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Lettre ouverte envoyée aux médias, 26 mars 2010

Lettre signée par Roy Dupuis, président de Fondation Rivières

Mais à qui profiteraient de nouvelles petites centrales hydroélectriques ?

Hydro-Québec vient de dévoiler une liste de 31 projets de construction de petites centrales hydroélectriques soumis par divers promoteurs et dont la réalisation entraînerait la destruction de sites naturels exceptionnels ainsi que d’importantes répercussions sur les communautés. Le gouvernement Charest a ordonné cet appel d’offres à la société d’État, en dépit des surplus énergétiques considérables dont dispose la province.

Ce nouveau programme permet le harnachement de toutes les chutes du Québec, soit des forces hydrauliques, en tout ou en partie, « du domaine de l’État ». Nous sommes donc en droit de nous attendre à ce que ces projets soient réalisés dans l’intérêt public, puisqu’il s’agit d’un bien collectif. Or, plusieurs groupes de citoyens ont déjà signalé des situations inacceptables à Fondation Rivières. Il est clair que le processus mis en place ne répond pas aux enjeux de transparence, de démocratie, de rentabilité économique et de développement durable. En outre, il fait fi des recommandations de la commission Doyon (1995-1997), contrevient à la Politique nationale de l’eau du gouvernement Landry de 2002 et ne respecte pas la Loi sur le développement durable que le gouvernement Charest a lui-même promulguée.

Selon l’appel d’offres, tous les projets conformes « sont automatiquement retenus » et « font l’objet d’un octroi immédiat » jusqu’à concurrence de 150 mégawatts. Aucune balise environnementale n’est donnée, peu importe que les chutes soient situées dans des parcs réputés, que les projets soient soumis sans consultation préalable, qu’il s’agisse de barrages existants, de promoteurs privés ou occultes, de sites en territoires autochtones ou susceptibles d’être protégés, ou de rivières à saumon.

De plus, lit-on dans le devis, « la soumission est confidentielle » et « tous les documents seront traités de façon confidentielle ». Les citoyens sont ainsi privés de leur droit à l’information préalablement à l’octroi des contrats. Dans le cas de la rivière Franquelin par exemple, le BAPE n’a pas rendu publiques, ni interprété ou validé toutes les informations portées à sa connaissance lors des audiences qu’il a tenues. Les citoyens de Franquelin n’ont  pu, à ce jour, voir le contrat signé avec la firme privée partenaire, connaître le détail du coût et des profits anticipés, juger des mesures d’atténuation possibles des impacts ou discuter des diverses clauses de mise en œuvre du projet.

Toujours dans ce dossier, le promoteur, lui, refuse de hausser le débit réservé de 0,9 m3/s jusqu’au débit réservé requis pour les besoins fauniques de 1,5 m3/s. Pourtant, la commission Doyon, qui avait notamment souligné le manque de planification gouvernementale, avait recommandé que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) fixe et vérifie le débit réservé pour la protection de la faune, le respect de l’apparence des lieux ou la participation aux activités aquatiques, et révise les certificats d’autorisation si les conditions environnementales étaient insuffisantes.

Sont-ce donc les promoteurs qui dictent les exigences environnementales ? Quelle instance fera l’arbitrage, en toute transparence, entre les besoins fauniques et sociaux et les demandes de promoteurs motivés par les profits ?

Le Québec connaît des surplus tels en électricité que la centrale privée de Bécancour, nouvellement construite, a dû cesser ses activités de production à la demande d’Hydro-Québec. Des groupes environnementaux avaient pourtant prévenu le gouvernement du non-sens écologique et économique de cette entreprise. Aujourd’hui, Hydro-Québec se trouve à devoir compenser le propriétaire de la centrale à raison de 150 millions de dollars par année.

Alors pourquoi la société d’État s’engage-t-elle, avec le nouveau programme du gouvernement Charest, à acheter de l’électricité supplémentaire dont elle n’a pas besoin ? Et pourquoi garantit-elle de payer un prix, indexé annuellement, de 7,5 cents par kilowattheure ? Elle renonce ainsi à la concurrence et à la rentabilité, et devient un instrument de subventions pour des promoteurs aguerris qui ont flairé la bonne affaire. Cette façon de faire, utilisée dans les années 1990, a mené à une dérive qu’a décrite la commission Doyon.

