33648478695_9e42eaba8f_o

Lettre au Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs : Demande de moratoire sur l’utilisation du larvicide Bti

 

Montréal, le 19 mai 2021
TRANSMISSION PAR COURRIEL

 

Monsieur Pierre Dufour, Ministre
Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs
5700, 4e Avenue Ouest
Québec (Québec) G1H 6R1

 

Objet : Demande de moratoire sur l’utilisation du larvicide Bti

 

Monsieur le Ministre,

Il y maintenant plus de 35 ans que nos cours d’eau et nos milieux humides sont aspergés chaque été de Bti, un insecticide encore méconnu causant principalement la mort des larves aquatiques d’insectes piqueurs. Le Bti doit son nom à une bactérie présente naturellement dans les sols. Cette bactérie, une fois ingérée, produit des cristaux microscopiques dans l’intestin des larves et enclenche une réaction toxique menant ultimement à leur mort. Or, cette bactérie ne représente qu’en moyenne 7 % de la formulation commerciale couramment appliquée. Un cocktail de produits dont la recette est protégée par le secret industriel y est combinée pour augmenter son efficacité, comme, par exemple, des agents de protection contre les rayons ultraviolets. On peut alors difficilement qualifier cet insecticide de “biologique”. De plus, contrairement à la plupart des insecticides épandus sur les sols en culture, le Bti est appliqué directement dans nos cours d’eau: l’une de nos plus une richesse que l’on se doit de traiter avec précaution.

Le Bti a ainsi longtemps été considéré comme sans danger pour l’environnement, croyant que son mécanisme d’action était suffisamment complexe et spécifique pour ne cibler que les insectes piqueurs. Or, de récentes études indépendantes ont démontré que le Bti peut affecter directement et de façon importante la taille des populations de chironomides (Allgeier et al. 2019, Kästel et al. 2017). Comme ce groupe d’insectes constitue une source de nourriture de premier choix pour plusieurs oiseaux et amphibiens, la taille et le développement de ces organismes peuvent être affectés (Empey et al. 2021). Une telle perturbation de l’équilibre de la chaîne alimentaire est préoccupante pour l’intégrité de nos écosystèmes aquatiques. Les effets cumulatifs de tous les projets d’épandage n’apparaissent pas suivis ou documentés. Ces préoccupations sont d’ailleurs détaillées dans un document d’orientation produit par votre ministère il y a quelques temps. On y souligne de plus un manque d’études canadiennes au sujet des impacts pour la faune et pour le réseau trophique. Pourtant, plus de 40 municipalités détiennent actuellement des autorisations d’épandage délivrées sur la base d’avis fauniques produits par votre ministère. D’autre part, plusieurs regroupements citoyens ont soulevé d’importantes préoccupations quant à la pertinence de tels épandages et de leurs impacts, accompagnées de différentes études.

Au niveau commercial, l’industrie québécoise de l’épandage de Bti est un duopole constitué de seulement deux entreprises (GDG Environnement et Conseillers forestiers Roy). Ce manque de compétition est potentiellement problématique pour une saine gestion des finances municipales.

Plusieurs alternatives à l’épandage existent pour le contrôle des insectes piqueurs. Celles-ci apparaissent moins dommageables pour nos milieux naturels et nettement moins coûteuses (ex: piège, ail, nichoirs, etc.). De plus, leur portée peut être modulée en ciblant uniquement les espaces habitables, évitant ainsi l’épandage d’une substance biocide dans nos cours d’eau.

Recommandations

  • Un moratoire sur l’émission d’autorisations d’épandage le temps qu’une révision de la position ministérielle soit produite ;
  • une révision de la position du MFFP sur le Bti à la lumière des nouvelles connaissances indépendantes acquises à travers le monde au cours des deux dernières décennies et présentées en partie dans le document d’orientation du MFFP produit en 2019 ;
  • la reconnaissance de la prépondérance du principe de précaution devant le constat du déclin des populations d’oiseaux, d’amphibiens et d’insectes sur le territoire québécois en attente de la prochaine politique gouvernementale ;
  • la reconnaissance de l’efficacité et de l’aspect sécuritaire de méthodes de contrôle alternatives afin que les municipalités les plus fortement touchées par la nuisance occasionnée par les insectes piqueurs puissent y recourir.

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à la présente, nous demeurons disponibles pour tout renseignement supplémentaire.

