RAPPEL: Notre deuxième Soirée Rivières aura lieu le 19 juin prochain au bar la Quincaillerie

,

Pour sa deuxième Soirée Rivières, la Fondation est heureuse d’accueillir Guy Coderre qui prononcera la conférence: «Vulnérabilité des stations de purification de l’eau de la région métropolitaine de Montréal  en cas de déversement d’hydrocarbures.»  Cette soirée bénéfice est au profit de la Fondation et nous demandons une contribution volontaire.

Guy Coderre est enseignant au Centre national de formation en traitement de l’eau de la Commission scolaire des Trois-Lacs depuis 20 ans.  Il y a quelque temps, il a réalisé une étude concernant le projet d’Oléoduc Énergie Est, étude qui portait sur l’évaluation des impacts d’un déversement prolongé d’hydrocarbures sur les stations d’épuration impliquées.  Les conclusions sont alarmantes.

Nous vous attendons… venez entendre Guy et lui poser des questions tout en prenant un verre.

Le 19 juin 2017 à 19h30 au bar:

la-quincaillerie_blanc-sur-noir

980 Rachel est à Montréal (près de Christophe-Colomb)

http://barlaquincaillerie.tumblr.com/

514 524-3000

Cet événement organisé par la Fondation Rivières est commandité par la Caisse du Plateau-Mont-Royal

logo_caisse-du-plateau-mont-royal

Conférence de Guy Coderre sur les déversements d’hydrocarbures

,

La Fondation Rivières vous invite à assister à la conférence qui sera prononcée par Guy Coderre le 3 mai prochain.  Cet événement est organisé par le Conseil régional de l’environnement de Laval, le Centre d’interprétation de l’eau, Oléoduc Laval en amont et Éco-Nature.  M. Coderre nous fera la démonstration que les filières de traitement des stations de purification actuelles n’ont pas été conçues pour détecter ou éliminer les hydrocarbures. Il nous exposera les risques liés au transport d’hydrocarbures en région métropolitaine et nous amènera à conclure qu’en cas de déversement majeur, il n’y a aucun plan B réaliste pour faire face à la situation.

Date : Mercredi 3 mai, 19h à 21h
Lieu : Salle André-Perrault, C.I.EAU, 12, rue Hotte, Laval, H7L 2R3
Tarif : Gratuit

À NOTER: Dans le cadre de nos Soirées Rivières, nous aurons le plaisir d’accueillir  M. Guy Coderre  le 19 juin prochain au bar la Quincaillerie.   Détails à venir. 

la-quincaillerie_blanc-sur-noir

Traitement des eaux usées : une centaine de municipalités continuent de déverser dans nos cours d’eau

,

flushgate

Une centaine de municipalités peuvent continuer de déverser leurs eaux usées sans traitement et sans aucune conséquence. Pour en savoir plus long sur cette situation troublante, consultez cet article du Devoir :

Le Devoir a mis en ligne la liste des municipalités situées dans l’Est du Québec, au Saguenay / Lac-Saint-Jean et en Abitibi.

Et tel qu’expliqué dans cet autre article, à Sainte-Pétronille, sur l’Ile d’Orléans, c’est même le ministère des Transports qui empêcherait un projet d’assainissement d’aller de l’avant. Entre-temps les eaux usées s’en vont au fleuve…

 

Anniversaire de la Fondation Rivières : 14 ans plus tard, où en sommes nous ? Bilan de notre président

, ,
20121007-dsc_1419

Alain Saladzius, président et cofondateur de la Fondation Rivières

 

La nouvelle de Radio-Canada d’aujourd’hui concernant l’assainissement des eaux usées tombe exactement sur une journée de double anniversaire : celui de la création de la Fondation Rivières et celui de la Politique nationale de l’eau, annoncée le 28 novembre 2002.

La pollution de nos rivières demeure un enjeu central visé par les activités de la Fondation. Avec des gouvernements qui prennent de moins en moins leurs responsabilités, l’importance de cet enjeu prend de l’ampleur quotidiennement dans nos activités. La Politique nationale de l’eau, adoptée il y a 14 ans, devait mettre fin à la pollution provenant d’une cinquantaine de municipalités. Toutefois il y en a désormais une centaine qui déversent en continu. Et les équipes d’inspection chargées de l’inspection et de la surveillance des systèmes d’assainissement ont été démantelées !

L’État continue de se retirer de la surveillance environnementale. Ainsi, après avoir coupé dans ses services, la Loi sur la qualité de l’environnement pourrait se voir modifiée pour alléger les procédures d’autorisation, notamment les audiences publiques. Plus que jamais il faut supporter l’implication citoyenne à tous les niveaux et la Fondation Rivières y contribue de manière importante.

