Bain portuaire Bassin Jacques-Cartier

Avec un peu de bonne volonté, on pourrait se baigner dans le Vieux-Port …

Ce que vous voyez sur la photo ci-dessus, c’est une maquette du projet de bain portuaire de la Ville de Montréal qu’on a « installé » dans le bassin Jacques-Cartier dans le Vieux-Port. Il suffirait de déplacer la marina d’une centaine de mètres et on pourrait y accueillir 800 baigneurs en plein centre-ville de Montréal sans nuire aux activités de navigation.

L’eau dans le bassin Jacques-Cartier est propice à la baignade et le lieu est grand, accessible et sécuritaire, ce qui n’était pas le cas avec le projet de bain portuaire au bout du Quai de l’Horloge que la Ville dû abandonner l’été dernier.

Mais la Société du Vieux-Port de Montréal dit non.

« L’endroit est dédié à la navigation », tranche la directrice du marketing et des relations publiques de la Société du Vieux-Port.

« Cela irait à l’encontre de la vocation recherchée pour ce secteur du Vieux-Port. Il n’est pas question de transformer le bassin en un bain public », de confirmer le vice-président, Immobilier (Québec) et Vieux-Port de Montréal, Pierre-Marc Mongeau

En panne d’arguments pour rejeter le projet, la Société du Vieux-Port rappelle son désir de « collaborer » avec la Ville de Montréal sur l’alternative du Quai de l’Horloge. Or ce projet est mort et enterré depuis un an parce qu’il n’est pas sécuritaire. Installé dans le fleuve, à l’extérieur de la zone protégée du Vieux-Port, ce projet de bain portuaire était exposé à un fort courant et au risque qu’un navire en panne vienne s’y échouer. Dangereux.

Après Oslo et Copenhague, le Port de Québec a annoncé son intention d’installer un bain portuaire dans le bassin Louise l’été prochain. Ici, l’eau du bassin Jacques-Cartier est de bonne qualité, l’endroit est protégé des navires et il aurait tout le potentiel de devenir un attrait récréotouristique majeur pour Montréal. Tout ce qui manque, c’est un peu de bonne volonté!

 

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.

– Lettres à Lucilius, livre XVII, Lettre 104, 26 de Sénèque.

Voici une esquisse de la proposition abandonnée par la Ville de Montréal au bout du Quai de l’horloge :

Le bassin Jacques-Cartier actuellement :

 

Le bassin Jacques-Cartier avec un bassin portuaire d’environ 75 par 50 mètres, qui pourrait accueillir jusqu’à environ 800 personnes :

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Le retour du Grand Splash!

Suite à l’annonce du déconfinement progressif par le gouvernement du Québec, nous sommes extrêmement heureux d’annoncer le retour du Grand Splash!

Depuis la dernière édition de 2019, plusieurs municipalités et organismes nous ont signifié leur grand intérêt à organiser un Grand Splash dans leur région. Nous avons donc décidé de créer La semaine du Grand Splash, qui se tiendra cette année du 26 juin au 4 juillet. Une belle manière de nous retrouver et de profiter des berges, ainsi que des rivières de notre beau et grand Québec.

Vous aimeriez organiser un Grand Splash dans votre région ou vous connaissez des municipalités/OBNL/groupes citoyens qui aimeraient organiser un Grand Splash?


Les demandes doivent être faites via notre nouveau site, créé expressément pour cette initiative : https://grandsplash.ca/ 

Les intéressé.es ont jusqu’au 28 mai pour s’inscrire. 

Nous annoncerons les villes participantes début juin.

Merci et à très bientôt!

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Projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption

Montréal, le 2 septembre 2020 – La Fondation Rivières et la Ville de L’Assomption réalisent actuellement une étude inédite pour mesurer les impacts des surverses d’eaux usées et d’autres sources de pollution sur la qualité bactériologique de l’eau à la prise d’eau potable municipale et sur l’aire de détente du parc Léo-Jacques ; toutes deux situées sur les rives de la rivière L’Assomption, à L’Assomption.

Contexte

Comme des centaines de municipalités au Québec, la Ville de L’Assomption s’approvisionne en eau dans une rivière. Or, on y constate la présence de contaminants, notamment d’origine fécale, qui proviennent de l’amont de la rivière. Ces contaminants sont bien sûr éliminés par l’usine d’eau potable de la Ville, mais plusieurs citoyens profitent d’une aire de détente en bordure de la rivière pour se baigner durant l’été et la Ville veut s’assurer de la sécurité des baigneurs. « Nous souhaitons connaître avec plus de précision et de rapidité la variation des concentrations des contaminants dans le temps, mais également les sources de pollution qui affectent la qualité de l’eau à notre prise d’eau potable. » – Sébastien Nadeau, maire de la Ville de L’Assomption

En réponse à ces préoccupations, la Fondation Rivières a développé un projet de surveillance en continu de la présence de coliformes fécaux afin de permettre une gestion efficace des risques. La détection rapide des pointes de contamination bactériologique permettra ainsi aux opérateurs de l’usine de filtration de réagir plus rapidement en cas de situation anormale.

