Fondation Rivières – Rivers Foundation

Traitement des eaux usées : une centaine de municipalités continuent de déverser dans nos cours d’eau

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Une centaine de municipalités peuvent continuer de déverser leurs eaux usées sans traitement et sans aucune conséquence. Pour en savoir plus long sur cette situation troublante, consultez cet article du Devoir :

Le Devoir a mis en ligne la liste des municipalités situées dans l’Est du Québec, au Saguenay / Lac-Saint-Jean et en Abitibi.

Et tel qu’expliqué dans cet autre article, à Sainte-Pétronille, sur l’Ile d’Orléans, c’est même le ministère des Transports qui empêcherait un projet d’assainissement d’aller de l’avant. Entre-temps les eaux usées s’en vont au fleuve…

 

Pour l’année 2017, nous souhaitons…

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À vous tous, chers amis de la Fondation, une année 2017 remplie de paix, d’espoir, de projets, de nature et de solidarité. Continuons, en 2017, à améliorer ensemble la situation de nos rivières.

Après une année remplie d’action et une période des Fêtes lors de laquelle nous refaisons le plein d’énergie, voici quelques-uns de nos projets pour 2017 : les Soirées Rivières, lancées en 2016, se poursuivront avec la tenue de conférences portant sur des sujets qui sont aussi chauds que pertinents de par les questionnements qu’ils suscitent. De grandes assemblées de cuisine dédiées à l’eau. Le Guide des Chutes du Québec, un inventaire des endroits majestueux peu connus et facilement accessibles, sera mis en ligne. Il permettra de favoriser l’essor d’un écotourisme et d’un développement régional favorisant ainsi la préservation des rivières. Le projet IMERGé vise le développement d’une application mobile gratuite sur téléphone intelligent pour permettre aux citoyens d’alerter rapidement la Fondation Rivières lors d’un déversement, d’une pollution ou d’une autre situation problématique. La campagne Adoptez une rivière se poursuivra également en partenariat avec le groupe environnemental Nature Québec. Cette année, les rivières Châteauguay, du Nord, l’Assomption, Richelieu et Yamaska feront l’objet d’un bilan de performance et d’un suivi des systèmes d’assainissement des eaux. Enfin, des activités de financement tels des spectacles et rencontres avec certains de nos fidèles supporteurs qui nous offriront des performances uniques et mémorables. Et bien entendu, nous continuerons de surveiller tout ce qui se passe sur vos rivières et d’y réagir.

(Si vous souhaitez nous appuyer dans ou l’autre de ces projets, vous pouvez nous contacter au fr@fondationrivieres.org, devenir membre ou faire un don, unique ou mensuel).

Au plaisir de se recroiser sur le terrain en 2017 !

Sunday, January 1st, 2017 Actions - Mobilisation, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Pour l’année 2017, nous souhaitons…

Nos voeux de Noël…

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crédit : Caroline Savard

crédit : Caroline Savard

 

Chers membres, amis, partenaires, supporters,
Nous tenons à vous souhaiter un Noël rempli d’harmonie, de lumière, de beaux moments… et de plein air.
Rappelons nous l’essentiel lors de cette période festive et retrouvons nous, à la veille de 2017, pour continuer ensemble à relever nos manches et à travailler pour la protection de nos cours d’eau et de notre planète.
Un très heureux Noël à chacun et chacune d’entre vous.
Du fond du coeur,
L’équipe de la Fondation Rivières
Friday, December 23rd, 2016 Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Nos voeux de Noël…

Réplique à Hydro-Québec : La Fondation Rivières éclaire des lanternes

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crédit photo : radio-canada.caPhoto : radio-canada.ca

La Fondation Rivières tient à offrir une réponse à la réplique d’Hydro-Québec concernant notre position sur la Stratégie Canadienne de développement à faible émission de GES, publiées dans Le Devoir, les 16 et 9 décembre 2016, respectivement. Dans sa réplique, Monsieur Tremblay souligne qu’il est « faux d’affirmer que les réservoirs d’Hydro-Québec […] émettent de grandes quantités [de GES] » et que, en raison de notre situation boréale, les émissions de CO2 et de méthane sont plus faibles qu’en milieu tropical.

Soit, on peut comparer des pommes et des oranges et parler des milieux tropicaux. Il n’en demeure pas moins réel que, du propre aveu de M. Tremblay, il y a des émissions de GES provenant des territoires inondés par Hydro-Québec et que, par conséquent, il est faux pour le gouvernement fédéral d’affirmer que « le Canada a déjà l’un des réseaux d’électricité les plus propres du monde, avec plus de 80 % de l’électricité générée de sources qui ne produisent pas de gaz à effet de serre comme les technologies hydroélectrique, éolienne, solaire et nucléaire ».

Monsieur Tremblay ne sera pas sans savoir qu’une nouvelle étude (Deemer et al., BioScience, 2016) indique que les émissions, notamment de méthane, provenant des réservoirs hydroélectriques pourraient être largement sous-estimés et pourraient constituer 1,3% de l’ensemble des émissions de GES à l’échelle mondiale. L’information a d’ailleurs été reprise par le Washington Post et le Globe and Mail. Il ne sera pas non plus sans savoir que, à nos latitudes, les grandes étendues d’eau dont la profondeur est importante (ce qui est généralement le cas des réservoirs d’Hydro-Québec) montrent une thermocline relativement stable. Cette stabilité fait en sorte que l’eau au fond des réservoirs est très peu oxygénée ce qui rend le milieu propice à la production de méthane.

