Communiqués de presse

Consultation publique sur la Stratégie québécoise de l’eau : le gouvernement doit commencer par appliquer la réglementation existante

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La Fondation Rivières salue l’initiative du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte aux Changements climatiques (MDDELCC) de consulter la population dans le cadre de sa révision de la Politique nationale de l’eau, adoptée en 2002 suite à des audiences publiques, mais rappelle le besoin urgent d’appliquer la règlementation existante, de sanctionner les contrevenants et de mettre en œuvre le système d’attestations d’assainissement qui accuse des retards importants.

La poursuite des efforts sur l’amélioration de la qualité de l’eau, la protection des milieux aquatiques, la gestion des risques, l’adaptation aux changements climatiques et la réponse aux besoins d’une eau potable de qualité sont autant d’enjeux importants mais la Fondation considère que de mettre sur pied de nouvelles structures de gouvernance en gestion intégrée de la ressource en eau, bien que potentiellement bénéfique à moyen ou à long terme, détourne des ressources au détriment de la mise en application de la règlementation existante, notamment en ce qui concerne les surverses. Les lois et règlements existent, mais les inspecteurs et analystes du Ministère n’ont pas les mandats ni les ressources pour effectuer les contrôles nécessaires.

Conséquemment, la Fondation Rivières estime qu’il serait plus avantageux pour la population du Québec si les ressources ministérielles étaient destinées, non seulement à l’application des lois et règlements, mais aussi aux instances et organisations existantes qui assurent une planification des ressources hydriques.

Ainsi, pour Alexandre Joly, porte-parole de la Fondation, « L’argent doit aller où il est le plus nécessaire et les lois existantes doivent être appliquées. De nouvelles structures de gouvernance n’amélioreront pas la qualité de l’eau, mais l’application de la règlementation et le financement des inspecteurs du Ministère oui ».

Pour lire notre communiqué en entier.

mardi, octobre 18th, 2016 Climat, Communiqués de presse, Déversement, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Consultation publique sur la Stratégie québécoise de l’eau : le gouvernement doit commencer par appliquer la réglementation existante

Ozonation : Fondation Rivières salue la décision de la ville de Montréal

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C’est avec soulagement que nous avons appris hier que l’usine d’ozonation des eaux usées qui sera mise en service à compter de 2018 fonctionnera dès lors 12 mois par année.

L’automne dernier, la Fondation s’était prononcée en faveur de cette option, après qu’il eut été annoncé que l’usine fonctionnerait 6 mois par année, décision qui avait suscité de nombreuses critiques. (Voir notre communiqué du 2 décembre dernier).

« Les 6 mois correspondaient aux exigences gouvernementales pour permettre aux gens de profiter davantage du fleuve l’été. Mais la réalité, c’est que pour la santé du fleuve, il faut y aller 12 mois par année. On ne court pas de risques », a indiqué le maire Denis Coderre.

La nouvelle usine et son procédé d’ozonation permettront de réduire la présence de bactéries, de virus et d’hormones dans les eaux usées qui sont rejetées dans le fleuve Saint-Laurent. Ainsi, selon l’article du Devoir paru hier, les quantités d’antidépresseurs et d’anticonvulsifs baisseront de 75 % avec le nouveau traitement. Le système permettra aussi de détruire les antibiotiques et les hormones à plus de 90 %. Quant aux perturbateurs endocriniens, ils diminueront de 85 %.

Fondation Rivières tient aujourd’hui à féliciter le maire Coderre et son équipe de leur sage décision !

jeudi, septembre 22nd, 2016 Communiqués de presse, Déversement, Fleuve, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Ozonation : Fondation Rivières salue la décision de la ville de Montréal

Hydro-Québec n’aurait pas besoin de Bécancour

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crédit photo : lapresse.ca

crédit photo : lapresse.ca

L’analyse du Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEÉ) – dont fait partie la Fondation Rivières – de la preuve d’Hydro-Québec dans le dossier tarifaire annuel en cours à la Régie de l’énergie révèle un revirement drastique de l’évaluation par la société d’État des besoins en puissance. Hydro-Québec aurait besoin, aujourd’hui, de 945 MW de moins que ce qu’elle avait prévu alors qu’elle tentait de faire approuver ses ententes avec TransCanada Energy et Gaz Métro. En effet, pour l’année 2016-2017, Hydro-Québec prévoyait en 2015 nécessiter 38 575 MW, alors qu’en 2016, elle prévoit finalement n’avoir besoin que de 37 630 MW. La centrale thermique de TransCanada à Bécancour devait être mise à contribution et produire 325 MW durant l’hiver 2016-2017 et 570 MW les années suivantes. Le ROEÉ constate que cette dépense aurait été inutile, à tout le moins cet hiver et peut-être aussi les années suivantes, puisque le bilan en puissance de l’entreprise est suffisant pour répondre à la demande.