Le projet

Le projet consiste à effectuer des analyses de manière automatisée à des intervalles variant de 30 minutes à quatre heures selon les conditions observées. Celles-ci sont réalisées avec un appareil ColiMinder déployé dans l’usine qui permet de détecter en 15 minutes la présence et la quantité de E.Coli dans l’eau. Les résultats sont ensuite transmis en temps réel sur le Web et aux opérateurs de l’usine de traitement d’eau potable qui peuvent déclencher d’autres prélèvements pour des analyses supplémentaires plus poussées. Quatre partenaires participent au projet: la Ville de L’Assomption, Nordikeau, la Fondation Rivières et l’École Polytechnique de Montréal, qui fournit gracieusement un appareil ColiMinder et des conseils scientifiques. La Fondation Rivières peut ainsi effectuer un suivi en temps réel de la qualité bactériologique de l’eau au point de captage.

« Dès que l’appareil ColiMinder a détecté un cas de contamination élevée, notre équipe est dépêchée pour prélever des échantillons d’eau à des endroits stratégiques en remontant la rivière vers l’amont. Ces prélèvements sont ensuite soumis à l’analyse ColiMinder qui détectera en 15 minutes la qualité bactériologique ce qui permet dès lors de dépister l’origine des sources de pollution. Des analyses sont aussi faites à l’aire de détente Léo-Jacques par l’équipe de la Ville avec des analyses ColiMinder. D’autres analyses permettent de déterminer si les coliformes sont de source humaine ou animale. Ces informations sont ensuite agrégées dans une base de données qui collige les informations sur les débordements d’eaux usées en amont, le niveau des précipitations observées et le débit dans la rivière, ce qui devrait nous permettre de bien comprendre l’impact des surverses sur la qualité de l’eau de la rivière L’Assomption. » – Alain Saladzius,président de la Fondation Rivières.

Ce projet-pilote de surveillance en continu de la qualité de l’eau est d’une durée de 16 semaines du mois d’août à novembre 2020.

Télécharger le communiqué.

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Sources

Geneviève Tardy, Responsable des communications, Fondation Rivières, 514 424-3556

Émilie Forget, Conseillère en communication, Ville de l’Assomption, 450 589-5671 #202

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Lacs menacés par une mine : Une coalition appelle Québec à agir

Montréal, le 13 août 2020 Une coalition d’organismes citoyens et environnementaux appelle Québec à agir pour prévenir la destruction de 8 lacs et d’une dizaine de cours d’eau pour l’entreposage de déchets miniers à la mine Lac Bloom, dans le nord du Québec.

Dans une lettre acheminée en début de semaine au ministre de l’Environnement, Monsieur Benoît Charette, les organismes affirment que le projet de la minière australienne Champion Iron est inacceptable dans sa forme actuelle. Ils craignent un dangereux précédent, alors que d’autres solutions existent.

Ils appellent Québec à exiger des modifications au projet et à maintenir sa position historique d’interdire le remplissage de lacs pour l’entreposage de déchets miniers sur son territoire. Les organismes appréhendent également des déversements de résidus miniers, la contamination de l’eau et les impacts sur la biodiversité. Le projet vise à disposer, à perpétuité, de 872 millions de tonnes de déchets miniers additionnels, soit près du triple du volume autorisé en vertu du permis actuel.

Retourner les résidus dans les fosses excavées

«Québec doit exiger de bonnes pratiques environnementales, notamment le remblaiement complet des fosses à ciel ouvert pour réduire l’empreinte en surface. Cela permettrait d’éviter la destruction de lacs et réduirait d’autant les risques de déversements accidentels», affirme Ugo Lapointe, cofondateur de la Coalition Québec meilleure mine et coordonnateur à MiningWatch Canada.

Le remplissage des fosses minières est une pratique de plus en plus répandue au Québec et à l’international. Les organismes dénoncent le refus actuel du promoteur de considérer cette avenue sur la base de considérations techniques et économiques. Ils lui demandent de reconsidérer cette position. Ils appellent Québec à exiger de nouvelles études détaillées pour des scénarios d’entreposage des résidus dans les fosses. Ils demandent que ces études, fondamentales, soient déposées avant la tenue d’un BAPE.

Rébecca Pétrin d’Eau Secours: « Aucune marge de profit ne justifie de sacrifier les lacs pour y déposer des déchets miniers. Québec doit intervenir pour interdire clairement ce type de pratique sur son territoire ».

«Québec doit aussi exiger le traitement complet des eaux usées en visant les objectifs de protection environnementale adaptés au milieu et aux technologies disponibles, et évidemment interdire la dilution de polluants dans les eaux naturelles», insiste Marc Fafard de SISUR, à Sept-Îles, et actuel président de l’Organisme de bassins versants Duplessis.

