Petits barrages

J’aime Hydro ! Du théâtre engagé à ne pas manquer.

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crédit photo : l'Actualité

crédit photo : l’Actualité

 

Après avoir créé la surprise lors du dernier Festival TransAmérique, la pièce J’aime Hydro, écrite et interprétée par la comédienne Christine Beaulieu, prend l’affiche de La Licorne du 30 août au 10 septembre.

Dans une série de trois épisodes, Christine Beaulieu raconte avec humour, candeur et sensibilité les circonstances et les questionnements qui l’ont menée à faire ses propres recherches sur la société d’État. La pièce, habilement mise en scène par Philippe Cyr, interroge de façon pertinente ce qu’est devenue la relation entre Hydro-Québec et les Québécois au fil du temps.

Accompagnée sur scène du versatile comédien Mathieu Gosselin et du concepteur sonore Mathieu Doyon, Christine Beaulieu fait dialoguer des camps souvent braqués, convaincue de la nécessité de réfléchir ensemble sur l’avenir de l’hydroélectricité au Québec. Entrevues avec des représentants de nombreux groupes citoyens – dont le président de la Fondation Rivières, Alain Saladzius – visites de barrages, audiences publiques, rencontres avec de hauts dirigeants de la société d’État : ce théâtre de la vérité plonge directement au cœur du réel, dans le ventre de la turbine, grâce à une artiste courageuse, profondément engagée, qui n’hésite pas à se rendre sur les fronts les plus à vif de notre collectivité.

À ne pas manquer pour un questionnement essentiel !

J’aime Hydro sera présenté du 30 août au 10 septembre 2016 au Théâtre La Licorne au 4559 rue Papineau à Montréal.

Du mardi au jeudi à 19 h, le vendredi à 20 h et le samedi, à 16 h.

Billetterie : 514- 523-2246

www.theatrelalicorne.com / www.admission.com

Mortalité massive de poissons dans la Yamaska : grave négligence de la Ville de Saint-Hyacinthe et manque de suivi du Ministère de l’Environnement

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crédit photo : Bruno Beauregard

crédit photo : Bruno Beauregard

La décision de la Ville de Saint-Hyacinthe de déverser ses eaux usées dans la rivière Yamaska le 28 juin dernier, alors que son niveau d’eau était au plus bas, a causé la mortalité de centaines de poissons. Cette situation était hautement prévisible. La Ville avait la responsabilité d’aviser le ministère de l’Environnement et celui-ci devait assurer le suivi de l’opération.

La situation s’apparente au « Flushgate » de Montréal, mais cette fois les conséquences furent rapides et graves. Pour réaliser des travaux à sa station d’épuration, la Ville de Saint-Hyacinthe a planifié le déversement de 8 500 mètres cubes d’eaux usées au moment même où le débit de la rivière était à son plus bas, à 3 mètres cubes par seconde. Cela mérite une sanction exemplaire.

À ces problèmes, rappelons que le niveau d’eau de la rivière Yamaska, en aval de Saint-Hyacinthe, dépend de façon importante de la gestion des débits au barrage Pennman, exploité par la compagnie ontarienne Algonquin Power. Le débit observé selon les données mesurées par le Centre d’expertise hydrique du gouvernement du Québec indique qu’il ne fut que de 3 mètres cubes par seconde les 27 et 28 juin dernier pendant que le réservoir de la centrale hydroélectrique se remplissait. Il atteint environ 12 mètres cubes lorsque la centrale hydroélectrique produit de l’électricité et que l’eau retourne à la rivière. Cette électricité est vendue à Hydro-Québec par la compagnie privée et celle-ci fait varier les niveaux d’eau afin de maximiser ses profits.

Le débit devient tellement bas dans la rivière Yamaska que la Ville de Saint-Hyacinthe paie cette compagnie pour qu’elle laisse de l’eau couler dans la rivière, une compensation pour la dédommager de ses pertes de revenus. En 2014, la Fondation Rivières a recommandé au gouvernement et aux députés que le débit minimal dans la rivière soit augmenté afin de respecter les exigences environnementales, ceci avant qu’Hydro-Québec renouvelle son contrat d’achat d’électricité.

Pour lire notre communiqué en entier.

Monday, July 4th, 2016 Communiqués de presse, Déversement, Fondation Rivières - Rivers Foundation, Petits barrages Comments Off on Mortalité massive de poissons dans la Yamaska : grave négligence de la Ville de Saint-Hyacinthe et manque de suivi du Ministère de l’Environnement

Saccage environnemental dans le comté de Philippe Couillard

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crédit photo : M. Corboz

crédit photo : M. Corboz

On s’en doutait un peu. On a tout fait pour l’empêcher. Mais une autorisation a été donnée, de la main du ministre de l’Environnement. Avec le soutien empressé du Premier ministre. Un projet inutile si ce n’est que pour qu’Hydro-Québec augmente la richesse de certains dans la région.

