser le protocole de surveillance actuel : après tout, nous voulons que vous profitiez au maximum de votre saison estivale dans l’eau !

Pour ma part, malgré un démarrage difficile de nos installations, je ne peux pas me plaindre d’avoir passé de nombreux matins d’été à prendre mon premier café de la journée devant un tel panorama !

Plage de Verdun zone baignade
Plage de Verdun
Lena Szymoniak
Lena sur le terrain

Lena Szymoniak

Chargée de projet en qualité de l’eau (et plombière, apparemment!)

Pour en savoir plus sur l’expédition de Laura et Yasmine sur la rivière Moisie

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Lettre au Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs : Demande de moratoire sur l’utilisation du larvicide Bti

 

Montréal, le 19 mai 2021
TRANSMISSION PAR COURRIEL

 

Monsieur Pierre Dufour, Ministre
Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs
5700, 4e Avenue Ouest
Québec (Québec) G1H 6R1

 

Objet : Demande de moratoire sur l’utilisation du larvicide Bti

 

Monsieur le Ministre,

Il y maintenant plus de 35 ans que nos cours d’eau et nos milieux humides sont aspergés chaque été de Bti, un insecticide encore méconnu causant principalement la mort des larves aquatiques d’insectes piqueurs. Le Bti doit son nom à une bactérie présente naturellement dans les sols. Cette bactérie, une fois ingérée, produit des cristaux microscopiques dans l’intestin des larves et enclenche une réaction toxique menant ultimement à leur mort. Or, cette bactérie ne représente qu’en moyenne 7 % de la formulation commerciale couramment appliquée. Un cocktail de produits dont la recette est protégée par le secret industriel y est combinée pour augmenter son efficacité, comme, par exemple, des agents de protection contre les rayons ultraviolets. On peut alors difficilement qualifier cet insecticide de “biologique”. De plus, contrairement à la plupart des insecticides épandus sur les sols en culture, le Bti est appliqué directement dans nos cours d’eau: l’une de nos plus une richesse que l’on se doit de traiter avec précaution.

Le Bti a ainsi longtemps été considéré comme sans danger pour l’environnement, croyant que son mécanisme d’action était suffisamment complexe et spécifique pour ne cibler que les insectes piqueurs. Or, de récentes études indépendantes ont démontré que le Bti peut affecter directement et de façon importante la taille des populations de chironomides (Allgeier et al. 2019, Kästel et al. 2017). Comme ce groupe d’insectes constitue une source de nourriture de premier choix pour plusieurs oiseaux et amphibiens, la taille et le développement de ces organismes peuvent être affectés (Empey et al. 2021). Une telle perturbation de l’équilibre de la chaîne alimentaire est préoccupante pour l’intégrité de nos écosystèmes aquatiques. Les effets cumulatifs de tous les projets d’épandage n’apparaissent pas suivis ou documentés. Ces préoccupations sont d’ailleurs détaillées dans un document d’orientation produit par votre ministère il y a quelques temps. On y souligne de plus un manque d’études canadiennes au sujet des impacts pour la faune et pour le réseau trophique. Pourtant, plus de 40 municipalités détiennent actuellement des autorisations d’épandage délivrées sur la base d’avis fauniques produits par votre ministère. D’autre part, plusieurs regroupements citoyens ont soulevé d’importantes préoccupations quant à la pertinence de tels épandages et de leurs impacts, accompagnées de différentes études.

Au niveau commercial, l’industrie québécoise de l’épandage de Bti est un duopole constitué de seulement deux entreprises (GDG Environnement et Conseillers forestiers Roy). Ce manque de compétition est potentiellement problématique pour une saine gestion des finances municipales.

Plusieurs alternatives à l’épandage existent pour le contrôle des insectes piqueurs. Celles-ci apparaissent moins dommageables pour nos milieux naturels et nettement moins coûteuses (ex: piège, ail, nichoirs, etc.). De plus, leur portée peut être modulée en ciblant uniquement les espaces habitables, évitant ainsi l’épandage d’une substance biocide dans nos cours d’eau.

