Fondation Rivières – Rivers Foundation

Notre plan stratégique 2015-2020 est adopté

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Les membres de la Fondation Rivières qui ont participé à l’Assemblée générale du 1er juin dernier ont procédé aux élections des postes à combler au sein du Conseil d’administration, à l’adoption des prévisions budgétaires et à l’adoption du Plan stratégique 2015-2020.

 

Les dix administrateurs sont :

Alain Saladzius, président

Geneviève Marquis, vice-présidente

Dominique Girard, secrétaire-trésorière

Roy Dupuis, porte-parole

François Cantin, représentant de Nature Québec

Jean Chalifour

Stéphane Gautier-Éthier

Jacques Gélineau

Caroline Simard

Louis Tremblay

 

Vous trouverez dans le Plan stratégique toutes les informations à leur sujet ainsi que les cinq enjeux prioritaires d’intervention recommandés par le comité aviseur qui a consulté au préalable les organismes de bassin versant afin d’identifier les besoins concrets du milieu. Ce document présente aussi les principales réalisations depuis la création de la Fondation, ainsi que le plan d’action permettant d’atteindre les objectifs.

L’atteinte de ces objectifs dépend aussi de la réussite des campagnes de financement et de l’adhésion de membres. La protection des rivières dépend de votre appui !

Pour contribuer à la protection des rivières, complétez le formulaire et transmettez les informations à la secrétaire-trésorière bénévole Dominique Girard au fr@fondationrivieres.org

Vous pouvez également faire un don par Paypal ou devenir membre sur le site de la Fondation Rivières au www.fondationrivieres.org

 

Wednesday, June 24th, 2015 Actions - Mobilisation, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off

Traversées des rivières par le projet Oléoduc Énergie Est : une liste complète des rivières menacées est maintenant disponible et l’Ordre des ingénieurs est appelé à intervenir

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crédit photo : Alison Sinclair

crédit photo : Alison Sinclair

Montréal, le 12 juin 2015 – Le projet Énergie Est de TransCanada traverserait 70 rivières, 185 ruisseaux et le fleuve Saint-Laurent, pour un total de 256 cours d’eau.  Cette liste, ainsi que celle des 69 municipalités touchées et des 17 organismes de bassins versants impliqués, a été produite à partir des cartes et informations détaillées présentées sur le site de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) au www.cptaq.gouv.qc.ca. Cet inventaire complet est maintenant disponible à tous.

Le site de la CPTAQ présente, dans la section TransCanada Pipelines – Projet Oléoduc Énergie Est, de nombreux détails sur les territoires agricoles touchés, ainsi que la liste des municipalités avec les informations pour chacune d’entre-elles, démontrant ainsi que le dossier avance de ce côté. On y trouve de nombreux détails : noms et adresses des propriétaires affectés, superficies des terrains, résolutions des municipalités et des MRC statuant sur le projet, etc. Il s’agit d’une mine d’informations pour les citoyens et organisations à la recherche d’informations locales.

La Fondation Rivières a pour sa part interpellé l’Ordre des ingénieurs du Québec afin qu’il se penche sur la qualité du rapport produit en mars 2015 par la firme Golder Associates Ltd au sujet  des risques hydrotechniques. Seuls des ingénieurs reconnus par l’Ordre des ingénieurs du Québec sont habiletés à produire de tels rapports d’expertise. Or, les auteurs cités ne sont pas membres de l’Ordre et plusieurs autres rapports apparaissent non-conformes aux exigences québécoises. La Fondation a incidemment remarqué l’absence d’informations quant aux risques de rupture de barrages et d’érosion pouvant être causée par les travaux, ainsi que l’utilisation de crues millénaires au lieu de centenaires, comme maintenant souvent considérées avec les changements climatiques.

D’autre part, l’annonce faite le 8 juin par le ministre Heurtel de mandater le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement d’évaluer le projet en vertu de l’article 6.3 n’est qu’un écran de fumée, car il ne s’agit que de consultations et le gouvernement renonce ainsi à ses pouvoirs de contrôle sur le projet :

 6.3. Le Bureau a pour fonctions d’enquêter sur toute question relative à la qualité de l’environnement que lui soumet le ministre et de faire rapport à ce dernier de ses constatations ainsi que de l’analyse qu’il en a faite.

