Bain portuaire Bassin Jacques-Cartier

Avec un peu de bonne volonté, on pourrait se baigner dans le Vieux-Port …

Ce que vous voyez sur la photo ci-dessus, c’est une maquette du projet de bain portuaire de la Ville de Montréal qu’on a « installé » dans le bassin Jacques-Cartier dans le Vieux-Port. Il suffirait de déplacer la marina d’une centaine de mètres et on pourrait y accueillir 800 baigneurs en plein centre-ville de Montréal sans nuire aux activités de navigation.

L’eau dans le bassin Jacques-Cartier est propice à la baignade et le lieu est grand, accessible et sécuritaire, ce qui n’était pas le cas avec le projet de bain portuaire au bout du Quai de l’Horloge que la Ville dû abandonner l’été dernier.

Mais la Société du Vieux-Port de Montréal dit non.

« L’endroit est dédié à la navigation », tranche la directrice du marketing et des relations publiques de la Société du Vieux-Port.

« Cela irait à l’encontre de la vocation recherchée pour ce secteur du Vieux-Port. Il n’est pas question de transformer le bassin en un bain public », de confirmer le vice-président, Immobilier (Québec) et Vieux-Port de Montréal, Pierre-Marc Mongeau

En panne d’arguments pour rejeter le projet, la Société du Vieux-Port rappelle son désir de « collaborer » avec la Ville de Montréal sur l’alternative du Quai de l’Horloge. Or ce projet est mort et enterré depuis un an parce qu’il n’est pas sécuritaire. Installé dans le fleuve, à l’extérieur de la zone protégée du Vieux-Port, ce projet de bain portuaire était exposé à un fort courant et au risque qu’un navire en panne vienne s’y échouer. Dangereux.

Après Oslo et Copenhague, le Port de Québec a annoncé son intention d’installer un bain portuaire dans le bassin Louise l’été prochain. Ici, l’eau du bassin Jacques-Cartier est de bonne qualité, l’endroit est protégé des navires et il aurait tout le potentiel de devenir un attrait récréotouristique majeur pour Montréal. Tout ce qui manque, c’est un peu de bonne volonté!

 

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.

– Lettres à Lucilius, livre XVII, Lettre 104, 26 de Sénèque.

Voici une esquisse de la proposition abandonnée par la Ville de Montréal au bout du Quai de l’horloge :

Le bassin Jacques-Cartier actuellement :

 

Le bassin Jacques-Cartier avec un bassin portuaire d’environ 75 par 50 mètres, qui pourrait accueillir jusqu’à environ 800 personnes :

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Le retour du Grand Splash!

Suite à l’annonce du déconfinement progressif par le gouvernement du Québec, nous sommes extrêmement heureux d’annoncer le retour du Grand Splash!

Depuis la dernière édition de 2019, plusieurs municipalités et organismes nous ont signifié leur grand intérêt à organiser un Grand Splash dans leur région. Nous avons donc décidé de créer La semaine du Grand Splash, qui se tiendra cette année du 26 juin au 4 juillet. Une belle manière de nous retrouver et de profiter des berges, ainsi que des rivières de notre beau et grand Québec.

Vous aimeriez organiser un Grand Splash dans votre région ou vous connaissez des municipalités/OBNL/groupes citoyens qui aimeraient organiser un Grand Splash?


Les demandes doivent être faites via notre nouveau site, créé expressément pour cette initiative : https://grandsplash.ca/ 

Les intéressé.es ont jusqu’au 28 mai pour s’inscrire. 

Nous annoncerons les villes participantes début juin.

Merci et à très bientôt!

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Projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption

Montréal, le 2 septembre 2020 – La Fondation Rivières et la Ville de L’Assomption réalisent actuellement une étude inédite pour mesurer les impacts des surverses d’eaux usées et d’autres sources de pollution sur la qualité bactériologique de l’eau à la prise d’eau potable municipale et sur l’aire de détente du parc Léo-Jacques ; toutes deux situées sur les rives de la rivière L’Assomption, à L’Assomption.