Parallèlement, si effectivement les coûts de production prévus de la Romaine sont d’environ 6,0 ¢/kWh, nous demandons à ce qu’Hydro-Québec en fasse la démonstration. En effet, aucune donnée vérifiée, ayant fait l’objet d’un audit, n’a été rendue publique par la société d’État. Toujours est-il que le coût d’achat de l’électricité produite par les mini-centrales, lui, est connu et a été fixé à 10,1 ¢/kWh en 2022 par le gouvernement provincial, avec une indexation annuelle.

Par ailleurs, comme il l’est si bien présenté dans sa mise en en lumière sur les GES, « Toute production énergétique a une empreinte carbonique. » Or, le meilleure moyen de ne pas produire de GES est donc de ne pas produire d’énergie, et dans la situation actuelle (et future à court terme), le Québec nage dans des surplus d’électricité. Toute nouvelle production hydroélectrique sera donc une source de GES inutile, d’où l’importance de miser de manière beaucoup plus importante sur l’efficacité énergétique.

Enfin, si la mission d’Hydro-Québec est désormais de « contribuer […] aux finances du Québec », elle ne doit pas le faire au détriment de l’environnement. Et les adeptes de la méthode scientifique évalueront certainement que de référer à des études scientifiques, que l’on a produites soi-même et financées par son employeur, manque de rigueur.

Alexandre Joly
Chargé de projets – Responsable de la recherche scientifique
Fondation Rivières

Saturday, December 17th, 2016 Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Réplique à Hydro-Québec : La Fondation Rivières éclaire des lanternes

Rencontre des premiers ministres : la Stratégie canadienne de réduction des gaz à effet de serre mal documentée

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crédit photo : radio-canada.ca

crédit photo : radio-canada.ca

 

Le document de référence de la Stratégie canadienne de développement à faible émission de gaz à effet de serre (GES) [1] sur laquelle s’appuieront les décisions fédérales fait non seulement fausse route, mais se base sur de mauvaises prémisses.

Ce document mentionne notamment des pistes de solution en soulignant un immense potentiel hydroélectrique, une énergie « propre », le nucléaire, et différentes autres mesures … et une seule page à l’efficacité énergétique.

Le document de référence fait étonnamment miroiter que le potentiel hydroélectrique québécois est de 42 400 MW, plus que les installations existantes évaluées à 38 400 MW ! Or, les références bibliographiques indiquent que ni Hydro-Québec ni le gouvernement du Québec n’ont été consulté. Le potentiel réel est environ 10 fois moindre. Qui plus est, les centrales hydroélectriques causent d’importants impacts biologiques et sociaux qui ne sont aucunement traités dans le document.

Par ailleurs, le prix de référence utilisé pour de nouveaux ouvrages hydroélectriques (67,8 $/MWh pour 2022) est nettement sous-estimé. À titre d’exemple, au Québec, Hydro-Québec devra payer 101 $/MWh en 2022 pour les projets de petites centrales imposés par le gouvernement provincial. Le coût du projet Romaine est, lui aussi, largement supérieur à ce montant car il ne faut pas oublier d’inclure les lignes de transport. Et il ne doit surtout pas faire abstraction que le coût de vente à l’exportation est inférieur à 50 $/MWh.

Sur le plan environnemental, les barrages hydroélectriques inondant des dizaines, voire des centaines de kilomètres carrés de territoire produisent de vastes quantités de GES et un important contaminant, le méthyl-mercure. Avec l’inondation des territoires, la matière végétale non récoltée se retrouve sous l’eau et sa décomposition produit du méthane, un gaz ayant un potentiel de réchauffement 20 fois plus important que le CO2. Il est conséquemment faux d’affirmer que « Le Canada a déjà l’un des réseaux d’électricité les plus propres du monde, avec plus de 80 % de l’électricité générée de sources qui ne produisent pas de gaz à effet de serre comme les technologies hydroélectrique, éolienne, solaire et nucléaire. »

Au Québec, les conclusions de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec présentées en 2014 dans le rapport Maîtriser notre avenir énergétique n’ont même pas été consultées.

Enfin, toutes ces mesures ne sauront compenser la hausse considérable de GES occasionnée par l’augmentation de la production de sables bitumineux.

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Vous pouvez lire ici la lettre ouverte de notre chargé de projets, Alexandre Joly.

Ici, la version officielle du communiqué.

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[1]                Stratégie canadienne de développement à faible émission de gaz à effet de serre à long terme pour le milieu du siècle http://unfccc.int/files/focus/long-term_strategies/application/pdf/can_strategie_red.pdf

 

Thursday, December 8th, 2016 Climat, Communiqués de presse, Fondation Rivières - Rivers Foundation, Grands Barrages, Petits barrages Comments Off on Rencontre des premiers ministres : la Stratégie canadienne de réduction des gaz à effet de serre mal documentée