Communiqués de presse

Soirée sur l’assainissement du Richelieu : le lundi 28 novembre prochain

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Le lundi 28 novembre prochain, la Fondation Rivières participera à une soirée de discussions organisée à l’initiative du député de Chambly, monsieur Jean-François Roberge. Il y sera notamment question des débordements fréquents d’eaux usées.  La Fondation Rivières a publié une étude à ce sujet en 2012 répertoriant les installations municipales problématiques. En 2011, il y eut 2 929 surverses qui se sont écoulées par 161 des 207 tuyaux de trop-plein d’eaux usées des réseaux d’égouts. Sur une quinzaine des lieux on dénombrait même 26 surverses en temps sec. Entre 2008 et 2011, plusieurs des 26 stations d’épuration sur la rivière Richelieu ne respectaient pas les exigences gouvernementales sur la qualité des rejets. Où en est-on aujourd’hui ?

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Pour lire les articles parus à ce sujet en 2012.

 

 

Déversement de 135 millions de litres d’eaux usées à Québec : la Ville doit faire davantage en matière de transparence et d’efficacité

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crédit photo : écolequebecmonde.ca

crédit photo : écolequebecmonde.ca

Un an après les déversements de Montréal, désormais connus sous le nom de flushgate, la ville de Québec a annoncé quatre déversements « planifiés » entre le 22 novembre 2016 et février 2017. La Ville a repris plusieurs éléments de l’argumentaire de la ville de Montréal, mentionnant une absence de conséquences compte tenu de divers facteurs nébuleux, pour conclure que l’opération se compare à un « changement d’huile ».

Or, la Fondation Rivières avance que ce raisonnement ne tient pas compte des effets cumulatifs sur le fleuve et qu’il est possible de faire mieux. On note, à l’examen des deux documents rendus publics sur le site de la Ville, qu’un effort devrait être fait dans la planification des activités et la divulgation des informations sur certains aspects techniques du dossier. Ces améliorations sont souhaitables autant pour la ville de Québec que pour toute autre municipalité :

  1. Informer la population des heures exactes de la tenue des travaux afin d’optimiser les efforts visant à minimiser les impacts. La Ville devrait aussi prévoir des travaux de nuit, moment où les débits sont minimaux, quitte à réaliser les travaux sur plus d’une nuit.
  1. Demander à la population d’éviter de jeter des solides non dégradables dans les toilettes. Aussi, les institutions, commerces et industries (ICI) pertinentes devraient être mises à contribution, en plus de la population, afin que les organisations qui le peuvent, retiennent leurs effluents pendant les déversements.
  1. Modifier l’échéancier des travaux afin que ceux prévus aux postes de pompage Limoilou et Saint-Charles soient réalisés au même moment que ceux à la station d’épuration de l’Est. Ces déversements totalisent 25 millions de litres et seraient alors annulés par une telle approche puisque les eaux ne seraient déversées qu’à un seul moment;
  1. Offrir des incitatifs aux entrepreneurs afin qu’ils réalisent les travaux plus rapidement ou proposent une méthode de travail améliorée;
  1. Divulguer publiquement les informations techniques liées aux travaux, sous le sceau de l’ingénieur responsable. La description devrait suivre une présentation s’inscrivant dans les meilleures pratiques du secteur d’ingénierie. L’information rendue publique actuellement[1],[2] relate essentiellement des comparatifs anecdotaux vis-à-vis les déversements de Montréal. Cette information n’offre pas le niveau de précision désormais exigé par la population;
  1. Identifier l’ensemble des méthodes de travail évaluées lors de l’étape de faisabilité (pompage temporaire, conduite temporaire, équipements en parallèle, etc.) et les raisons pour lesquelles celles-ci n’ont pas été retenues (sécurité, coût, irréalisables, etc.);
  1. Rendre publique une copie des demandes d’autorisation, incluant les études, réponses et autorisations des ministères impliqués. Considérant que certains travaux ne requièrent pas d’autorisation, une information complète permet d’éviter tout malentendu.

 

La Fondation Rivières offre son entière collaboration à toute municipalité, notamment la ville de Québec, pour développer les meilleures pratiques dans la gestion de ses eaux.

Pour toute demande d’informations, contactez Alexandre Joly, chargé de projets et responsable de la recherche scientifique, au 514 267-0034.

Pour le communiqué officiel, c’est ici.

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[1] Ville de Québec, communiqué, 15 novembre 2016 : http://www.ville.quebec.qc.ca/espace_presse/actualites/fiche_autres_actualites.aspx?id=15331

[2] Ville de Québec, Travaux d’entretien des ouvrages d’assainissement, 15 novembre 2016 : http://www.ville.quebec.qc.ca/docs/actualites/15331-480-COM-annexe.pdf

 

Thursday, November 17th, 2016 Communiqués de presse, Déversement, Fleuve, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Déversement de 135 millions de litres d’eaux usées à Québec : la Ville doit faire davantage en matière de transparence et d’efficacité

Un an après le grand déversement de Montréal : les efforts pour réduire les débordements d’eaux usées restent insuffisants

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crédit photo : Journal de Montréal

 

Un an après le flushgate, ce grand déversement des eaux usées de Montréal dans le fleuve Saint-Laurent, les efforts pour minimiser les débordements des réseaux d’égouts créant la pollution de nos cours d’eau demeurent nettement insuffisants.

Le flushgate, un déversement « planifié » de 8 milliards de litres d’eaux usées qui apparaissait normal aux yeux des administrations gouvernementales et municipales, a attiré l’attention des médias sur l’insouciance et le laxisme dans la protection des eaux. Le bilan[1] qu’a dressé la Fondation de ce dossier montre un cafouillage à tous les étages ! Les Québécois ont alors appris que dans le dernier rapport gouvernemental[2] de 2013 il y eut 45 512 débordements d’eaux usées au Québec. Dont quelques 400 déversements qui ont duré de plus de 48 heures. Il y a également, encore aujourd’hui, une centaine de municipalités qui déversent leurs eaux d’égout sans traitement.