Veuillez agréer, monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

 

Alain Saladzius, ing., FIC
Président

Image-LAssomption

Projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption

Montréal, le 2 septembre 2020 – La Fondation Rivières et la Ville de L’Assomption réalisent actuellement une étude inédite pour mesurer les impacts des surverses d’eaux usées et d’autres sources de pollution sur la qualité bactériologique de l’eau à la prise d’eau potable municipale et sur l’aire de détente du parc Léo-Jacques ; toutes deux situées sur les rives de la rivière L’Assomption, à L’Assomption.

Contexte

Comme des centaines de municipalités au Québec, la Ville de L’Assomption s’approvisionne en eau dans une rivière. Or, on y constate la présence de contaminants, notamment d’origine fécale, qui proviennent de l’amont de la rivière. Ces contaminants sont bien sûr éliminés par l’usine d’eau potable de la Ville, mais plusieurs citoyens profitent d’une aire de détente en bordure de la rivière pour se baigner durant l’été et la Ville veut s’assurer de la sécurité des baigneurs. « Nous souhaitons connaître avec plus de précision et de rapidité la variation des concentrations des contaminants dans le temps, mais également les sources de pollution qui affectent la qualité de l’eau à notre prise d’eau potable. » – Sébastien Nadeau, maire de la Ville de L’Assomption

En réponse à ces préoccupations, la Fondation Rivières a développé un projet de surveillance en continu de la présence de coliformes fécaux afin de permettre une gestion efficace des risques. La détection rapide des pointes de contamination bactériologique permettra ainsi aux opérateurs de l’usine de filtration de réagir plus rapidement en cas de situation anormale.

Le projet

Le projet consiste à effectuer des analyses de manière automatisée à des intervalles variant de 30 minutes à quatre heures selon les conditions observées. Celles-ci sont réalisées avec un appareil ColiMinder déployé dans l’usine qui permet de détecter en 15 minutes la présence et la quantité de E.Coli dans l’eau. Les résultats sont ensuite transmis en temps réel sur le Web et aux opérateurs de l’usine de traitement d’eau potable qui peuvent déclencher d’autres prélèvements pour des analyses supplémentaires plus poussées. Quatre partenaires participent au projet: la Ville de L’Assomption, Nordikeau, la Fondation Rivières et l’École Polytechnique de Montréal, qui fournit gracieusement un appareil ColiMinder et des conseils scientifiques. La Fondation Rivières peut ainsi effectuer un suivi en temps réel de la qualité bactériologique de l’eau au point de captage.

« Dès que l’appareil ColiMinder a détecté un cas de contamination élevée, notre équipe est dépêchée pour prélever des échantillons d’eau à des endroits stratégiques en remontant la rivière vers l’amont. Ces prélèvements sont ensuite soumis à l’analyse ColiMinder qui détectera en 15 minutes la qualité bactériologique ce qui permet dès lors de dépister l’origine des sources de pollution. Des analyses sont aussi faites à l’aire de détente Léo-Jacques par l’équipe de la Ville avec des analyses ColiMinder. D’autres analyses permettent de déterminer si les coliformes sont de source humaine ou animale. Ces informations sont ensuite agrégées dans une base de données qui collige les informations sur les débordements d’eaux usées en amont, le niveau des précipitations observées et le débit dans la rivière, ce qui devrait nous permettre de bien comprendre l’impact des surverses sur la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption. » – Alain Saladzius,président de la Fondation Rivières.

Ce projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau est d’une durée de 16 semaines du mois d’août à novembre 2020.

Télécharger le communiqué.

-30-

Sources

Geneviève Tardy, Responsable des communications, Fondation Rivières, 514 424-3556

Émilie Forget, Conseillère en communication, Ville de l’Assomption, 450 589-5671 #202

GrandSplash_Publication_Twitter_Concours

Concours de vidéos « petit splash deviendra GRAND! »

Montréal, le 29 juin 2020 – Dans le cadre de Juin, mois de l’eau, la Fondation Rivières lance le concours « petit splash deviendra GRAND!» en remplacement cette année du traditionnel Grand Splash. Par cet événement revisité, l’organisation invite les comités citoyens et les individus à présenter les accès publics à l’eau dont ils rêvent. Sous forme de capsule vidéo de moins de 5 minutes, les participants.es doivent décrire un accès à l’eau projeté, indiquer pourquoi le lieu est adapté au public et comment il contribuerait au bien-être de la communauté.

