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Fondation Rivières, finaliste pour le Prix ECO Impact de la Communauté

On a besoin de vous maintenant!

Fondation Rivières est finalistes pour le prix ÉCO Impact de la Communauté. Ce prix récompense les individus ou les groupes qui ont démontré leur engagement environnemental à travers des initiatives, des projets, des pratiques durables.

Ce prix est décerné par Éco Canada, une organisation qui soutient l’innovation et l’emploi en environnement. C’est la première fois qu’une organisation québécoise est finaliste pour ce prix. C’est un vote populaire qui détermine qui sera le gagnant et nous avons besoin de vous maintenant!

Le grand gagnant sera dévoilé lors de la remise de prix le 3 février prochain.  Pour voir ou revoir notre vidéo de mise en candidature : Candidature Fondation Rivières pour notre première édition de La semaine du Grand Splash en 2021.

Pour voter, cliquez sur le bouton ci-dessous et rendez-vous au bas de la page et assurez-vous de bien sélectionner Fondation Rivières. Comme la compilation est déterminée par adresse courriel, si vous avez plus qu’une, n’hésitez surtout pas à voter plusieurs fois… 🙂

La période de votation fermera le 31 janvier minuit (Heure de l’Alberta).

Deneigement

Attention à ne pas trop saler les rivières!

Chaque hiver, 800 000 tonnes de sels de déglaçage sont appliqués sur les routes du Québec, nous apprend le Ministère des Transports, 2019. Ces substances s’accumulent et se retrouvent dans les cours d’eau par le ruissellement, ce qui représente un risque important pour la faune et la flore aquatique, comme indiqué dans le rapport d‘Environnement Canada de 2001.

Parmi les solutions de rechanges, on retrouve des déglaçants biodégradables tels que les copeaux de bois ou le jus de betterave qui sont souvent combinés à des abrasifs traditionnels comme le sable ou la pierre concassée. Aussi, des changements d’habitudes, comme par exemple une utilisation plus fréquente de la « gratte » et une réduction de la vitesse peuvent contribuer à la réduction de l’application de sels utilisés. 

Il existe en ce moment au Québec 24 routes déglacées presque exclusivement sans sels. Donc oui il est possible de déglacer les routes sans sels et de minimiser les impacts négatifs sur l’environnement et les cours d’eau. N’hésitez pas à informer vos élu.e.s et les employés de votre municipalité, afin de leur proposer ce genre d’alternatives écologiques de plus en plus populaires et souvent, beaucoup plus abordables.

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Limitation de la vitesse sur la rivière Richelieu à 10 km/h : les nouveaux élus doivent tenir tête au lobby nautique

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Limitation de la vitesse sur la rivière Richelieu à 10 km/h : les nouveaux élus doivent tenir tête au lobby nautique

Montréal, le 16 novembre 2021 – Le ministère fédéral des Transports (Conseil du Trésor) s’apprête à adopter en deuxième lecture un règlement qui réduira la vitesse des bateaux à moteur à 10 km/h sur un tronçon de 20 kilomètres de la rivière Richelieu, qui longe les villages de Saint-Antoine, Saint-Denis, Saint-Charles et Saint-Marc-sur-Richelieu. C’est une première au Canada, fruit d’un travail de collaboration et de consultations publiques menées depuis 2017 par le député Xavier Barsalou-Duval et les quatre conseils municipaux précédents qui avaient appuyé unanimement le projet.

Or certains plaisanciers et groupes d’intérêts privés s’opposent à cette démarche et demandent aux maires nouvellement élus des quatre municipalités de ne pas confirmer leur appui au projet avant le 19 novembre, tel qu’exigé par le Conseil du Trésor, ce qui mettrait en péril le projet. 

« Les bateaux sont de plus en plus gros, de plus en plus puissants, et ils font un bruit assourdissant et des vagues de plus en plus imposantes. La récente mode des wakeboats est venue empirer le problème. Ajoutées aux crues du printemps, ces vagues sont parfois désastreuses », précise Michel Leduc de l’Association des riverains et amis du Richelieu.