Les citoyens et les organismes ont jusqu’au lundi 24 août 2020, pour acheminer leur demande d’examen de ce projet par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement du Québec. Les organismes signataires de la lettre en ont déjà fait la demande.

Les organismes signataires incluent notamment: la Coalition Québec meilleure mine, Eau Secours, Fondation Rivières, Fondation David Suzuki, Greenpeace Canada, MiningWatch Canada, Nature Québec, Regroupement vigilance mines de l’Abitibi-Témiscamingue, SISUR à Sept-Îles et la Société pour la nature et les parcs (SNAP-Québec).

Pour information :

Rébecca Pétrin, Eau Secours, 514-246-9075

Alain Saladzius, Fondation Rivières, 514 924-2013

Marc Fafard, SISUR à Sept-Îles, 418-961-3517

Diego Creimer, Fondation David Suzuki, 514-999-6743

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Source :

Charlotte Leblanc-Marquis
Stagiaire en communication
c. 428 874-1205

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La Fondation Rivières appuie la volonté des citoyens de protéger l’Ile Gagnon

Développements immobiliers sur l’Île Gagnon et la Place Sainte-Rose à Laval :

La Fondation Rivières appuie la volonté des citoyens de protéger le territoire et de créer un parc

Montréal, le 6 août 2020 – La Fondation Rivières appuie le travail du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval et les organismes lavallois et nationaux dans leur objectif de protéger le secteur de la rivière des Mille-Îles ciblé par le promoteur immobilier sur l’île Gagnon dans le secteur Sainte-Rose

Les réactions ont été nombreuses en réponse à la ville de Laval qui a fait volte-face en prenant la décision de maintenir l’affectation « urbaine » de l’île Gagnon : 

  • Le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval, les organismes lavallois et nationaux demandent à la Ville de Laval de respecter les orientations du schéma de développement révisé (SADR) adopté en août 2017 en réponse à la volonté citoyenne de préserver les derniers milieux naturels de Laval
  • Éco-Nature demande à la ville de mettre en place une réserve foncière sur les terrains visés par le projet de l’île Gagnon et le développement en rive de la Place Sainte-Rose.
  • La Société d’histoire et de généalogie de l’île Jésus (SHGIJ) témoigne de vives inquiétudes quant à l’impact qu’aurait le projet Place Sainte-Rose sur le patrimoine local du village.
  • Le Centre d’interprétation de l’eau (C.I.EAU) souligne la grande richesse et la fragilité de la rivière des Mille-Îles et mentionne les nombreuses conséquences environnementales sur le milieu, advenant la concrétisation des projets. 

Pour Alain Saladzius, président de la Fondation Rivières « Ce projet de développement menace le caractère naturel et la qualité de l’eau de la rivière des Mille-Îles. C’est le seul endroit à Laval où on peut louer une embarcation et naviguer dans un milieu naturel. Il reste si peu de zones naturelles humides et aquatiques accessibles au public dans la grande région métropolitaine. Nous avons le devoir de les protéger et non de les céder aux développeurs qui peuvent toujours s’installer ailleurs. Nous comprenons mal, dans le contexte connu de bouleversements environnementaux actuel, comment des promoteurs peuvent croire encore aujourd’hui qu’un projet semblable est compatible avec la conservation de la nature.» 

Il exprime également son inquiétude par rapport aux risques de surverses que le projet pourrait engendrer « Les postes de pompage de Sainte-Rose Nord et Sainte-Rose Sud débordent lors de pluies, dont un plus de 20 fois par année. Des travaux additionnels devront donc être réalisés afin que toutes les eaux se rendent au système de traitement et y soient traitées, en tout temps. »

Pour ces raisons, la Fondation Rivières sera présente, le samedi 8 août, à la manifestation Laissez notre île tranquille organisée par les citoyens afin de réclamer la protection de l’île Gagnon à Laval. Toute la population et les amoureux de la nature sont invités à participer à la manifestation à bord d’un kayak, d’un canot ou d’une planche à pagaie ou à venir saluer les plaisanciers depuis la piste cyclable qui borde la rivière.

Quand : le samedi 8 août à 10h

Où : point de rencontre sur l’eau derrière l’église Sainte-Rose

Télécharger le communiqué en pdf.

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Source :        

Geneviève Tardy
Responsable des communications
c. 514 424-3556 

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Communiqué – Le Conseil régional de l’environnement demande à la Ville de Laval de maintenir le zonage actuel et de protéger l’île Gagnon

Laval, le 27 juillet 2020 – Le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval, les organismes lavallois et nationaux demandent à la Ville de Laval de maintenir le zonage actuel de l’île Gagnon conformément au schéma d’aménagement et de développement révisé (SADR), adopté par la Ville de Laval en août 2017 et par le gouvernement du Québec en décembre 2017.

