L’Anse-à-l’Orme : un site et une rivière à protéger

La ville de Montréal tient actuellement une consultation publique concernant la construction de 6 000 logements à Pierrefonds sur un site d’une grande valeur écologique. L’Anse-à-l’Orme et sa rivière abritent la plus riche biodiversité de Montréal, avec des parcs-nature adjacents et le lac des Deux-Montagnes à proximité. Cet espace offre un potentiel économique et écologique exceptionnel pour le récréotourisme.

La coalition verte de Montréal et le comité de citoyens « Sauvons l’Anse-à-l’Orme », que nous appuyons, demandent la conservation de l’entièreté de la zone. Pourquoi construire dans un lieu naturel alors que d’autres terrains sans valeur écologique sont disponibles, et que la ville de Montréal est en déficit de territoires protégés ? Une pétition de 17 000 citoyens a déjà montré une importante opposition au projet.

La date limite pour s’inscrire pour soumettre un mémoire écrit ou pour exprimer verbalement son opinion est le jeudi 27 avril.  Si vous désirez faire une présentation verbale, vous devez téléphoner au 514 872-8510.

Pour plus d’info

 

 

 

 

 

Dépôt d’un projet de loi proclamant le Mois de l’eau

La Fondation Rivières appuie l’initiative du député Sylvain Gaudreault, porte-parole en matière d’environnement du Parti québécois, et du Regroupement des organismes de bassins versants (ROBVQ).  Ce projet de loi a pour objet de proclamer le mois de juin Mois de l’eau dans le but de sensibiliser et d’éduquer la population du Québec sur l’eau et ses enjeux. « La bonne eau n’a pas de couleur » a déclaré Daniel Desgagnés, président du ROBVQ, souhaitant que nous vivions le premier Mois de l’eau dès 2017 avec un vote favorable de l’Assemblée nationale.

Description du projet de loi

Vidéo de Sylvain Gaudreault

Le ministre Heurtel revient sur sa décision

Bravo au ministre Heurtel, à Alexandre Shields du Devoir, à Sylvain Gaudreault porte-parole en environnement au PQ, au ROBVQ et à la Fondation Rivières. Une erreur majeure a été évitée en cette Journée mondiale de l’eau.  Allez lire l’article du Devoir.

Volte-face du ministre Heurtel

Pour un portrait plus global des enjeux, nous vous invitons également à aller lire la lettre ouverte de Roy Dupuis (qui ne se trouve que dans la version numérique du Devoir).

Lettre ouverte de Roy Dupuis

Le gouvernement restreint l’accès aux données sur les eaux usées

Crédit le Devoir

Crédit photo – Le Devoir

Le gouvernement va mettre en place dès le 1er avril des mesures qui auront des conséquences importantes sur l’accès à l’information concernant les rejets d’eaux usées.  La Fondation Rivières, les groupes environnementaux et de citoyens, Environnement et Changement climatique Canada et les organismes de bassins versants se sont vu refuser l’accès aux informations permettant de vérifier la conformité des stations d’épuration aux normes de rejets et de débordements.  Les organismes de bassins versants ont pourtant été mandatés par le gouvernement pour assurer le suivi des ouvrages d’assainissement.

Allez lire l’article publié ce matin dans le Devoir, ainsi que la lettre ouverte de Roy Dupuis.

Québec verrouille l’accès aux données sur les eaux usées

Lettre ouverte de Roy Dupuis

Le Parti Québécois a questionné le Ministre Heurtel à l’Assemblée nationale et publié le communiqué de presse suivant:

Le Parti Québécois a la défense de l’eau dans son ADN

Québec Solidaire a pour sa part souligné l’importance de maintenir les efforts pour protéger les Grands Lacs :

QS fait adopter une motion à l’Assemblée nationale

Le ROEÉ invite la Régie de l’énergie à la prudence face aux demandes politiques du ministre Arcand

Crédit photo : Ronald Raymond

Crédit photo : Ronald Raymond

La Régie de l’énergie a récemment tenu des audiences relatives à une demande du ministre Arcand concernant des mesures susceptibles d’améliorer les pratiques tarifaires dans le domaine de l’électricité et du gaz naturel.   Le ROEÉ (Regroupement des organismes environnementaux en énergie), dont fait partie la Fondation Rivières, a produit une analyse exhaustive et un bilan de sa participation à ces audiences sous forme de communiqué.  Selon le ROEÉ, la Régie devrait en outre profiter de cette occasion pour recommander au Ministre de réglementer Hydro-Québec dans ses activités de production.