Le nouveau règlement limitera la vitesse des bateaux à propulsion mécanique et électrique à un maximum de 10 km/h. Il sera aussi interdit de tirer une personne sur tout équipement sportif ou récréatif, et interdit « de surfer sur le sillage d’un bâtiment dans la partie visée de la rivière ». Actuellement, les services policiers ne disposent d’aucune réglementation leur permettant d’intervenir contre la vitesse excessive des embarcations. 

Pêches et Océans Canada a émis un avis favorable au projet en soulignant que la vitesse excessive des embarcations et le batillage sont identifiés comme des causes importantes de la dégradation de l’habitat essentiel du chevalier cuivré, une espèce qu’on retrouve uniquement au Québec et dont la population est en voie de disparition. 

Cette solution permettra de réduire considérablement l’érosion des berges, d’améliorer la clarté de l’eau, de contribuer à la tranquillité des riverains et d’assurer une meilleure sécurité nautique sur la rivière.

Nous invitons les quatre nouveaux maires élus, Jean-Marc Bousquet de Saint-Denis-sur-Richelieu, François Berthiaume de Saint-Marc-sur-Richelieu, Julie Lussier de Saint-Charles-sur-Richelieu et Jonathan Chalifoux de Saint-Antoine-sur-Richelieu à ne pas céder aux intérêts privés et à poursuivre des objectifs de protection et d’utilisation sécuritaire de la rivière pour l’ensemble des usagers.

Et nous signons:

  • Fondation Rivières, André Bélanger, directeur général
  • Association des riverains et amis du Richelieu, Michel Leduc, président
  • Conseil régional de l’environnement de la Montérégie, Andréanne Paris, directrice générale
  • Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR), Sylvain Lapointe, directeur général

 

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Source :

Christian Généreux, Responsable des communications
Fondation Rivières

514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

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Élections municipales : Fondation Rivières rappelle aux nouveaux élus qu’ils font partie de la solution au problème des déversements d’eaux usées

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Élections municipales : Fondation Rivières rappelle aux nouveaux élus qu’ils font partie de la solution au problème des déversements d’eaux usées

Montréal, le 11 novembre 2021 – Sept nouveaux maires sensibles aux questions environnementales ont été élus dans les sept plus grandes villes au Québec. À elles seules, Longueuil, Saguenay, Laval, Québec, Gatineau, Terrebonne et Sherbrooke abritent la moitié de la population du Québec et elles sont responsables de 42% de l’intensité totale des déversements d’eaux usées au Québec, comme le démontre le triste palmarès 2020 des déversements d’eaux usées.

Après une campagne électorale forte en propositions sur l’environnement, Fondation Rivières félicite les nouveaux élus municipaux et offre son expertise et sa collaboration pour les soutenir dans leurs initiatives visant à la préservation des milieux humides et à la réduction des déversements d’eaux usées dans nos rivières.

Avec le triste palmarès 2020, les nouveaux élus ont tout en main pour mieux comprendre la problématique, élément clé pour être en mesure de prendre action efficacement. En quatre ans, vous avez le pouvoir de vous attaquer et de régler le problème des déversements d’eaux usées.

Vous avez besoin d’aide? N’hésitez pas à nous contacter!

Vous pouvez consulter le palmarès sur le site de Fondation Rivières à fondationrivieres.org.   

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Source :

Christian Généreux, Responsable des communications
Fondation Rivières

514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

Palmarès 2020 Revu et corrigé

Palmarès 2020, revu et corrigé

Palmarès 2020 revu et corrigé

Nous avons dévoilé notre Palmarès 2020 la semaine dernière et, malheureusement, une erreur s’est glissée dans la manipulation de notre puissante, mais ô complexe, base de données. Nos calculs en termes d’intensité des déversements sont rigoureusement exacts, mais c’est en exprimant cette intensité sur le nombre d’habitants qu’on s’est trompé.

Nous avons bien entendu corrigé le tout et nous avons mis à jour dans notre Palmarès 2020 sur notre site. Et même s’il n’y a pas de changements majeurs ou importants, par souci de transparence et d’intégrité, nous vous le communiquons aujourd’hui. 

