Exporter nos surplus d’électricité aux États-Unis : un pari toujours gagnant pour le Québec?

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Invitation à un panel d’experts en énergie: le lundi 29 mai à 12 h 15, à la Maison du développement durable.  Ce panel est organisé par la coalition SOS mont Hereford et le Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEÉ).

Les panélistes se pencheront sur les questions suivantes:

Le contexte énergétique est-il encore favorable à l’exportation d’énergie?

Les coûts sociaux et environnementaux des projets d’Hydro-Québec sont-ils internalisés ?

Le Québec pourrait-il tirer son épingle du jeu grâce à l’exemplarité de ses projets d’exportation?

Le projet Northern Pass passe-t-il le test de la rentabilité et de l’énergie verte ?

LIEU: Maison du développement durable à la Salle du Parc, 50, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal.

QUAND? Le lundi 29 mai à 12 h 15

PANÉLISTES INVITÉS:

Jean-Pierre Finet, expert en efficacité énergétique au Québec, au Canada et sur la scène internationale. Il a œuvré au sein de Power Smart à Vancouver, et a dirigé le Fonds en efficacité énergétique. Il est actuellement analyste au ROEÉ.

 

 Philip Raphals, co-fondateur et directeur général du Centre Hélios, expert des politiques énergétiques viables et président du Comité aviseur sur les énergies renouvelables du Low Impact Hydropower Institute (LIHI), aux États-Unis.

Rencontre des premiers ministres : la Stratégie canadienne de réduction des gaz à effet de serre mal documentée

crédit photo : radio-canada.ca

crédit photo : radio-canada.ca

 

Le document de référence de la Stratégie canadienne de développement à faible émission de gaz à effet de serre (GES) [1] sur laquelle s’appuieront les décisions fédérales fait non seulement fausse route, mais se base sur de mauvaises prémisses.

Ce document mentionne notamment des pistes de solution en soulignant un immense potentiel hydroélectrique, une énergie « propre », le nucléaire, et différentes autres mesures … et une seule page à l’efficacité énergétique.

Le document de référence fait étonnamment miroiter que le potentiel hydroélectrique québécois est de 42 400 MW, plus que les installations existantes évaluées à 38 400 MW ! Or, les références bibliographiques indiquent que ni Hydro-Québec ni le gouvernement du Québec n’ont été consulté. Le potentiel réel est environ 10 fois moindre. Qui plus est, les centrales hydroélectriques causent d’importants impacts biologiques et sociaux qui ne sont aucunement traités dans le document.

Par ailleurs, le prix de référence utilisé pour de nouveaux ouvrages hydroélectriques (67,8 $/MWh pour 2022) est nettement sous-estimé. À titre d’exemple, au Québec, Hydro-Québec devra payer 101 $/MWh en 2022 pour les projets de petites centrales imposés par le gouvernement provincial. Le coût du projet Romaine est, lui aussi, largement supérieur à ce montant car il ne faut pas oublier d’inclure les lignes de transport. Et il ne doit surtout pas faire abstraction que le coût de vente à l’exportation est inférieur à 50 $/MWh.

Sur le plan environnemental, les barrages hydroélectriques inondant des dizaines, voire des centaines de kilomètres carrés de territoire produisent de vastes quantités de GES et un important contaminant, le méthyl-mercure. Avec l’inondation des territoires, la matière végétale non récoltée se retrouve sous l’eau et sa décomposition produit du méthane, un gaz ayant un potentiel de réchauffement 20 fois plus important que le CO2. Il est conséquemment faux d’affirmer que « Le Canada a déjà l’un des réseaux d’électricité les plus propres du monde, avec plus de 80 % de l’électricité générée de sources qui ne produisent pas de gaz à effet de serre comme les technologies hydroélectrique, éolienne, solaire et nucléaire. »

Au Québec, les conclusions de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec présentées en 2014 dans le rapport Maîtriser notre avenir énergétique n’ont même pas été consultées.

Enfin, toutes ces mesures ne sauront compenser la hausse considérable de GES occasionnée par l’augmentation de la production de sables bitumineux.

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Vous pouvez lire ici la lettre ouverte de notre chargé de projets, Alexandre Joly.

Ici, la version officielle du communiqué.

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[1]                Stratégie canadienne de développement à faible émission de gaz à effet de serre à long terme pour le milieu du siècle http://unfccc.int/files/focus/long-term_strategies/application/pdf/can_strategie_red.pdf

 

J’aime Hydro ! Du théâtre engagé à ne pas manquer.

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crédit photo : l'Actualité

crédit photo : l’Actualité

 

Après avoir créé la surprise lors du dernier Festival TransAmérique, la pièce J’aime Hydro, écrite et interprétée par la comédienne Christine Beaulieu, prend l’affiche de La Licorne du 30 août au 10 septembre.

Dans une série de trois épisodes, Christine Beaulieu raconte avec humour, candeur et sensibilité les circonstances et les questionnements qui l’ont menée à faire ses propres recherches sur la société d’État. La pièce, habilement mise en scène par Philippe Cyr, interroge de façon pertinente ce qu’est devenue la relation entre Hydro-Québec et les Québécois au fil du temps.