L’objectif du Grand Splash est de sensibiliser les instances politiques et la population québécoise à la qualité et à l’accessibilité publique aux cours d’eau dont le Québec regorge. Comme le mentionnait récemment le directeur général du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ), M. Antoine Verville, dans une entrevue intitulée « L’eau, ce patrimoine collectif auquel on n’a pas vraiment accès », l’accès à l’eau est un enjeu majeur au Québec. En effet, les municipalités ont le droit d’en limiter l’accès, comme n’importe quel propriétaire privé. Or, avoir accès aux plans d’eau devrait être un droit universel et c’est entre autres ce que la Fondation Rivières revendique.

Par le passé, le Grand Splash était un mouvement citoyen organisé dans le Vieux-Port de Montréal, en bordure du quai Jacques-Cartier. À cette occasion, les participant.e.s demandaient des aménagements et un suivi de qualité de l’eau afin de permettre la baignade dans le fleuve Saint-Laurent. Afin de mobiliser davantage les acteurs autour de l’accessibilité à l’eau et en faire un événement national, la Fondation Rivières avait prévu élargir le Grand Splash à cinq autres villes du Québec pour l’année 2020.

« Malheureusement, la pandémie empêche la tenue de l’événement, mais nous saisissons l’opportunité pour revoir la formule et l’élargir avec ce concours qui mobilisera des centaines de citoyens. Le concours vidéo permettra bien sûr de mettre en lumière de potentiels sites prometteurs pour la baignade et autres sports nautiques, mais également des lieux pour organiser d’autres Grand Splash lors de la prochaine édition en 2021. Voilà l’idée derrière le slogan petit splash deviendra GRAND. » – Alain Saladzius, président de la Fondation Rivières.

Le concours se déroule du 29 juin au 31 août 2020. Parmi les vidéos reçues, un jury sélectionnera 10 finalistes qui seront soumises au vote populaire. Les réalisateurs et réalisatrices des cinq vidéos « coups de cœur » du public se mériteront :

  • Un kayak
  • Un panier cadeau
  • Le soutien de la Fondation Rivières pour l’organisation de leur Grand Splash 2021

Tous les détails du concours ainsi que les règles de participation se trouvent sur le site www.fondationrivieres.org.

Téléchargez le communiqué

jour-de-la-terre-1030x452

Jour de la Terre – Des municipalités se démarquent pour la protection de l’eau

Montréal, le 22 avril 2020 – En ce Jour de la Terre 2020, la Fondation Rivières tient à souligner les démarches très constructives adoptées par la Régie d’assainissement des eaux du bassin de Laprairie et la ville de Plessisville qui ont pris action afin de protéger la qualité de l’eau.

Ces organisations se sont démarquées par la mise en place d’initiatives qui vont au-delà des pratiques habituelles parmi les quelque 130 systèmes étudiés par la Fondation Rivières répartis dans cinq bassins versants.

La Régie d’assainissement des eaux du bassin de Laprairie

Fait méconnu de tous, la Régie est la première organisation québécoise à avoir mis en place un système de désinfection de ses eaux usées en utilisant un procédé d’ozonation. Elle devance ainsi Montréal dont les études et travaux ont pris plusieurs années de retard.  Un traitement à l’ozone des eaux usées à la sortie des stations d’épuration permet d’éliminer, en plus des coliformes, toute une gamme de produits pharmaceutiques, d’hormones et de virus, autant de produits émergents dont les effets peuvent être importants et conduire, notamment, à des changements génétiques chez les espèces. Ces contaminants inquiètent les scientifiques concernant leurs effets sur la flore et la faune aquatique, été comme hiver.

Les prises d’eau potable situées en aval qui puisent l’eau dans le Saint-Laurent s’en trouvent ainsi plus sécurisées. Le système d’ozonation a été en rodage depuis 2019 et sera remis en opération le 1er mai, jusqu’au 30 octobre. Un tel traitement s’avère supérieur au rayonnement par ultraviolets parfois utilisé.

La station d’épuration de la Régie dessert les municipalités de Candiac, Delson, La Prairie, Sainte-Catherine et Saint-Constant dont la population totale avoisine 100 000 personnes, en plus de nombreux commerces, institutions et quatre industries majeures ayant un impact sur le système d’assainissement. La station se démarque également par la mise en place d’un système de biométhanisation de ses boues.

La Fondation Rivières salue la volonté exemplaire de la Régie d’avoir investi et innové dans cette filière de traitement.

