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Carte du potentiel de baignade à Montréal

Baignade à Montréal, Habitat 67

Crédit photo : Dominique Tosini

Plus de 50 endroits où l’eau est de bonne qualité pour se baigner à Montréal

La présente carte révèle qu’il existe 51 lieux accessibles à partir des rives de l’île de Montréal où au moins 90 % des prélèvements du RSMA montrent une bonne qualité de l’eau pour la baignade en temps sec.

Survolez la carte grâce à votre curseur sans cliquer pour obtenir plus de détails sur les sites ciblés.

Qu’est-ce qui altère la qualité de l’eau? 

La baignade en zone urbaine est souvent impossible après de fortes pluies, qui s’accompagnent de débordements d’eaux usées. Cela a pour effet d’affecter la qualité de l’eau.

La contamination de l’eau en temps sec (lorsqu’il n’a pas plu depuis une certaine période de temps; dans le cas de notre étude, 48h) est généralement causée par des problèmes de raccordements inversés, c’est-à-dire de conduites d’égouts résidentielles ou commerciales branchées au réseau pluvial. Cela fait en sorte que des eaux usées sont rejetées dans les cours d’eau sans traitement. Il s’agit d’un phénomène connu de la Ville de Montréal et qu’elle tente de résoudre. Les fientes d’oiseaux peuvent aussi représenter une source de contamination importante à certains endroits.

Où peut-on se baigner à Montréal présentement? 

Il n’existe que trois accès publics à la baignade sans frais sur le territoire de Montréal : à la plage de Verdun, au Parc-nature du Cap-Saint-Jacques et à la plage du parc-nature du Bois-de-L’Île-Bizard (fermée présentement). La Ville ne prévoit que trois projets d’ouverture de zones de baignade dans le fleuve : au futur Parc riverain de Lachine, au parc de la Promenade Bellerive et à la Plage de l’Est (compromis par la présence potentielle du chevalier cuivré, une espèce menacée d’extinction).

 

Méthodologie et précisions

• Selon les données du RSMA de la Ville de Montréal, prélevées en période estivale, de 2003 à 2021.

• Seuls les sites où l’échantillonnage s’est échelonné sur un minimum de cinq années consécutives, dont une partie s’inscrit durant les dix dernières années, ont été retenus. 

• Au Québec, les normes de concentration en coliformes fécaux pour la baignade sont établies à un maximum de 200 UFC/100mL (Unité Formant Colonie).

• Un temps sec est associé à une période sans pluie au minimum 48 heures avant le prélèvement.

• La Fondation aurait espéré pouvoir analyser les données dans le secteur de Laval, mais la ville de Laval ne rend pas publiques ces informations.

• Sont exclus les paramètres relatifs au débit de l’eau et à la sécurité des installations d’accès.