 Le mandat aurait dû être donné en vertu de l’article 31.1 qui exige que la procédure d’examen des impacts sur l’environnement soit suivie et qui prévoit que le gouvernement du Québec attribue un certificat d’autorisation avant le début des travaux :

 31.1. Nul ne peut entreprendre une construction, un ouvrage, une activité ou une exploitation ou exécuter des travaux suivant un plan ou un programme, dans les cas prévus par règlement du gouvernement, sans suivre la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement prévue dans la présente section et obtenir un certificat d’autorisation du gouvernement.

On comprend que le BAPE ne servira que d’outil consultatif pour que le gouvernement du Québec élabore une opinion face à l’Office national de l’énergie fédérale. Québec abdique ainsi de ses pleines compétences sur plusieurs enjeux environnementaux.

Or, « les enjeux liés aux constructions en rivière sont multiples et des mesures de sécurité exceptionnelles s’imposent compte tenu des risques et des conséquences qu’aurait un bris de conduite » indique Geneviève Marquis, vice-présidente de la Fondation Rivières, spécialiste en hydrologie et dynamiques sédimentaire et morphologique des cours d’eau. « Un BAPE dûment mandaté dans le cadre de la procédure réglementaire d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement aurait obligé le promoteur à soumettre ses méthodes de construction, répondre aux questions du public et améliorer la prise de décision du gouvernement québécois quant aux méthodes de construction à être utilisées » précise-t-elle.

La Fondation Rivières a complété les informations manquantes sur le site de la CPTAQ à partir des cartes fournies par TransCanada[1]. La liste de la Fondation Rivières ne comptabilise pas les cours d’eau intermittents (notamment les fossés), de sorte que le nombre total de cours d’eau franchis est inférieur à celui annoncé par TransCanada Pipelines.

L’oléoduc Énergie Est, traverserait le Québec sur plus de 700 kilomètres pour transporter 1,1 million de barils (175 million de litres) de pétrole issu des sables bitumineux albertains.

 La liste des 256 cours d’eau et des 69 municipalités est disponible ici.

[1] Demande relative au Project Énergie Est. Volume 6 : Cartes, 2014

[2] Projet Oléoduc Énergie Est – Volume 2: Évaluation des effets biophysiques – Partie D : Québec – Section 4: Ressources en eau de surface

Pour lire le communiqué complet.

Friday, June 12th, 2015 Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off

Fluoration de l’eau potable et des rivières : le gouvernement doit cesser cette pratique risquée

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Les débats s’éternisent autour de la pertinence de fluorer ou non l’eau potable de certaines municipalités. La Fondation Rivières a même retracé la recommandation[1] de mai 1988 des spécialistes de l’eau au Québec, l’Association québécoise des techniques de l’eau (AQTE – aujourd’hui RÉSEAU Environnement) s’opposant à la fluoration de l’eau potable « dans le contexte actuel ». Or le contexte a bien peu évolué et les municipalités du Québec sont livrées à elle-même devant les questionnements scientifiques et lobbys de tous acabits. Le fluor est un produit toxique. Cette fois, le débat se situe à Châteauguay où la population est appelée à se prononcer.

La Fondation Rivières interpelle donc le gouvernement à clore ce dossier latent ou à statuer sur tous les risques entourant cette pratique nord-américaine des années 50.

[1] Mémoire de l’AQTE sur la fluoration de l’eau potable présenté à la Commission permanente du développement communautaire concernant le projet de fluoration de la Ville de Montréal, Sciences et techniques de l’eau, Vol. 21, no 2, mai 1988, pages 211 à 216.

Pour lire notre communiqué complet.

Pour consulter le mémoire de l’AQTE.

Pour lire l’article paru dans La Presse le 24 février dernier.