Vous remarquerez sûrement que Trois-Rivières est maintenant en première position dans le classement des 10 plus grandes villes du Québec. Elle occupe cette position parce que la Ville a connu un bris majeur en septembre 2020 qui a provoqué un déversement continu durant 16 jours. N’eût été de cet accident, Longueuil serait encore une fois la pire ville au Québec en ce qui a trait au déversement des eaux usées et ce, pour une deuxième année consécutive.

Maintenant, comme les élections municipales sont derrière nous, vous avez tout en main pour interpeller vos élu.e.s pour qu’ils et elles agissent dès maintenant. Car ce problème environnemental majeur ira en empirant et ce, de plus en plus rapidement, dû principalement aux changements climatiques. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre. Surtout pas 10 ans!

Vous avez besoin d’aide? N’hésitez surtout pas à nous contacter.

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Fondation Rivières rend public le triste palmarès des municipalités 2020

Fondation Rivières rend public le triste palmarès des municipalités 2020

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSIOM IMMÉDIATE

Montréal, le 27 octobre 2021 – Pour une deuxième année, Fondation Rivières rend public un outil permettant de découvrir la liste des municipalités qui se démarquent quant à l’intensité de leurs déversements d’eaux usées en 2020. Elle a aussi mis à jour, sur son site web, la carte interactive des rejets avec les nouvelles données de 2020 qui révèle qu’il y a eu près de 53 000 déversements d’eaux usées l’an dernier au Québec.

Le triste palmarès 2020 met en lumière l’intensité des déversements de près de 700 municipalités, ce qui permet de distinguer celles qui se sont améliorées depuis 2019 de celles où la situation s’est détériorée. Cette année, nous innovons grâce à l’utilisation d’un puissant logiciel qui permet de comparer la performance des municipalités de taille semblable et aussi de connaître leur classement dans leurs régions respectives.

Parmi les grandes villes, Trois-Rivières devance tout juste Longueuil en première position dans le classement des 10 plus grandes villes du Québec. Elle occupe cette position parce que la Ville a connu un bris majeur en septembre 2020 qui a provoqué un déversement continu durant 16 jours. N’eût été de cet accident, Longueuil serait encore une fois la pire ville au Québec en ce qui a trait au déversement des eaux usées et ce, pour une deuxième année consécutive.

On peut aussi constater une dégradation importante à Lévis et à Trois-Rivières entre 2019 et 2020. On note d’autre part une amélioration à Laval, Québec, Gatineau et Saguenay. En apparence, Sherbrooke présente des résultats positifs, mais en réalité, la Ville se voit attribuer une note D en ce qui a trait à la qualité de la mesure, puisqu’elle n’a pas complété l’installation des enregistreurs électroniques sur près de la moitié de ses ouvrages qui débordent.

La qualité de la mesure illustre le degré de transparence des municipalités, puisqu’il indique la proportion des ouvrages de surverses d’importance qui sont dotés d’enregistreurs électroniques. Une municipalité qui mesure bien l’intensité de ses déversements est donc désavantagée.

En ce qui a trait aux villes de taille moyenne, ce sont les municipalités reliées au réseau de l’agglomération de Longueuil qui trônent à ce triste palmarès, suivies par Thetford Mines, Saint-Hyacinthe, Shawinigan, Saint-Jean-sur-Richelieu et Mercier. Notons une amélioration notable pour Victoriaville. Les municipalités de taille moyenne ont des niveaux d’intensité par habitant absolument inacceptables et c’est probablement là que le plus gros du travail reste à faire.

En ce qui a trait aux petites municipalités, Saint-Tite, Caplan, Marsoui, Waterloo, Manseau et Chandler trônent au sommet de ce triste palmarès. Saint-Tite et Manseau ont vu leur performance se détériorer entre 2019 et 2020, tout comme Saint-Joseph-du-Lac et Saint-Césaire. Soulignons une amélioration à L’Ange-Gardien, Disraeli, Bedford, Normandin et Saint-Gabriel-de-Brandon. Montebello, qui trônait au palmarès en 2019, se classe 30e cette année, une indication qu’on y a réglé en partie la source des déversements: un ruisseau qui s’écoulait dans le réseau d’égouts.

Cette année, le triste palmarès nous donne accès à des informations qui n’étaient pas visibles auparavant, dont la qualité de la mesure et le nombre de journées dans l’année où il y a eu des déversements. La Ville de Québec, par exemple, a connu 318  jours avec des déversements sur les 365 jours de l’année.