Les tarifs d’énergie et la commande politique du ministre Arcand

Mémoire du ROEÉ

 

 

Le projet de loi 102: une menace au droit d’accès à l’information et un recul pour l’environnement

Nous vous invitons à lire la lettre de Me Jean Baril et Me Cédric G. Ducharme au sujet du projet de loi 102 actuellement débattu à l’Assemblée nationale.  La lettre est cosignée par plusieurs intervenants du milieu et a été envoyée au Premier Ministre Philippe Couillard.  Ce projet de loi vise une réforme importante de la loi sur la qualité de l’environnement, dont les mécanismes d’autorisation environnementale pour les entreprises.  Mais le point préoccupant est l’amendement proposé par les représentants du Parti Libéral en décembre dernier en commission parlementaire.  Cet amendement accorderait aux demandeurs d’autorisation un droit de véto complet sur le droit du public de connaître les conditions d’autorisation des projets proposés.  La Fondation Rivières appuie cette demande de rétablir l’accès à l’information.

Lettre au PM et signataires 9 fevrier 2017

Conférence de Me Jean Baril sur le projet de loi 102

Pour l’année 2017, nous souhaitons…

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À vous tous, chers amis de la Fondation, une année 2017 remplie de paix, d’espoir, de projets, de nature et de solidarité. Continuons, en 2017, à améliorer ensemble la situation de nos rivières.

Après une année remplie d’action et une période des Fêtes lors de laquelle nous refaisons le plein d’énergie, voici quelques-uns de nos projets pour 2017 : les Soirées Rivières, lancées en 2016, se poursuivront avec la tenue de conférences portant sur des sujets qui sont aussi chauds que pertinents de par les questionnements qu’ils suscitent. De grandes assemblées de cuisine dédiées à l’eau. Le Guide des Chutes du Québec, un inventaire des endroits majestueux peu connus et facilement accessibles, sera mis en ligne. Il permettra de favoriser l’essor d’un écotourisme et d’un développement régional favorisant ainsi la préservation des rivières. Le projet IMERGé vise le développement d’une application mobile gratuite sur téléphone intelligent pour permettre aux citoyens d’alerter rapidement la Fondation Rivières lors d’un déversement, d’une pollution ou d’une autre situation problématique. La campagne Adoptez une rivière se poursuivra également en partenariat avec le groupe environnemental Nature Québec. Cette année, les rivières Châteauguay, du Nord, l’Assomption, Richelieu et Yamaska feront l’objet d’un bilan de performance et d’un suivi des systèmes d’assainissement des eaux. Enfin, des activités de financement tels des spectacles et rencontres avec certains de nos fidèles supporteurs qui nous offriront des performances uniques et mémorables. Et bien entendu, nous continuerons de surveiller tout ce qui se passe sur vos rivières et d’y réagir.

(Si vous souhaitez nous appuyer dans ou l’autre de ces projets, vous pouvez nous contacter au fr@fondationrivieres.org, devenir membre ou faire un don, unique ou mensuel).

Au plaisir de se recroiser sur le terrain en 2017 !

Nos voeux de Noël…

crédit : Caroline Savard

crédit : Caroline Savard

 

Chers membres, amis, partenaires, supporters,
Nous tenons à vous souhaiter un Noël rempli d’harmonie, de lumière, de beaux moments… et de plein air.
Rappelons nous l’essentiel lors de cette période festive et retrouvons nous, à la veille de 2017, pour continuer ensemble à relever nos manches et à travailler pour la protection de nos cours d’eau et de notre planète.
Un très heureux Noël à chacun et chacune d’entre vous.
Du fond du coeur,
L’équipe de la Fondation Rivières

Réplique à Hydro-Québec : La Fondation Rivières éclaire des lanternes

crédit photo : radio-canada.caPhoto : radio-canada.ca

La Fondation Rivières tient à offrir une réponse à la réplique d’Hydro-Québec concernant notre position sur la Stratégie Canadienne de développement à faible émission de GES, publiées dans Le Devoir, les 16 et 9 décembre 2016, respectivement. Dans sa réplique, Monsieur Tremblay souligne qu’il est « faux d’affirmer que les réservoirs d’Hydro-Québec […] émettent de grandes quantités [de GES] » et que, en raison de notre situation boréale, les émissions de CO2 et de méthane sont plus faibles qu’en milieu tropical.