Contexte

Comme des centaines de municipalités au Québec, la Ville de L’Assomption s’approvisionne en eau dans une rivière. Or, on y constate la présence de contaminants, notamment d’origine fécale, qui proviennent de l’amont de la rivière. Ces contaminants sont bien sûr éliminés par l’usine d’eau potable de la Ville, mais plusieurs citoyens profitent d’une aire de détente en bordure de la rivière pour se baigner durant l’été et la Ville veut s’assurer de la sécurité des baigneurs. « Nous souhaitons connaître avec plus de précision et de rapidité la variation des concentrations des contaminants dans le temps, mais également les sources de pollution qui affectent la qualité de l’eau à notre prise d’eau potable. » – Sébastien Nadeau, maire de la Ville de L’Assomption

En réponse à ces préoccupations, la Fondation Rivières a développé un projet de surveillance en continu de la présence de coliformes fécaux afin de permettre une gestion efficace des risques. La détection rapide des pointes de contamination bactériologique permettra ainsi aux opérateurs de l’usine de filtration de réagir plus rapidement en cas de situation anormale.

Le projet

Le projet consiste à effectuer des analyses de manière automatisée à des intervalles variant de 30 minutes à quatre heures selon les conditions observées. Celles-ci sont réalisées avec un appareil ColiMinder déployé dans l’usine qui permet de détecter en 15 minutes la présence et la quantité de E.Coli dans l’eau. Les résultats sont ensuite transmis en temps réel sur le Web et aux opérateurs de l’usine de traitement d’eau potable qui peuvent déclencher d’autres prélèvements pour des analyses supplémentaires plus poussées. Quatre partenaires participent au projet: la Ville de L’Assomption, Nordikeau, la Fondation Rivières et l’École Polytechnique de Montréal, qui fournit gracieusement un appareil ColiMinder et des conseils scientifiques. La Fondation Rivières peut ainsi effectuer un suivi en temps réel de la qualité bactériologique de l’eau au point de captage.

« Dès que l’appareil ColiMinder a détecté un cas de contamination élevée, notre équipe est dépêchée pour prélever des échantillons d’eau à des endroits stratégiques en remontant la rivière vers l’amont. Ces prélèvements sont ensuite soumis à l’analyse ColiMinder qui détectera en 15 minutes la qualité bactériologique ce qui permet dès lors de dépister l’origine des sources de pollution. Des analyses sont aussi faites à l’aire de détente Léo-Jacques par l’équipe de la Ville avec des analyses ColiMinder. D’autres analyses permettent de déterminer si les coliformes sont de source humaine ou animale. Ces informations sont ensuite agrégées dans une base de données qui collige les informations sur les débordements d’eaux usées en amont, le niveau des précipitations observées et le débit dans la rivière, ce qui devrait nous permettre de bien comprendre l’impact des surverses sur la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption. » – Alain Saladzius,président de la Fondation Rivières.

Ce projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau est d’une durée de 16 semaines du mois d’août à novembre 2020.

Télécharger le communiqué.

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Sources

Geneviève Tardy, Responsable des communications, Fondation Rivières, 514 424-3556

Émilie Forget, Conseillère en communication, Ville de l’Assomption, 450 589-5671 #202

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La Fondation Rivières appuie la volonté des citoyens de protéger l’Ile Gagnon

Développements immobiliers sur l’Île Gagnon et la Place Sainte-Rose à Laval :

La Fondation Rivières appuie la volonté des citoyens de protéger le territoire et de créer un parc

Montréal, le 6 août 2020 – La Fondation Rivières appuie le travail du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval et les organismes lavallois et nationaux dans leur objectif de protéger le secteur de la rivière des Mille-Îles ciblé par le promoteur immobilier sur l’île Gagnon dans le secteur Sainte-Rose

Les réactions ont été nombreuses en réponse à la ville de Laval qui a fait volte-face en prenant la décision de maintenir l’affectation « urbaine » de l’île Gagnon : 

  • Le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval, les organismes lavallois et nationaux demandent à la Ville de Laval de respecter les orientations du schéma de développement révisé (SADR) adopté en août 2017 en réponse à la volonté citoyenne de préserver les derniers milieux naturels de Laval
  • Éco-Nature demande à la ville de mettre en place une réserve foncière sur les terrains visés par le projet de l’île Gagnon et le développement en rive de la Place Sainte-Rose.
  • La Société d’histoire et de généalogie de l’île Jésus (SHGIJ) témoigne de vives inquiétudes quant à l’impact qu’aurait le projet Place Sainte-Rose sur le patrimoine local du village.
  • Le Centre d’interprétation de l’eau (C.I.EAU) souligne la grande richesse et la fragilité de la rivière des Mille-Îles et mentionne les nombreuses conséquences environnementales sur le milieu, advenant la concrétisation des projets. 