Pas d’amélioration notable depuis l’an dernier et une permission de polluer pour encore dix ans

Le nombre de déversements s’élevait à 52 794 en 2020, contre 60 663 en 2019. Cette diminution s’explique par des précipitations moindres en 2020. La météo plus clémente a aussi permis une réduction globale de l’intensité des déversements, mais ces réductions ne sont pas structurelles, puisqu’on autorise encore et toujours la construction domiciliaire sans exiger une augmentation de la capacité des infrastructures, comme on a pu le constater avec le cas de Saint-Lin-des-Laurentides.

Le bilan n’est ni pire, ni meilleur que celui de l’an dernier et il n’est pas près de s’améliorer. Dans une position ministérielle du 22 septembre 2021, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) rappelle que son objectif n’est pas de réduire les déversements d’eaux usées, mais simplement de ne pas en augmenter le nombre au-delà des niveaux de 2014. Dans cette même position ministérielle, il accorde aux municipalités jusqu’au 1er janvier 2030 pour atteindre cet objectif.

« Autrement dit, les municipalités ont la permission d’augmenter la pollution dans nos rivières pour les dix prochaines années. Le MELCC annonce que dans dix ans, il sévira contre celles qui n’auront pas ramené leur niveau de pollution à celui de 2014. Pourquoi attendre 2030? Pourquoi ne pas cibler les municipalités délinquantes et s’attaquer maintenant aux problèmes les plus criants? Ça n’a aucun sens. Comme le palmarès et la carte le démontrent, nous savons exactement où se trouvent les problèmes les plus criants. Le premier ministre Legault aime à se qualifier de pragmatique. En quoi une telle mesure mur-à-mur est-elle pragmatique?” – André Bélanger, directeur général de Fondation Rivières.

Visitez notre site internet pour découvrir le classement des 10 plus grandes villes du Québec, ainsi que le Palmarès des TOPS 50 municipalités, selon votre sélection. Si vous désirez pousser votre analyse un peu plus loin, le Palmarès expert est aussi à votre disposition avec davantage d’indicateurs à consulter.

À propos de l’indice d’intensité des déversements

Le triste palmarès est réalisé sur la base de l’indice d’intensité des déversements développé l’an dernier par Fondation Rivières. Cet indice donne une idée de l’importance  des déversements puisqu’il tient compte de la taille des ouvrages qui ont débordé et de la durée des déversements. En divisant cet indice d’intensité des déversements par le nombre d’habitants, il est alors possible de comparer les performances des municipalités entre elles, peu importe leur taille.

Mise à jour : 9 novembre 2021

Pour toute demande d’entrevue :

Christian Généreux
Responsable aux communications, au développement et à la mobilisation
514 272-2666, poste 302
communications@fondationrivieres.org

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La goutte de trop – Un documentaire sur l’eau potable à voir!

À Fondation Rivières, nous encourageons régulièrement des projets qui oeuvrent dans le même sens que notre mission, soit la protection des rivières et de ce fait, de l’eau potable. C’est pour cela que nous recommandons le documentaire fort pertinent « La goutte de trop », qui nous plonge directement dans le fleuve Saint-Laurent, sous la gouverne de Nathalie Lasselin. Au moyen de l’aventure qu’elle filme, soit l’extraordinaire tour de l’Île de Montréal en plongée sous-marine, elle nous montre les nombreux problèmes de notre eau, souvent cachés, auxquels nous devons faire face.

Ces problèmes sont récurrents à travers tout le Québec: au fil du documentaire, on nous amène aussi aux usines de traitement des eaux de Montréal, au Saguenay où l’on rencontre un maire aux prises avec des problèmes majeurs, à une plage ou les citoyens se baignent dans les eaux d’égouts, ainsi qu’auprès de citoyens qui trouvent des solutions pour règler l’enjeu de notre surconsommation.

Rarement a-t-on vu des images et témoignages aussi précieux. Les problèmes à corriger sont connus, les solutions devront être mises en place, et c’est vers cela que nous dirigeons nos efforts à la Fondation.