Informations : M. Gilbert Samson, secrétaire-trésorier, 450 638-2163 gilbert.samson@raebl.org

Ville de Plessisville

La Ville de Plessisville se démarque par son engagement à éliminer les débordements d’eaux usées en temps de pluie d’ici 2025. Elle doit pour cela éliminer les surplus d’eaux qui proviennent notamment des systèmes de drainage par des gouttières et des drains de fondation des bâtiments.

Un règlement interdisant de tels raccordements a ainsi été mis en vigueur en 2015 et une inspection du territoire a été effectuée. Les citoyens qui doivent réaliser des travaux coûteux pour des correctifs de plomberie à leur système de drainage pourront bénéficier d’une aide financière de la Ville.  Celle-ci a en effet créé en janvier 2020 un fonds dédié à l’adaptation aux changements climatiques.

La Ville de Plessisville mise ainsi sur la participation de ses citoyens pour éliminer à la source les eaux parasites excessives qui occasionnent actuellement plus de 100 débordements annuels. L’objectif de la Ville d’éliminer ces débordements va au-delà des exigences environnementales qui les permettent jusqu’à un certain nombre, encore à définir, ce qui apparaît trop permissif selon la Fondation Rivières.

La Ville innove également en développant un concept inédit visant à favoriser l’infiltration dans le sol d’eaux pluviales. Les eaux s’écoulant dans un réseau pluvial seraient infiltrées autant que possible plutôt que déversées au cours d’eau. Sachant que les réseaux pluviaux transportent aussi des eaux chargées de divers polluants, cette approche pourrait s’avérer fort prometteuse. Compte tenu de la pandémie de COVID-19 le projet-pilote pourrait être réalisé à l’été 2021.

La Ville de Plessisville est située sur le territoire du bassin versant de la rivière Bécancour, dont tous les ouvrages d’assainissement municipaux ont fait l’objet d’une évaluation de la performance dans le cadre d’un mandat attribué par le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC).

Informations : Mme Justine Fecteau, directrice générale, 819 621-8310, jfecteau@plessisville.quebec

 

La Fondation Rivières tient à saluer vos efforts, bravo!

Communiqué en PDF

Rivière Ouareau, 2016
Crédit photo : M. Gauthier

Partons la décennie du bon pied, dans l’eau!

Puisque tout le monde apprécie avoir accès à une eau de qualité, tant dans son robinet que dans les milieux naturels qu’il fréquente, la Fondation Rivières a travaillé fort pour prévenir la pollution des eaux, conserver l’aspect naturel des rivières et promouvoir leurs accès publics. Comme l’année s’achève, faisons une petite rétrospective (non exhaustive!) des activités de la Fondation en 2019.

La Fondation Rivières a continué ses études de performance des ouvrages d’assainissement municipaux pour les rivières Bécancour, Châteauguay, Richelieu, l’Assomption et la baie Missisquoi. Ces études ont permis d’identifier plusieurs problématiques d’assainissement pour lesquelles un accompagnement est offert aux municipalités et organismes de bassins versants afin de résoudre les problèmes.

La Fondation Rivières a aussi adressé, grâce à de nombreux apports citoyens, des lettres et des plaintes au ministère de l’Environnement lorsque des situations affectant la qualité des eaux ou l’intégrité des milieux naturels riverains lui ont été rapportées.

Afin de promouvoir l’accès à l’eau, la Fondation a pris en charge la 15e édition du Grand Splash avec succès! Elle a aussi proposé au ministère de l’Environnement des pistes d’action pour l’amélioration du Programme Environnement-Plage, qui n’informe pas efficacement le public quant aux risques de contamination des eaux de baignade.

Malgré ces activités, la Fondation Rivières devra travailler encore plus fort la prochaine décennie! Et plus il y aura de gens qui deviendront membres de la Fondation Rivières et qui adopteront des rivières du Québec, plus nos actions auront de la portée! Pour l’année 2020, prenez la résolution d’inviter deux de vos ami.e.s et membres familliaux à se joindre à la Fondation Rivières!

Une adoption permet d’obtenir un reçu fiscal déductible d’impôt, faisant ainsi contribuer nos gouvernements à la mission de la Fondation! Cette déduction est de 35% sur les premiers 200$, puis de 53% sur l’excédent de ce montant.