En effet, alors que le premier et le second SADR prévoyaient de faire passer l’affectation « urbaine » de l’île Gagnon à une affectation de « protection », et ce en réponse à la volonté citoyenne de préserver les derniers milieux naturels de Laval, la Ville de Laval a malheureusement fait volte-face en prenant la décision sans en informer le milieu de maintenir l’affectation « urbaine » de l’île Gagnon. Vous comprendrez alors la stupeur et le désarroi des citoyens et organismes ayant participé aux consultations sur les premières versions du document et n’ayant appris qu’au cours des dernières semaines que non seulement leur volonté avait été ignorée, mais qu’on leur avait aussi caché la vérité en écorchant au passage leur confiance envers la municipalité. Pourtant, en dépit de ce revirement de situation, la Ville de Laval demeure liée par les autres dispositions du SADR.

Nous tenons ainsi à souligner que malgré sa nouvelle affectation «urbaine», l’île Gagnon est toujours incluse dans une zone d’aménagement écologique particulière (ZAEP) pour laquelle la ville s’engage à « créer des milieux de vie qui favorisent le bien-être des Lavallois et la protection de la biodiversité » et à « limiter l’abattage d’arbres ». La ville de Laval s’engage aussi à adopter des outils réglementaires d’urbanisme comportant des dispositions visant à protéger et à mettre en valeur le milieu naturel compris à l’intérieur des ZAEP. Ces dispositions visent également à permettre la prise en compte ainsi que l’intégration des milieux naturels dans le développement et l’évaluation qualitative des projets et à optimiser la participation citoyenne.

Plus encore, toujours selon le SADR, l’archipel de la Rivière-des-Mille-Îles qui inclut l’île Gagnon, demeure partie intégrante des ensembles patrimoniaux d’intérêt métropolitain. La ville de Laval s’y engage à adopter une réglementation d’urbanisme comportant des normes garantissant que les modifications apportées aux bâtiments existants et l’insertion de nouveaux bâtiments dans ces secteurs se fassent en harmonie avec leur caractère patrimonial afin, notamment, d’assurer la protection des éléments significatifs.

Bien que la Ville de Laval ait modifié l’affectation de l’île Gagnon, nous lui demandons de respecter les orientations du SADR en vigueur et d’élaborer en conséquence une réglementation qui découle de ces orientations. Celle-ci ne peut qu’être très contraignante afin que l’aspect économique ne soit pas privilégié aux dépens de l’acceptabilité sociale et environnementale et que Laval applique véritablement les principes du développement durable. Voilà qui répondrait véritablement au slogan de la Ville de Laval URBAINE DE NATURE.

Centre d’interprétation de l’eau, Denise Cloutier, Directrice générale
Comité de protection de l’environnement de Saint-François, Lyne Moreau, Présidente
Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, Vincent Leclair, Secrétaire général
Éco-Nature, Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, Isabelle Labarre, Directrice générale – Pour l’attribution d’une affectation de protection à l’île Gagnon
Fondation Rivières, Alain Saladzius, Président
Laval en transition, Alexandre Warnet et Geneviève Dagneau, Co-porte-parole
Nature Québec, Alice-Anne Simard, Directrice générale
PlantAction, Enrico Asselin, Président
Sauvons nos trois grandes îles, Huguette Larochelle, Présidente
Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec, Alain Branchaud, Directeur général

Pour télécharger le communiqué
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Renseignements :
guy.garand@credelaval.qc.ca
Le Conseil régional de l’environnement de Laval
450-664-3503 |

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Concours de vidéos « petit splash deviendra GRAND! »

Montréal, le 29 juin 2020 – Dans le cadre de Juin, mois de l’eau, la Fondation Rivières lance le concours « petit splash deviendra GRAND!» en remplacement cette année du traditionnel Grand Splash. Par cet événement revisité, l’organisation invite les comités citoyens et les individus à présenter les accès publics à l’eau dont ils rêvent. Sous forme de capsule vidéo de moins de 5 minutes, les participants.es doivent décrire un accès à l’eau projeté, indiquer pourquoi le lieu est adapté au public et comment il contribuerait au bien-être de la communauté.

L’objectif du Grand Splash est de sensibiliser les instances politiques et la population québécoise à la qualité et à l’accessibilité publique aux cours d’eau dont le Québec regorge. Comme le mentionnait récemment le directeur général du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ), M. Antoine Verville, dans une entrevue intitulée « L’eau, ce patrimoine collectif auquel on n’a pas vraiment accès », l’accès à l’eau est un enjeu majeur au Québec. En effet, les municipalités ont le droit d’en limiter l’accès, comme n’importe quel propriétaire privé. Or, avoir accès aux plans d’eau devrait être un droit universel et c’est entre autres ce que la Fondation Rivières revendique.