Depuis 14 ans, notre travail acharné a permis d’éviter la construction de plusieurs petites centrales hydroélectriques et incité la ville de Montréal à désinfecter ses eaux usées selon des critères qui vont bien au-delà des exigences gouvernementales, une première. Mais il nous faut continuer et persévérer car ralentir le travail est synonyme de détérioration de la qualité de l’eau des rivières.

Il nous faut donc poursuivre intensivement nos activités d’analyse, d’information et de recommandations. Déversements, pipelines, aide aux citoyens dans leurs démarches visant l’assainissement de leur cours d’eau, les dossiers que nous traitons sont multiples et variés. Et pour que tout ça continue, votre soutien nous est nécessaire.

Fort d’un conseil d’administration solide, de l’implication de plusieurs artistes et personnalités publiques, dont notre porte-parole Roy Dupuis, tout comme celle de bénévoles et d’employés dévoués, nous menons à termes plusieurs dossiers. Vous pouvez contribuer en donnant un peu de votre temps en devenant bénévole pour certaines de nos campagnes.

Vous aussi pouvez contribuer à la préservation de nos cours d’eau en devenant membre, en donnant mensuellement et/ou avec un don unique.

Vous pouvez de plus participer à la campagne Adoptez une rivière !, menée conjointement avec Nature Québec, et ainsi bénéficier d’un reçu pour fins d’impôts.

Au nom de tous les membres de la Fondation Rivières, je vous remercie pour votre appui,

Alain Saladzius, ingénieur et président de la Fondation Rivières

Soirée sur l’assainissement du Richelieu : le lundi 28 novembre prochain

,

riviererichelieuassainissement

Le lundi 28 novembre prochain, la Fondation Rivières participera à une soirée de discussions organisée à l’initiative du député de Chambly, monsieur Jean-François Roberge. Il y sera notamment question des débordements fréquents d’eaux usées.  La Fondation Rivières a publié une étude à ce sujet en 2012 répertoriant les installations municipales problématiques. En 2011, il y eut 2 929 surverses qui se sont écoulées par 161 des 207 tuyaux de trop-plein d’eaux usées des réseaux d’égouts. Sur une quinzaine des lieux on dénombrait même 26 surverses en temps sec. Entre 2008 et 2011, plusieurs des 26 stations d’épuration sur la rivière Richelieu ne respectaient pas les exigences gouvernementales sur la qualité des rejets. Où en est-on aujourd’hui ?

Joignez vous à nous. C’est un rendez-vous !

Pour lire les articles parus à ce sujet en 2012.

 

 

Déversement de 135 millions de litres d’eaux usées à Québec : la Ville doit faire davantage en matière de transparence et d’efficacité

,
crédit photo : écolequebecmonde.ca

crédit photo : écolequebecmonde.ca

Un an après les déversements de Montréal, désormais connus sous le nom de flushgate, la ville de Québec a annoncé quatre déversements « planifiés » entre le 22 novembre 2016 et février 2017. La Ville a repris plusieurs éléments de l’argumentaire de la ville de Montréal, mentionnant une absence de conséquences compte tenu de divers facteurs nébuleux, pour conclure que l’opération se compare à un « changement d’huile ».

Or, la Fondation Rivières avance que ce raisonnement ne tient pas compte des effets cumulatifs sur le fleuve et qu’il est possible de faire mieux. On note, à l’examen des deux documents rendus publics sur le site de la Ville, qu’un effort devrait être fait dans la planification des activités et la divulgation des informations sur certains aspects techniques du dossier. Ces améliorations sont souhaitables autant pour la ville de Québec que pour toute autre municipalité :

  1. Informer la population des heures exactes de la tenue des travaux afin d’optimiser les efforts visant à minimiser les impacts. La Ville devrait aussi prévoir des travaux de nuit, moment où les débits sont minimaux, quitte à réaliser les travaux sur plus d’une nuit.
  1. Demander à la population d’éviter de jeter des solides non dégradables dans les toilettes. Aussi, les institutions, commerces et industries (ICI) pertinentes devraient être mises à contribution, en plus de la population, afin que les organisations qui le peuvent, retiennent leurs effluents pendant les déversements.
  1. Modifier l’échéancier des travaux afin que ceux prévus aux postes de pompage Limoilou et Saint-Charles soient réalisés au même moment que ceux à la station d’épuration de l’Est. Ces déversements totalisent 25 millions de litres et seraient alors annulés par une telle approche puisque les eaux ne seraient déversées qu’à un seul moment;
  1. Offrir des incitatifs aux entrepreneurs afin qu’ils réalisent les travaux plus rapidement ou proposent une méthode de travail améliorée;
  1. Divulguer publiquement les informations techniques liées aux travaux, sous le sceau de l’ingénieur responsable. La description devrait suivre une présentation s’inscrivant dans les meilleures pratiques du secteur d’ingénierie. L’information rendue publique actuellement[1],[2] relate essentiellement des comparatifs anecdotaux vis-à-vis les déversements de Montréal. Cette information n’offre pas le niveau de précision désormais exigé par la population;
  1. Identifier l’ensemble des méthodes de travail évaluées lors de l’étape de faisabilité (pompage temporaire, conduite temporaire, équipements en parallèle, etc.) et les raisons pour lesquelles celles-ci n’ont pas été retenues (sécurité, coût, irréalisables, etc.);
  1. Rendre publique une copie des demandes d’autorisation, incluant les études, réponses et autorisations des ministères impliqués. Considérant que certains travaux ne requièrent pas d’autorisation, une information complète permet d’éviter tout malentendu.