Vous pouvez aussi contribuer à notre mission en achetant, pour vous ou comme cadeau sous le sapin, une magnifique bouteille à l’effigie de la Fondation ou une copie du livre Sous le fleuve, l’odyssée : À la rescousse du Saint-Laurent par Nathalie Lasselin. Ces articles peuvent vous être postés moyennant les frais de livraison et de manutention en écrivant à : campagnes3@fondationrivieres.org ou en appelant au 514 272-2666 poste 26

Au nom du Conseil d’administration et de l’équipe de la Fondation :
DE JOYEUSES FÊTES ET UNE BONNE ANNÉE 2020 À VOUS!

ech

Pollution des eaux : Un nouveau service de détection des sources de contamination pour les cours d’eau est maintenant disponible

Communiqué de presse en format PDF

Montréal, le 22 novembre 2019 – La Fondation Rivières et le Centre des technologies de l’eau (CTE) s’associent afin d’offrir un service de recherche de sources de pollution de l’eau dans les lacs et rivières, ainsi qu’un accompagnement scientifique et administratif pour l’identification des actions correctives nécessaires. Ce service s’adressera aux organismes de bassin versant, aux Municipalités régionales de comté, aux municipalités et aux groupes de citoyens.

Un des services exclusifs offerts dans le cadre de ce partenariat est le dépistage de contaminations fécales par l’étude de la variation spatiale de la qualité de l’eau de l’aval vers l’amont des cours d’eau. Que ce soit pour dépister des rejets d’eaux usées sanitaires non-traités, des installations septiques non conformes, des raccordements inversés dans les réseaux d’égouts ou des rejets d’origine agricole, cette approche permet de localiser et d’évaluer l’ampleur des sources de pollution dans des milieux hydriques. Une surveillance en continu sera également offerte.

L’évaluation des risques de contamination, la préparation et la réalisation de campagnes d’échantillonnage sur le terrain s’avèrent autant d’étapes importantes pour établir un diagnostic et assurer un bon contrôle de la qualité des eaux affectant les différents usages : prises d’eau, baignade, activités nautiques, vie aquatique, etc. Le manque de temps, de ressources humaines et matérielles ou de connaissances techniques constituent actuellement des freins à l’acquisition des connaissances nécessaires à la prise de décisions.

« Il nous apparaît important d’offrir, avec le CTE, une expertise supplémentaire d’accompagnement aux organisations désireuses d’améliorer la qualité de nos eaux. Cette nouvelle alliance offre une expertise indépendante qui viendra combler un besoin maintes fois énoncé par les groupes de citoyens soucieux d’avoir l’heure juste quant à la qualité de leur plan d’eau, mais surtout d’identifier les pistes d’action qui s’imposent » d’expliquer Alain Saladzius, président de la Fondation Rivières. « Cette entente permettra maintenant à la Fondation Rivières d’accompagner les acteurs de l’eau sur le terrain. Le partenariat avec le CTE établit une base solide à cette fin » souligne-t-il.

« Le CTE est heureux de s’associer avec la Fondation Rivières afin d’offrir à ses chercheurs et professionnels de nouvelles opportunités pour mettre en pratique la multitude de connaissances dans le secteur de l’eau, dont l’expertise pointue en détection de contamination dans les cours d’eau. Il est naturel que les deux organismes s’associent. La mission de la Fondation Rivières rejoint celle du CTE, et nos connaissances mises en commun dans le domaine des eaux usées municipales permettront de contribuer aux recherches » affirme Édith Laflamme, directrice générale du Centre des technologies de l’eau.

Le service d’expertise est offert autant pour les eaux de surface que les eaux de puits. Que ce soit pour un échantillonnage ponctuel ou continu, tant pour des paramètres physico-chimiques que microbiologiques, l’équipe de travail sera en mesure d’établir un plan d’action pour obtenir des données pertinentes et fournir des rapports présentant clairement les résultats obtenus, les constats réalisés et les pistes d’actions correctives aux problèmes identifiés.

La Fondation Rivières est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de voir à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel et écologique des rivières, tout autant que de la qualité de l’eau.

Le Centre des technologies de l’eau (CTE) a pour mandat de réaliser des activités de recherche appliquée, d’aide technique et de diffusion de l’information aux entreprises et aux institutions publiques afin de contribuer à l’élaboration et à la réalisation de projets d’innovation et de développement de nouvelles applications technologiques en complémentarité et en partenariat avec d’autres intervenants œuvrant dans son domaine. Il est reconnu par le gouvernement du Québec comme un centre collégial de transfert de technologie (CCTT), rattaché au Cégep de Saint-Laurent.