Le coût de la gestion de ce programme par Hydro-Québec a-t-il seulement été évalué ? Combien de millions en coûtera-t-il au cours des 20 prochaines années ? Quel montant versera-t-on à la firme Deloitte, appelée en renfort pour représenter la société d’État ? Pourquoi Hydro-Québec ne gère-t-elle pas elle-même cet appel d’offres ?

Ce programme est le troisième à voir le jour depuis les années 1990. Le premier avait entraîné la création de la commission Doyon, qui avait recommandé qu’un bilan soit fait avant de lancer tout autre programme, un bilan qui se fait toujours attendre. Un deuxième programme, en 2002, établissait une liste de trente-six sites (chutes) rendues disponibles aux promoteurs. Le nombre avait par la suite été réduit à quatorze puis à trois, soit les seuls sites où il y avait déjà un barrage. Le gouvernement Landry avait finalement décidé de protéger tous les sites naturels vierges, un changement de cap politiquement courageux.

Nous demandons donc au gouvernement Charest qu’à l’instar de son prédécesseur et dans ce contexte de surplus énergétique et d’électricité à très bas prix, il présente toutes les informations relatives aux besoins réels en électricité et renonce à la multiplication des barrages sur les sites naturels vierges. Hydro-Québec, le BAPE et les ministères doivent, avant toute recommandation et avant tout engagement, respecter les principes de la Loi sur le développement durable. En outre, nous demandons que tous les citoyens aient accès à une information complète et que les décisions soient prises en utilisant le principe de précaution. Rappelons que l’eau, reconnue comme un bien collectif, n’est pas de juridiction exclusive du milieu immédiat. Bien qu’ils soient les premiers touchés par les projets, les intervenants régionaux ne détiennent pas l’exclusivité des droits ou privilèges.

Au cours des prochaines semaines, Fondation Rivières poursuivra la promotion des solutions alternatives émergentes (voir www.avecenergie.org) et soutiendra les citoyens qui s’interrogent sur ces projets, s’inquiètent  ou s’y opposent. Nous faisons appel à tous pour faire la lumière sur ce dossier.

Roy Dupuis, président

Fondation Rivières

Le 26 mars 2010

Une belle victoire citoyenne aux abords de la Batiscan!

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Notre-Dame-de-Montauban: 227 personnes ont signé le registre concernant le projet de centrale hydroélectrique

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Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Pour lire l’article publié le vendredi 12 mars 2010 dans le Nouvelliste, cliquez ici!

Menace sur la rivière Batiscan…la suite!

Le travail de terrain du groupe  Chute Libre a porté ses fruits! En quelques jours seulement, les citoyens bénévoles  ont réussi à informer la population de Notre-Dame-de-Montauban de la tenue d’une consultation publique le mercredi 10 mars, ainsi que de la signature d’un registre dès le lendemain.

Un registre qui requiert 98 signatures pour la tenue d’un référendum en ce qui concerne le projet de centrale hydroélectrique sur la rivière Batiscan.

Le jeudi 11 mars à 15h30, Chute Libre nous annonce fièrement que le registre comporte déjà 165 signatures!

Pour lire la couverture de la consultation publique par le Nouvelliste, cliquez ici!

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Photo: François Gervais ( Le Nouvelliste )



Pétition en ligne pour la rivière Restigouche

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3000 signatures d’ici avril pour sa protection

Le bassin versant de la rivière Restigouche est l’un des plus spectaculaires dans l’Est du pays. Couvrant plus d’un million d’hectares à la frontière de la Gaspésie et du Nouveau-Brunswick, il est reconnu internationalement comme étant le plus important habitat du saumon de l’Atlantique et du lynx du Canada.

Les montagnes brumeuses, les forêts majestueuses et les rivières sauvages font de cette région une destination de classe mondiale pour l’écotourisme, les aventures en plein air et la pêche. Hélas, malgré cette renommée et la beauté de cette nature encore sauvage, moins d’un pour cent du bassin versant est protégé du développement au Nouveau-Brunswick. Du côté québécois, il ne bénéficie que de minimes protections.

Une pétition est en ligne actuellement pour demander aux premiers ministres du Québec et du Nouveau-Brunswick de protéger ce bijou aux deux frontières.

D’ici avril, nous avons besoin de 3000 signatures. Signez ici.

