Réplique à Hydro-Québec : La Fondation Rivières éclaire des lanternes

crédit photo : radio-canada.caPhoto : radio-canada.ca

La Fondation Rivières tient à offrir une réponse à la réplique d’Hydro-Québec concernant notre position sur la Stratégie Canadienne de développement à faible émission de GES, publiées dans Le Devoir, les 16 et 9 décembre 2016, respectivement. Dans sa réplique, Monsieur Tremblay souligne qu’il est « faux d’affirmer que les réservoirs d’Hydro-Québec […] émettent de grandes quantités [de GES] » et que, en raison de notre situation boréale, les émissions de CO2 et de méthane sont plus faibles qu’en milieu tropical.

Soit, on peut comparer des pommes et des oranges et parler des milieux tropicaux. Il n’en demeure pas moins réel que, du propre aveu de M. Tremblay, il y a des émissions de GES provenant des territoires inondés par Hydro-Québec et que, par conséquent, il est faux pour le gouvernement fédéral d’affirmer que « le Canada a déjà l’un des réseaux d’électricité les plus propres du monde, avec plus de 80 % de l’électricité générée de sources qui ne produisent pas de gaz à effet de serre comme les technologies hydroélectrique, éolienne, solaire et nucléaire ».

Monsieur Tremblay ne sera pas sans savoir qu’une nouvelle étude (Deemer et al., BioScience, 2016) indique que les émissions, notamment de méthane, provenant des réservoirs hydroélectriques pourraient être largement sous-estimés et pourraient constituer 1,3% de l’ensemble des émissions de GES à l’échelle mondiale. L’information a d’ailleurs été reprise par le Washington Post et le Globe and Mail. Il ne sera pas non plus sans savoir que, à nos latitudes, les grandes étendues d’eau dont la profondeur est importante (ce qui est généralement le cas des réservoirs d’Hydro-Québec) montrent une thermocline relativement stable. Cette stabilité fait en sorte que l’eau au fond des réservoirs est très peu oxygénée ce qui rend le milieu propice à la production de méthane.

Parallèlement, si effectivement les coûts de production prévus de la Romaine sont d’environ 6,0 ¢/kWh, nous demandons à ce qu’Hydro-Québec en fasse la démonstration. En effet, aucune donnée vérifiée, ayant fait l’objet d’un audit, n’a été rendue publique par la société d’État. Toujours est-il que le coût d’achat de l’électricité produite par les mini-centrales, lui, est connu et a été fixé à 10,1 ¢/kWh en 2022 par le gouvernement provincial, avec une indexation annuelle.

Par ailleurs, comme il l’est si bien présenté dans sa mise en en lumière sur les GES, « Toute production énergétique a une empreinte carbonique. » Or, le meilleure moyen de ne pas produire de GES est donc de ne pas produire d’énergie, et dans la situation actuelle (et future à court terme), le Québec nage dans des surplus d’électricité. Toute nouvelle production hydroélectrique sera donc une source de GES inutile, d’où l’importance de miser de manière beaucoup plus importante sur l’efficacité énergétique.

Enfin, si la mission d’Hydro-Québec est désormais de « contribuer […] aux finances du Québec », elle ne doit pas le faire au détriment de l’environnement. Et les adeptes de la méthode scientifique évalueront certainement que de référer à des études scientifiques, que l’on a produites soi-même et financées par son employeur, manque de rigueur.

Alexandre Joly
Chargé de projets – Responsable de la recherche scientifique
Fondation Rivières

Candidature d’Anticosti comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO : nous vous encourageons à signer la pétition

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crédit photo : anticostiphotos.com

crédit photo : anticostiphotos.com

L’Ile d’Anticosti recèle de merveilleuses rivières, dont plusieurs sont un paradis pour le saumon. Ainsi que de spectaculaires paysages.
Un habitat préservé jusqu’à ce jour mais menacé par différents projets d’exploration pétrolière. À coups de millions financés par le gouvernement. Le film Anticosti : la chasse au pétrole extrême de Dominic Champagne, qui aborde le sujet en profondeur, a d’ailleurs démontré que ces projets d’exploration par fractionnement hydraulique menacent directement la qualité de l’eau de ces rivières.
Anticosti mérite une reconnaissance au patrimoine mondial de l’UNESCO.  Le communiqué que Nature Québec a émis à cet effet énumère toutes les autres bonnes raisons qui font de l’Ile une candidature de taille. Nous invitons donc à signer et à partager la pétition. Chaque vote compte.

Un message important de Roy Dupuis, administrateur et cofondateur de la Fondation Rivières

photo : agence Premier Rôle

photo : agence Premier Rôle

 

Bonjour très chers amis,

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a beaucoup d’événements qui ont marqué la dernière année d’activités à la Fondation Rivières. En outre, le 11 novembre marque le premier anniversaire du grand déversement de Montréal : le Flushgate. Cet événement a fait découvrir à tous la triste réalité des déversements et des surverses pour laquelle le gouvernement fait si peu.