-30-

Source :

Alain Saladzius, ing., président
514 924-2013, presidence@fondationrivieres.org

Édith Laflamme, ing., directrice générale
514 216-4475, edlaflamme@cteau.com

 

image-2

GRAND SPLASH 2019 : Les Montréalais sautent dans le fleuve!

 

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate

GRAND SPLASH 2019

Sauter dans le fleuve pour réclamer l’accès aux berges de l’Île de Montréal

Montréal, le 30 juillet 2019 – Plus d’une centaine de baigneurs se sont joints aujourd’hui au Comité citoyen Montréal Baignade pour le traditionnel saut dans le fleuve Saint-Laurent, à partir du quai Jacques-Cartier dans le Vieux-Port de Montréal. Cette 15e édition du Grand Splash a mobilisé les baigneurs afin de revendiquer davantage d’accès public aux berges de l’île de Montréal et à un meilleur contrôle de la qualité de l’eau.

Une participation assidue

L’événement suscite un engouement indéfectible de la part de ses premiers organisateurs encore présents, notamment madame Chantal Rouleau, Ministre déléguée aux Transports et Ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, monsieur Léonce Naud de la Société des gens de baignade et de monsieur Pierre Lussier, Directeur du Jour de la Terre.

Plusieurs élus de la Ville de Montréal ont également fait le saut dans les eaux du fleuve, notamment mesdames Émilie Thuillier, mairesse d’arrondissement de Ahuntsic-Cartierville et Marie-Josée Parent, conseiller de la Ville – district Champlain-l’Ile-des-Sœurs, et de messieurs Sylvain Ouellet, conseiller de la Ville – district François-Perrault et vice-président du comité exécutif, Robert Beaudry, conseiller de la Ville – district Saint-Jacques et membre du comité exécutif, ainsi que plusieurs autres élu(e)s.

Qualité de l’eau

Les derniers résultats d’analyses bactériologiques du 24 juillet à l’endroit du Grand Splash, effectués par la Ville de Montréal, révélaient une excellente qualité d’eau, soit 5 UFC/ 100 ml, largement sous le seuil de 20 UFC/100 ml pour avoir une eau d’excellente qualité. La température y était de 23 degrés Celsius.

Des analyses bactériologiques supplémentaires effectuées à 6h30 tout juste avant le Grand Splash ont confirmé l’excellente qualité de l’eau du bassin Jacques-Cartier avec un résultat de 0,64 mMFU/100 ml. Ce résultat rapide fut obtenu à l’aide d’une nouvelle technologie d’analyse rapide basée sur des réactions enzymatiques.

Se baigner en ville : une priorité

« L’idée que l’eau du fleuve bordant l’île de Montréal ne soit pas de bonne qualité, est fausse. Il faut cependant être bien informé des conditions de qualité de l’eau qui changent souvent selon l’endroit et la météo. Nous sommes heureux que notre implication puisse contribuer à l’identification de solutions optimales en termes d’aménagement et d’analyse rapide de la qualité bactériologique de l’eau, ce qui aidera à la réalisation de projets intéressants tels celui du bain fluvial au Vieux-Port de Montréal, la promenade Bellerive ou la plage de l’Est » déclare Alain Saladzius, Président de la Fondation Rivières et membre du Comité citoyen Montréal Baignade.

« 2019 est une année exceptionnelle pour le Grand Splash, car d’une part, nous sommes heureux d’avoir transmis le flambeau de l’organisation de l’événement à la Fondation Rivières et qu’il s’agit de l’année de l’inauguration de la plage de Verdun, premier jalon devant la construction d’un bain portuaire au Vieux-Port », déclare Pierre Lussier, Directeur du Jour de la Terre et membre du comité Montréal Baignade depuis 2003.

Comité citoyen Montréal Baignade

Le Comité citoyen Montréal Baignade est un groupe de citoyens montréalais préoccupés par le manque d’accès publics aux berges et à l’eau du fleuve Saint-Laurent, ceinturant l’île de Montréal. Chaque année, ils se réunissent durant la période estivale pour le Grand Splash afin de faire valoir leurs revendications auprès des élus et des citoyens. Depuis 2003, de nombreux citoyens et citoyennes se sont investis à la cause.