Il faut aussi savoir qu’aucune des municipalités qui ne respectaient pas la réglementation[3] depuis janvier 2014 n’a encore été pénalisée. Et que le gouvernement a abandonné l’inspection des stations d’épuration qu’il a pourtant payées à coups de milliards de dollars. Il ne surveille plus leur performance. Il n’y aura plus de rapport annuel, le dernier datant de 2013. D’autre part, il n’a émis aucune attestation d’assainissement, ce qui est contraire à ce qui est prévu à sa réglementation. Évidemment, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) n’a pas les ressources pour s’acquitter adéquatement de ses obligations.

Pensons aux milliers de poissons morts découverts le 28 juin dernier dans la rivière Yamaska suite aux mauvaises opérations dans la station d’épuration des eaux usées de la ville de Saint-Hyacinthe. Un rapport d’enquête du MDDELCC doit être produit et les sanctions imposées.

La Fondation Rivières demande donc au gouvernement de remettre sur pieds les équipes de travail nécessaires pour l’accomplissement de ses responsabilités. Il devrait imposer le paiement de compensations financières fortement incitatives pour réduire les débordements d’eaux usées non traitées. Les municipalités doivent payer pour leur pollution, et non uniquement la laisser s’écouler chez leurs voisins en aval.

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[1] Bilan du déversement des eaux usées de Montréal, communiqué du 3 février 2016

[2] http://www.mamrot.gouv.qc.ca/pub/infrastructures/suivi_ouvrages_assainissement_eaux/eval_perform_rapport_2013.pdf

[3] http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cr/Q-2,%20r.%2034.1

 

Monday, November 14th, 2016 Communiqués de presse, Déversement, Fleuve, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Un an après le grand déversement de Montréal : les efforts pour réduire les débordements d’eaux usées restent insuffisants

Consultation publique sur la Stratégie québécoise de l’eau : le gouvernement doit commencer par appliquer la réglementation existante

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La Fondation Rivières salue l’initiative du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte aux Changements climatiques (MDDELCC) de consulter la population dans le cadre de sa révision de la Politique nationale de l’eau, adoptée en 2002 suite à des audiences publiques, mais rappelle le besoin urgent d’appliquer la règlementation existante, de sanctionner les contrevenants et de mettre en œuvre le système d’attestations d’assainissement qui accuse des retards importants.

La poursuite des efforts sur l’amélioration de la qualité de l’eau, la protection des milieux aquatiques, la gestion des risques, l’adaptation aux changements climatiques et la réponse aux besoins d’une eau potable de qualité sont autant d’enjeux importants mais la Fondation considère que de mettre sur pied de nouvelles structures de gouvernance en gestion intégrée de la ressource en eau, bien que potentiellement bénéfique à moyen ou à long terme, détourne des ressources au détriment de la mise en application de la règlementation existante, notamment en ce qui concerne les surverses. Les lois et règlements existent, mais les inspecteurs et analystes du Ministère n’ont pas les mandats ni les ressources pour effectuer les contrôles nécessaires.

Conséquemment, la Fondation Rivières estime qu’il serait plus avantageux pour la population du Québec si les ressources ministérielles étaient destinées, non seulement à l’application des lois et règlements, mais aussi aux instances et organisations existantes qui assurent une planification des ressources hydriques.

Ainsi, pour Alexandre Joly, porte-parole de la Fondation, « L’argent doit aller où il est le plus nécessaire et les lois existantes doivent être appliquées. De nouvelles structures de gouvernance n’amélioreront pas la qualité de l’eau, mais l’application de la règlementation et le financement des inspecteurs du Ministère oui ».

Pour lire notre communiqué en entier.

Tuesday, October 18th, 2016 Climat, Communiqués de presse, Déversement, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Consultation publique sur la Stratégie québécoise de l’eau : le gouvernement doit commencer par appliquer la réglementation existante

Ozonation : Fondation Rivières salue la décision de la ville de Montréal

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C’est avec soulagement que nous avons appris hier que l’usine d’ozonation des eaux usées qui sera mise en service à compter de 2018 fonctionnera dès lors 12 mois par année.

L’automne dernier, la Fondation s’était prononcée en faveur de cette option, après qu’il eut été annoncé que l’usine fonctionnerait 6 mois par année, décision qui avait suscité de nombreuses critiques. (Voir notre communiqué du 2 décembre dernier).

« Les 6 mois correspondaient aux exigences gouvernementales pour permettre aux gens de profiter davantage du fleuve l’été. Mais la réalité, c’est que pour la santé du fleuve, il faut y aller 12 mois par année. On ne court pas de risques », a indiqué le maire Denis Coderre.

La nouvelle usine et son procédé d’ozonation permettront de réduire la présence de bactéries, de virus et d’hormones dans les eaux usées qui sont rejetées dans le fleuve Saint-Laurent. Ainsi, selon l’article du Devoir paru hier, les quantités d’antidépresseurs et d’anticonvulsifs baisseront de 75 % avec le nouveau traitement. Le système permettra aussi de détruire les antibiotiques et les hormones à plus de 90 %. Quant aux perturbateurs endocriniens, ils diminueront de 85 %.

Fondation Rivières tient aujourd’hui à féliciter le maire Coderre et son équipe de leur sage décision !

Thursday, September 22nd, 2016 Communiqués de presse, Déversement, Fleuve, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Ozonation : Fondation Rivières salue la décision de la ville de Montréal