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Rivière Richelieu : Un rapport dresse un premier portrait régional de la performance des ouvrages d’assainissement municipaux

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Montréal, le 5 avril 2018 – La qualité inquiétante de l’eau de la rivière constatée en juillet 2017 par les canotiers qui ont parcouru la rivière Richelieu lors de l’événement Le Richelieu en 24h a incité la Fondation Rivières à identifier les sources de pollution d’origine municipales. Cette étude, une première à l’échelle d’un bassin versant, a permis de constater que les déversements d’eaux usées demeurent nombreux et que l’absence de planification dans les travaux à réaliser démontre une gestion aléatoire des infrastructures. Le rapport recommande une nouvelle approche pour que les municipalités soient accompagnées dans l’identification et de la résolution des problèmes environnementaux les plus importants au niveau du bassin versant.

La Fondation Rivières a ainsi colligé les données d’exploitation des années 2014 à 2016 pour 31 systèmes d’assainissement, soit 26 sur le Richelieu et cinq sur le Saint-Laurent. Seulement six des 31 systèmes répondent à toutes les exigences, autant à la station d’épuration que dans le réseau de conduites qui transportent les eaux. Des 31 entités municipales invitées par la Fondation Rivières à discuter des résultats, 22 d’entre-elles, soit 71 %, ont participé à une discussion sur les observations et les actions requises au cours des prochaines années afin de diminuer les rejets dans les différents cours d’eau.  Ces données et discussions ont ensuite été interprétées et évaluées afin de dresser un portrait régional synthétique et représentatif des principaux défis en assainissement. Le travail a également permis de constater une certaine anarchie dans le choix des projets et la gestion des subventions qui ne sont pas nécessairement allouées selon des objectifs environnementaux prioritaires. La Fondation Rivières recommande que les organismes de bassins versants soient appelés à jouer un rôle prépondérant dans l’identification des priorités.

Le rapport Évaluation de performance des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux – Bassin versant de la rivière Richelieu et de la zone Saint-Laurent, années 2014 à 2016, est disponible sur le site web de la Fondation.

Pour lire un article du Journal de Montréal, dans lequel certains constats s’appuient sur ce rapport, cliquez ici.

La Fondation Rivières est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’œuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières – tout autant que de la qualité de l’eau.

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Pour informations :

Alain Saladzius, FIC, ing.
Président
514 924-2013
presidence@fondationrivieres.org

Gabriel Cliche, B. Sc. A.
Chargé de projets
514 272-2666 poste 23
campagnes@fondationrivieres.org

Journée mondiale de l’eau : L’assainissement des eaux à la dérive depuis quatre ans

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Montréal, le 22 mars 2018 – Le gouvernement du Québec s’est retiré d’importantes responsabilités depuis l’adoption, il y a quatre ans, du Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées. Depuis, les municipalités ne sont plus accompagnées par l’État, les résultats de performance ne sont toujours pas accessibles aux organismes, l’identification des problèmes et des solutions ne font pas l’objet d’une priorisation, notamment au niveau du bassin versant.

Le dernier rapport sur le sujet date de 2013. Il évaluait quelques 811 stations d’épuration et 4 457 conduites déversant des eaux usées non traitées dans l’environnement, en temps de pluie.  Depuis, les équipes d’inspection et d’accompagnement pour une amélioration du fonctionnement furent démantelées. L’accès au système informatique gouvernemental n’est toujours pas accessible malgré l’engagement du ministre Heurtel pris il y a un an. Mais il y a pire.

Des attestations d’assainissement inexistantes

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) n’a toujours pas émis une seule attestation d’assainissement aux municipalités, malgré le règlement en vigueur. L’annonce faite aux municipalités en juillet 2014 mentionnait leur délivrance «prochaine». Ces attestations sont comme des « permis d’exploitation ». Elles devaient statuer sur la performance des systèmes d’assainissement et voir à ce que les équipements répondent aux besoins en matière de protection des milieux récepteurs. Elles devaient notamment statuer sur les débordements d’eaux usées en temps de pluie qui pourraient être tolérées par le milieu récepteur. Or, ceux-ci augmentent. Les attestations devaient constituer, en somme, «un outil pour la mise en œuvre d’un processus d’amélioration continue de tous les rejets d’une station d’épuration municipale».

Le cas de la rivière Richelieu

Notre dernière étude de 31 systèmes d’assainissement situés sur la rivière Richelieu et de la zone Saint-Laurent indique que seulement six de ceux-ci ne requièrent pas d’investissement. Les débordements sont nombreux et augmentent, des stations sont désuètes, d’autres manquent d’équipements. Or, les subventions qui proviennent du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) ne tiennent pas compte de priorités d’assainissement du milieu récepteur qui est le bassin versant. L’argent est distribué aux municipalités selon les demandes reçues, sans égard à la rentabilité environnementale des travaux. Or, un exercice pourrait aisément identifier les travaux qui procureraient le plus de gains environnementaux, tout cela en tenant compte de la capacité de payer des municipalités.

Une vision régionale, une solution régionale

Pendant que des surplus financiers s’accumulent dans les coffres gouvernementaux, un passif environnemental se crée. Le gouvernement économise en réduisant ses effectifs et délègue des activités, il transfert des rôles de surveillance aux municipalités, la recherche et l’innovation à des groupes environnementaux, et la gestion de programmes à des organismes paragouvernementaux.