Pour Alain Saladzius, président de la Fondation Rivières « Ce projet de développement menace le caractère naturel et la qualité de l’eau de la rivière des Mille-Îles. C’est le seul endroit à Laval où on peut louer une embarcation et naviguer dans un milieu naturel. Il reste si peu de zones naturelles humides et aquatiques accessibles au public dans la grande région métropolitaine. Nous avons le devoir de les protéger et non de les céder aux développeurs qui peuvent toujours s’installer ailleurs. Nous comprenons mal, dans le contexte connu de bouleversements environnementaux actuel, comment des promoteurs peuvent croire encore aujourd’hui qu’un projet semblable est compatible avec la conservation de la nature.» 

Il exprime également son inquiétude par rapport aux risques de surverses que le projet pourrait engendrer « Les postes de pompage de Sainte-Rose Nord et Sainte-Rose Sud débordent lors de pluies, dont un plus de 20 fois par année. Des travaux additionnels devront donc être réalisés afin que toutes les eaux se rendent au système de traitement et y soient traitées, en tout temps. »

Pour ces raisons, la Fondation Rivières sera présente, le samedi 8 août, à la manifestation Laissez notre île tranquille organisée par les citoyens afin de réclamer la protection de l’île Gagnon à Laval. Toute la population et les amoureux de la nature sont invités à participer à la manifestation à bord d’un kayak, d’un canot ou d’une planche à pagaie ou à venir saluer les plaisanciers depuis la piste cyclable qui borde la rivière.

Quand : le samedi 8 août à 10h

Où : point de rencontre sur l’eau derrière l’église Sainte-Rose

Télécharger le communiqué en pdf.

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Source :        

Geneviève Tardy
Responsable des communications
c. 514 424-3556 

eaux usées

Juin, mois de l’eau : 7 municipalités sur 10 contaminent toujours les rivières

JUIN, MOIS DE L’EAU : 7 MUNICIPALITÉS SUR 10 CONTAMINENT TOUJOURS LES RIVIÈRES, INDIQUE UN BILAN DE LA FONDATION RIVIÈRES

Montréal – Le 1er juin 2020. Sept municipalités sur 10 contaminent toujours les rivières du Québec. C’est ce que révèle trois années d’études réalisées par la Fondation Rivières sur les systèmes d’assainissement des eaux de 130 municipalités au Québec, soit 15 % des 846 systèmes d’assainissement municipaux existants. La recherche a ciblé cinq grands bassins versants où vivent près d’un million et demi de Québécois : les rivières Richelieu, Bécancour, Châteauguay, L’Assomption et la Baie Missisquoi.

Les données recueillies révèlent en effet qu’en 2018, 53 645 rejets d’eaux usées dans les cours d’eau du Québec ont eu lieu, ce qui représente 147 débordements en moyenne par jour. Ces surverses comptabilisent un total de 37 575 heures de débordement pour cette seule année. La situation est par ailleurs très loin de se résorber, alors que le tiers des systèmes d’assainissement municipaux dépassent leur capacité hydraulique de traitement. Ces dépassements sont tels qu’en 2018, 62 stations d’épuration ont dérivé plus de 21 millions de m3 d’eaux usées non traitées dans l’environnement, soit près de trois fois ce que Montréal avait déversé dans le fleuve en 2015 dans ce qu’on avait qualifié de “ flushgate ”. La Fondation Rivières a documenté les causes de ce recul.