Une campagne de la Société pour la nature et les parcs du Canada, ( SNAP )

Sections Québec et Nouveau-Brunswick

Une coalition dénonce l’abandon d’Éconologis, le seul programme visant à réduire la facture d’énergie des ménages à faible revenu.

La coalition, appuyée par plus de 250 organismes québécois…

2010-01-19 08:54 – Communiqué de presse

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Alma, le 19 janvier 2010 – Une coalition d’organismes de tout le Québec dénonce la décision de l’Agence d’efficacité énergétique (AEÉ) d’abandonner Éconologis, le seul programme d’efficacité énergétique destiné aux ménages à faible revenu. La coalition, appuyée par plus de 250 organismes québécois, demande l’intervention de la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, pour amener l’AEÉ à revoir sa position.

L’AEÉ a récemment demandé à la Régie de l’énergie de l’autoriser à mettre un terme au programme Éconologis dès le 1er avril 2010. Lancé en 1999, ce programme a permis à plus de 60 000 ménages à faible revenu, autant locataires que propriétaires, de bénéficier de visites gratuites à domicile pour recevoir des conseils et bénéficier de travaux légers d’efficacité énergétique ainsi que de l’installation de produits permettant l’économie d’énergie. « Éconologis est la seule mesure d’efficacité énergétique qui permet de rejoindre spécifiquement une clientèle qui, autrement, ne bénéficie d’aucun programme », précise Gilles Girard, directeur général chez Négawatts Production Inc.

La décision a provoqué la colère des organismes de défense des consommateurs, notamment parce que l’AEÉ entend remplacer Éconologis par un programme qui exclura une grande proportion de personnes à faible revenu. De plus, la phase pilote du programme de remplacement accuse déjà un retard inquiétant. Advenant l’échec du projet pilote, le retrait précipité d’Éconologis laissera de nombreux ménages démunis en plan.

Les familles à faible revenu disposent généralement de vieux appareils énergivores et logent souvent dans des habitations froides et mal isolées qui consomment une quantité importante d’énergie. Les mesures traditionnelles d’efficacité énergétique rejoignent très difficilement ces ménages, notamment parce que plusieurs sont locataires ou qu’ils n’ont pas d’argent à investir dans des travaux.

«Ce serait injuste et inacceptable que les ménages défavorisés, qui financent les programmes d’efficacité énergétique par les tarifs d’énergie et qui ont besoin plus que les autres de ces programmes, ne puissent plus y avoir accès», dénonce Gilles Girard.

Éconologis, livré par 12 organismes sans but lucratif tel Négawatts, a permis en 2008-2009 à quelque 12 700 ménages défavorisés, de toutes les régions du Québec, de profiter de mesures gratuites d’économie d’énergie, de réduire leur facture et de mieux affronter les rigueurs de l’hiver.

Source : Gilles Girard

(418) 668-2626

L’ÉMISSION LA FACTURE À TROIS-PISTOLES

La saga du petit barrage privé de Trois-Pistoles se poursuit. Après avoir coûté aux contribuables plus de 3 millions de dollars pour arrêter ces quelques MW inutiles sur une rivière patrimoniale, les promoteurs sont revenus à la charge. Suivez les péripéties à l’émission La Facture de Radio-Canada, le mardi  8 décembre à 19h30. Une émission qui mettra en vedette Jean D’Amour, ancien directeur du Parti libéral du Québec et nouveau député, actuellement sous enquête pour lobbyisme interdit, BPR, qui défraie actuellement les nouvelles pour curieux contrats sans appels d’offres et enfin André Boulanger, actuel président de Hydro-Québec Distribution.

Démission en bloc de 20 médecins à Sept-Îles

Fondation Rivières déplore le fait qu’on en soit rendu là pour attirer l’attention de nos élus.

Sur ce dossier, l’objet de notre implication est le fait que l’on anticipe que le projet de mine d’uranium contaminera la rivière Moisie et constitue une menace pour la prise d’eau de Sept-Iles.