Soit, on peut comparer des pommes et des oranges et parler des milieux tropicaux. Il n’en demeure pas moins réel que, du propre aveu de M. Tremblay, il y a des émissions de GES provenant des territoires inondés par Hydro-Québec et que, par conséquent, il est faux pour le gouvernement fédéral d’affirmer que « le Canada a déjà l’un des réseaux d’électricité les plus propres du monde, avec plus de 80 % de l’électricité générée de sources qui ne produisent pas de gaz à effet de serre comme les technologies hydroélectrique, éolienne, solaire et nucléaire ».

Monsieur Tremblay ne sera pas sans savoir qu’une nouvelle étude (Deemer et al., BioScience, 2016) indique que les émissions, notamment de méthane, provenant des réservoirs hydroélectriques pourraient être largement sous-estimés et pourraient constituer 1,3% de l’ensemble des émissions de GES à l’échelle mondiale. L’information a d’ailleurs été reprise par le Washington Post et le Globe and Mail. Il ne sera pas non plus sans savoir que, à nos latitudes, les grandes étendues d’eau dont la profondeur est importante (ce qui est généralement le cas des réservoirs d’Hydro-Québec) montrent une thermocline relativement stable. Cette stabilité fait en sorte que l’eau au fond des réservoirs est très peu oxygénée ce qui rend le milieu propice à la production de méthane.

Parallèlement, si effectivement les coûts de production prévus de la Romaine sont d’environ 6,0 ¢/kWh, nous demandons à ce qu’Hydro-Québec en fasse la démonstration. En effet, aucune donnée vérifiée, ayant fait l’objet d’un audit, n’a été rendue publique par la société d’État. Toujours est-il que le coût d’achat de l’électricité produite par les mini-centrales, lui, est connu et a été fixé à 10,1 ¢/kWh en 2022 par le gouvernement provincial, avec une indexation annuelle.

Par ailleurs, comme il l’est si bien présenté dans sa mise en en lumière sur les GES, « Toute production énergétique a une empreinte carbonique. » Or, le meilleure moyen de ne pas produire de GES est donc de ne pas produire d’énergie, et dans la situation actuelle (et future à court terme), le Québec nage dans des surplus d’électricité. Toute nouvelle production hydroélectrique sera donc une source de GES inutile, d’où l’importance de miser de manière beaucoup plus importante sur l’efficacité énergétique.

Enfin, si la mission d’Hydro-Québec est désormais de « contribuer […] aux finances du Québec », elle ne doit pas le faire au détriment de l’environnement. Et les adeptes de la méthode scientifique évalueront certainement que de référer à des études scientifiques, que l’on a produites soi-même et financées par son employeur, manque de rigueur.

Alexandre Joly
Chargé de projets – Responsable de la recherche scientifique
Fondation Rivières

Candidature d’Anticosti comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO : nous vous encourageons à signer la pétition

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crédit photo : anticostiphotos.com

crédit photo : anticostiphotos.com

L’Ile d’Anticosti recèle de merveilleuses rivières, dont plusieurs sont un paradis pour le saumon. Ainsi que de spectaculaires paysages.
Un habitat préservé jusqu’à ce jour mais menacé par différents projets d’exploration pétrolière. À coups de millions financés par le gouvernement. Le film Anticosti : la chasse au pétrole extrême de Dominic Champagne, qui aborde le sujet en profondeur, a d’ailleurs démontré que ces projets d’exploration par fractionnement hydraulique menacent directement la qualité de l’eau de ces rivières.
Anticosti mérite une reconnaissance au patrimoine mondial de l’UNESCO.  Le communiqué que Nature Québec a émis à cet effet énumère toutes les autres bonnes raisons qui font de l’Ile une candidature de taille. Nous invitons donc à signer et à partager la pétition. Chaque vote compte.