Recommandations

  • Un moratoire sur l’émission d’autorisations d’épandage le temps qu’une révision de la position ministérielle soit produite ;
  • une révision de la position du MFFP sur le Bti à la lumière des nouvelles connaissances indépendantes acquises à travers le monde au cours des deux dernières décennies et présentées en partie dans le document d’orientation du MFFP produit en 2019 ;
  • la reconnaissance de la prépondérance du principe de précaution devant le constat du déclin des populations d’oiseaux, d’amphibiens et d’insectes sur le territoire québécois en attente de la prochaine politique gouvernementale ;
  • la reconnaissance de l’efficacité et de l’aspect sécuritaire de méthodes de contrôle alternatives afin que les municipalités les plus fortement touchées par la nuisance occasionnée par les insectes piqueurs puissent y recourir.

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à la présente, nous demeurons disponibles pour tout renseignement supplémentaire.

Veuillez agréer, monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

 

Alain Saladzius, ing., FIC
Président

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Projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption

Communiqué de presse – La Fondation Rivières et la Ville de L’Assomption réalisent actuellement une étude inédite pour mesurer les impacts des surverses d’eaux usées et d’autres sources de pollution sur la qualité bactériologique de l’eau à la prise d’eau potable municipale et sur l’aire de détente du parc Léo-Jacques ; toutes deux situées sur les rives de la rivière L’Assomption, à L’Assomption.

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Concours de vidéos « petit splash deviendra GRAND! »

Communiqué de presse – Dans le cadre de Juin, mois de l’eau, la Fondation Rivières lance le concours « petit splash deviendra GRAND!» en remplacement cette année du traditionnel Grand Splash. Par cet événement revisité, l’organisation invite les comités citoyens et les individus à présenter les accès publics à l’eau dont ils rêvent. Sous forme de capsule vidéo de moins de 5 minutes, les participants.es doivent décrire un accès à l’eau projeté, indiquer pourquoi le lieu est adapté au public et comment il contribuerait au bien-être de la communauté.

Rivière Ouareau, 2016
Crédit photo : M. Gauthier

Partons la décennie du bon pied, dans l’eau!

Puisque tout le monde apprécie avoir accès à une eau de qualité, tant dans son robinet que dans les milieux naturels qu’il fréquente, la Fondation Rivières a travaillé fort pour prévenir la pollution des eaux, conserver l’aspect naturel des rivières et promouvoir leurs accès publics. Comme l’année s’achève, faisons une petite rétrospective (non exhaustive!) des activités de la Fondation en 2019.

La Fondation Rivières a continué ses études de performance des ouvrages d’assainissement municipaux pour les rivières Bécancour, Châteauguay, Richelieu, l’Assomption et la baie Missisquoi. Ces études ont permis d’identifier plusieurs problématiques d’assainissement pour lesquelles un accompagnement est offert aux municipalités et organismes de bassins versants afin de résoudre les problèmes.

La Fondation Rivières a aussi adressé, grâce à de nombreux apports citoyens, des lettres et des plaintes au ministère de l’Environnement lorsque des situations affectant la qualité des eaux ou l’intégrité des milieux naturels riverains lui ont été rapportées.

Afin de promouvoir l’accès à l’eau, la Fondation a pris en charge la 15e édition du Grand Splash avec succès! Elle a aussi proposé au ministère de l’Environnement des pistes d’action pour l’amélioration du Programme Environnement-Plage, qui n’informe pas efficacement le public quant aux risques de contamination des eaux de baignade.

Malgré ces activités, la Fondation Rivières devra travailler encore plus fort la prochaine décennie! Et plus il y aura de gens qui deviendront membres de la Fondation Rivières et qui adopteront des rivières du Québec, plus nos actions auront de la portée! Pour l’année 2020, prenez la résolution d’inviter deux de vos ami.e.s et membres familliaux à se joindre à la Fondation Rivières!

Une adoption permet d’obtenir un reçu fiscal déductible d’impôt, faisant ainsi contribuer nos gouvernements à la mission de la Fondation! Cette déduction est de 35% sur les premiers 200$, puis de 53% sur l’excédent de ce montant.

Vous pouvez aussi contribuer à notre mission en achetant, pour vous ou comme cadeau sous le sapin, une magnifique bouteille à l’effigie de la Fondation ou une copie du livre Sous le fleuve, l’odyssée : À la rescousse du Saint-Laurent par Nathalie Lasselin. Ces articles peuvent vous être postés moyennant les frais de livraison et de manutention en écrivant à : campagnes3@fondationrivieres.org ou en appelant au 514 272-2666 poste 26

Au nom du Conseil d’administration et de l’équipe de la Fondation :
DE JOYEUSES FÊTES ET UNE BONNE ANNÉE 2020 À VOUS!