Par le passé, le Grand Splash était un mouvement citoyen organisé dans le Vieux-Port de Montréal, en bordure du quai Jacques-Cartier. À cette occasion, les participant.e.s demandaient des aménagements et un suivi de qualité de l’eau afin de permettre la baignade dans le fleuve Saint-Laurent. Afin de mobiliser davantage les acteurs autour de l’accessibilité à l’eau et en faire un événement national, la Fondation Rivières avait prévu élargir le Grand Splash à cinq autres villes du Québec pour l’année 2020.

« Malheureusement, la pandémie empêche la tenue de l’événement, mais nous saisissons l’opportunité pour revoir la formule et l’élargir avec ce concours qui mobilisera des centaines de citoyens. Le concours vidéo permettra bien sûr de mettre en lumière de potentiels sites prometteurs pour la baignade et autres sports nautiques, mais également des lieux pour organiser d’autres Grand Splash lors de la prochaine édition en 2021. Voilà l’idée derrière le slogan petit splash deviendra GRAND. » – Alain Saladzius, président de la Fondation Rivières.

Le concours se déroule du 29 juin au 31 août 2020. Parmi les vidéos reçues, un jury sélectionnera 10 finalistes qui seront soumises au vote populaire. Les réalisateurs et réalisatrices des cinq vidéos « coups de cœur » du public se mériteront :

  • Un kayak
  • Un panier cadeau
  • Le soutien de la Fondation Rivières pour l’organisation de leur Grand Splash 2021

Tous les détails du concours ainsi que les règles de participation se trouvent sur le site www.fondationrivieres.org.

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eaux usées

Eaux usées: 45 organisations réclament un grand chantier de l’eau propre

Cette lettre ouverte est l’œuvre collective d’une quarantaine organisations sensibles aux enjeux de qualité et d’accessibilité publique à l’eau. Elle a été transmise par l’entremise du président de la Fondation Rivières, M. Alain Saladzius, au premier ministre, M. François Legault, au ministre de l’Environnement, M. Benoit Charette et à la ministre des Affaires municipales, Mme Andrée Laforest, le vendredi 12 juin 2020.

 

Monsieur le Premier ministre
Monsieur le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
Madame la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation

Le 1er juin 2020, nous avons pris connaissance des informations rendues publiques par la Fondation Rivières dans son communiqué intitulé « Traitement des eaux usées au Québec : 7 municipalités sur 10 contaminent toujours les rivières ». Suite à cette lecture, nous estimons que le temps est venu pour le gouvernement d’agir avec rigueur, concrètement et efficacement, pour protéger les cours d’eau du Québec et pour assurer aux Québécoises et aux Québécois des accès publics aux rivières qui soient propres et sanitaires.

Petite histoire d’assainissement

Rappelons que c’est à la suite de la création du ministère de l’Environnement en 1979 par Marcel Léger, sous le gouvernement de René Lévesque, que le premier grand chantier d’assainissement a été mis en œuvre. Le Programme d’assainissement des eaux du Québec, de l’ordre de 6 milliards de dollars sur une période de 10 à 20 ans, était une priorité d’État pour toutes les décennies 80 et 90. Avant cela, le Québec épurait seulement de 6 à 10 % de ses eaux usées domestiques et industrielles.

Or, après 40 ans et des sommes d’argent publiques conséquentes, le Québec se contente du strict minimum, alors qu’il a tout pour être un chef de file dans la gestion de ses eaux en optimisant les ouvrages d’assainissement. Tout comme pour le cas des infrastructures routières et scolaires qui se sont dégradées de façon importante, les gouvernements qui se sont succédés ont laissé la situation se détériorer au point où aujourd’hui, en 2020, la majorité des systèmes d’assainissement sont désuets et inadaptés, sans jamais avoir été développés dans une logique d’aménagement intégré du territoire.

À l’heure actuelle, les normes de rejet de contaminants dans l’environnement ne tiennent pas compte de la capacité des milieux naturels à supporter la pollution. En effet, toutes les municipalités du Québec sont encore en attente depuis 2014 de recevoir leur « attestation d’assainissement », une forme de permis d’exploitation, une nouvelle norme qui doit resserrer  le nombre maximal de surverses que peuvent tolérer les différents bassins versants et les normes de traitement à atteindre. Or, le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques n’a encore émis aucune attestation en vertu de ce règlement. Selon les informations obtenues, le processus d’émission des attestations ne serait complété qu’en 2026, soit 12 ans après l’adoption du règlement. Une autre conséquence des retards actuels est que plusieurs municipalités se retrouveront le 31 décembre prochain en infraction au règlement, car elles déverseront encore des eaux non traitées. C’est une situation pour le moins questionnable.

