Le gouvernement restreint l’accès aux données sur les eaux usées

Crédit le Devoir

Crédit photo – Le Devoir

Le gouvernement va mettre en place dès le 1er avril des mesures qui auront des conséquences importantes sur l’accès à l’information concernant les rejets d’eaux usées.  La Fondation Rivières, les groupes environnementaux et de citoyens, Environnement et Changement climatique Canada et les organismes de bassins versants se sont vu refuser l’accès aux informations permettant de vérifier la conformité des stations d’épuration aux normes de rejets et de débordements.  Les organismes de bassins versants ont pourtant été mandatés par le gouvernement pour assurer le suivi des ouvrages d’assainissement.

Allez lire l’article publié ce matin dans le Devoir, ainsi que la lettre ouverte de Roy Dupuis.

Québec verrouille l’accès aux données sur les eaux usées

Lettre ouverte de Roy Dupuis

Le Parti Québécois a questionné le Ministre Heurtel à l’Assemblée nationale et publié le communiqué de presse suivant:

Le Parti Québécois a la défense de l’eau dans son ADN

Québec Solidaire a pour sa part souligné l’importance de maintenir les efforts pour protéger les Grands Lacs :

QS fait adopter une motion à l’Assemblée nationale

Le ROEÉ invite la Régie de l’énergie à la prudence face aux demandes politiques du ministre Arcand

Crédit photo : Ronald Raymond

Crédit photo : Ronald Raymond

La Régie de l’énergie a récemment tenu des audiences relatives à une demande du ministre Arcand concernant des mesures susceptibles d’améliorer les pratiques tarifaires dans le domaine de l’électricité et du gaz naturel.   Le ROEÉ (Regroupement des organismes environnementaux en énergie), dont fait partie la Fondation Rivières, a produit une analyse exhaustive et un bilan de sa participation à ces audiences sous forme de communiqué.  Selon le ROEÉ, la Régie devrait en outre profiter de cette occasion pour recommander au Ministre de réglementer Hydro-Québec dans ses activités de production.

Les tarifs d’énergie et la commande politique du ministre Arcand

Mémoire du ROEÉ

 

 

Le projet de loi 102: une menace au droit d’accès à l’information et un recul pour l’environnement

Nous vous invitons à lire la lettre de Me Jean Baril et Me Cédric G. Ducharme au sujet du projet de loi 102 actuellement débattu à l’Assemblée nationale.  La lettre est cosignée par plusieurs intervenants du milieu et a été envoyée au Premier Ministre Philippe Couillard.  Ce projet de loi vise une réforme importante de la loi sur la qualité de l’environnement, dont les mécanismes d’autorisation environnementale pour les entreprises.  Mais le point préoccupant est l’amendement proposé par les représentants du Parti Libéral en décembre dernier en commission parlementaire.  Cet amendement accorderait aux demandeurs d’autorisation un droit de véto complet sur le droit du public de connaître les conditions d’autorisation des projets proposés.  La Fondation Rivières appuie cette demande de rétablir l’accès à l’information.

Lettre au PM et signataires 9 fevrier 2017

Conférence de Me Jean Baril sur le projet de loi 102

Pour l’année 2017, nous souhaitons…

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À vous tous, chers amis de la Fondation, une année 2017 remplie de paix, d’espoir, de projets, de nature et de solidarité. Continuons, en 2017, à améliorer ensemble la situation de nos rivières.

Après une année remplie d’action et une période des Fêtes lors de laquelle nous refaisons le plein d’énergie, voici quelques-uns de nos projets pour 2017 : les Soirées Rivières, lancées en 2016, se poursuivront avec la tenue de conférences portant sur des sujets qui sont aussi chauds que pertinents de par les questionnements qu’ils suscitent. De grandes assemblées de cuisine dédiées à l’eau. Le Guide des Chutes du Québec, un inventaire des endroits majestueux peu connus et facilement accessibles, sera mis en ligne. Il permettra de favoriser l’essor d’un écotourisme et d’un développement régional favorisant ainsi la préservation des rivières. Le projet IMERGé vise le développement d’une application mobile gratuite sur téléphone intelligent pour permettre aux citoyens d’alerter rapidement la Fondation Rivières lors d’un déversement, d’une pollution ou d’une autre situation problématique. La campagne Adoptez une rivière se poursuivra également en partenariat avec le groupe environnemental Nature Québec. Cette année, les rivières Châteauguay, du Nord, l’Assomption, Richelieu et Yamaska feront l’objet d’un bilan de performance et d’un suivi des systèmes d’assainissement des eaux. Enfin, des activités de financement tels des spectacles et rencontres avec certains de nos fidèles supporteurs qui nous offriront des performances uniques et mémorables. Et bien entendu, nous continuerons de surveiller tout ce qui se passe sur vos rivières et d’y réagir.

(Si vous souhaitez nous appuyer dans ou l’autre de ces projets, vous pouvez nous contacter au fr@fondationrivieres.org, devenir membre ou faire un don, unique ou mensuel).

Au plaisir de se recroiser sur le terrain en 2017 !