Accompagnée sur scène du versatile comédien Mathieu Gosselin et du concepteur sonore Mathieu Doyon, Christine Beaulieu fait dialoguer des camps souvent braqués, convaincue de la nécessité de réfléchir ensemble sur l’avenir de l’hydroélectricité au Québec. Entrevues avec des représentants de nombreux groupes citoyens – dont le président de la Fondation Rivières, Alain Saladzius – visites de barrages, audiences publiques, rencontres avec de hauts dirigeants de la société d’État : ce théâtre de la vérité plonge directement au cœur du réel, dans le ventre de la turbine, grâce à une artiste courageuse, profondément engagée, qui n’hésite pas à se rendre sur les fronts les plus à vif de notre collectivité.

À ne pas manquer pour un questionnement essentiel !

J’aime Hydro sera présenté du 30 août au 10 septembre 2016 au Théâtre La Licorne au 4559 rue Papineau à Montréal.

Du mardi au jeudi à 19 h, le vendredi à 20 h et le samedi, à 16 h.

Billetterie : 514- 523-2246

www.theatrelalicorne.com / www.admission.com

Mortalité massive de poissons dans la Yamaska : grave négligence de la Ville de Saint-Hyacinthe et manque de suivi du Ministère de l’Environnement

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crédit photo : Bruno Beauregard

crédit photo : Bruno Beauregard

La décision de la Ville de Saint-Hyacinthe de déverser ses eaux usées dans la rivière Yamaska le 28 juin dernier, alors que son niveau d’eau était au plus bas, a causé la mortalité de centaines de poissons. Cette situation était hautement prévisible. La Ville avait la responsabilité d’aviser le ministère de l’Environnement et celui-ci devait assurer le suivi de l’opération.

La situation s’apparente au « Flushgate » de Montréal, mais cette fois les conséquences furent rapides et graves. Pour réaliser des travaux à sa station d’épuration, la Ville de Saint-Hyacinthe a planifié le déversement de 8 500 mètres cubes d’eaux usées au moment même où le débit de la rivière était à son plus bas, à 3 mètres cubes par seconde. Cela mérite une sanction exemplaire.

À ces problèmes, rappelons que le niveau d’eau de la rivière Yamaska, en aval de Saint-Hyacinthe, dépend de façon importante de la gestion des débits au barrage Pennman, exploité par la compagnie ontarienne Algonquin Power. Le débit observé selon les données mesurées par le Centre d’expertise hydrique du gouvernement du Québec indique qu’il ne fut que de 3 mètres cubes par seconde les 27 et 28 juin dernier pendant que le réservoir de la centrale hydroélectrique se remplissait. Il atteint environ 12 mètres cubes lorsque la centrale hydroélectrique produit de l’électricité et que l’eau retourne à la rivière. Cette électricité est vendue à Hydro-Québec par la compagnie privée et celle-ci fait varier les niveaux d’eau afin de maximiser ses profits.

Le débit devient tellement bas dans la rivière Yamaska que la Ville de Saint-Hyacinthe paie cette compagnie pour qu’elle laisse de l’eau couler dans la rivière, une compensation pour la dédommager de ses pertes de revenus. En 2014, la Fondation Rivières a recommandé au gouvernement et aux députés que le débit minimal dans la rivière soit augmenté afin de respecter les exigences environnementales, ceci avant qu’Hydro-Québec renouvelle son contrat d’achat d’électricité.

Pour lire notre communiqué en entier.

Saccage environnemental dans le comté de Philippe Couillard

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crédit photo : M. Corboz

crédit photo : M. Corboz

On s’en doutait un peu. On a tout fait pour l’empêcher. Mais une autorisation a été donnée, de la main du ministre de l’Environnement. Avec le soutien empressé du Premier ministre. Un projet inutile si ce n’est que pour qu’Hydro-Québec augmente la richesse de certains dans la région.

Un citoyen a filmé le 30 avril dernier à l’aide d’un drone, les travaux en cours sur la rivière Mistassini, à la 11e chute. Pour la première fois on voit l’ampleur du saccage qu’occasionne la construction d’une mini-centrale au fil de l’eau. Tout cela dans un milieu naturel qui faisait la joie des canoteurs et villégiateurs. Vous remarquerez que l’entrepreneur étale largement ses travaux, sans limite.

Ce projet est l’un des six qui viennent d’être confirmés dans la nouvelle Politique énergétique.

Quatre de ces sites majestueux, encore à l’état naturel, doivent absolument être préservés. D’autres projets se préparent, notamment sur la rivière Gatineau.

Aidez-nous à intervenir, soutenez la Fondation Rivières en devenant membre ou en faisant un don.

Pour visionner la vidéo.

