Fondation Rivières – Rivers Foundation

Anniversaire de la Fondation Rivières : 14 ans plus tard, où en sommes nous ? Bilan de notre président

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Alain Saladzius, président et cofondateur de la Fondation Rivières

 

La nouvelle de Radio-Canada d’aujourd’hui concernant l’assainissement des eaux usées tombe exactement sur une journée de double anniversaire : celui de la création de la Fondation Rivières et celui de la Politique nationale de l’eau, annoncée le 28 novembre 2002.

La pollution de nos rivières demeure un enjeu central visé par les activités de la Fondation. Avec des gouvernements qui prennent de moins en moins leurs responsabilités, l’importance de cet enjeu prend de l’ampleur quotidiennement dans nos activités. La Politique nationale de l’eau, adoptée il y a 14 ans, devait mettre fin à la pollution provenant d’une cinquantaine de municipalités. Toutefois il y en a désormais une centaine qui déversent en continu. Et les équipes d’inspection chargées de l’inspection et de la surveillance des systèmes d’assainissement ont été démantelées !

L’État continue de se retirer de la surveillance environnementale. Ainsi, après avoir coupé dans ses services, la Loi sur la qualité de l’environnement pourrait se voir modifiée pour alléger les procédures d’autorisation, notamment les audiences publiques. Plus que jamais il faut supporter l’implication citoyenne à tous les niveaux et la Fondation Rivières y contribue de manière importante.

Depuis 14 ans, notre travail acharné a permis d’éviter la construction de plusieurs petites centrales hydroélectriques et incité la ville de Montréal à désinfecter ses eaux usées selon des critères qui vont bien au-delà des exigences gouvernementales, une première. Mais il nous faut continuer et persévérer car ralentir le travail est synonyme de détérioration de la qualité de l’eau des rivières.

Il nous faut donc poursuivre intensivement nos activités d’analyse, d’information et de recommandations. Déversements, pipelines, aide aux citoyens dans leurs démarches visant l’assainissement de leur cours d’eau, les dossiers que nous traitons sont multiples et variés. Et pour que tout ça continue, votre soutien nous est nécessaire.

Fort d’un conseil d’administration solide, de l’implication de plusieurs artistes et personnalités publiques, dont notre porte-parole Roy Dupuis, tout comme celle de bénévoles et d’employés dévoués, nous menons à termes plusieurs dossiers. Vous pouvez contribuer en donnant un peu de votre temps en devenant bénévole pour certaines de nos campagnes.

Vous aussi pouvez contribuer à la préservation de nos cours d’eau en devenant membre, en donnant mensuellement et/ou avec un don unique.

Vous pouvez de plus participer à la campagne Adoptez une rivière !, menée conjointement avec Nature Québec, et ainsi bénéficier d’un reçu pour fins d’impôts.

Au nom de tous les membres de la Fondation Rivières, je vous remercie pour votre appui,

Alain Saladzius, ingénieur et président de la Fondation Rivières

Soirée sur l’assainissement du Richelieu : le lundi 28 novembre prochain

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Le lundi 28 novembre prochain, la Fondation Rivières participera à une soirée de discussions organisée à l’initiative du député de Chambly, monsieur Jean-François Roberge. Il y sera notamment question des débordements fréquents d’eaux usées.  La Fondation Rivières a publié une étude à ce sujet en 2012 répertoriant les installations municipales problématiques. En 2011, il y eut 2 929 surverses qui se sont écoulées par 161 des 207 tuyaux de trop-plein d’eaux usées des réseaux d’égouts. Sur une quinzaine des lieux on dénombrait même 26 surverses en temps sec. Entre 2008 et 2011, plusieurs des 26 stations d’épuration sur la rivière Richelieu ne respectaient pas les exigences gouvernementales sur la qualité des rejets. Où en est-on aujourd’hui ?

Joignez vous à nous. C’est un rendez-vous !

Pour lire les articles parus à ce sujet en 2012.