Nos voeux de Noël…

crédit : Caroline Savard

crédit : Caroline Savard

 

Chers membres, amis, partenaires, supporters,
Nous tenons à vous souhaiter un Noël rempli d’harmonie, de lumière, de beaux moments… et de plein air.
Rappelons nous l’essentiel lors de cette période festive et retrouvons nous, à la veille de 2017, pour continuer ensemble à relever nos manches et à travailler pour la protection de nos cours d’eau et de notre planète.
Un très heureux Noël à chacun et chacune d’entre vous.
Du fond du coeur,
L’équipe de la Fondation Rivières

Réplique à Hydro-Québec : La Fondation Rivières éclaire des lanternes

crédit photo : radio-canada.caPhoto : radio-canada.ca

La Fondation Rivières tient à offrir une réponse à la réplique d’Hydro-Québec concernant notre position sur la Stratégie Canadienne de développement à faible émission de GES, publiées dans Le Devoir, les 16 et 9 décembre 2016, respectivement. Dans sa réplique, Monsieur Tremblay souligne qu’il est « faux d’affirmer que les réservoirs d’Hydro-Québec […] émettent de grandes quantités [de GES] » et que, en raison de notre situation boréale, les émissions de CO2 et de méthane sont plus faibles qu’en milieu tropical.

Soit, on peut comparer des pommes et des oranges et parler des milieux tropicaux. Il n’en demeure pas moins réel que, du propre aveu de M. Tremblay, il y a des émissions de GES provenant des territoires inondés par Hydro-Québec et que, par conséquent, il est faux pour le gouvernement fédéral d’affirmer que « le Canada a déjà l’un des réseaux d’électricité les plus propres du monde, avec plus de 80 % de l’électricité générée de sources qui ne produisent pas de gaz à effet de serre comme les technologies hydroélectrique, éolienne, solaire et nucléaire ».

Monsieur Tremblay ne sera pas sans savoir qu’une nouvelle étude (Deemer et al., BioScience, 2016) indique que les émissions, notamment de méthane, provenant des réservoirs hydroélectriques pourraient être largement sous-estimés et pourraient constituer 1,3% de l’ensemble des émissions de GES à l’échelle mondiale. L’information a d’ailleurs été reprise par le Washington Post et le Globe and Mail. Il ne sera pas non plus sans savoir que, à nos latitudes, les grandes étendues d’eau dont la profondeur est importante (ce qui est généralement le cas des réservoirs d’Hydro-Québec) montrent une thermocline relativement stable. Cette stabilité fait en sorte que l’eau au fond des réservoirs est très peu oxygénée ce qui rend le milieu propice à la production de méthane.

Parallèlement, si effectivement les coûts de production prévus de la Romaine sont d’environ 6,0 ¢/kWh, nous demandons à ce qu’Hydro-Québec en fasse la démonstration. En effet, aucune donnée vérifiée, ayant fait l’objet d’un audit, n’a été rendue publique par la société d’État. Toujours est-il que le coût d’achat de l’électricité produite par les mini-centrales, lui, est connu et a été fixé à 10,1 ¢/kWh en 2022 par le gouvernement provincial, avec une indexation annuelle.

Par ailleurs, comme il l’est si bien présenté dans sa mise en en lumière sur les GES, « Toute production énergétique a une empreinte carbonique. » Or, le meilleure moyen de ne pas produire de GES est donc de ne pas produire d’énergie, et dans la situation actuelle (et future à court terme), le Québec nage dans des surplus d’électricité. Toute nouvelle production hydroélectrique sera donc une source de GES inutile, d’où l’importance de miser de manière beaucoup plus importante sur l’efficacité énergétique.

Enfin, si la mission d’Hydro-Québec est désormais de « contribuer […] aux finances du Québec », elle ne doit pas le faire au détriment de l’environnement. Et les adeptes de la méthode scientifique évalueront certainement que de référer à des études scientifiques, que l’on a produites soi-même et financées par son employeur, manque de rigueur.

Alexandre Joly
Chargé de projets – Responsable de la recherche scientifique
Fondation Rivières

Candidature d’Anticosti comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO : nous vous encourageons à signer la pétition

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crédit photo : anticostiphotos.com

crédit photo : anticostiphotos.com

L’Ile d’Anticosti recèle de merveilleuses rivières, dont plusieurs sont un paradis pour le saumon. Ainsi que de spectaculaires paysages.
Un habitat préservé jusqu’à ce jour mais menacé par différents projets d’exploration pétrolière. À coups de millions financés par le gouvernement. Le film Anticosti : la chasse au pétrole extrême de Dominic Champagne, qui aborde le sujet en profondeur, a d’ailleurs démontré que ces projets d’exploration par fractionnement hydraulique menacent directement la qualité de l’eau de ces rivières.
Anticosti mérite une reconnaissance au patrimoine mondial de l’UNESCO.  Le communiqué que Nature Québec a émis à cet effet énumère toutes les autres bonnes raisons qui font de l’Ile une candidature de taille. Nous invitons donc à signer et à partager la pétition. Chaque vote compte.

