Questionnaire de diagnostic sommaire

Mise en contexte

Bienvenue sur le formulaire de diagnostic sommaire!

Le questionnaire vise à obtenir des gestionnaires d’ouvrages municipaux des informations complémentaires répondant aux observations et hypothèses de la Fondation Rivières découlant de ses états de situation.

Si vous avez des questionnements en lien avec les problématiques particulières (section 3 du formulaire), consultez la section Foire aux questions. Il est également possible de comprendre la catégorisation des indicateurs de problématiques en téléchargant ce document.

En remplissant ce formulaire, vous contribuez grandement à améliorer les informations relatives aux états de situation que nous produisons.

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Foire aux questions

La performance d’enlèvement du phosphore à une station d’épuration est évaluée selon la performance attendue à la station et les résultats d’exploitation observés. Si les résultats d’exploitation dépassent la performance attendue, il est important d’identifier la problématique reliée à ce dépassement.

Lors d’une déphosphatation chimique plusieurs facteurs pourraient occasionner une déficience de l’enlèvement du phosphore soit, un mauvais choix du coagulant, un mauvais dosage du coagulant, un mauvais point d’injection du coagulant, un problème de tuyauterie ou un mauvais mélange de ce dernier dans les eaux à traiter.

Une mauvaise déphosphatation peut avoir un impact important sur le milieu récepteur. Ces impacts comprennent entre autres l’eutrophisation accélérée des plans d’eau ainsi que la prolifération d’algues et de cyanobactéries dans le milieu récepteur. Ces proliférations peuvent avoir des conséquences graves sur les usages de l’eau et la santé publique.

Les eaux usées contiennent une charge microbienne importante. L’abattement de cette charge passe par la désinfection des eaux usées. Elle est exigée lorsque la protection des usages du milieu récepteur le justifie et seulement durant les périodes de l’année où cette protection est nécessaire.

Les potentielles causes d’une déficience de la désinfection peuvent être l’absence d’un système de désinfection, le disfonctionnement du système de désinfection en place (lampes UV encrassées, dosage insuffisant d’ozone, etc.), une trop grande présence d’algues en surface, obstruant le rayonnement ultraviolet passif du soleil ou la présence d’animaux déféquant proche de la conduite d’effluent de la station.

Les eaux usées domestiques Une charge microbienne importante à l’effluent est susceptible d’affecter les prises d’eau potable en aval ou de compromettre la pratique sécuritaire de nombreux usages de l’eau, comme les activités récréatives de contact direct avec l’eau (baignade, le ski nautique et planche à voile) ainsi que de contact indirect avec l’eau (pêche sportive, navigation, etc.).

Deux limites sur la toxicité des rejets à l’effluent sont importantes soit, la limite de toxicité aigüe à respecter en tout temps à l’effluent et la limite de toxicité chronique à respecter en moyenne sur une période relativement courte dans le milieu. Ces deux limites permettent de s’assurer qu’il n’y ait pas d’effet négatif important à court et à long terme sur les organismes aquatiques au point de rejet..

Les rejets toxiques sont souvent causés par une concentration élevée d’azote ammoniacale. La nitrification, le processus permettant d’éliminer l’azote ammoniacale des eaux usées dépend d’une série de condition : température de l’eau supérieure à 12 °C, alcalinité suffisante de l’eau brute, beaucoup d’oxygène, un pH entre 7,2 et 8,5 ainsi que suffisamment de bactéries nitrifiantes. Des rejets toxiques peuvent aussi être causés par des rejets industriels traités inadéquatement.

Outre ses effets sur la faune aquatique (décès lors de cas aiguës, troubles de développement et de reproduction lors de cas chroniques), l’azote ammoniacale rejeté dans un cours d’eau peut aussi poser des problèmes dans le traitement de l’eau potable.

La demande biochimique en oxygène sur 5 jours (DBO5), mesure la quantité de matière organique biodégradable contenue dans l’eau. Une concentration élevée en DBO5 indique une pollution organique élevée à la sortie de la station d’épuration.

Généralement, des déficiences d’enlèvement de la DBO5 peuvent être causées par des apports d’eaux industrielles (principalement dans les secteurs des pâtes et papiers et de l’agro-alimentaire), ou d’une aération insuffisante des eaux usées lors de leur traitement.