J’aimerais pouvoir vous dire que la situation générale s’améliore malgré tout, mais je n’en suis pas certain. À mesure que la Fondation Rivières s’attaque à un problème et parvient, avec votre soutien, à améliorer la situation, une nouvelle problématique émerge et met en danger nos rivières.

La Fondation à laquelle je contribue depuis ses débuts a réussi à conscientiser la population sur l’importance de la préservation de la qualité de l’eau, de l’intégrité des rivières et de leur accès. Les Québécoises et les Québécois demandent maintenant des comptes aux autorités responsables et il faut s’en réjouir! Nous devons à présent nous attaquer à de nouvelles menaces : l’émergence de nouveaux contaminants, les projets d’oléoducs, l’insuffisance de surveillance environnementale, et j’en passe. La liste est longue.

C’est pourquoi je vous demande aujourd’hui de vous joindre à moi pour supporter la Fondation Rivières.

Tout le mois de novembre, la Fondation Rivières est en campagne de financement. Il y a trois façons d’aider : par le financement, par votre implication et surtout, en passant le mot à vos amis et connaissances!

En contribuant avec un petit don au montant de votre choix, vous ferez, en grand nombre, une différence majeure dans les activités de la Fondation Rivières. Bien entendu, si vous préférez faire un don mensuel ou devenir membre, la possibilité vous est aussi offerte via le site de la Fondation Rivières.

 

Adoptez une rivière !

La Fondation Rivières, en collaboration avec Nature Québec, a développé le programme Adoptez une rivière! à travers lequel vous pouvez soutenir les activités de protection et choisir la rivière qui vous tient le plus à cœur. Votre contribution vous vaudra un reçu pour fins d’impôts et aidera à créer un réseau de soutien au maintien de la qualité de l’eau de notre province.

Je me joins à toute l’équipe de la Fondation Rivières pour vous remercier le plus sincèrement du monde de votre appui !

                               

Roy Dupuis

Membre fondateur

Fondation Rivières

 

Contre la remise de notre territoire aux pétrolières ? Prononcez vous : signez la pétition contre le projet de loi 106 !

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Le Parti Québécois, la CAQ, Québec Solidaire, la CSN, la FTQ, plus de 50 groupes environnementaux (dont Fondation Rivières), la  Fédération Québécoise des Municipalité ainsi que plusieurs juristes et scientifiques s’opposent au projet de Loi 106 qui offre notre territoire aux pétrolières.  Le gouvernement continue de faire la sourde oreille ! Envoyons leur un message clair : veuillez signer et partager cette pétition avec le plus grand nombre possible.

Merci !

La stratégie québécoise de l’eau : c’est l’heure de vous exprimer !

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Au cours des dernières années, le gouvernement du Québec a réalisé de nombreuses actions pour protéger cette ressource à la fois vulnérable et épuisable. Près de 15 ans la Politique nationale de l’eau (PNE), adoptée en 2002, nous faisons face à de nouveaux défis, notamment en matière d’adaptation aux changements climatiques et d’aménagement du territoire.

Avec cette nouvelle Stratégie québécoise de l’eau 2017-2032, qui sera mise en œuvre à travers des plans d’action, Québec veut renforcer sa gestion de l’eau avec une approche plus souple et évolutive. En plus de mobiliser tous les acteurs de la société, le gouvernement souhaite prendre en compte les axes d’intervention liés à la gouvernance, à l’environnement, à la société et à l’économie, actuels et prévisibles, en matière de protection et de mise en valeur de l’eau et des écosystèmes aquatiques.

S’informer et participer

La présente consultation publique est une consultation Web. Toute personne intéressée peut y participer.

Après avoir analysé tous les commentaires et suggestions reçus, le Ministère, en collaboration avec les autres ministères impliqués dans la gestion intégrée de l’eau, produira un sommaire de consultation publique, qui sera également disponible sur ce site.

Transmettre des commentaires

  • Pour transmettre vos commentaires au Ministère, vous devez remplir le questionnaire en ligne qui porte sur certains éléments ciblés de la Stratégie.
  • Les commentaires reçus doivent porter uniquement sur la vision, les axes d’intervention et les orientations de la Stratégie.
  • La date limite pour transmettre vos commentaires est le 28 octobre 2016. Après cette date, les commentaires reçus seront analysés.

Vos commentaires sur la façon dont le Québec envisage d’assurer la conservation de ses ressources en eau et des écosystèmes aquatiques, humides et marins enrichiront la réflexion qui mènera à la Stratégie québécoise de l’eau 2017-2032. L’adoption de cette dernière permettra de fixer le cadre stratégique et d’orienter la mise en œuvre de mesures visant à conserver l’eau et les écosystèmes aquatiques, au bénéfice des générations actuelles et futures.