La Fondation Rivières interpelle le ministre Heurtel

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Les rivières Manouane et Saguenay se trouvant menacées par un projet minier, la Fondation Rivières a récemment transmis une lettre au Ministre lui demandant de ne pas émettre prématurément un décret d’autorisation au projet Arianne Phosphate. Le projet prévoit notamment l’aménagement d’un port à Sainte-Rose-du-Nord ainsi que le déversement d’effluents industriels dans la rivière Manouane après simple décantation. En outre, le projet accroîtrait considérablement l’émission de gaz à effet de serre : en plus des importantes émissions pour la construction et l’exploitation du site, un lourd camionnage de 56 véhicules surdimensionnés parcourant 240 kilomètres, 24 heures par jour, serait mis en place.

La Fondation a également écrit au Ministre pour insister sur l’importance de protéger la rivière Magpie, l’une des dernières rivières d’importance qui n’a pas encore été harnachée. On se rappellera que le rapport d’audiences publiques sur la rivière Romaine recommandait de protéger, en contre-partie de sa recommandation au harnachement, de protéger une rivière d’importance. La lettre de la Fondation rappelle au Ministre l’importance écotouristique de la destination et rappelle la descente promotionnelle effectuée avec Robert Kennedy Jr en 2004.

Afin de nous aider à poursuivre notre mission, vous pouvez nous contacter pour devenir membre, pour faire un don ou encore pour vous impliquer. Nous joindre au fr@fondationrivieres.org . 

Centrale hydroélectrique sur la 11e chute de la rivière Mistassini : l’autorisation ne repose que sur des déclarations d’intentions

La Fondation Rivières dénonce l’autorisation gouvernementale de construire une centrale hydroélectrique sur la 11e chute de la rivière Mistassini au Lac-Saint-Jean, dans le comté du premier ministre Couillard. Le gouvernement ferme ainsi délibérément les yeux sur une multitude de conséquences de même que sur la gestion occulte de la Société de l’énergie communautaire du Lac-Saint-Jean (SECLSJ) qui pilote le dossier. D’importantes conclusions du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) n’ont pas été prises en compte et l’analyse gouvernementale est erronée quant aux retombées économiques réelles du projet.

Ainsi, à la lecture même du communiqué et du tableau synthèse des « exigences » relatives au projet, produit par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), on constate que l’autorisation repose essentiellement sur des «suivis» des conséquences des travaux.

La Fondation Rivières a pourtant écrit au ministre Heurtel en septembre dernier pour l’informer de ces enjeux. Aucune réponse sur le fond n’est parvenue.

Parmi les questions fondamentales, celle concernant la justification du projet demeure. Comment le gouvernement peut-il justifier de subventionner le développement régional par l’achat d’électricité à un prix trop élevé ?

La Fondation Rivières interpelle donc le gouvernement à ne pas donner les autres autorisations requises pour ce projet, dont l’autorisation du financement par règlement d’emprunt.

Pour lire notre communiqué en entier.

La Fondation Rivières sonne l’alarme au gouvernement

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Cinq ministres ont reçu cette semaine une lettre de la Fondation Rivières les informant des irrégularités constatées dans les deux dossiers de petites centrales hydroélectriques en procédures d’autorisation : la centrale de Saint-Joachim dans le magnifique canyon de la rivière Saint-Anne près de Québec et celle prévue sur la 11e chute de la rivière Mistassini, au lac Saint-Jean. Ce dossier est actuellement devant le BAPE, les mémoires sont attendus avant le 13 février.

Ces dossiers ont fait l’objet de reportages à TVA, dans le Journal de Montréal et à Radio-Canada Saguenay. Daniel Breton a commenté le dossier dans sa chronique.

Dorénavant, suite à l’adoption d’un décret en décembre dernier, les clients d’Hydro-Québec ne bénéficient plus en priorité de l’électricité provenant du bloc patrimonial à seulement 2,8 cents par kilowattheure.  Hdyro-Québec Distribution est maintenant obligée de leur vendre d’abord l’électricité provenant de toutes les autres sources, dont les petites centrales, toutes payées à fort prix. Tout cela pour payer des projets destructeurs de l’environnement et de l’industrie récréotouristique… mais profitable pour certains. Tout ceci en période d’austérité…

Barrage sur la 11e chute de la rivière Mistassini : des irrégularités sont constatées

 

crédit photo : Babel Voyages

crédit photo : Babel Voyages

 

Fondation Rivières soulève d’importantes questions dans le cadre du projet de construction d’une centrale hydroélectrique actuellement étudié par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

Pour lire notre communiqué.

Dossier à suivre : ne manquez pas les reportages de Michel Morin, ce soir à compter de 17h00, sur TVA, et demain, dans les pages du Journal de Montréal.

Eau Secours ! s’oppose à la relance du programme des petites centrales

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Dans un communiqué paru hier, la Coalition – dont la mission est de revendiquer et de promouvoir une gestion responsable de l’eau –  incite le gouvernement Couillard à abandonner les projets de petites centrales hydroélectriques et invite la population à manifester son opposition. Selon Eau Secours !, il est préférable de développer la filière des énergies renouvelables et douces, tel l’éolien avec lequel il est aujourd’hui plus rentable de produire de l’électricité.