Communiqués de presse

Le ROEÉ invite la Régie de l’énergie à la prudence face aux demandes politiques du ministre Arcand

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Crédit photo : Ronald Raymond

Crédit photo : Ronald Raymond

La Régie de l’énergie a récemment tenu des audiences relatives à une demande du ministre Arcand concernant des mesures susceptibles d’améliorer les pratiques tarifaires dans le domaine de l’électricité et du gaz naturel.   Le ROEÉ (Regroupement des organismes environnementaux en énergie), dont fait partie la Fondation Rivières, a produit une analyse exhaustive et un bilan de sa participation à ces audiences sous forme de communiqué.  Selon le ROEÉ, la Régie devrait en outre profiter de cette occasion pour recommander au Ministre de réglementer Hydro-Québec dans ses activités de production.

Les tarifs d’énergie et la commande politique du ministre Arcand

Mémoire du ROEÉ

 

 

mercredi, mars 1st, 2017 Communiqués de presse, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Le ROEÉ invite la Régie de l’énergie à la prudence face aux demandes politiques du ministre Arcand

Rencontre des premiers ministres : la Stratégie canadienne de réduction des gaz à effet de serre mal documentée

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crédit photo : radio-canada.ca

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Le document de référence de la Stratégie canadienne de développement à faible émission de gaz à effet de serre (GES) [1] sur laquelle s’appuieront les décisions fédérales fait non seulement fausse route, mais se base sur de mauvaises prémisses.

Ce document mentionne notamment des pistes de solution en soulignant un immense potentiel hydroélectrique, une énergie « propre », le nucléaire, et différentes autres mesures … et une seule page à l’efficacité énergétique.

Le document de référence fait étonnamment miroiter que le potentiel hydroélectrique québécois est de 42 400 MW, plus que les installations existantes évaluées à 38 400 MW ! Or, les références bibliographiques indiquent que ni Hydro-Québec ni le gouvernement du Québec n’ont été consulté. Le potentiel réel est environ 10 fois moindre. Qui plus est, les centrales hydroélectriques causent d’importants impacts biologiques et sociaux qui ne sont aucunement traités dans le document.

Par ailleurs, le prix de référence utilisé pour de nouveaux ouvrages hydroélectriques (67,8 $/MWh pour 2022) est nettement sous-estimé. À titre d’exemple, au Québec, Hydro-Québec devra payer 101 $/MWh en 2022 pour les projets de petites centrales imposés par le gouvernement provincial. Le coût du projet Romaine est, lui aussi, largement supérieur à ce montant car il ne faut pas oublier d’inclure les lignes de transport. Et il ne doit surtout pas faire abstraction que le coût de vente à l’exportation est inférieur à 50 $/MWh.

Sur le plan environnemental, les barrages hydroélectriques inondant des dizaines, voire des centaines de kilomètres carrés de territoire produisent de vastes quantités de GES et un important contaminant, le méthyl-mercure. Avec l’inondation des territoires, la matière végétale non récoltée se retrouve sous l’eau et sa décomposition produit du méthane, un gaz ayant un potentiel de réchauffement 20 fois plus important que le CO2. Il est conséquemment faux d’affirmer que « Le Canada a déjà l’un des réseaux d’électricité les plus propres du monde, avec plus de 80 % de l’électricité générée de sources qui ne produisent pas de gaz à effet de serre comme les technologies hydroélectrique, éolienne, solaire et nucléaire. »

Au Québec, les conclusions de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec présentées en 2014 dans le rapport Maîtriser notre avenir énergétique n’ont même pas été consultées.

Enfin, toutes ces mesures ne sauront compenser la hausse considérable de GES occasionnée par l’augmentation de la production de sables bitumineux.

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Vous pouvez lire ici la lettre ouverte de notre chargé de projets, Alexandre Joly.

Ici, la version officielle du communiqué.