La plus grande richesse naturelle, une ressource à protéger

Il est regrettable qu’en 2020, malgré des milliards de fonds publics investis, la situation des débordements d’eaux usées municipales dans les cours d’eau du Québec ne soit toujours pas contrôlée. Pire, on note que le nombre réel est en hausse et qu’il est maintenant de 53 645 rejets d’eaux usées par année! Les 1001 cours d’eau, cette richesse naturelle enviée par tous les pays du monde, sont encore traités comme des égouts à ciel ouvert… Nous pouvons et devons faire mieux. Beaucoup de rivières et leurs écosystèmes, dont ceux du majestueux fleuve Saint-Laurent, souffrent depuis trop longtemps de cette négligence. Mettons fin au statu quo et profitons de la crise actuelle pour entamer de réels changements de société.

Lançons un grand chantier de l’eau propre

Depuis toujours, pour stimuler l’économie, les gouvernements lancent de grands chantiers. Cette fois-ci, pourquoi ne pas saisir l’occasion de mettre en œuvre un grand chantier de l’eau propre? Un projet réfléchi en fonction des enjeux d’adaptation aux changements climatiques et selon les principes d’infrastructures vertes, en cohérence avec les notions de capacité de support des milieux naturels et d’aménagement du territoire.

Attaquons-nous aux vrais enjeux à court terme comme le fait que des eaux usées ou pas suffisamment traitées sont rejetées dans nos plans d’eau. Voici des recommandations de ce que pourrait contenir le grand chantier de l’eau propre :

    • Soutenir et accompagner les municipalités avec  des ressources publiques qualifiées et suffisantes ;
    • Investir massivement à court terme pour régler les problèmes urgents ;
    • Prioriser la bonne gestion des eaux pluviales par l’aménagement d’infrastructures vertes ;
    • Développer une approche moins bureaucratique et offrir aux municipalités un meilleur accompagnement ;
    • Mettre en place un secrétariat interministériel dédié à ce dossier afin de faciliter la coordination entre tous les ministères et organismes publics concernés ;
    • Implanter un tableau de bord national public permettant aux Québécois de connaître l’état d’avancement du grand chantier ;
    • Donner un mandat clair et des fonds conséquents au MELCC pour la mise en œuvre de ce chantier et assurer un engagement du premier ministre et du Conseil exécutif ;
    • Mettre en place une priorisation régionale des travaux à l’échelle des bassins versants.

 

Bref, les solutions existent. Usons de leadership et cessons de remettre à plus tard ce qui aurait dû être fait depuis bien longtemps!

Nous avons une chance inouïe d’avoir sur notre territoire de si nombreux cours d’eau. Nous avons le devoir collectif de les protéger.

Signataires

Fondation Rivières

Eau Secours

Nature Québec

Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ)

Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ)

Stratégies Saint-Laurent

Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)

Organisme de bassin versant de la rivière Saint-Maurice

Organisme de bassin versant de la rivière Richelieu et de la Zone Saint-Laurent

Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi

Organisme de bassin versant du Témiscamingue

Corporation de l’Aménagement de la rivière L’Assomption

Conseil de l’eau du nord de la Gaspésie

Organisme des bassins versant de la zone Bayonne

Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour

Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François

Organisme des bassins versants de la Capitale

Organisme des bassins versants de la Haute-Côte-Nord

Corporation de gestion de la rivière Saint-Jean Saguenay inc.

Conseil des bassins versants des Mille-Îles

Organisme des bassins versants de Kamouraska, L’Islet et Rivière-du-Loup

Conseil de bassin de la rivière Etchemin

Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre

Organisme de bassin versant de Duplessis

Organisme de bassin versant des rivières du Loup et des Yamachiche

Organisme de bassin versant de la rivière Maskinongé

Organisme de bassin versant du Saguenay

Conseil régional de l’environnement de Montréal

Conseil régional de l’environnement de la Montérégie

Conseil régional de l’environnement de Laval

Conseil régional de l’environnement des Laurentides

ZIP de Québec et Chaudière-Appalaches

ZIP Les Deux Rives

ZIP Côte-Nord du Golfe

Greenpeace Canada, Montréal

Association des riveraines et riverains du lac Joseph

Association de protection du lac à la truite d’Irlande

Association des Riverains et Amis du Richelieu

Association pour la protection du lac Taureau

Canot-Kayak Qc

Environnement Jeunesse (ENJEU)

WWF-Canada, direction Québec

Le Projet de la réalité climatique Canada

Parc de la Rivière-des-mille-Iles

Association du Grand lac Saint-François – Secteur sud

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PL 61 : Le programme de relance devrait aider les municipalités à assainir leurs eaux

Projet de loi 61 :

Le programme de relance devrait aider les municipalités à assainir leurs eaux

Montréal, le 4 juin 2020 – La Fondation Rivières interpelle le gouvernement du Québec afin d’inclure les investissements en assainissement de l’eau dans les projets prioritaires prévus au projet de loi 61 sur la relance économique. L’actuel projet de loi ne prévoit pas de mesure qui permettrait aux municipalités de prendre rapidement action pour réduire la pollution des eaux.