L’effluent rejeté avec une DBO5 élevée se traduit par une consommation de l’oxygène dissous dans le milieu aquatique. Ce manque d’oxygène affecte la vie aquatique et peut causer le stress ou la mort de la faune et de la végétation aquatique.

Les matières en suspension (MES) dans l’eau comprennent toutes les particules solides et insolubles présentes dans l’eau. Les MES comprennent des particules de limons, d’argile et de matière organique. Ces particules, maintenues en suspension dans la colonne d’eau par la turbulence de l’eau, servent généralement de support aux microorganismes dans l’eau.

Généralement, des déficiences d’enlèvement des MES peuvent être attribuées à une mauvaise décantation (pas assez de temps de séjour), des pointes de débits à la station, un brassage des eaux (retournement saisonnier ou forte aération), à une accumulation importante de boues proche de la conduite de sortie ou à une grande production d’algue dans des étangs aérés.

Un niveau élevé de MES rejeté dans un plan d’eau peut, entre autres, provoquer une hausse de la turbidité des lacs (impactant ainsi la production d’eau potable en aval), l’eutrophisation accélérée des plans d’eau et le colmatage du lit des cours d’eau et des frayères de poissons.

Les réseaux d’assainissement d’eaux usées transportent parfois une grande quantité d’eau d’origine pluviale qui ne devrait pas s’y retrouver. Lors de fortes pluies ou lors de la fonte printanière, des sources de captage en surface ou l’infiltration par la nappe souterraine peuvent provoquer des surcharges en réseaux, ce qui favorise le nombre de débordement aux ouvrages de surverses. D’autres sources possibles de débordements peuvent être, sans s’y limiter, l’obstruction d’une conduite ou des défaillances de pompage.

Les débordements d’eaux usées ont de nombreux effets négatifs. Entre autres, ils peuvent occasionner une baisse significative de la qualité d’eau dans un cours d’eau, ce qui peut affecter les prises d’eau des usines d’eau potable situées en aval dans la rivière. D’importants impacts environnementaux et économiques s’observent à la suite de débordements, principalement la dégradation de la qualité du milieu et des pertes de revenus dans le secteur récréotouristique. De plus, un nombre élevé d’événements de débordement peuvent mener à des refus d’autorisation pour de nouveaux développements domiciliaires ou industriels par les instances gouvernementales si un plan de mesures compensatoires n’est pas appliqué.

Les eaux de captage sont des eaux de pluie ou de fonte de neige ayant été canalisées vers le réseau sanitaire via des raccordements de drain de fondation, de gouttières, de puisards, de fossés ou des raccordements inversés. Selon la réglementation municipale en vigueur, certains de ces raccordements peuvent être considérés comme illicites, particulièrement les raccordements inversés. Les eaux d’infiltration, quant à elles, proviennent de la non-étanchéité du réseau qui permet l’entrée de l’eau souterraine dans le réseau sanitaire à travers des fissures dans les conduites.

Lors d’épisodes de captage et/ou d’infiltration, la station d’épuration reçoit une quantité d’eaux plus importante qu’à la normale, cette quantité pouvant parfois même dépasser son débit de conception. Cette surcharge hydraulique réduit la qualité du traitement et augmente les coûts d’investissements à long terme et d’exploitation à court terme. Dans certains cas, ces apports supplémentaires en eaux peuvent provoquer des débordements de réseau ou forcer des dérivations à l’intérieur de la station.

Afin de détecter ces eaux parasitaires il est possible de réaliser des essais à la fumée sur le réseau sanitaire afin de localiser les raccordements illicites, de réaliser un traçage par pastille de colorant des éléments de drainage pluvial afin de déterminer leur point de rejet, de réaliser une inspection par caméra robotisée afin de cibler des points d’infiltration, de mesurer les débits en conduites et des précipitations afin de cibler les secteurs les plus problématiques et ainsi quantifier les volumes d’eau parasitaires sur le réseau sanitaire. Cela permettra ainsi de prioriser la réalisation des travaux de réhabilitation en fonction de leur rentabilité.

Une solution possible est la mise en place d’infrastructures vertes (bassin sec, bassin humide, noues, biorétention, etc.) qui favorise l’infiltration dans le sol et réduit les eaux parasitaires dans le réseau municipal.

 

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