Un message important de Roy Dupuis, administrateur et cofondateur de la Fondation Rivières

photo : agence Premier Rôle

photo : agence Premier Rôle

 

Bonjour très chers amis,

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a beaucoup d’événements qui ont marqué la dernière année d’activités à la Fondation Rivières. En outre, le 11 novembre marque le premier anniversaire du grand déversement de Montréal : le Flushgate. Cet événement a fait découvrir à tous la triste réalité des déversements et des surverses pour laquelle le gouvernement fait si peu.

J’aimerais pouvoir vous dire que la situation générale s’améliore malgré tout, mais je n’en suis pas certain. À mesure que la Fondation Rivières s’attaque à un problème et parvient, avec votre soutien, à améliorer la situation, une nouvelle problématique émerge et met en danger nos rivières.

La Fondation à laquelle je contribue depuis ses débuts a réussi à conscientiser la population sur l’importance de la préservation de la qualité de l’eau, de l’intégrité des rivières et de leur accès. Les Québécoises et les Québécois demandent maintenant des comptes aux autorités responsables et il faut s’en réjouir! Nous devons à présent nous attaquer à de nouvelles menaces : l’émergence de nouveaux contaminants, les projets d’oléoducs, l’insuffisance de surveillance environnementale, et j’en passe. La liste est longue.

C’est pourquoi je vous demande aujourd’hui de vous joindre à moi pour supporter la Fondation Rivières.

Tout le mois de novembre, la Fondation Rivières est en campagne de financement. Il y a trois façons d’aider : par le financement, par votre implication et surtout, en passant le mot à vos amis et connaissances!

En contribuant avec un petit don au montant de votre choix, vous ferez, en grand nombre, une différence majeure dans les activités de la Fondation Rivières. Bien entendu, si vous préférez faire un don mensuel ou devenir membre, la possibilité vous est aussi offerte via le site de la Fondation Rivières.

 

Adoptez une rivière !

La Fondation Rivières, en collaboration avec Nature Québec, a développé le programme Adoptez une rivière! à travers lequel vous pouvez soutenir les activités de protection et choisir la rivière qui vous tient le plus à cœur. Votre contribution vous vaudra un reçu pour fins d’impôts et aidera à créer un réseau de soutien au maintien de la qualité de l’eau de notre province.

Je me joins à toute l’équipe de la Fondation Rivières pour vous remercier le plus sincèrement du monde de votre appui !

                               

Roy Dupuis

Membre fondateur

Fondation Rivières

 

Contre la remise de notre territoire aux pétrolières ? Prononcez vous : signez la pétition contre le projet de loi 106 !

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Le Parti Québécois, la CAQ, Québec Solidaire, la CSN, la FTQ, plus de 50 groupes environnementaux (dont Fondation Rivières), la  Fédération Québécoise des Municipalité ainsi que plusieurs juristes et scientifiques s’opposent au projet de Loi 106 qui offre notre territoire aux pétrolières.  Le gouvernement continue de faire la sourde oreille ! Envoyons leur un message clair : veuillez signer et partager cette pétition avec le plus grand nombre possible.

Merci !

La stratégie québécoise de l’eau : c’est l’heure de vous exprimer !

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Au cours des dernières années, le gouvernement du Québec a réalisé de nombreuses actions pour protéger cette ressource à la fois vulnérable et épuisable. Près de 15 ans la Politique nationale de l’eau (PNE), adoptée en 2002, nous faisons face à de nouveaux défis, notamment en matière d’adaptation aux changements climatiques et d’aménagement du territoire.

Avec cette nouvelle Stratégie québécoise de l’eau 2017-2032, qui sera mise en œuvre à travers des plans d’action, Québec veut renforcer sa gestion de l’eau avec une approche plus souple et évolutive. En plus de mobiliser tous les acteurs de la société, le gouvernement souhaite prendre en compte les axes d’intervention liés à la gouvernance, à l’environnement, à la société et à l’économie, actuels et prévisibles, en matière de protection et de mise en valeur de l’eau et des écosystèmes aquatiques.

S’informer et participer

La présente consultation publique est une consultation Web. Toute personne intéressée peut y participer.

Après avoir analysé tous les commentaires et suggestions reçus, le Ministère, en collaboration avec les autres ministères impliqués dans la gestion intégrée de l’eau, produira un sommaire de consultation publique, qui sera également disponible sur ce site.

Transmettre des commentaires

  • Pour transmettre vos commentaires au Ministère, vous devez remplir le questionnaire en ligne qui porte sur certains éléments ciblés de la Stratégie.
  • Les commentaires reçus doivent porter uniquement sur la vision, les axes d’intervention et les orientations de la Stratégie.
  • La date limite pour transmettre vos commentaires est le 28 octobre 2016. Après cette date, les commentaires reçus seront analysés.

Vos commentaires sur la façon dont le Québec envisage d’assurer la conservation de ses ressources en eau et des écosystèmes aquatiques, humides et marins enrichiront la réflexion qui mènera à la Stratégie québécoise de l’eau 2017-2032. L’adoption de cette dernière permettra de fixer le cadre stratégique et d’orienter la mise en œuvre de mesures visant à conserver l’eau et les écosystèmes aquatiques, au bénéfice des générations actuelles et futures.

Citoyens, à vos claviers !