Fondation Rivières      

La Fondation Rivières a pour mission d’œuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières et lacs, tout autant que de la qualité de l’eau. La Fondation Rivières appuie les activités faisant la promotion d’un usage récréatif responsable de l’eau, afin que les gens reprennent contact avec cette précieuse ressource commune.

Collaborations

L’organisation de l’événement a bénéficié du soutien de Rafting Nouveau Monde sur la rivière Rouge, du Petit Navire dans le Vieux-Port de Montréal, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et pour l’analyse de la qualité de l’eau, du Bota Bota spa-sur-l’eau, de l’École Polytechnique de Montréal et du Groupe Aquacion inc.

 

Pour information :

Julie Sabourin
Chargée de communication
Fondation Rivières, pour le Comité citoyen Montréal Baignade
514 576-2974 | montrealbaignade@gmail.com

Alain Saladzius, ing.
Président
Fondation Rivières, pour le Comité citoyen Montréal Baignade
514 924-2013 | presidence@fondationrivieres.org

 

 

brooklyn-morgan-390-unsplash-1030x687

Le programme Environnement-Plage procure un faux sentiment de sécurité aux baigneurs

Montréal, le 28 juin 2019 – La Fondation Rivières considère le programme Environnement-Plage  de surveillance volontaire de la qualité des eaux de baignade comme étant très déficient, voire dangereux, pour la sécurité des baigneurs. Ce programme ne tient pas compte des risques associés à la présence de sources de contamination, il permet des délais trop importants dans l’obtention des résultats et son adhésion, facultative, permet à certains d’éviter l’échantillonnage des eaux. De plus, il ne respecte pas les standards internationaux, le site web porte à confusion et il engendre des coûts injustifiés.

Ce sont là les principaux éléments qui ont motivé la Fondation Rivières à écrire au ministre de l’Environnement , M. Benoit Charette, pour lui demander de réviser en profondeur ce programme.

Participation volontaire

Le programme actuel encadre l’échantillonnage des plages et la diffusion publique des résultats d’analyses de la qualité bactériologique avec un avis aux médias. Mais il ne concerne que les plages inscrites sur une base volontaire de participation. C’est ainsi le nombre de plages participantes est passé de 425 au milieu des années 1990 à seulement 242 en 2018.

Précisons aussi que l’article 83 de la Loi sur la qualité de l’environnement (RLRQ c Q-2) et l’article 53 du Règlement sur la sécurité dans les bains publics (RLRQ c B-1.1, r 11) mentionnent tout deux l’obligation de fermer un lieu de baignade si une menace pour la santé publique est constatée. Il n’existe cependant pas, dans ces deux documents, de prescription règlementaire pour le suivi des eaux de baignades. Une plage peut ainsi être ouverte au public sans qu’un suivi de la qualité bactériologique ne soit jamais réalisé pour ce site. Des exploitants de plages peuvent ainsi choisir, à tout moment, de cesser le suivi des eaux de baignade si une dégradation de la qualité bactériologique est constatée et qu’ils souhaitent continuer leurs activités. Le public devrait pouvoir choisir de fréquenter une plage ou non, sur une base bien informée, et ce peu importe l’endroit.

Ce programme actuel a tout de même mené à 23 épisodes de fermeture pour 17 plages différentes en 2018 et à 29 épisodes de fermeture pour 23 plages en 2017. Afin de bien assurer la sécurité du public, la participation au programme Environnement-Plage devrait être obligatoire pour l’ensemble des plages publiques, municipales et privées, du Québec.

 Interprétation confuse

Les cotes attribuées aux plages (A, B, C ou D) ne devraient jamais être considérées par le public comme une assurance de sécurité lors d’une visite à la plage. Il ne s’agit que d’un indicateur général basé sur moins de cinq échantillons par été, et, qui plus est, présente le résultat d’échantillons prélevés plus de 24 heures auparavant. Or, le libellé du site internet d’Environnement-Plage indique que le Programme vise à « permettre à la population de profiter de ces lieux, pleinement et en toute quiétude ». Cependant, vu le très long délai de deux à cinq semaines entre les échantillonnages et la variété des sources de pollutions, ce libellé induit un faux sentiment de sécurité. Ce libellé doit être révisé afin de refléter les risques réels et les précautions d’usage lors d’activités de baignades.