Friday, June 5th, 2015 Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off

Rappels importants

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Deux rappels importants, en ce dimanche :

– C’est demain lundi qu’aura lieu l’Assemblée générale annuelle de la Fondation Rivières,  à 18h30, dans nos locaux situés au 454, avenue Laurier Est à Montréal. On vous attend en grand nombre. Au plaisir de vous compter parmi nous !

– Nous continuons d’accepter les candidatures pour combler le poste temporaire d’agent(e) d’éducation. La personne sélectionnée travaillera en collaboration avec le chargé de projet, sous la supervision immédiate de la directrice générale et du comité exécutif. Elle aura essentiellement comme mandat d’assumer des tâches diversifiées de recherche, de rédaction et d’éducation en lien avec les quatre axes d’action de la Fondation :

  • La préservation du caractère naturel des rivières;
  • Les ouvrages de retenue;
  • La pollution d’origines municipales, industrielles ou agricoles;
  • L’accès et la mise en valeur des rivières.

Le mandat sera d’une durée de six semaines.

Les candidats doivent être admissibles au programme de subvention salariale d’Emploi d’été Canada.

Pour consulter l’offre.

 

Sunday, May 31st, 2015 Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off

Inauguration de la centrale hydroélectrique à Val-Jalbert : une chute fantôme est née

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C’est aujourd’hui que le premier ministre Couillard inaugurera la centrale hydroélectrique sur le site historique de Val Jalbert.

L’opposition au projet de construction de la centrale hydroélectrique sur le site historique de Val-Jalbert a toujours été majoritaire dans la population régionale selon tous les sondages indépendants réalisés dans la région en cours de projet. Les citoyens qui se sont mobilisés ont de plus obtenu le soutien de nombreux groupes environnementaux. Après la  Fondation Rivières, Nature Québec et Greenpeace Québec, les voix se sont multipliées et une vingtaine d’organismes nationaux ont cosigné la lettre « Pour le respect de la Politique nationale de l’eau » adressée à la Première ministre et au ministre de l’Environnement de l’époque demandant le respect des principes d’une saine gestion de l’eau. L’ensemble de ces groupes représente plus de 150 000 membres et sympathisants, et 500 organismes fédérés.

La population peut aujourd’hui constater le résultat qui a donné naissance à une chute fantôme, asséchée 79 % du temps. Son débit sera effectivement dorénavant réduit jusqu’à 2,5 % de son débit naturel moyen.  Le potentiel de développement des lieux basé sur cet attrait touristique majeur est désormais compromis.  Le bâtiment « d’allure moderne » dénoncé par le ministère de la Culture et des communications n’aidera d’ailleurs en rien cette situation.

Cette dévastation coûtera aussi très cher à Hydro-Québec : des pertes de plus de 80 M$ sur 20 ans, soit 4 M$ de pertes annuelles qui devront être payées par les clients d’Hydro-Québec. La  dénonciation de cet aspect économique a même réuni dans une conférence de presse historique François Legault de la Coalition Avenir Québec et Amir Khadir de Québec Solidaire. Le prix payé par Hydro-Québec passera de 8,3 ç/kWh en 2015 à 13,6 ç/kWh  en 2034, plus les frais de transport, de distribution et d’emmagasinement estimés 4,0 ç/kWh, pour un coût total de 12,3 à 17,6 ç/kWh… alors que le prix de vente à l’exportation n’est actuellement que de l’ordre de 5 ç/kWh. La Commission sur les enjeux énergétiques du Québec a d’ailleurs confirmé l’existence de surplus d’électricité jusqu’en 2027 et recommandé d’arrêter tout nouveau projet d’augmentation de la capacité de production d’électricité.

Pour lire notre communiqué complet.

Pour consulter notre mémoire, déposé au BAPE en 2012.

Pour voir l’argumentaire préparé par la CSOV.

Friday, May 22nd, 2015 Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off
Membership and donation form

454, avenue Laurier Est, 2e étage
Montréal,Qc H2J 1E7

fr@fondationrivieres.org
t. 514 272-2666

<a href="http://yannperreau.bandcamp.com/album/au-soleil-ep">Errer au soleil by Yann Perreau</a>
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