A défaut que l’État soit en mesure d’identifier les travaux prioritaires, la Fondation Rivières recommande que cette planification soit confiée aux organismes de bassin versant. Les 40 organismes déjà bien implantés sur tout le territoire québécois sont reconnus dans la Loi sur l’eau depuis 2009. Ils maîtrisent bien la connaissance du territoire et les enjeux liés à la qualité de l’eau ayant tous réalisé un plan directeur de l’eau avec les acteurs gouvernementaux, municipaux, économiques, environnementaux et sociaux du territoire, ce qui permettrait de soutenir ces analyses par bassin versant et de cibler les priorités d’intervention. Ils sont dotés d’un personnel scientifique déjà fonctionnel. Pour peu qu’un budget supplémentaire y soit dédié, le travail peut être plus rapidement accompli. Le Fonds vert ou le Fonds des générations, dotés de milliards de dollars, seraient ainsi adéquatement mis à contribution.

Les Québécois ont investi massivement depuis quarante ans pour assainir leurs eaux. Il importe   d’arrêter le recul vécu depuis quatre ans et d’assurer la pérennité des installations, de bien les exploiter et de les améliorer. Soyons à la hauteur, en cette Journée mondiale de l’eau, à tout mettre en œuvre pour respecter la capacité de support de l’écosystème EAU.

La Fondation Rivières est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’œuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières – tout autant que de la qualité de l’eau.

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Pour informations :
Alain Saladzius, FIC, ing., président
514 924-2013
presidence@fondationrivieres.org

Rivière Richelieu : une qualité de l’eau préoccupante

 

Les 8 et 9 juillet 2017, treize canoteurs et kayakistes ont traversé la portion canadienne de la rivière Richelieu afin de sensibiliser la population sur la qualité d’eau de cette rivière entre le lac Champlain et la ville de Sorel-Tracy au confluent du Saint-Laurent.

Les canotiers ont ainsi été des témoins de première ligne de l’augmentation de la pollution sur leur parcours. L’équipe du Richelieu en 24h a pris des échantillons d’eau à cinq endroits sur la rivière, ainsi que des photos, afin de documenter la situation.  Elle a produit un rapport dont les conclusions sont préoccupantes.

La Fondation Rivières souhaite conséquemment faire une étude de la problématique des eaux usées municipales et de son impact sur certaines grandes rivières québécoises, dont le Richelieu.  Pour voir le communiqué et le rapport d’analyse, cliquez sur les liens suivants.

Communiqué

Résultats de l’analyse – Rivière Richelieu – ACTION EAU RICHELIEU

INVITATION À LA 9E ÉDITION DES CAUSERIES CHAMPLAIN

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LES INDUSTRIES ET L’EAU

L’organisme de bassin versant Richelieu/zone Saint-Laurent (mieux connu sous le nom de COVABAR) a le plaisir de vous inviter à la 9e édition du rendez-vous annuel sur la gestion intégrée de l’eau : les Causeries Champlain. Cette année, l’événement se tiendra le 7 septembre 2017, à l’invitation de la ville de Sorel-Tracy, sous la thématique : « LES INDUSTRIES ET L’EAU ».

La Fondation Rivières participe à l’événement. Tous les détails sont dans le document suivant:

Causeries champlain – 7 septembre 2017

Le Richelieu en 24h, pour une eau en santé

La Fondation Rivières est heureuse de s’associer à ACTION EAU RICHELIEU qui souhaite mobiliser un groupe de canoteurs et kayakistes expérimentés pour descendre la rivière Richelieu sur toute sa longueur en 2 jours (124 km). Quand?  Les 8 et 9 juillet prochain.  Nous encourageons toutes les personnes intéressées à s’inscrire à cette descente.

L’objectif est de créer un impact médiatique qui permettra d’éveiller la population et les politiciens sur les mesures à prendre pour réduire les rejets de matières polluantes dans la rivière Richelieu.  Tous les détails sur le site web:

Le Richelieu en 24h

Pour l’année 2017, nous souhaitons…

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À vous tous, chers amis de la Fondation, une année 2017 remplie de paix, d’espoir, de projets, de nature et de solidarité. Continuons, en 2017, à améliorer ensemble la situation de nos rivières.

Après une année remplie d’action et une période des Fêtes lors de laquelle nous refaisons le plein d’énergie, voici quelques-uns de nos projets pour 2017 : les Soirées Rivières, lancées en 2016, se poursuivront avec la tenue de conférences portant sur des sujets qui sont aussi chauds que pertinents de par les questionnements qu’ils suscitent. De grandes assemblées de cuisine dédiées à l’eau. Le Guide des Chutes du Québec, un inventaire des endroits majestueux peu connus et facilement accessibles, sera mis en ligne. Il permettra de favoriser l’essor d’un écotourisme et d’un développement régional favorisant ainsi la préservation des rivières. Le projet IMERGé vise le développement d’une application mobile gratuite sur téléphone intelligent pour permettre aux citoyens d’alerter rapidement la Fondation Rivières lors d’un déversement, d’une pollution ou d’une autre situation problématique. La campagne Adoptez une rivière se poursuivra également en partenariat avec le groupe environnemental Nature Québec. Cette année, les rivières Châteauguay, du Nord, l’Assomption, Richelieu et Yamaska feront l’objet d’un bilan de performance et d’un suivi des systèmes d’assainissement des eaux. Enfin, des activités de financement tels des spectacles et rencontres avec certains de nos fidèles supporteurs qui nous offriront des performances uniques et mémorables. Et bien entendu, nous continuerons de surveiller tout ce qui se passe sur vos rivières et d’y réagir.

(Si vous souhaitez nous appuyer dans ou l’autre de ces projets, vous pouvez nous contacter au fr@fondationrivieres.org, devenir membre ou faire un don, unique ou mensuel).

Au plaisir de se recroiser sur le terrain en 2017 !

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