Communiqués de presse

Déversement des eaux usées de Montréal : le bilan de la Ville passe sous silence des questions fondamentales

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Le bilan jovialiste du déversement de 4,9 milliards de litres d’eaux usées, au lieu des 8 milliards prévus initialement, ne présente pas d’informations sur plusieurs des événements qui ont mené au « flushgate ». La Fondation Rivières maintient ses demandes d’informations à l’égard des décisions prises et des efforts réalisés pour minimiser le déversement. Elle estime que le déversement aurait dû être moindre.

La Fondation Rivières rappelle que les travaux ont d’abord été justifiés pour permettre l’aménagement de la chute à neige Riverside. La problématique de l’enlèvement des cintres fut connue subséquemment et ce contrat fut confié à Entreprises Michaudville. Combien de travailleurs y ont-ils été affectés ? Y a-t-il eu 4 équipes de travail simultanément aux 4 séries de cintres à enlever, et ce 24 heures par jour ? Cet entrepreneur a-t-il procédé à l’installation des murs préfabriqués simultanément afin de réduire les déversements ? Pourquoi des déversements additionnels sur quatre jours pendant 9 heures ont-ils été faits de jour, et non de nuit, alors que les égouts contiennent moins de pollution et que ces eaux venaient essentiellement du centre-ville ? Y a-t-il eu des montants supplémentaires non prévus alloués pour accélérer les travaux ?

Le bilan jovialiste de la Ville s’attarde sur des éléments qui étaient déjà prévus: faible impact sur les prises d’eau, l’absence de poissons morts, panache concentré en rive nord, plan de communication déficient, manque d’acceptabilité sociale, etc. Or, le bilan ne montre pas d’image aérienne de la rive sud de l’Ile pendant le déversement. Il mentionne la récupération de seulement 3 mètres cubes de déchets, ce qui apparaît irréaliste; il manquait sûrement des équipes de cueillette! Il passe sous silence plusieurs aspects et un rapport indépendant du MDDELCC devrait être produit.

Catherine Huard, directrice générale, réitère la position de la Fondation Rivières à l’effet que le gouvernement du Québec doit imposer le paiement de compensations sur les débordements d’eaux usées non traitées. Cette mesure incitative permettrait de réduire le temps et les volumes de déversement. « Les municipalités doivent payer pour leur pollution, et non uniquement l’envoyer chez leurs voisins en aval ! » conclut-elle.

Pour lire notre communiqué en entier

Pour consulter le bilan émis par la Ville de Montréal.

Eaux usées de Montréal : une désinfection des rejets d’eaux s’impose toute l’année

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La Fondation Rivières demande au ministre Heurtel de justifier sa décision à l’effet que la ville de Montréal n’a pas à désinfecter ses eaux usées tout au long de l’année. Cette démonstration relève de la responsabilité de l’État et doit être rendue publique.

Nous estimons que le système de désinfection à l’ozone qui sera construit et mis en marche en 2018 à la station d’épuration devrait fonctionner à l’année longue, et non seulement en été. Les contaminants ont des effets sur la flore et la faune aquatique, même en hiver. Les prises d’eau potable situées en aval s’en trouveraient sécurisées et améliorées. Les découvertes récentes indiquent que les eaux usées à la sortie des stations d’épuration contiennent, en plus des coliformes, toute une gamme de produits pharmaceutiques, d’hormones et de virus, autant de produits émergents dont les effets peuvent être importants et conduire notamment à des changements génétiques chez les espèces.

Après avoir investi environ 250 M$ dans la construction d’un système de traitement à l’ozone, quelle logique peut justifier de ne pas faire fonctionner cet équipement à l’année longue ?

Une telle politique environnementale devrait être considérée au minimum pour les dix plus grandes stations d’épuration.

Pour Catherine Huard, directrice générale, « Les fonctionnaires et dirigeants doivent se justifier scientifiquement. L’époque de la grande noirceur et des déclarations insignifiantes est révolue, on est en 2015. Nous avons constaté lors du Flushgate l’importance accordée par la population à la qualité de l’eau. Nous croyons que les Montréalais souhaitent que leurs eaux usées soient désinfectées à l’année pour qu’elles ne contaminent pas le Fleuve. La conscientisation et les attentes de la population ont grandement évolué. Or, nos dirigeants ne sont pas encore arrivés à ce niveau de conscientisation comme le soulignait récemment Roy Dupuis dans sa lettre ouverte « L’insoutenable désinvolture de nos gouvernements ». Elle ajoute que des compensations devraient être payées lorsqu’il y a pollution indue, notamment lorsque les exigences du MDDELCC ne sont pas respectées. « Les municipalités doivent payer pour leur pollution, et non simplement l’envoyer chez leurs voisins en aval ! » conclut-elle.

Pour lire notre communiqué en entier.

Pour lire l’article de Radio-Canada.ca .

Wednesday, December 2nd, 2015 Communiqués de presse, Fleuve, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on Eaux usées de Montréal : une désinfection des rejets d’eaux s’impose toute l’année

C’est demain ! On vous y attend ! Voici sa raison d’y être. Quelles sont les vôtres ?

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« Les Québécois ont pris une douche froide quand ils ont appris les mauvais traitements que subissent encore notre fleuve et nos rivières. Il faut que cela cesse, ce n’est pas cela que veulent les Québécois » clame Christian Vanasse qui animera la soirée. Bien connu pour son engagement, il est, avec son groupe, Les Zapartistes, parrain de la rivière Yamaska. L’humoriste aux phrases lapidaires animera vendredi le 20 novembre le 13e spectacle annuel de la Fondation Rivières, ce qui promet !