Citoyens, à vos claviers !

Fracturation hydraulique à Gaspé : les Premières Nations s’opposent

crédit photo : Claude Côté / Radio-Canada

crédit photo : Claude Côté / Radio-Canada

Il y a deux semaines environ, quelques dizaines de signataires – dont Fondation Rivières – demandaient dans une lettre ouverte la cessation des activités de fracturation hydraulique à Gaspé. La contamination de la nappe phréatique étant inquiétante, il nous paraissait urgent que cessent les activités exploratoires dans ce secteur.

Aujourd’hui, des représentants Micmacs, Innus et Macélites ont exigé la cessation de ces activités sur leur territoire. Ils exigent le respect de leurs droits ancestraux sur la péninsule gaspésienne et sur l’île d’Anticosti par les gouvernements et les compagnies pétrolières et sont prêts à entreprendre des recours juridiques pour faire respecter leurs droits et interrompre les projets en cours sur le territoire.

Pour lire l’article de Jean-François Deschênes.

Climat : l’éléphant dans la pièce !

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Le lundi 3 octobre prochain se tiendra à Montréal une rencontre des ministres de l’environnement provinciaux et de la ministre de l’environnement du Canada.

Ils parleront d’un plan climat.

Réservons-leur un comité d’accueil sous le thème de « l’éléphant dans la pièce ».

Dire OUI au climat c’est dire NON aux pipelines et à l’expansion des sables bitumineux !

Tous les détails se trouvent sur la page Facebook de l’événement.

C’est un rendez-vous, lundi, 3 octobre, 14h30, devant le 1050, de la Gauchetière Ouest.

Manifestez-vous contre le projet Énergie Est !

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crédit photo : radio-canada.ca

crédit photo : radio-canada.ca

C’est lundi que débuteront les audiences de l’Office National de l’Énergie, au 2200, rue Mansfield, à Montréal

Nous vous invitons à vous joindre aux citoyens qui seront sur place dès 8h00 afin de passer un message clair : nous ne voulons pas chez nous de l’oléoduc Énergie Est, qui menace nos cours d’eau.

Les informations parues depuis quelques semaines nous prouvent qu’on ne peut faire confiance à l’ONÉ pour évaluer adéquatement les impacts d’un oléoduc qui passerait dans nos cours arrières, alors soyeux nombreux à le dénoncer et à faire entendre nos voix : Énergie Est, c’est non !

 

C’est en fin de semaine que se tiendra le Festival Eau Vive de la Haute Gatineau

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crédit photo : Festival Eau Vive de la Haute Gatineau - édition 2012

crédit photo : Festival Eau Vive de la Haute Gatineau – édition 2012

Le Festival d’eau vive de la Haute-Gatineau – qui battra son plein les 26, 27 et 28 août prochain – a été mis sur pied afin de faire découvrir les attraits récréatifs et le potentiel touristique de cette magnifique rivière aux amateurs d’eau vive et aux gens de la région. Ainsi, le Festival aide à sensibiliser la population et le gouvernement à l’importance de protéger le patrimoine précieux que sont nos rivières.

Participez au Festival et aidez-nous à sauvegarder la rivière Gatineau et ses consœurs dans leur état naturel. Tous les profits du Festival sont versés au Fonds pour la préservation des rivières de la Fédération québécoise du canot et du kayak .

Le Festival est avant tout la descente de la rivière Gatineau . Il accueille les adeptes de canot, kayak et rafting de tous les calibres. Des sentiers de portage ont été aménagés permettant aux moins téméraires de découvrir la rivière tout en évitant les plus gros rapides. Pour les familles, un service de garderie (camp de jour) est offert pour les enfants de deux ans et plus.

Pour plus de détails, visitez le www.gatineau.org

Bon festival !

 

C’est aujourd’hui que les marcheurs sont arrivés !

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Coule Pas

C’est aujourd’hui qu’avait lieu, à Ottawa, l’arrivée des participants de la Marche pour nos rivières ! L’événement, organisé par STOP Oléoducs Outaouais, a débuté à Saint-André d’Argenteuil le 14 août dernier et venait conclure le volet estival de la campagne Coule pas dans nos cours d’eau ! pour laquelle la Fondation Rivières et sept autres organismes se sont associés, tous préoccupées par la qualité de notre eau dans un contexte de développement massif de projets d’hydrocarbures. 

Bravo aux marcheurs, aux organisateurs et à tous les participants à cette campagne !

Et surtout, n’oubliez pas de continuer de vous informer, de partager les faits avec votre entourage et de manifester vos désaccord à vos élus quant aux projets qui mettent à risque nos cours d’eau. L’union fait la force : sans acceptabilité sociale, il devrait être beaucoup plus ardu pour ces projets d’obtenir les approbation gouvernementale.