Mise à jour le vendredi 4 décembre 2009 à 12 h 32

Un article et un petit topo audio:
http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2009/12/04/001-demission_medecins_Sept-iles.shtml

Vous pouvez également lire Lettre au ministre de la Santé


La Fondation rivières vient prêter main-forte à SISUR

Nicolas Dupont

Actualité – Publié le 30 novembre 2009

Canoe.ca, Le Nord-Est

La porte-parole de la Fondation rivières, Anne-Marie St-Cerny et quelques membres de Sept-Îles sans uranium (SISUR) se sont rendu au pont du ruisseau Daigle pour faire une démonstration: tous les polluants déversés dans le ruisseau qui longe la route d’accès au lac Kachiwiss finissent dans la rivière Moisie.

Les travaux d’aménagement d’une voie d’accès menant au Lac Kachiwiss ont atteint le pont du ruisseau Daigle. Cette fois-ci, les membres du SISUR n’ont pas manifesté, mais ont plutôt procédé à une démonstration.

«On est en train de construire une nouvelle voie d’accès pour les contaminants, affirme le porte-parole de SISUR, Marc Fafard. Tout va couler dans la route, puis dans le ruisseau et ça va finir dans la rivière Moisie. Aujourd’hui, nous allons le démontrer visuellement.»

Pour prouver son point, M. Fafard a déversé quelques litres d’eau colorée dans le ruisseau. À l’aide d’un hélicoptère, le groupe de pression a pu filmer le trajet de l’eau. En une heure, la tache de colorant avait atteint la rivière Moisie.

La Fondation rivière

«À notre avis, la rivière Moisie est intouchable. C’est un joyau pour toute la province. Je ne peux pas comprendre que le gouvernement laisse faire», lançait Mme St-Cerny.

La Fondation rivières ajoute désormais sa voix à celles des autres organismes qui lutte contre l’exploration et l’exploitation de l’uranium. «Nous venons appuyer les citoyens de Sept-Îles. C’est une solidarité qui est en train de se bâtir dans tout le Québec.»

Selon Mme St-Cerny, ce type d’exploitation traduit l’accélération de la rapacité des entreprises et le relâchement de la volonté du gouvernement à protéger l’environnement. «Si une mine voit le jour sur la Côte-Nord, nous allons devenir la poubelle nucléaire de la planète. Il y a d’autres solutions que l’uranium pour produire de l’énergie, sans mettre des milieux naturels en danger.»

Vidéo: SISUR rencontre Anne-Marie St-Cerny, porte-parole de la Fondation Rivières

http://www.facebook.com/group.php?gid=86403754654&v=app_2392950137

Dimanche 22 novembre 2009

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MCN21 ( Maîtres chez nous – 21e siècle ) organise un Grand rassemblement devant le siège social de Hydro-Québec  à 17 h

Durée: 45 minutes

Lieu: en face du 75 boulevard René-Lévesque Ouest (trottoir sud),  Montréal

Plusieurs personnalités des milieux artistique, politique, scientifique et syndical y prendront la parole, ainsi qu’une importante personnalité québécoise surprise, très connue et respectée pour :

* célébrer le 5e anniversaire de la victoire du Suroît,

* souligner l’importance pour le Québec de faire son indépendance des énergies fossiles (pétrole, gaz, nucléaire) par lui-même,

* souligner le lancement de la tournée de « Maîtres chez nous 21e siècle » pour discuter de notre indépendance énergétique avec toutes les Québécoises, tous les Québécois et les gens des Premières Nations,

* que ce débat se déroule de façon démocratique et transparente, comme René Lévesque et Jean Lesage l’ont fait en 1962.

http://mcn21.org/

Écoutez l’entrevue avec Daniel Breton, président de MCN21, à l’émission de Isabelle Maréchal au 98,5 fm, au sujet de ce rassemblement:

http://www.985fm.ca/chmp/audio/audioplayer.php?url=http://mediacorus.corusquebec.com/webcorus/audio/content_Audio/251811.mp3

Hydro-Québec dérive la Rupert sans tambours ni trompettes…

Source : www.flickr.com Shot 4 Days after the Diversion

Source : www.flickr.com Shot 4 Days after the Diversion

Rupert, avant la dérivation

Rupert, avant la dérivation

Le 7 novembre dernier Hydro-Québec amorçait la dérivation partielle de la rivière Rupert dans le plus grand silence.

 » Aucun communiqué sur ce moment historique n’a en effet été publié à l’intention des médias nationaux. « 

 » La société d’État a tu l’événement, empêchant ainsi les opposants de se manifester. « 


Article de Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir

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