Capacité de support des milieux naturels

À l’heure actuelle, les normes de rejet de contaminants dans l’environnement ne tiennent pas compte de l’évolution dans le temps de la capacité des milieux naturels à tolérer la pollution. En effet, toutes les municipalités du Québec sont encore en attente depuis 2014 de recevoir leur « attestation d’assainissement », une nouvelle norme qui viendra établir le nombre maximal de surverses que peuvent tolérer les différents bassins versants et les normes de traitement à atteindre. Or, le MELCC n’a encore émis aucune attestation en vertu de ce règlement. Selon les informations obtenues, le processus d’émission des attestations serait complété en 2026, soit 12 ans après l’adoption du règlement.

Des normes inacceptables et des municipalités fautives ou négligentes

Une municipalité respecte les normes du MELCC en matière d’assainissement des eaux usées, mais demeure, avec plus de 1 000 surverses par année, la plus importante source de contamination du milieu récepteur. Comment cela est-il possible?

Premier exemple. L’usine de traitement des eaux usées de la municipalité X a été construite en 1986, alors que les normes de rejets étaient beaucoup plus laxistes. Puisque l’usine n’a fait l’objet d’aucune modification depuis sa construction, ce sont les règles de l’époque qui s’appliquent toujours. De fait, la municipalité peut polluer les cours d’eau en toute légalité sans craindre d’éventuelles sanctions.

Deuxième exemple. La municipalité Y a obtenu l’aval du MELCC pour construire un immeuble de 70 unités de condominium en bordure d’une rivière. Cette autorisation est conditionnelle à l’augmentation de la capacité de traitement de ses systèmes d’assainissement. Or, le MELCC accorde un délai de huit ans à la municipalité pour se conformer aux normes, malgré l’augmentation immédiate des unités de logement sur son territoire. Huit années de surverses supplémentaires sont ainsi légalement autorisées, alors que quelques mois suffisent pour augmenter la capacité des usines et des stations de pompage ou pour réduire les apports d’eaux.

Les municipalités n’ont d’ailleurs rien à craindre de la part du MELCC en termes de représailles, puisque ce dernier a émis seulement 23 sanctions depuis 2014, dont 18 pour le non-respect des délais administratifs de transmission d’informations obligatoires. Aucune sanction pénale ou pécuniaire relative à la contamination de l’eau pour des rejets au-delà des normes permises n’a été émise par le MELCC.

Des municipalités exemplaires laissées à elles-mêmes

Depuis deux ans, la Fondation Rivières a interviewé plus de 100 dirigeants municipaux et le constat est clair : les municipalités ont rarement l’expertise, les ressources, ou le soutien nécessaire pour sélectionner les solutions les mieux adaptées à leurs besoins et pour remplir les conditions leur permettant d’obtenir des subventions.

Les dirigeants n’ont d’ailleurs plus la possibilité de s’appuyer sur l’expertise du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH), dont les équipes d’inspection ont été démantelées en 2014 suite à l’adoption du Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées. Les municipalités doivent ainsi se référer à des firmes d’ingénierie dont les connaissances sur les enjeux de pollution des milieux récepteurs sont limitées.

Aucune communication entre le MELCC et le MAMH

Le fonctionnement actuel prévoit que les plans et devis soient déposés par les municipalités au MELCC qui s’assure que les installations répondent aux normes en respect du règlement. Lorsque les projets obtiennent l’aval du MELCC, les municipalités les soumettent ensuite au MAMH afin d’obtenir un financement pouvant atteindre jusqu’à 95 % des coûts. En aucun temps le MELCC et le MAHM ne se concertent pour identifier les projets prioritaires. Tous les dossiers sont traités au cas par cas, sans vision globale de la situation. Cette absence de communication entre les deux ministères engendre des gaspillages de fonds publics très importants.

Cas de figure. Les municipalités X et Y sont en tous points similaires : même population, même géographie, même débit d’eaux usées, mêmes besoins en termes d’usine de traitement, etc. Pourtant, la construction de l’usine de la municipalité Y a coûté deux fois plus cher que celle de la municipalité X. Pourquoi? Contrairement à la municipalité X, la municipalité Y espère qu’un jour les Montréalais iront s’y établir en masse. Un espoir injustifié, pourtant financé à hauteur de 83 % par le MAMH, dont le seul critère d’évaluation réside dans l’autorisation du MELCC.