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[1]                Stratégie canadienne de développement à faible émission de gaz à effet de serre à long terme pour le milieu du siècle http://unfccc.int/files/focus/long-term_strategies/application/pdf/can_strategie_red.pdf

 

jeudi, décembre 8th, 2016 Climat, Communiqués de presse, Fondation Rivières - Rivers Foundation, Grands Barrages, Petits barrages Comments Off on Rencontre des premiers ministres : la Stratégie canadienne de réduction des gaz à effet de serre mal documentée

Soirée sur l’assainissement du Richelieu : le lundi 28 novembre prochain

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riviererichelieuassainissement

Le lundi 28 novembre prochain, la Fondation Rivières participera à une soirée de discussions organisée à l’initiative du député de Chambly, monsieur Jean-François Roberge. Il y sera notamment question des débordements fréquents d’eaux usées.  La Fondation Rivières a publié une étude à ce sujet en 2012 répertoriant les installations municipales problématiques. En 2011, il y eut 2 929 surverses qui se sont écoulées par 161 des 207 tuyaux de trop-plein d’eaux usées des réseaux d’égouts. Sur une quinzaine des lieux on dénombrait même 26 surverses en temps sec. Entre 2008 et 2011, plusieurs des 26 stations d’épuration sur la rivière Richelieu ne respectaient pas les exigences gouvernementales sur la qualité des rejets. Où en est-on aujourd’hui ?

Joignez vous à nous. C’est un rendez-vous !

Pour lire les articles parus à ce sujet en 2012.

 

 

samedi, novembre 19th, 2016 Communiqués de presse, Déversement, Événement, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Soirée sur l’assainissement du Richelieu : le lundi 28 novembre prochain

Déversement de 135 millions de litres d’eaux usées à Québec : la Ville doit faire davantage en matière de transparence et d’efficacité

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crédit photo : écolequebecmonde.ca

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Un an après les déversements de Montréal, désormais connus sous le nom de flushgate, la ville de Québec a annoncé quatre déversements « planifiés » entre le 22 novembre 2016 et février 2017. La Ville a repris plusieurs éléments de l’argumentaire de la ville de Montréal, mentionnant une absence de conséquences compte tenu de divers facteurs nébuleux, pour conclure que l’opération se compare à un « changement d’huile ».

Or, la Fondation Rivières avance que ce raisonnement ne tient pas compte des effets cumulatifs sur le fleuve et qu’il est possible de faire mieux. On note, à l’examen des deux documents rendus publics sur le site de la Ville, qu’un effort devrait être fait dans la planification des activités et la divulgation des informations sur certains aspects techniques du dossier. Ces améliorations sont souhaitables autant pour la ville de Québec que pour toute autre municipalité :

  1. Informer la population des heures exactes de la tenue des travaux afin d’optimiser les efforts visant à minimiser les impacts. La Ville devrait aussi prévoir des travaux de nuit, moment où les débits sont minimaux, quitte à réaliser les travaux sur plus d’une nuit.
  1. Demander à la population d’éviter de jeter des solides non dégradables dans les toilettes. Aussi, les institutions, commerces et industries (ICI) pertinentes devraient être mises à contribution, en plus de la population, afin que les organisations qui le peuvent, retiennent leurs effluents pendant les déversements.
  1. Modifier l’échéancier des travaux afin que ceux prévus aux postes de pompage Limoilou et Saint-Charles soient réalisés au même moment que ceux à la station d’épuration de l’Est. Ces déversements totalisent 25 millions de litres et seraient alors annulés par une telle approche puisque les eaux ne seraient déversées qu’à un seul moment;
  1. Offrir des incitatifs aux entrepreneurs afin qu’ils réalisent les travaux plus rapidement ou proposent une méthode de travail améliorée;
  1. Divulguer publiquement les informations techniques liées aux travaux, sous le sceau de l’ingénieur responsable. La description devrait suivre une présentation s’inscrivant dans les meilleures pratiques du secteur d’ingénierie. L’information rendue publique actuellement[1],[2] relate essentiellement des comparatifs anecdotaux vis-à-vis les déversements de Montréal. Cette information n’offre pas le niveau de précision désormais exigé par la population;
  1. Identifier l’ensemble des méthodes de travail évaluées lors de l’étape de faisabilité (pompage temporaire, conduite temporaire, équipements en parallèle, etc.) et les raisons pour lesquelles celles-ci n’ont pas été retenues (sécurité, coût, irréalisables, etc.);
  1. Rendre publique une copie des demandes d’autorisation, incluant les études, réponses et autorisations des ministères impliqués. Considérant que certains travaux ne requièrent pas d’autorisation, une information complète permet d’éviter tout malentendu.