 

 

Déversement de 135 millions de litres d’eaux usées à Québec : la Ville doit faire davantage en matière de transparence et d’efficacité

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crédit photo : écolequebecmonde.ca

crédit photo : écolequebecmonde.ca

Un an après les déversements de Montréal, désormais connus sous le nom de flushgate, la ville de Québec a annoncé quatre déversements « planifiés » entre le 22 novembre 2016 et février 2017. La Ville a repris plusieurs éléments de l’argumentaire de la ville de Montréal, mentionnant une absence de conséquences compte tenu de divers facteurs nébuleux, pour conclure que l’opération se compare à un « changement d’huile ».

Or, la Fondation Rivières avance que ce raisonnement ne tient pas compte des effets cumulatifs sur le fleuve et qu’il est possible de faire mieux. On note, à l’examen des deux documents rendus publics sur le site de la Ville, qu’un effort devrait être fait dans la planification des activités et la divulgation des informations sur certains aspects techniques du dossier. Ces améliorations sont souhaitables autant pour la ville de Québec que pour toute autre municipalité :

  1. Informer la population des heures exactes de la tenue des travaux afin d’optimiser les efforts visant à minimiser les impacts. La Ville devrait aussi prévoir des travaux de nuit, moment où les débits sont minimaux, quitte à réaliser les travaux sur plus d’une nuit.
  1. Demander à la population d’éviter de jeter des solides non dégradables dans les toilettes. Aussi, les institutions, commerces et industries (ICI) pertinentes devraient être mises à contribution, en plus de la population, afin que les organisations qui le peuvent, retiennent leurs effluents pendant les déversements.
  1. Modifier l’échéancier des travaux afin que ceux prévus aux postes de pompage Limoilou et Saint-Charles soient réalisés au même moment que ceux à la station d’épuration de l’Est. Ces déversements totalisent 25 millions de litres et seraient alors annulés par une telle approche puisque les eaux ne seraient déversées qu’à un seul moment;
  1. Offrir des incitatifs aux entrepreneurs afin qu’ils réalisent les travaux plus rapidement ou proposent une méthode de travail améliorée;
  1. Divulguer publiquement les informations techniques liées aux travaux, sous le sceau de l’ingénieur responsable. La description devrait suivre une présentation s’inscrivant dans les meilleures pratiques du secteur d’ingénierie. L’information rendue publique actuellement[1],[2] relate essentiellement des comparatifs anecdotaux vis-à-vis les déversements de Montréal. Cette information n’offre pas le niveau de précision désormais exigé par la population;
  1. Identifier l’ensemble des méthodes de travail évaluées lors de l’étape de faisabilité (pompage temporaire, conduite temporaire, équipements en parallèle, etc.) et les raisons pour lesquelles celles-ci n’ont pas été retenues (sécurité, coût, irréalisables, etc.);
  1. Rendre publique une copie des demandes d’autorisation, incluant les études, réponses et autorisations des ministères impliqués. Considérant que certains travaux ne requièrent pas d’autorisation, une information complète permet d’éviter tout malentendu.

 

La Fondation Rivières offre son entière collaboration à toute municipalité, notamment la ville de Québec, pour développer les meilleures pratiques dans la gestion de ses eaux.

Pour toute demande d’informations, contactez Alexandre Joly, chargé de projets et responsable de la recherche scientifique, au 514 267-0034.

Pour le communiqué officiel, c’est ici.

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[1] Ville de Québec, communiqué, 15 novembre 2016 : http://www.ville.quebec.qc.ca/espace_presse/actualites/fiche_autres_actualites.aspx?id=15331

[2] Ville de Québec, Travaux d’entretien des ouvrages d’assainissement, 15 novembre 2016 : http://www.ville.quebec.qc.ca/docs/actualites/15331-480-COM-annexe.pdf

 

Thursday, November 17th, 2016 Communiqués de presse, Déversement, Fleuve, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Déversement de 135 millions de litres d’eaux usées à Québec : la Ville doit faire davantage en matière de transparence et d’efficacité