Plus tôt cette semaine, la Fondation révélait notamment que 7 municipalités sur 10 devaient prendre action pour réduire la pollution émise dans les rivières. L’étude de 130 stations d’épuration évaluées au cours des trois dernières années indique aussi que la capacité de traitement de 24 des 130 stations (18 %) est dépassée de plus de 25 %.

Une centaine d’entrevues auprès des responsables municipaux ont permis d’entendre leur cri du cœur : leur dossier est ballotté d’un ministère à l’autre, entre l’Environnement et les Affaires municipales. Ils déplorent devoir multiplier les appels d’offres en ingénierie entre les étapes. Les consultants préconisent souvent une solution différente de leur prédécesseur et les municipalités doivent réaliser des mises à jour des données à répétition. Plusieurs demandes de subventions doivent être élaborées et  chaque subvention a ses exigences particulières. Les deux paliers de gouvernement sont souvent impliqués, chacun avec ses modalités de remboursement des coûts. Ces opérations sont tellement complexes que certains ont choisi un consultant pour les guider dans les dédales gouvernementaux.

Après 40 ans d’assainissement des eaux au Québec, comment se fait-il que l’on doive encore multiplier les études comparatives de différentes technologies pour chaque projet ? N’est-il pas possible de mettre en commun les connaissances acquises, les coûts de construction et d’exploitation des différentes technologies ?

Selon Alain Saladzius, ingénieur et président de la Fondation Rivières, « le domaine de l’assainissement des eaux pourrait contribuer rapidement à la relance de l’économie avec plusieurs chantiers qui relèveraient d’initiatives municipales, alors que les 202 projets annoncés dans le projet de loi relèvent de ministères et ne seront finalisés qu’à moyen ou long terme. Dans le secteur municipal, pour accélérer, il faudrait d’abord éliminer les obstacles au déroulement efficient des projets, avec des procédures allégées et des ressources humaines et financières suffisantes. Un bon accompagnement des municipalités s’impose sur les plans techniques et administratifs ».

La Fondation Rivières demande conséquemment le développement de chantiers visant la réduction de la pollution des eaux, avec de meilleures conditions de réalisation permettant d’obtenir une dynamique d’investissement accélérée.

Pour télécharger le communiqué

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Source :

Geneviève Tardy
Responsable des communications
c. 514 424-3556
communications@fondationrivieres.org

 

 

 

eaux usées

Juin, mois de l’eau : 7 municipalités sur 10 contaminent toujours les rivières

JUIN, MOIS DE L’EAU : 7 MUNICIPALITÉS SUR 10 CONTAMINENT TOUJOURS LES RIVIÈRES, INDIQUE UN BILAN DE LA FONDATION RIVIÈRES

Montréal – Le 1er juin 2020. Sept municipalités sur 10 contaminent toujours les rivières du Québec. C’est ce que révèle trois années d’études réalisées par la Fondation Rivières sur les systèmes d’assainissement des eaux de 130 municipalités au Québec, soit 15 % des 846 systèmes d’assainissement municipaux existants. La recherche a ciblé cinq grands bassins versants où vivent près d’un million et demi de Québécois : les rivières Richelieu, Bécancour, Châteauguay, L’Assomption et la Baie Missisquoi.

Les données recueillies révèlent en effet qu’en 2018, 53 645 rejets d’eaux usées dans les cours d’eau du Québec ont eu lieu, ce qui représente 147 débordements en moyenne par jour. Ces surverses comptabilisent un total de 37 575 heures de débordement pour cette seule année. La situation est par ailleurs très loin de se résorber, alors que le tiers des systèmes d’assainissement municipaux dépassent leur capacité hydraulique de traitement. Ces dépassements sont tels qu’en 2018, 62 stations d’épuration ont dérivé plus de 21 millions de m3 d’eaux usées non traitées dans l’environnement, soit près de trois fois ce que Montréal avait déversé dans le fleuve en 2015 dans ce qu’on avait qualifié de “ flushgate ”. La Fondation Rivières a documenté les causes de ce recul.

Capacité de support des milieux naturels

À l’heure actuelle, les normes de rejet de contaminants dans l’environnement ne tiennent pas compte de l’évolution dans le temps de la capacité des milieux naturels à tolérer la pollution. En effet, toutes les municipalités du Québec sont encore en attente depuis 2014 de recevoir leur « attestation d’assainissement », une nouvelle norme qui viendra établir le nombre maximal de surverses que peuvent tolérer les différents bassins versants et les normes de traitement à atteindre. Or, le MELCC n’a encore émis aucune attestation en vertu de ce règlement. Selon les informations obtenues, le processus d’émission des attestations serait complété en 2026, soit 12 ans après l’adoption du règlement.

Des normes inacceptables et des municipalités fautives ou négligentes

Une municipalité respecte les normes du MELCC en matière d’assainissement des eaux usées, mais demeure, avec plus de 1 000 surverses par année, la plus importante source de contamination du milieu récepteur. Comment cela est-il possible?