Pour une vision globale et des priorités d’intervention

Les études menées par la Fondation Rivières, un organisme indépendant et sans but lucratif, ont permis de faire un portrait peu reluisant de la situation et de dresser une liste des interventions prioritaires pour améliorer la situation.

À ce jour, le Gouvernement du Québec n’a toujours pas fixé d’objectifs clairs et mesurables autres qu’avec des échéances trop laxistes. Il n’existe également aucun état d’avancement public des travaux en cours. Il apparaît maintenant évident que les dossiers prioritaires qui nécessitaient la construction d’ouvrages d’assainissement des eaux usées ne pourront être complétés en 2020 tel que le Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées l’exige.

Il est inconcevable que les subventions accordées par le MAMH ne tiennent pas compte des priorités d’assainissement à l’échelle des bassins versants. Depuis des dizaines d’années, on distribue des milliards de dollars aux municipalités sans aucun égard aux priorités environnementales, alors que c’est l’unique objectif des systèmes d’assainissement, améliorer la qualité des eaux.

Quant aux principales sources polluantes identifiées, elles ne seront pas réduites à moyen terme, selon le rythme actuel et le nombre important de surverses.

Il est temps d’agir.

Ces études ont été rendues possibles grâce à l’appui et à la participation financière des organismes suivant :

💧Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC)

💧Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR)

💧La Corporation de l’Aménagement de la Rivière l’Assomption (CARA)

💧Société de conservation et d’aménagement des bassins versants de la Zone Châteauguay (SCABRIC)

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Jour de la Terre – Des municipalités se démarquent pour la protection de l’eau

Montréal, le 22 avril 2020 – En ce Jour de la Terre 2020, la Fondation Rivières tient à souligner les démarches très constructives adoptées par la Régie d’assainissement des eaux du bassin de Laprairie et la ville de Plessisville qui ont pris action afin de protéger la qualité de l’eau.

Ces organisations se sont démarquées par la mise en place d’initiatives qui vont au-delà des pratiques habituelles parmi les quelque 130 systèmes étudiés par la Fondation Rivières répartis dans cinq bassins versants.

La Régie d’assainissement des eaux du bassin de Laprairie

Fait méconnu de tous, la Régie est la première organisation québécoise à avoir mis en place un système de désinfection de ses eaux usées en utilisant un procédé d’ozonation. Elle devance ainsi Montréal dont les études et travaux ont pris plusieurs années de retard.  Un traitement à l’ozone des eaux usées à la sortie des stations d’épuration permet d’éliminer, en plus des coliformes, toute une gamme de produits pharmaceutiques, d’hormones et de virus, autant de produits émergents dont les effets peuvent être importants et conduire, notamment, à des changements génétiques chez les espèces. Ces contaminants inquiètent les scientifiques concernant leurs effets sur la flore et la faune aquatique, été comme hiver.

Les prises d’eau potable situées en aval qui puisent l’eau dans le Saint-Laurent s’en trouvent ainsi plus sécurisées. Le système d’ozonation a été en rodage depuis 2019 et sera remis en opération le 1er mai, jusqu’au 30 octobre. Un tel traitement s’avère supérieur au rayonnement par ultraviolets parfois utilisé.

La station d’épuration de la Régie dessert les municipalités de Candiac, Delson, La Prairie, Sainte-Catherine et Saint-Constant dont la population totale avoisine 100 000 personnes, en plus de nombreux commerces, institutions et quatre industries majeures ayant un impact sur le système d’assainissement. La station se démarque également par la mise en place d’un système de biométhanisation de ses boues.

La Fondation Rivières salue la volonté exemplaire de la Régie d’avoir investi et innové dans cette filière de traitement.

Informations : M. Gilbert Samson, secrétaire-trésorier, 450 638-2163 gilbert.samson@raebl.org

Ville de Plessisville

La Ville de Plessisville se démarque par son engagement à éliminer les débordements d’eaux usées en temps de pluie d’ici 2025. Elle doit pour cela éliminer les surplus d’eaux qui proviennent notamment des systèmes de drainage par des gouttières et des drains de fondation des bâtiments.