Candidature d’Anticosti comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO : nous vous encourageons à signer la pétition

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crédit photo : anticostiphotos.com

crédit photo : anticostiphotos.com

L’Ile d’Anticosti recèle de merveilleuses rivières, dont plusieurs sont un paradis pour le saumon. Ainsi que de spectaculaires paysages.
Un habitat préservé jusqu’à ce jour mais menacé par différents projets d’exploration pétrolière. À coups de millions financés par le gouvernement. Le film Anticosti : la chasse au pétrole extrême de Dominic Champagne, qui aborde le sujet en profondeur, a d’ailleurs démontré que ces projets d’exploration par fractionnement hydraulique menacent directement la qualité de l’eau de ces rivières.
Anticosti mérite une reconnaissance au patrimoine mondial de l’UNESCO.  Le communiqué que Nature Québec a émis à cet effet énumère toutes les autres bonnes raisons qui font de l’Ile une candidature de taille. Nous invitons donc à signer et à partager la pétition. Chaque vote compte.
Pour accéder à la pétition, cliquez ici.

Un an après le grand déversement de Montréal : les efforts pour réduire les débordements d’eaux usées restent insuffisants

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crédit photo : Journal de Montréal

 

Un an après le flushgate, ce grand déversement des eaux usées de Montréal dans le fleuve Saint-Laurent, les efforts pour minimiser les débordements des réseaux d’égouts créant la pollution de nos cours d’eau demeurent nettement insuffisants.

Le flushgate, un déversement « planifié » de 8 milliards de litres d’eaux usées qui apparaissait normal aux yeux des administrations gouvernementales et municipales, a attiré l’attention des médias sur l’insouciance et le laxisme dans la protection des eaux. Le bilan[1] qu’a dressé la Fondation de ce dossier montre un cafouillage à tous les étages ! Les Québécois ont alors appris que dans le dernier rapport gouvernemental[2] de 2013 il y eut 45 512 débordements d’eaux usées au Québec. Dont quelques 400 déversements qui ont duré de plus de 48 heures. Il y a également, encore aujourd’hui, une centaine de municipalités qui déversent leurs eaux d’égout sans traitement.

Il faut aussi savoir qu’aucune des municipalités qui ne respectaient pas la réglementation[3] depuis janvier 2014 n’a encore été pénalisée. Et que le gouvernement a abandonné l’inspection des stations d’épuration qu’il a pourtant payées à coups de milliards de dollars. Il ne surveille plus leur performance. Il n’y aura plus de rapport annuel, le dernier datant de 2013. D’autre part, il n’a émis aucune attestation d’assainissement, ce qui est contraire à ce qui est prévu à sa réglementation. Évidemment, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) n’a pas les ressources pour s’acquitter adéquatement de ses obligations.

Pensons aux milliers de poissons morts découverts le 28 juin dernier dans la rivière Yamaska suite aux mauvaises opérations dans la station d’épuration des eaux usées de la ville de Saint-Hyacinthe. Un rapport d’enquête du MDDELCC doit être produit et les sanctions imposées.

La Fondation Rivières demande donc au gouvernement de remettre sur pieds les équipes de travail nécessaires pour l’accomplissement de ses responsabilités. Il devrait imposer le paiement de compensations financières fortement incitatives pour réduire les débordements d’eaux usées non traitées. Les municipalités doivent payer pour leur pollution, et non uniquement la laisser s’écouler chez leurs voisins en aval.

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[1] Bilan du déversement des eaux usées de Montréal, communiqué du 3 février 2016

[2] http://www.mamrot.gouv.qc.ca/pub/infrastructures/suivi_ouvrages_assainissement_eaux/eval_perform_rapport_2013.pdf

[3] http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cr/Q-2,%20r.%2034.1

 

Monday, November 14th, 2016 Communiqués de presse, Déversement, Fleuve, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Un an après le grand déversement de Montréal : les efforts pour réduire les débordements d’eaux usées restent insuffisants