 

La Fondation Rivières offre son entière collaboration à toute municipalité, notamment la ville de Québec, pour développer les meilleures pratiques dans la gestion de ses eaux.

Pour toute demande d’informations, contactez Alexandre Joly, chargé de projets et responsable de la recherche scientifique, au 514 267-0034.

Pour le communiqué officiel, c’est ici.

______________________________________________________

[1] Ville de Québec, communiqué, 15 novembre 2016 : http://www.ville.quebec.qc.ca/espace_presse/actualites/fiche_autres_actualites.aspx?id=15331

[2] Ville de Québec, Travaux d’entretien des ouvrages d’assainissement, 15 novembre 2016 : http://www.ville.quebec.qc.ca/docs/actualites/15331-480-COM-annexe.pdf

 

Un an après le grand déversement de Montréal : les efforts pour réduire les débordements d’eaux usées restent insuffisants

,

crédit photo : Journal de Montréal

 

Un an après le flushgate, ce grand déversement des eaux usées de Montréal dans le fleuve Saint-Laurent, les efforts pour minimiser les débordements des réseaux d’égouts créant la pollution de nos cours d’eau demeurent nettement insuffisants.

Le flushgate, un déversement « planifié » de 8 milliards de litres d’eaux usées qui apparaissait normal aux yeux des administrations gouvernementales et municipales, a attiré l’attention des médias sur l’insouciance et le laxisme dans la protection des eaux. Le bilan[1] qu’a dressé la Fondation de ce dossier montre un cafouillage à tous les étages ! Les Québécois ont alors appris que dans le dernier rapport gouvernemental[2] de 2013 il y eut 45 512 débordements d’eaux usées au Québec. Dont quelques 400 déversements qui ont duré de plus de 48 heures. Il y a également, encore aujourd’hui, une centaine de municipalités qui déversent leurs eaux d’égout sans traitement.

Il faut aussi savoir qu’aucune des municipalités qui ne respectaient pas la réglementation[3] depuis janvier 2014 n’a encore été pénalisée. Et que le gouvernement a abandonné l’inspection des stations d’épuration qu’il a pourtant payées à coups de milliards de dollars. Il ne surveille plus leur performance. Il n’y aura plus de rapport annuel, le dernier datant de 2013. D’autre part, il n’a émis aucune attestation d’assainissement, ce qui est contraire à ce qui est prévu à sa réglementation. Évidemment, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) n’a pas les ressources pour s’acquitter adéquatement de ses obligations.

Pensons aux milliers de poissons morts découverts le 28 juin dernier dans la rivière Yamaska suite aux mauvaises opérations dans la station d’épuration des eaux usées de la ville de Saint-Hyacinthe. Un rapport d’enquête du MDDELCC doit être produit et les sanctions imposées.

La Fondation Rivières demande donc au gouvernement de remettre sur pieds les équipes de travail nécessaires pour l’accomplissement de ses responsabilités. Il devrait imposer le paiement de compensations financières fortement incitatives pour réduire les débordements d’eaux usées non traitées. Les municipalités doivent payer pour leur pollution, et non uniquement la laisser s’écouler chez leurs voisins en aval.

_________________________________________________

[1] Bilan du déversement des eaux usées de Montréal, communiqué du 3 février 2016

[2] http://www.mamrot.gouv.qc.ca/pub/infrastructures/suivi_ouvrages_assainissement_eaux/eval_perform_rapport_2013.pdf

[3] http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cr/Q-2,%20r.%2034.1

 

Consultation publique sur la Stratégie québécoise de l’eau : le gouvernement doit commencer par appliquer la réglementation existante

La Fondation Rivières salue l’initiative du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte aux Changements climatiques (MDDELCC) de consulter la population dans le cadre de sa révision de la Politique nationale de l’eau, adoptée en 2002 suite à des audiences publiques, mais rappelle le besoin urgent d’appliquer la règlementation existante, de sanctionner les contrevenants et de mettre en œuvre le système d’attestations d’assainissement qui accuse des retards importants.