Un citoyen a filmé le 30 avril dernier à l’aide d’un drone, les travaux en cours sur la rivière Mistassini, à la 11e chute. Pour la première fois on voit l’ampleur du saccage qu’occasionne la construction d’une mini-centrale au fil de l’eau. Tout cela dans un milieu naturel qui faisait la joie des canoteurs et villégiateurs. Vous remarquerez que l’entrepreneur étale largement ses travaux, sans limite.

Ce projet est l’un des six qui viennent d’être confirmés dans la nouvelle Politique énergétique.

Quatre de ces sites majestueux, encore à l’état naturel, doivent absolument être préservés. D’autres projets se préparent, notamment sur la rivière Gatineau.

Aidez-nous à intervenir, soutenez la Fondation Rivières en devenant membre ou en faisant un don.

Pour visionner la vidéo.

Thursday, May 12th, 2016 Actions - Mobilisation, Films, Fondation Rivières - Rivers Foundation, Petits barrages Comments Off on Saccage environnemental dans le comté de Philippe Couillard

La Fondation Rivières interpelle le ministre Heurtel

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Les rivières Manouane et Saguenay se trouvant menacées par un projet minier, la Fondation Rivières a récemment transmis une lettre au Ministre lui demandant de ne pas émettre prématurément un décret d’autorisation au projet Arianne Phosphate. Le projet prévoit notamment l’aménagement d’un port à Sainte-Rose-du-Nord ainsi que le déversement d’effluents industriels dans la rivière Manouane après simple décantation. En outre, le projet accroîtrait considérablement l’émission de gaz à effet de serre : en plus des importantes émissions pour la construction et l’exploitation du site, un lourd camionnage de 56 véhicules surdimensionnés parcourant 240 kilomètres, 24 heures par jour, serait mis en place.

La Fondation a également écrit au Ministre pour insister sur l’importance de protéger la rivière Magpie, l’une des dernières rivières d’importance qui n’a pas encore été harnachée. On se rappellera que le rapport d’audiences publiques sur la rivière Romaine recommandait de protéger, en contre-partie de sa recommandation au harnachement, de protéger une rivière d’importance. La lettre de la Fondation rappelle au Ministre l’importance écotouristique de la destination et rappelle la descente promotionnelle effectuée avec Robert Kennedy Jr en 2004.

Afin de nous aider à poursuivre notre mission, vous pouvez nous contacter pour devenir membre, pour faire un don ou encore pour vous impliquer. Nous joindre au fr@fondationrivieres.org . 

Monday, December 14th, 2015 Actions - Mobilisation, Fondation Rivières - Rivers Foundation, Petits barrages Comments Off on La Fondation Rivières interpelle le ministre Heurtel

Centrale hydroélectrique sur la 11e chute de la rivière Mistassini : l’autorisation ne repose que sur des déclarations d’intentions

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La Fondation Rivières dénonce l’autorisation gouvernementale de construire une centrale hydroélectrique sur la 11e chute de la rivière Mistassini au Lac-Saint-Jean, dans le comté du premier ministre Couillard. Le gouvernement ferme ainsi délibérément les yeux sur une multitude de conséquences de même que sur la gestion occulte de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean (SECLSJ) qui pilote le dossier. D’importantes conclusions du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) n’ont pas été prises en compte et l’analyse gouvernementale est erronée quant aux retombées économiques réelles du projet.

Ainsi, à la lecture même du communiqué et du tableau synthèse des « exigences » relatives au projet, produit par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), on constate que l’autorisation repose essentiellement sur des «suivis» des conséquences des travaux.

La Fondation Rivières a pourtant écrit au ministre Heurtel en septembre dernier pour l’informer de ces enjeux. Aucune réponse sur le fond n’est parvenue.

Parmi les questions fondamentales, celle concernant la justification du projet demeure. Comment le gouvernement peut-il justifier de subventionner le développement régional par l’achat d’électricité à un prix trop élevé ?

La Fondation Rivières interpelle donc le gouvernement à ne pas donner les autres autorisations requises pour ce projet, dont l’autorisation du financement par règlement d’emprunt.

Pour lire notre communiqué en entier.

Wednesday, October 21st, 2015 Communiqués de presse, Fondation Rivières - Rivers Foundation, Petits barrages Comments Off on Centrale hydroélectrique sur la 11e chute de la rivière Mistassini : l’autorisation ne repose que sur des déclarations d’intentions