Les procédures internationales

Contrairement aux guides produits par Santé Canada, la U.S. E.P.A. et l’OMS, le plus récent Guide d’application du Programme recommande, qu’en deux lignes (voir p.3), de mener une Enquête relative à la sécurité et à l’hygiène du milieu (ESHM) avant chaque saison de baignade, sans fournir de référence ou d’indications spécifiques sur comment effectuer une Enquête sanitaire. Il serait pourtant important de fournir d’avantage d’informations sur le sujet qu’un simple vœu pieu, puisqu’une telle enquête permettrait, selon Santé Canada :

  • de recenser les caractéristiques fondamentales des eaux récréatives;
  • de détecter toute source possible de contamination fécale;
  • de mettre en évidence tout autre danger potentiel pour la qualité de l’eau, qu’il soit de nature physique, chimique ou biologique, ou les sources d’un tel danger, susceptible de représenter un risque pour les usagers des eaux récréatives;
  • d’évaluer l’efficacité des programmes de surveillance et des mesures de gestion des risques en vigueur.

Une ESHM permettrait donc d’identifier, pour toute plage donnée, ses risques potentiels pour le public, des pistes d’amélioration pour son utilisation sécuritaire et à terme, de suivre l’amélioration du contrôle effectué. Actuellement, le programme Environnement-Plage considère uniquement la qualité bactériologique des eaux de baignade, sans considérer les facteurs qui ont une influence sur cette qualité. L’identification et la prise en compte des facteurs pouvant provoquer une détérioration de la qualité des eaux de baignade durant leur utilisation, tel que la densité d’oiseaux ou de chiens sur le site, le ruissellement d’eaux pluviales ou la présence de surverses, permettrait un meilleur contrôle préventif. La notion d’Enquête relative à la sécurité et à l’hygiène du milieu devrait être introduite au Programme Environnement-Plage afin d’améliorer la portée du suivi réalisé et, possiblement, de mettre en place des indicateurs supplémentaires pour le suivi de la qualité des eaux de baignade.

 Surverses d’eaux usées

 Finalement, parmi les principales sources ponctuelles de pollution pouvant affecter la qualité bactériologique des eaux de baignade, les débordements d’eaux usées comptent parmi les plus importantes en termes de risque pour la santé humaine. Comme le fait actuellement la ville de Kingston en Ontario, des alertes de débordements, fournies de manière publique par les administrations municipales à l’aide d’appareils de télémétrie, permettraient de mieux protéger les usagers. Avec un suivi en direct des occurrences de débordements d’eaux usées des ouvrages identifiés dans le cadre d’une ESHM, les fermetures préventives de plages se feraient sur une échelle de temps beaucoup plus courte et représentatives des risques que ne le permet le Programme sous sa forme actuelle. Un système d’alerte en direct des débordements devrait être mis en place pour, entre autre, permettre un meilleur contrôle des plages.

 

-30-

Source :           Alain Saladzius, ing., Président

                        514 924-2013,  presidence@fondationrivieres.org

 

Version téléchargeable de ce communiqué

Lien vers la lettre au Ministre Charette

Lien vers la compilation 2017-2018 des fermetures de plages

Journal de Montréal – Quatre jours pour des analyses d’eau

Activité de rafting sur la rivière Rouge. Crédit photo : Propulsion Rafting

Vente d’un terrain patrimonial en bordure de la rivière Rouge

La Fondation Rivières a appris qu’Hydro-Québec veut vendre ses terrains en bordure de la rivière Rouge, des terrains permettant un accès à la rivière et qui ont conservé leur caractère naturel jusqu’à ce jour. La vente de ces terrains mettrait fin à la protection du milieu et aux activités de raftings dans cette rivière, qui est un lieu exceptionnel de contact récréatif.

La Fondation Rivières souhaite préserver ces accès à la rivière Rouge. Pour se faire, une lettre a été envoyée à Éric Martel, le pdg d’Hydro-Québec, pour lui demander de reconsidérer cette vente et de s’engager à conserver les dernières rivières naturelles que possède l’entreprise d’État. Un communiqué de presse a aussi été transmis aux médias et les acteurs locaux ont été contactés afin de collaborer sur ce dossier.

 


[1] : (Vidéo) Hydro-Québec veut vendre des terrains utilisés pour le rafting – Radio-Canada

[2] : Hydro-Québec mettrait en péril le rafting sur la rivière Rouge – Radio-Canada

[3] : La vente d’un terrain d’Hydro met en péril l’industrie du rafting – La Presse

[4] : Top 10 des rivières au Québec – Québec Aventure Plein Air

[5] : Activités en plein air de rafting et tubing au Québec – Trip Advisor Canada