Cette révision dans la prévision des besoins en puissance est inquiétante puisqu’encore cet été, devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), les représentants d’Hydro-Québec clamaient haut et fort qu’ils avaient absolument besoin de la puissance découlant du nouveau contrat proposé par l’entreprise pour passer l’hiver prochain. Or, quelques semaines plus tard, nous apprenons qu’il n’en est rien.

Rappelons également qu’à la demande du ROEÉ, la Régie de l’énergie a récemment révisé sa décision qui autorisait l’entente de gré à gré entre Hydro-Québec et TransCanada pour l’opération jusqu’en 2036 de la centrale thermique de Bécancour en périodes de pointe puisqu’il s’agissait d’un nouvel approvisionnement souscrit sans processus d’appel d’offres préalable. Selon le ROEÉ, il est essentiel que l’exigence d‘un processus public d’appel d’offres prévue par l’Assemblée nationale soit respectée afin d’assurer la considération sur une base égalitaire de toutes les sources d’approvisionnement disponibles.

Hydro-Québec dispose de plusieurs alternatives à cette centrale polluante, dont des mesures de gestion de la demande, les appels au public par grand froid, les 500 MW disponibles en vertu d’un échange avec l’Ontario et la nouvelle technologie de stockage d’électricité à grande échelle. Selon le ROEÉ, les Québécois devraient se préoccuper davantage des conséquences de la planification d’Hydro-Québec sur les tarifs d’électricité. Non seulement les ratés à ce chapitre peuvent leur coûter très cher, mais en plus, risquent d’entraîner des impacts négatifs pour l’environnement.

Grâce aux interventions récentes du ROEÉ devant la Régie de l’énergie, des millions de dollars additionnels n’ont pas été gaspillés pour l’adaptation de la centrale de Bécancour à la production de puissance à la pointe et pour maintenir des livraisons inutiles jusqu’en 2036, soit 10 ans de plus qu’en vertu du contrat d’origine liant Hydro-Québec à TransCanada.

Pour lire l’article paru dans le Journal de Montréal.

Pour lire l’article paru dans La Presse.

Pour lire notre communiqué en entier.

samedi, septembre 17th, 2016 Communiqués de presse, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Hydro-Québec n’aurait pas besoin de Bécancour

ONÉ – Trudeau invité à faire preuve de leadership

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Plus de 50 groupes du Canada – dont Fondation Rivières – ont envoyé une lettre au premier ministre Justin Trudeau ainsi qu’au ministre des Ressources Naturelles Jim Carr les exhortant à réformer totalement l’Office National de l’Énergie avant, et non après, que ce dernier prenne des décisions quant aux projets d’oléoducs Énergie Est de TransCanada et Trans Mountain de Kinder Morgan, tous deux en cours d’évaluation.

Pour lire le communiqué en entier.

 

 

 

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Les problèmes de débordements d’eaux usées passés sous la loupe

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Vieux Port de Montréal - 18 juillet 2016

Vieux Port de Montréal – 18 juillet 2016

 

Les incidents polluants causés par des eaux usées non-traitées, qui s’échappent des réseaux d’égouts, sont nombreux ces derniers temps. Depuis le Flushgate de Montréal, des déversements majeurs et médiatisés se sont multipliés au lac Saint-Jean, à Trois-Rivières, Beauharnois et récemment à Saint-Hyacinthe où des milliers de poissons sont morts. Des cas de pollution sont signalés presqu’à tous les jours.

L’absence de surveillance et de pénalités par le gouvernement est en partie responsable de cette pollution. Les installations ne sont plus inspectées et aucune amende pour déversement ou manque de traitement n’est enregistrée au répertoire du MDDELCC. Les municipalités doivent  corriger leurs installations insuffisantes ou déficientes, les systèmes de drainage pluvial doivent être repensés afin de contrôler les eaux à la source, il faut réduire le pavage et infiltrer l’eau de pluie dans le sol, les traitements d’eau doivent être installés ou améliorés, des alarmes doivent être mises en place lors de débordements, etc.

Voici certains articles récents sur le sujet :

Règlements sur les eaux usées

Une bataille acharnée pour la dépollutions du Lac Raymond (notre mascotte Martin vous en parle d’ailleurs à droite de l’écran).

Déversements d’eaux usées : une conséquence de l’austérité , dit le syndicat de la fonction publique

Le Québec à la traîne en matière de déversements d’eaux usées

Un débit influencé par la météo et le barrage