 

La Fondation Rivières offre son entière collaboration à toute municipalité, notamment la ville de Québec, pour développer les meilleures pratiques dans la gestion de ses eaux.

Pour toute demande d’informations, contactez Alexandre Joly, chargé de projets et responsable de la recherche scientifique, au 514 267-0034.

Pour le communiqué officiel, c’est ici.

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[1] Ville de Québec, communiqué, 15 novembre 2016 : http://www.ville.quebec.qc.ca/espace_presse/actualites/fiche_autres_actualites.aspx?id=15331

[2] Ville de Québec, Travaux d’entretien des ouvrages d’assainissement, 15 novembre 2016 : http://www.ville.quebec.qc.ca/docs/actualites/15331-480-COM-annexe.pdf

 

jeudi, novembre 17th, 2016 Communiqués de presse, Déversement, Fleuve, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Déversement de 135 millions de litres d’eaux usées à Québec : la Ville doit faire davantage en matière de transparence et d’efficacité

Un an après le grand déversement de Montréal : les efforts pour réduire les débordements d’eaux usées restent insuffisants

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crédit photo : Journal de Montréal

 

Un an après le flushgate, ce grand déversement des eaux usées de Montréal dans le fleuve Saint-Laurent, les efforts pour minimiser les débordements des réseaux d’égouts créant la pollution de nos cours d’eau demeurent nettement insuffisants.

Le flushgate, un déversement « planifié » de 8 milliards de litres d’eaux usées qui apparaissait normal aux yeux des administrations gouvernementales et municipales, a attiré l’attention des médias sur l’insouciance et le laxisme dans la protection des eaux. Le bilan[1] qu’a dressé la Fondation de ce dossier montre un cafouillage à tous les étages ! Les Québécois ont alors appris que dans le dernier rapport gouvernemental[2] de 2013 il y eut 45 512 débordements d’eaux usées au Québec. Dont quelques 400 déversements qui ont duré de plus de 48 heures. Il y a également, encore aujourd’hui, une centaine de municipalités qui déversent leurs eaux d’égout sans traitement.

Il faut aussi savoir qu’aucune des municipalités qui ne respectaient pas la réglementation[3] depuis janvier 2014 n’a encore été pénalisée. Et que le gouvernement a abandonné l’inspection des stations d’épuration qu’il a pourtant payées à coups de milliards de dollars. Il ne surveille plus leur performance. Il n’y aura plus de rapport annuel, le dernier datant de 2013. D’autre part, il n’a émis aucune attestation d’assainissement, ce qui est contraire à ce qui est prévu à sa réglementation. Évidemment, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) n’a pas les ressources pour s’acquitter adéquatement de ses obligations.

Pensons aux milliers de poissons morts découverts le 28 juin dernier dans la rivière Yamaska suite aux mauvaises opérations dans la station d’épuration des eaux usées de la ville de Saint-Hyacinthe. Un rapport d’enquête du MDDELCC doit être produit et les sanctions imposées.

La Fondation Rivières demande donc au gouvernement de remettre sur pieds les équipes de travail nécessaires pour l’accomplissement de ses responsabilités. Il devrait imposer le paiement de compensations financières fortement incitatives pour réduire les débordements d’eaux usées non traitées. Les municipalités doivent payer pour leur pollution, et non uniquement la laisser s’écouler chez leurs voisins en aval.

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[1] Bilan du déversement des eaux usées de Montréal, communiqué du 3 février 2016

[2] http://www.mamrot.gouv.qc.ca/pub/infrastructures/suivi_ouvrages_assainissement_eaux/eval_perform_rapport_2013.pdf

[3] http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cr/Q-2,%20r.%2034.1

 

lundi, novembre 14th, 2016 Communiqués de presse, Déversement, Fleuve, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Un an après le grand déversement de Montréal : les efforts pour réduire les débordements d’eaux usées restent insuffisants