Un règlement interdisant de tels raccordements a ainsi été mis en vigueur en 2015 et une inspection du territoire a été effectuée. Les citoyens qui doivent réaliser des travaux coûteux pour des correctifs de plomberie à leur système de drainage pourront bénéficier d’une aide financière de la Ville.  Celle-ci a en effet créé en janvier 2020 un fonds dédié à l’adaptation aux changements climatiques.

La Ville de Plessisville mise ainsi sur la participation de ses citoyens pour éliminer à la source les eaux parasites excessives qui occasionnent actuellement plus de 100 débordements annuels. L’objectif de la Ville d’éliminer ces débordements va au-delà des exigences environnementales qui les permettent jusqu’à un certain nombre, encore à définir, ce qui apparaît trop permissif selon la Fondation Rivières.

La Ville innove également en développant un concept inédit visant à favoriser l’infiltration dans le sol d’eaux pluviales. Les eaux s’écoulant dans un réseau pluvial seraient infiltrées autant que possible plutôt que déversées au cours d’eau. Sachant que les réseaux pluviaux transportent aussi des eaux chargées de divers polluants, cette approche pourrait s’avérer fort prometteuse. Compte tenu de la pandémie de COVID-19 le projet-pilote pourrait être réalisé à l’été 2021.

La Ville de Plessisville est située sur le territoire du bassin versant de la rivière Bécancour, dont tous les ouvrages d’assainissement municipaux ont fait l’objet d’une évaluation de la performance dans le cadre d’un mandat attribué par le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC).

Informations : Mme Justine Fecteau, directrice générale, 819 621-8310, jfecteau@plessisville.quebec

 

La Fondation Rivières tient à saluer vos efforts, bravo!

Communiqué en PDF

André Bélanger

La Fondation Rivières s’agrandit!

08-04-2020

La Fondation Rivières est fière d’annoncer qu’elle agrandit son équipe!

André Bélanger, directeur général

Gestionnaire en communications marketing et entrepreneur, André cumule plus de 25 ans d’expérience dans des entreprises d’envergure, des agences numériques et des startups. Dans les dernières années, André s’intéresse à la transformation numérique et à l’innovation au sein des organisations. Il a su s’appuyer sur les opportunités offertes par le numérique pour déployer des modèles d’affaires offrant un réel avantage concurrentiel dans les secteurs du tourisme, de la culture, des médias, du commerce et de la logistique. André milite aussi au sein d’organisations liées à l’environnement et au transport collectif, et il appuie la Fondation rivières depuis ses tout débuts.

Geneviève Tardy, responsable des communications

Geneviève Tardy est détentrice d’un baccalauréat en géographie physique de l’Université du Québec à Trois-Rivières et d’une maîtrise en gestion de l’environnement de l’Université de Sherbrooke. Elle cumule près de 20 ans d’expérience dans le domaine de l’environnement et se passionne particulièrement pour la conservation des milieux humides. Elle aspire à offrir à ses 3 enfants un Québec riche ou la protection de l’environnement sera la pierre angulaire de son développement économique. À la Fondation, Geneviève est responsable des communications et de l’organisation des événements publics.

Kim Cornelissen, coordonnatrice du Grand Splash

Détentrice d’une maîtrise en études urbaines et d’un baccalauréat en urbanisme de l’UQAM ainsi que d’un baccalauréat en guitare jazz et composition de l’université Concordia, Kim Cornelissen a une longue expérience des milieux environnementaux et municipaux. Spécialiste des sources d’énergie renouvelable, et plus particulièrement le biométhane, elle a été au front pendant plusieurs années pour empêcher le développement de la filière du gaz de schiste. Kim connaît bien la Suède et les pays nordiques, avec qui elle a des liens soutenus et dont elle suit l’actualité, afin d’en traduire les meilleurs coups au Québec. Enfin, ayant eu la chance de participer à une activité de baignade au Bassin Louise, et dont elle se souvient avec beaucoup de bonheur, c’est avec le désir de partager la baignade en eaux libres qu’elle coordonne le Grand Splash.

Bienvenue à vous trois!