La poursuite des efforts sur l’amélioration de la qualité de l’eau, la protection des milieux aquatiques, la gestion des risques, l’adaptation aux changements climatiques et la réponse aux besoins d’une eau potable de qualité sont autant d’enjeux importants mais la Fondation considère que de mettre sur pied de nouvelles structures de gouvernance en gestion intégrée de la ressource en eau, bien que potentiellement bénéfique à moyen ou à long terme, détourne des ressources au détriment de la mise en application de la règlementation existante, notamment en ce qui concerne les surverses. Les lois et règlements existent, mais les inspecteurs et analystes du Ministère n’ont pas les mandats ni les ressources pour effectuer les contrôles nécessaires.

Conséquemment, la Fondation Rivières estime qu’il serait plus avantageux pour la population du Québec si les ressources ministérielles étaient destinées, non seulement à l’application des lois et règlements, mais aussi aux instances et organisations existantes qui assurent une planification des ressources hydriques.

Ainsi, pour Alexandre Joly, porte-parole de la Fondation, « L’argent doit aller où il est le plus nécessaire et les lois existantes doivent être appliquées. De nouvelles structures de gouvernance n’amélioreront pas la qualité de l’eau, mais l’application de la règlementation et le financement des inspecteurs du Ministère oui ».

Pour lire notre communiqué en entier.

Dossier sur la Rivière du Nord : si la rivière nous était contée !

crédit photo : Alexandra Girard

crédit photo : Alexandra Girard

“Tout au long de ses 137 kilomètres, la rivière du Nord offre un impressionnant potentiel récréatif pour les baigneurs, les pêcheurs et les canoteurs. Autrefois la rivière portait les Indiens, puis les colons vers de nouvelles découvertes, elle a ensuite porté le bois coupé par nos bûcherons; aujourd’hui elle est porteuse de l’histoire de la région. Finalement, la rivière nous unit. Elle nous relie par son cours, elle nous rappelle que nous sommes ensemble… Elle est précieuse et il faut en prendre soin”.

Ainsi débute le dossier Si la rivière nous était contée, préparé par Félix Tarabulsy du Journal des Citoyens de Prévost, Piedmont et Sainte-Anne des Lacs et auquel a participé Alain Saladzius, président et cofondateur de la Fondation.

Sous le volet La Rivière du Nord, un joyau, on nous parle d’abord surtout de la symbolique et des attraits de la rivière pour les citoyens des Laurentides.

Le chapitre Il faudra encore des efforts !, auquel a participé Alain Saladzius, président et cofondateur de la Fondation, nous informe du chemin qu’il reste à parcourir afin d’avoir accès à une Rivière du Nord plus propre.

L’article La rivière se met à jour nous renseigne sur les nouvelles technologies et mesures mises en place afin de contrôler la qualité de l’eau.

Finalement, dans Le Lac Raymond à son meilleur on nous raconte tous les progrès faits lors de la dernière décennie, alors que la plage fut pour la première fois ouverte aux citoyens après près de dix ans d’efforts pour avoir accès à une eau propre et baignable.

Une histoire inspirante. Un dossier à lire.

 

 

 

Sommet Aqua Hacking 2016 : Unis pour le Saint-Laurent

, ,

fr-ah2016

Les 6 et 7 octobre prochains, le fleuve Saint-Laurent sera au cœur du Sommet AquaHacking 2016 ! Des conférences et des panels d’experts de l’eau seront au rendez-vous pour aborder quatre grandes thématiques :

  • L’adaptation aux changements climatiques;
  • Les déversements et les surverses;
  • L’accessibilité au fleuve Saint-Laurent;
  • L’innovation, la technologie et la créativité au service de l’eau.

Ce sera l’occasion de réseauter avec différents acteurs clés du domaine de l’eau du Québec et d’échanger avec les experts présents.

Qui devrait assister à ce sommet ?

Les différents experts dans le domaine de l’eau, les multiples intervenants & organismes impliqués dans la gestion et la préservation du fleuve Saint-Laurent (Comités ZIP, OBV, Tables de concertations, etc), les responsables des services de développement durable et de responsabilité sociale au sein d’entreprises publiques ou privées, les élus, les municipalités, les étudiants et citoyens intéressés par la santé du fleuve Saint-Laurent, les technophiles, etc.

Vous avez envie de vous joindre à nous ?

Vous pouvez réserver vos billets ici.

Au plaisir de vous y croiser !