La soirée rassemblera entre autres Émile Proulx-Cloutier, Le Brassières Shop, JiCi Lauzon, Frédérick De Granpré, Alexandre Belliard, le JazzBin Band, Kathia Rock et Nicholas Santerre.

Mises en scène par Catherine Huard, les performances seront sous la direction musicale de Pierre Thériault. La présidence d’honneur est assurée par Roy Dupuis, cofondateur, administrateur et porte-parole de la Fondation.

Notre soirée de financement comprendra également la vente de produits, des tirages et un encan. Elle bénéficie du support de précieux commanditaires et partenaires.

 

Billets en vente à 27,50 $ à la billetterie du La Tulipe, au 514 529-5000.

 

Ouverture des portes à 18h30, spectacle à 19h30.

Thursday, November 19th, 2015 Actions - Mobilisation, Communiqués de presse, Événement, Fondation Rivières - Rivers Foundation Comments Off on C’est demain ! On vous y attend ! Voici sa raison d’y être. Quelles sont les vôtres ?

Eaux usées de Montréal : le rapport des experts ne répond pas aux attentes de la Fondation Rivières

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Le rapport des experts mandatés par Environnement Canada concernant le déversement d’eaux usées projeté par la Ville de Montréal, indique que les conséquences seraient suffisamment importantes pour recommander l’usage d’un bateau-citerne et l’installation d’unités mobiles de traitement, en plus de faire la cueillette des déchets sur le parcours du panache pendant le déversement.

L’idée d’utiliser des bateaux-citernes est accueillie positivement par la Fondation Rivières, d’autant plus que le Groupe Desgagnés, qui possède une flotte de huit navires pour le transport de vracs liquides, a confirmé que cette option est plausible sous certaines conditions de faisabilité.  Des navires sont disponibles à un prix raisonnable.  Cette information n’était pas documentée au rapport, notamment à cause du court délai imposé.

Il faut souligner que les experts ont eu un mandat limité, notamment de comparer les impacts entre un déversement planifié ou un déversement non-planifié.

Le questionnement est ailleurs, insiste la Fondation Rivières :

  • Quels sont précisément les travaux qui nécessitent de vider l’intercepteur Sud-Est ?
  • Quels travaux peuvent être réalisés sans vider l’intercepteur ?
  • Quels dommages, exactement, peuvent survenir à la station d’épuration ou ailleurs sur le réseau d’interception ?
  • Quels sont les équipements vulnérables ?
  • Combien d’équipes de travail sont prévues par l’Entrepreneur et la Ville ?
  • Quel est la séquence de travail et son échéancier ?
  • Quels moyens techniques ont été prescrits pour accélérer les travaux ?
  • Quelles autres méthodes sont utilisées dans le monde dans des situations similaires ?

Les experts, faute d’information, ont inévitablement dû conclure qu’il « semble » urgent d’effectuer des travaux dans l’intercepteur Sud-Est, mais ne les décrivent pas, se fiant à la Ville.

En somme, le rapport aurait dû être en mesure d’assurer à la population que l’urgence et la quantité d’eaux usées déversées soient pleinement justifiées. Rien n’a été qualifié ni quantifié autrement qu’avec des généralités.

Catherine Huard, directrice générale, se dit déçue de l’absence de conclusion du rapport : « Le rapport est essentiellement une comparaison de risques théoriques, alors qu’il aurait été primordial d’obtenir l’avis d’experts qui ont déjà eu à régler de tels problèmes, y compris  d’entrepreneurs spécialisés ».  Elle réitère également que les gouvernements doivent forcer le paiement de compensations sur les débordements d’eaux usées non traitées. Une mesure incitative permettrait de réduire le temps et les volumes de déversement. « Les municipalités doivent payer pour leur pollution, et non uniquement l’envoyer chez leurs voisins en aval ! » conclut-elle.

Pour lire le communiqué en entier.

Pour consulter le rapport des experts.

Centrale hydroélectrique sur la 11e chute de la rivière Mistassini : l’autorisation ne repose que sur des déclarations d’intentions

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La Fondation Rivières dénonce l’autorisation gouvernementale de construire une centrale hydroélectrique sur la 11e chute de la rivière Mistassini au Lac-Saint-Jean, dans le comté du premier ministre Couillard. Le gouvernement ferme ainsi délibérément les yeux sur une multitude de conséquences de même que sur la gestion occulte de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean (SECLSJ) qui pilote le dossier. D’importantes conclusions du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) n’ont pas été prises en compte et l’analyse gouvernementale est erronée quant aux retombées économiques réelles du projet.

Ainsi, à la lecture même du communiqué et du tableau synthèse des « exigences » relatives au projet, produit par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), on constate que l’autorisation repose essentiellement sur des «suivis» des conséquences des travaux.

La Fondation Rivières a pourtant écrit au ministre Heurtel en septembre dernier pour l’informer de ces enjeux. Aucune réponse sur le fond n’est parvenue.

Parmi les questions fondamentales, celle concernant la justification du projet demeure. Comment le gouvernement peut-il justifier de subventionner le développement régional par l’achat d’électricité à un prix trop élevé ?

La Fondation Rivières interpelle donc le gouvernement à ne pas donner les autres autorisations requises pour ce projet, dont l’autorisation du financement par règlement d’emprunt.

Pour lire notre communiqué en entier.

Wednesday, October 21st, 2015 Communiqués de presse, Fondation Rivières - Rivers Foundation, Petits barrages Comments Off on Centrale hydroélectrique sur la 11e chute de la rivière Mistassini : l’autorisation ne repose que sur des déclarations d’intentions