«Au Québec, l’eau potable est inépuisable.» Ce mythe perdure, et il est impératif que le gouvernement prenne ses responsabilités dans la gestion de celle-ci. Les citoyens ne peuvent pas oeuvrer seuls: il nous faut un effort collectif et soutenu pour empêcher la perte de notre plus précieuse ressource naturelle.

Visionnez la bande-annonce ci-dessous:

À voir sur le site de Télé-Québec : Une goutte de trop

Milieu humide

Destruction des milieux humides: fin de l’excuse de la propriété privée

Il fut un temps où l’on pouvait détruire les milieux humides du Québec en toute impunité. Puis, un temps où des promoteurs immobiliers essayaient coûte que coûte de contourner les règlementations mises en place pour justifier des projets néfastes aux milieux naturels.

Et bien, ce temps sera bientôt révolu car un pas de géant dans le droit environnemental vient d’être franchi: la Cour Supérieure a jugé que la propriété privée ne constituait pas un droit absolu en ce qui concerne la conservation des milieux humides. Il ne sera donc plus question de poursuivre les municipalités concernant les règlementations qui protègent ces milieux essentiels à notre environnement, et surtout pas en utilisant l’excuse de la propriété privée!

Des milieux humides vulnérables

La situation des milieux humides au Canada est critique, alors que déjà 70% d’entre eux en milieu habité ont été détruits. La situation est encore plus grave près de la Communauté Métropolitaine de Montréal où à peine 15% des milieux qui existaient à l’état naturel sont encore intacts, ce qui constitue une catastrophe écologique pour la survie des espèces. Rappelons-nous que la rainette faux-grillon est encore en péril au Québec!

Un des rares milieux humides restants à proximité de Montréal, à l'Île Bizard. Crédit photo: Gilles Douaire
Un des rares milieux humides restants à proximité de Montréal, à l’Île Bizard. Crédit photo: Gilles Douaire

Ces milieux sont essentiels en raison de la diversité biologique qui en dépend, mais aussi des multiples bienfaits qu’ils apportent, que ce soit par la filtration de l’eau ou la régulation des débits. Véritables zones tampons de la nature, ils sont essentiels pour le maintien de l’équilibre de l’écosystème, dont celui des rivières.

Passer par la justice pour détruire

Les municipalités qui souhaitent faire leur part pour améliorer le sort des milieux humides ont un pouvoir non négligeable dans la conservation des espaces naturels, et ce grâce à leurs règlements de zonage. Il est essentiel qu’elles soient en mesure de les faire respecter.

En effet, la règlementation municipale est bien plus efficace que la version provinciale, soit le Règlement pour la Compensation et la Restauration des Milieux Humides et Hydriques. Ce règlement préconise, comme contrepartie à l’atteinte d’un milieu humide, de verser une certaine somme ou de promettre la restauration d’un autre milieu. Or, la compensation n’est en rien un moyen suffisant pour freiner la destruction lorsque les moyens financiers des promoteurs sont suffisamment importants, et surtout si ce Règlement s’assouplit. La Fondation a d’ailleurs dénoncé les intentions d’assouplir le Règlement dans le passé. La nouvelle mouture de celui-ci, présentée en juillet 2021, s’avère, selon la Fondation, plutôt inquiétante vu que l’objectif de «zéro perte nette» est encore très loin d’être atteint. Par conséquent, le zonage municipal est sans conteste l’outil règlementaire le plus efficace. C’est pour cela qu’il est le plus contesté lors des projets de développement immobilier.

L’expropriation déguisée a longtemps été un motif utilisé par les promoteurs pour essayer de contourner la règlementation municipale qui protège les espaces naturels. Selon eux, les municipalités enfreignent le droit de propriété privée en restreignant de nombreux usages de terrain à des fins de conservation. Souvent, ils arrivent à leurs fins en réclamant une somme compensatoire en échange du potentiel de revenu «perdu» par les règlements de zonage. Cette somme est souvent très élevée; c’est entre autres pour cela que la Ville de Montréal n’a jamais pu protéger le ruisseau de Meadowbrook, ce qui a conduit à sa triste situation.

Cette pratique pourrait bien prendre fin avec ce dernier verdict , et la Fondation se réjouit de ce nouvel état du droit!