Premier exemple. L’usine de traitement des eaux usées de la municipalité X a été construite en 1986, alors que les normes de rejets étaient beaucoup plus laxistes. Puisque l’usine n’a fait l’objet d’aucune modification depuis sa construction, ce sont les règles de l’époque qui s’appliquent toujours. De fait, la municipalité peut polluer les cours d’eau en toute légalité sans craindre d’éventuelles sanctions.

Deuxième exemple. La municipalité Y a obtenu l’aval du MELCC pour construire un immeuble de 70 unités de condominium en bordure d’une rivière. Cette autorisation est conditionnelle à l’augmentation de la capacité de traitement de ses systèmes d’assainissement. Or, le MELCC accorde un délai de huit ans à la municipalité pour se conformer aux normes, malgré l’augmentation immédiate des unités de logement sur son territoire. Huit années de surverses supplémentaires sont ainsi légalement autorisées, alors que quelques mois suffisent pour augmenter la capacité des usines et des stations de pompage ou pour réduire les apports d’eaux.

Les municipalités n’ont d’ailleurs rien à craindre de la part du MELCC en termes de représailles, puisque ce dernier a émis seulement 23 sanctions depuis 2014, dont 18 pour le non-respect des délais administratifs de transmission d’informations obligatoires. Aucune sanction pénale ou pécuniaire relative à la contamination de l’eau pour des rejets au-delà des normes permises n’a été émise par le MELCC.

Des municipalités exemplaires laissées à elles-mêmes

Depuis deux ans, la Fondation Rivières a interviewé plus de 100 dirigeants municipaux et le constat est clair : les municipalités ont rarement l’expertise, les ressources, ou le soutien nécessaire pour sélectionner les solutions les mieux adaptées à leurs besoins et pour remplir les conditions leur permettant d’obtenir des subventions.

Les dirigeants n’ont d’ailleurs plus la possibilité de s’appuyer sur l’expertise du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH), dont les équipes d’inspection ont été démantelées en 2014 suite à l’adoption du Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées. Les municipalités doivent ainsi se référer à des firmes d’ingénierie dont les connaissances sur les enjeux de pollution des milieux récepteurs sont limitées.

Aucune communication entre le MELCC et le MAMH

Le fonctionnement actuel prévoit que les plans et devis soient déposés par les municipalités au MELCC qui s’assure que les installations répondent aux normes en respect du règlement. Lorsque les projets obtiennent l’aval du MELCC, les municipalités les soumettent ensuite au MAMH afin d’obtenir un financement pouvant atteindre jusqu’à 95 % des coûts. En aucun temps le MELCC et le MAHM ne se concertent pour identifier les projets prioritaires. Tous les dossiers sont traités au cas par cas, sans vision globale de la situation. Cette absence de communication entre les deux ministères engendre des gaspillages de fonds publics très importants.

Cas de figure. Les municipalités X et Y sont en tous points similaires : même population, même géographie, même débit d’eaux usées, mêmes besoins en termes d’usine de traitement, etc. Pourtant, la construction de l’usine de la municipalité Y a coûté deux fois plus cher que celle de la municipalité X. Pourquoi? Contrairement à la municipalité X, la municipalité Y espère qu’un jour les Montréalais iront s’y établir en masse. Un espoir injustifié, pourtant financé à hauteur de 83 % par le MAMH, dont le seul critère d’évaluation réside dans l’autorisation du MELCC.

Pour une vision globale et des priorités d’intervention

Les études menées par la Fondation Rivières, un organisme indépendant et sans but lucratif, ont permis de faire un portrait peu reluisant de la situation et de dresser une liste des interventions prioritaires pour améliorer la situation.

À ce jour, le Gouvernement du Québec n’a toujours pas fixé d’objectifs clairs et mesurables autres qu’avec des échéances trop laxistes. Il n’existe également aucun état d’avancement public des travaux en cours. Il apparaît maintenant évident que les dossiers prioritaires qui nécessitaient la construction d’ouvrages d’assainissement des eaux usées ne pourront être complétés en 2020 tel que le Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées l’exige.

Il est inconcevable que les subventions accordées par le MAMH ne tiennent pas compte des priorités d’assainissement à l’échelle des bassins versants. Depuis des dizaines d’années, on distribue des milliards de dollars aux municipalités sans aucun égard aux priorités environnementales, alors que c’est l’unique objectif des systèmes d’assainissement, améliorer la qualité des eaux.

Quant aux principales sources polluantes identifiées, elles ne seront pas réduites à moyen terme, selon le rythme actuel et le nombre important de surverses.

Il est temps d’agir.

Ces études ont été rendues possibles grâce à l’appui et à la participation financière des organismes suivant :

💧Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC)

💧Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR)

💧La Corporation de l’Aménagement de la Rivière l’Assomption (CARA)

💧Société de conservation et d’aménagement des bassins versants de la Zone Châteauguay (SCABRIC)