L’importance du droit en environnement

Ce n’est pas la premier cas judiciaire que la Fondation suit de près. Nous devrons nous attendre à d’autres tentatives de justifier la destruction de milieux naturels dans le futur. Cette dernière décision reste tout de même très encourageante!

Afin de rester informés sur les enjeux légaux en environnement, nous vous invitons aussi à parcourir la page Obiterre du Centre Québécois du Droit en Environnement, qui propose une vulgarisation de tous les aspects légaux à retenir, notamment en ce qui a trait aux milieux humides et hydriques.

Restons vigilant.e.s et informé.e.s!

Lieu du dépistage de pollution

Élevage du porc au Témiscamingue: pas de contamination des rivières

Olymel opère quatre maternités porcines au Témiscamingue et, curieusement, la qualité de l’eau de la Rivière à la Loutre et de la Petite rivière Blanche se détériore. Se pourrait-il que les pratiques d’épandage de lisier de porc en soient la cause?

C’est la question que l’Organisme de Bassin Versant du Témiscamingue (OBVT) se pose depuis des années. Et savez-vous quoi? À la Fondation Rivières, on a réussi à répondre à la question en réalisant une campagne de dépistage des sources de contamination bactériologique d’origine fécale (type E.coli).

Conclusion: c’est l’élevage de bovins, une station d’épuration inexistante et des fosses septiques non conformes qui sont en cause ici, pas l’élevage du porc. Vous trouverez un lien vers le rapport complet dans le bas de l’article.

Détecter rapidement la pollution

Pendant une semaine en novembre 2020, l’équipe de la Fondation a prélevé 68 échantillons d’eau en remontant les rivières à la Loutre et Petite rivière Blanche pour ensuite les soumettre à une analyse bactérienne avec un appareil d’analyse rapide de la qualité de l’eau qui donne des résultats en 15 minutes. Au fur et à mesure qu’elle détectait des pics de contamination, l’équipe de Fondation Rivières remontait les cours d’eau et elle a pu identifier exactement les sources de pollution des deux rivières. L’équipe de la Fondation a du faire preuve de débrouillardise afin d’installer le laboratoire sur le terrain!

Dépistage de pollution en terre agricole, près d'élevages de porc
Prélèvement d’échantillon: la Petite rivière Blanche traverse des zones agricoles où une contamination d’origine porcine ou bovine est soupçonnée

La doctorante Rose Ragot de l’Institut National de la Recherche Scientifique (INRS) nous a accompagnés sur le terrain et elle a fait des analyses de l’ADN mitochondrial des échantillons afin d’établir l’origine des E. Coli. Elle a aussi réalisé les analyses traditionnelles par dénombrement, histoire de nous permettre de déterminer la quantité précise de E. Coli dans l’eau. Rose nous accompagnait parce qu’elle avait besoin, pour son doctorat, de tester un marqueur spécifique à la pollution par le porc. Triste pour elle, mais elle n’en a pas trouvé…

Laboratoire de dépistage
La nécessité est la mère de l’invention, dit le proverbe

Une source principale inattendue

Cette étude a permis de détecter des pics de contamination fécale dans plusieurs emplacements, ainsi que leur origine. Et contrairement à l’hypothèse initiale, cette contamination provenait d’un réseau d’égout sans système d’épuration, de fosses septiques et d’élevage de bovins!

En effet, autour de la municipalité de Fugèreville, il a été possible de suivre le gradient de contamination en prenant des échantillons de plus en plus en amont d’un tributaire de la Rivière à la Loutre, pour ensuite arriver sur le point de déversement d’eaux usées.

Dépistage de pollution en amont de la rivière à la Loutre
Amont de la rivière à la Loutre

De plus, on a détecté une contamination associée à la présence d’agriculture bovine près de six sites échantillonnés: s’agit-il de l’épandage aussi? Ou est-ce qu’on laisse les vaches boire dans les cours d’eau? La question reste entière.

Quant aux élevages porcins, pourtant situés à proximité des cours d’eau, ils n’ont été responsables que d’un seul pic de contamination sur les 68 échantillons. Si le lisier de porc ne ruisselle pas dans les rivières, ce serait peut-être lié au fait qu’Olymel injecte le lisier dans le sol au lieu de l’épandre à la surface.

Passer à l’action

Au Témiscamingue, on est déjà passé à l’action. L’OBVT a sensibilisé les intervenants locaux et a commencé à mettre en place les principales recommandations du rapport:

  • Il est urgent que la municipalité de Fougèreville se dote d’un système d’épuration des eaux usées pour empêcher des déversements à l’instar d’autres régions du Québec, mais aussi que l’on s’informe sur les emplacements des fosses septiques le long des cours d’eau.
  • En ce qui concerne les élevages bovins, il est grand temps de revoir les pratiques d’épandage et l’efficacité des bandes riveraines près des champs. Il faudrait enfin vérifier si les les animaux s’abreuvent là où il ne faudrait pas.

Somme toute, ce sont des conclusions inattendues qui en disent beaucoup sur l’importance des bonnes pratiques dans la gestion des eaux usées, mais aussi dans les techniques d’épandage agricole. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences!

Intéressé.e.s par un dépistage?

Avez-vous aussi des questionnements sur la qualité de l’eau de votre région? Contactez-nous!

Suivi en Continu

Dépistage de pollution

Plage de la promenade Bellerive, bientôt accessible à la baignade

Baignade à Bellerive!

Très bonne nouvelle pour les résidents de l’est de Montréal! La Ville assurera l’accès aux berges au parc de la Promenade Bellerive, à Tétreaultville: il s’agit d’une belle avancée dans l’accès aux berges et à la baignade.

Une revendication qui ne date pas d’hier

Ce parc centenaire est le seul accès au fleuve pour l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Ses pentes douces et la qualité actuelle de ses eaux en font un endroit privilégié pour la création d’un accès à la baignade.

Il a fallu des décennies pour que les citoyens locaux aient enfin une réponse à leur plaidoyer: le projet d’accès au fleuve, après avoir été mis sur pause pendant des années, a été enfin débloqué tout en conservant la plage naturelle du parc.

Ainsi, une aire de baignade délimitée avec sauveteurs et surveillance de la qualité de l’eau verra le jour d’ici l’été prochain.

Une eau de qualité à Bellerive

Deux ans de tests rigoureux effectués sur l’eau aux abords de la Promenade Bellerive indiquent qu’elle est de qualité tout à fait adéquate pour la baignade. Comme c’est trop souvent le cas ailleurs au Québec, le fleuve à la hauteur du parc Bellerive a la réputation d’être dangereusement pollué, ce qui est un mythe. En effet, bien des lieux sont plus propres que nous le croyons et condamner l’accès au fleuve est une pratique du passé.

Il est évident que la surveillance sera de mise, surtout en cas de risque de déversements d’eaux usées. C’est d’ailleurs ce type de surveillance que Fondation Rivières a réalisé cet été à la plage de Verdun, au moyen d’un appareil d’analyse de l’eau à résultats rapides, qui permet de déterminer à temps les pics de contaminations qui requièrent une fermeture temporaire de la plage.

L’importance de l’accès à l’eau et à la baignade

L’accès à l’eau équitable est essentiel pour la protection de nos rivières; bien les connaître et les apprécier permet aux citoyens de voir leur valeur et de se mobiliser pour les défendre. De plus, dans un contexte où les étés deviennent de plus en plus chauds et où les canicules se multiplient, avoir un accès à la baignade pour se rafraîchir devient une question de santé, au-delà des loisirs.

C’est ici que la mobilisation prend tout son sens! En effet, des événements comme la semaine du Grand Splash, en invitant les citoyens à se jeter à l’eau, permettent d’attirer le regard sur ces lieux où la baignade est possible, mais qui est présentement interdite. Nous soulignons d’ailleurs la participation spontanée qui a eu lieu cet été à la Promenade Bellerive, dans l’esprit des ces revendications.

Un Grand Splash spontané pour réclamer l'accès à la baignade dans la Promenade Bellerive
Une participation spontanée, le tout organisé par Suzie Miron,
afin de réclamer l’accès à la baignade dans la Promenade Bellerive

La Fondation suivra de près les développements de ce beau projet pour l’année prochaine!